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Brady20
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5,0
Publiée le 29 octobre 2025
Wouah ! Quelle surprise de voir un film colombien qui ne parle pas des farcs et de drogue .., mais qui scrute l’âme d’un poète … un film profondément bourré d’humour … qui vous donne la pêche en sortant ! L’acteur est incroyable de vérité ! En ces temps morose ça fait du bien ! ♥️
Si le titre de meilleur film latino-américain de l'année semble d'ores et déjà promis à Kleber Mendonça Filho, nul doute que Un poète, de Simón Mesa Soto, pourra aisément postuler pour la deuxième place. En voici un long métrage original et caustique, qui prend pour antihéros un poète déclassé qui a tout raté dans sa vie, y compris sa relation avec sa fille unique. Le portrait de cet individu aux franges du pathétique est réjouissant, parce qu'il témoigne d'une sorte de pureté d'un personnage absolument pas en phase avec son époque et soumis à un environnement qui est loin d'afficher la même probité que lui. Certes, cet homme possède de nombreux défauts et le film est tour à tour cruel et tendre avec lui, mais il n'est surtout pas armé pour combattre le cynisme du monde qui l'entoure, en particulier le cénacle de pseudo-intellectuels qu'il fréquente occasionnellement et que le réalisateur colombien épingle avec une rare férocité. De dérives burlesques en maladresses dangereuses de son principal protagoniste, le film multiplie les ruptures de ton, notamment aidé par un montage très serré et souvent abrupt, qui crée un aventureux cheminement narratif, avec un fort goût d'absurde pour encore pimenter son intrigue implacable, qui n'oublie pas la tendresse, in fine. Dans le rôle principal, l'inconnu Ubeimar Rios est absolument sublime, si tant est qu'un tel qualificatif puisse correspondre au type de personnage qu'il interprète avec une belle intensité.
on est entre la comédie et la tragédie. ce woody allen colombien, poète raté, dans le déni de son échec, est d'abord a mourir de rire, dans ses gaffes et faux pas. puis on s'attendrit pour ce personnage de clown triste, qui va avoir problèmes sur problèmes, en prise avec une famille qui veut sa perte. une belle tranche d'humour poétique et lunaire !.
Oscar Restrepo est un poète râté et dépressif. Poussé à l’enseignement, il rencontre Yurlady, une jeune fille talentueuse qui écrit. Il décide de la pousser à s’inscrire à un concours de poésie, dépassant tous les cadres de ses fonctions. Son personnage, total antihéros, rate littéralement tout ce qu’il entreprend mais sans parvenir à susciter notre tendresse (en dépit de quelques rires arrachés). Décevant.
Film très très très long à démarrer, les 2 premières parties sont soporifiques, ensuite ça décolle un peu, sans l'exotisme de la Colombie je serais parti avant la fin, et ce n'est pas franchement poétique...
Oscar Restrepo est un loser magnifique. Ce quinquagénaire disgracieux, dépressif et suicidaire, a tout raté dans sa vie. Il se dit poète, a certes dans sa jeunesse publié deux recueils, mais n’a plus rien publié depuis. Il a eu une fille d’un premier mariage ; mais, après son divorce, il est retourné vivre chez sa mère vieillissante et n’a plus guère de contact avec sa fille qui est en passe d’entrer à l’Université. Il trouve dans l’alcool une échappatoire à son mal-être. Sans emploi, il consent, sous la pression de sa famille, à donner des cours dans un lycée. Il y rencontre une jeune élève issue d’un milieu très pauvre qui se révèle être une grande poétesse cachée.
"Un poète" nous vient de Colombie. Son action se déroule à Medellin. Elle pourrait se dérouler n’importe où dans le monde car son sujet est universel. Son héros est truculent. Il s’agit d’un acteur amateur, d’un enseignant casté par hasard par le réalisateur Simon Mesa Soto. Il ressemble à un gnome ridicule.
"Un poète" aurait pu se contenter de regarder son héros se débattre dans sa vie quotidienne : avec sa fille qui ne veut plus le voir, avec sa famille qu’épuisent ses foucades, avec ses collègues poètes qui peinent à cacher leur mépris, avec ses élèves enfin que son enseignement pour le moins hétérodoxe déconcerte. Mais "Un poète" fait mieux : dans sa seconde moitié, il raconte une histoire, celle de la relation entre Oscar et Yurlady, cette élève douée sur laquelle il projette ses espoirs de poète raté. Cette histoire qui aurait pu être un épisode parmi d’autres de la vie quotidienne du héros prend un tour et une importance inattendus. Elle est surprenante, drôle et dramatique à la fois. Elle interroge les rapports de classe, les rapports de genre.
Cheminant sur la crête entre drame et comédie, "Un poète" est un film original comme on en voit rarement, subtil et attachant.
Entre comédie et mélancolie, Un Poète de Simón Mesa Soto s’impose comme une œuvre sur la survie de la poésie dans un monde numérique qui l’oublie. Le réalisateur colombien met en scène Óscar, un poète en quête de sens, perdu entre l’échec et la nostalgie, cherchant encore une beauté possible dans un univers qui n’écoute plus. Sa rencontre avec Yurlady, jeune fille d’un milieu populaire, fait renaître chez lui un souffle fragile : celui de la sincérité, de la transmission et de l’art sans filtre. À travers ce duo improbable, Simón explore la solitude créatrice, la lassitude d’un homme d’un autre âge et la pureté d’une parole qui résiste au bruit ambiant. Porté par la délicatesse d’Ubeimar Rios et la spontanéité lumineuse de Rebeca Andrade, le film devient un miroir de l’artiste contemporain : conscient de sa vanité, mais toujours guidé par le besoin de dire, d’exister et de croire encore à la poésie.
Finalement un peu terne, car les personnages sont pour la plupart assez peu attachants et les thématiques somme toute ordinaires. Voulu bouillonnant, le tout forme un ensemble certes maîtrisé, mais hélas au bout du compte trop prosaïque et qui n'émouvra gentiment que lors de l'acte conclusif.
mon dieu que c'est lent et long. le personnage central est insupportable le genre de type que l'on fuit en courant dans la vraie vie. tout est caricatural, incroyablement mal joué par des acteurs très "amateurs". on ne peut en aucun cas s'identifier , être en empathie avec ce raté gluant et chialeur. aucun personnage ne suscite le moindre attachement lâches profiteurs veules goinfres mangeurs de junk food à la pelle etc etc c'était un dimanche après midi pluvieux et gris, inutile de dire que les deux heures devant ce pensum n'ont pas dégagé le ciel ! quand à la scène de concours de b...tes dans les toilettes ? pas d’intérêt scenaristique ou alors qu'on m'explique: le petit en a une grosse et le grand une petite.. pathétique
Une histoire au cœur de la Colombie, avec un jeu d'acteur local, ce qui fait le charme, ou pas, de cette comédie. Ainsi, chacun son avis, moi j'ai trouvé ce film plutôt moyen....
Prix du jury Un Certain Regard au dernier Festival de Cannes, Un Poète est un film colombien à la fois drôle, chaotique et profondément humain.
Le film repose entièrement sur son personnage principal, une incarnation parfaite de la figure de anti-héros. Ubeimar Rios, acteur non professionnel, livre une performance d’une sincérité désarmante. À la fois professeur désabusé, poète raté et père défaillant, le personnage est néanmoins toujours filmé avec beaucoup de tendresse.
Grain de l'image "abimé", montage nerveux, faux raccords, zooms précipités... tous ces éléments de mise en scène apportent beaucoup de réalisme à l'ensemble et ancrent le récit dans un quotidien qui ne fait de cadeaux à personne et où la débrouille et la survie semblent être les maîtres-mots.
Le film dépeint en effet une société fatiguée où la culture ne semble plus trouver sa place face à la précarité, mais dans laquelle l'humour et la poésie incarnent des figures de resistance.
Il rappelle ainsi le film argentin, El Profesor, sorti il y a un an, et qui mettait déjà en scène un professeur - mais de philosophie - aussi loser qu'attachant, avec, en arrière-plan, la crise économique qui traverse le pays.
Les deux films reposent sur une tension constante entre le grotesque et le tragique, et ont pour points communs la tendresse pour leur personnage principal, ainsi qu'une certaine désillusion de la pensée intellectuelle en Amérique Latine.
Sous le soleil terne de Medellín, Un poète déploie la lente dérive d’un homme autrefois promis à la grandeur et désormais prisonnier de sa propre impuissance. Simón Mesa Soto observe Óscar Restrepo avec une précision sans éclat, comme on scrute un visage usé qu’on aurait cessé d’aimer. La caméra ne le juge pas : elle l’écoute s’enliser. Dans ce monde où la poésie n’a plus d’adresse, où les vers se dissolvent dans la poussière des bars et la moiteur des bus, le film invente un espace fragile entre désespoir et beauté, lucidité et hallucination. On y sent battre la fatigue d’un continent, la fêlure d’une langue qui ne trouve plus à qui parler. Le cinéaste ne cherche pas la démonstration : il laisse la lumière faire le travail du silence. Chaque plan semble suinter d’une chaleur résignée. Les couleurs, brunes et vertes, s’éteignent lentement comme des souvenirs d’enfance. Ubeimar Ríos, dans le rôle d’Óscar, porte cette lente extinction avec une noblesse épuisée. Sa voix se brise sur les mots qu’il ne parvient plus à écrire. Face à lui, Rebeca Andrade (Yurlady) incarne la promesse et la menace : celle d’une parole neuve que l’ancien ne peut ni comprendre ni accepter. La relation entre eux, d’abord tutélaire, glisse vers une dépendance trouble où l’art devient le masque d’une appropriation. Le film parle de transmission mais raconte surtout l’échec de toute filiation spirituelle. Le poète n’enseigne rien ; il vampirise, espérant que la jeunesse d’une autre rallumera sa propre flamme. Mesa Soto évite la morale. Il filme la ruine d’un idéal, l’injustice d’une époque qui confond reconnaissance et visibilité. Le rythme, d’une lenteur presque tactile, impose au spectateur la même torpeur que celle d’Óscar. Cette inertie devient poétique : elle transforme la pauvreté en matière sensible, la honte en climat. C’est là que le film touche juste : dans cette obstination à ne pas enjoliver, à montrer la médiocrité comme un fait de chair. La mise en scène, pudique et frontale, s’inspire autant du réalisme magique que du documentaire social. On pense à Apichatpong ou à Lisandro Alonso : une caméra qui ne commente pas, qui accompagne. L’écriture visuelle suggère l’intériorité sans la nommer ; la poésie y passe moins par les mots que par la cadence des gestes, la respiration des plans fixes, l’usage de la nuit comme refuge. Par instants, la beauté surgit d’un rien : un poème récité dans une cour d’école, une cigarette au bord d’un fleuve, une adolescente qui écrit pour exister. Ces éclats, rares, donnent sens à l’ensemble. Mais la deuxième moitié du film, plus démonstrative, perd en tension. Mesa Soto insiste là où le silence suffisait. La tragédie d’Óscar s’épuise dans la répétition. La musique, discrète, peine à rattraper cette baisse d’intensité. Reste une œuvre habitée, imparfaite, dont la lenteur assumée fera fuir certains mais séduira ceux qui savent que la beauté, parfois, se nourrit du désastre. Un poète n’est pas un film sur la poésie ; c’est un film-poème sur la disparition du poète. Note : 14 / 20
Film singulier en 4 parties Óscar Restrepo un poète raté qui boit décalé par rapport à la société dans laquelle il vit.. Manque de reconnaissance. Et l'inspiration.. sa vie est une suite de rattages et de malentendus. Il ne rêve que de reconnaissance. Alors que tout est régi par l'argent