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20 abonnés
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2,0
Publiée le 31 octobre 2025
Film très très très long à démarrer, les 2 premières parties sont soporifiques, ensuite ça décolle un peu, sans l'exotisme de la Colombie je serais parti avant la fin, et ce n'est pas franchement poétique...
Homme-grenouille, inapte à tout sauf à procrastiner, Oscar nous fait du bien. Il refuse le monde jusqu’à se refuser lui même. Il ne vaut rien, ne veut rien, capitalise jusqu’à la moelle son coup d’éclat poétique de jeunesse, si parfait qu’il le souhaite intact. Trop peureux de s’y réessayer ? Tout sombre depuis cette inhibition parfaite. Attendre. Attendre quoi ? Attendre qu’il faille rendre à la vie ce qu’il a engendré - sa fille et cette jeune poétesse qu’il révèle. Même si elles ne veulent pas de son aide, maladroite et grossière, mais toujours sincère.
On rit beaucoup. Aucune complaisance du réalisateur. La première partie tient un rythme cinématographique surprenant jusqu’à s’essouffler un peu par la suite mais on lui pardonne tout tant c’est intelligent et bien travaillé.
Highlights :
- Oscar dans sa bagnole - jeunes poétesses en colère - la hollandaises qui applaudie - la première scène chez Yolardia
on est entre la comédie et la tragédie. ce woody allen colombien, poète raté, dans le déni de son échec, est d'abord a mourir de rire, dans ses gaffes et faux pas. puis on s'attendrit pour ce personnage de clown triste, qui va avoir problèmes sur problèmes, en prise avec une famille qui veut sa perte. une belle tranche d'humour poétique et lunaire !.
Un poète moche et raté trouve un exutoire en se faisant le pygmalion d'un jeune talent prometteur issue des quartiers de Medellin. Las, el arte nos salvara ? Le film sensible et profond explore sans concession et avec un humour mordant son chemin de croix en butte aux contradictions sociales et politiques de ́la société colombienne... La beauté cachée des laids se voit sans délai.
Cette comédie dramatique interroge avec subtilité les rapports de classe et la question raciale à travers la figure d’un poète alcoolique, enseignant de philosophie désabusé, qui confie à une jeune poète talentueuse son rêve de réussite. On y retrouve une écriture originale, capable de saisir la complexité des affects sans jamais verser dans le didactisme. Le choix de traiter des enjeux sociaux et intimes avec une légèreté presque désarmante confère à l’ensemble une grâce singulière, parfois déroutante mais profondément nécessaire.
Prix du jury Un Certain Regard au dernier Festival de Cannes, Un Poète est un film colombien à la fois drôle, chaotique et profondément humain.
Le film repose entièrement sur son personnage principal, une incarnation parfaite de la figure de anti-héros. Ubeimar Rios, acteur non professionnel, livre une performance d’une sincérité désarmante. À la fois professeur désabusé, poète raté et père défaillant, le personnage est néanmoins toujours filmé avec beaucoup de tendresse.
Grain de l'image "abimé", montage nerveux, faux raccords, zooms précipités... tous ces éléments de mise en scène apportent beaucoup de réalisme à l'ensemble et ancrent le récit dans un quotidien qui ne fait de cadeaux à personne et où la débrouille et la survie semblent être les maîtres-mots.
Le film dépeint en effet une société fatiguée où la culture ne semble plus trouver sa place face à la précarité, mais dans laquelle l'humour et la poésie incarnent des figures de resistance.
Il rappelle ainsi le film argentin, El Profesor, sorti il y a un an, et qui mettait déjà en scène un professeur - mais de philosophie - aussi loser qu'attachant, avec, en arrière-plan, la crise économique qui traverse le pays.
Les deux films reposent sur une tension constante entre le grotesque et le tragique, et ont pour points communs la tendresse pour leur personnage principal, ainsi qu'une certaine désillusion de la pensée intellectuelle en Amérique Latine.
Wouah ! Quelle surprise de voir un film colombien qui ne parle pas des farcs et de drogue .., mais qui scrute l’âme d’un poète … un film profondément bourré d’humour … qui vous donne la pêche en sortant ! L’acteur est incroyable de vérité ! En ces temps morose ça fait du bien ! ♥️
Vu à Cannes j'avais trouvé ce film intéressant mais le personnage principal tout en bassesse et en apitoiement sur lui même est assez détestable - c'est le but aussi du film. Reste une belle photographie, des personnages haut en couleur très bien castés et une histoire universelle sur les grandeurs et misères des artistes..
Un véritable chef d'oeuvre, je ne connaissais personnellement pas le réalisateur, et je me suis littéralement prise une sacrée claque. Le message du film est très fort, mais est mis en scène très subtilement, et personnellement je ne m'attendais pas à ce que le scénario prenne une telle tournure. Je n'en dis pas plus mais ce film risque de vous habiter un bon temps après visionange.
Un film extraordinairement bien fait décrivant la société colombienne sous d'autres problématiques que celles qui lui sont réeservées habituellement ! Une très belle leçon de vie sur le mépris de classe qui nous traversent tous et sur la position ambigue de l'éducation nationale qui est à la la fois légitime pour "sauver" les personnes issues de milieu populaire, mais à la fois non légitime par leur non appartenance au milieu, et par les dérivs misérabilistes qui peuvent les habiter. Un film en plus de cela excellement drole, un acteur principal dont on en revient juste pas ! Je recommande très très fortement, ce film donne une bonne claque aux films français white saviorists qui mettent en scène des professeurs qui repèrent des talents dans les collèges et lycées REP et les " sortent de la misère ".
Un petit bijou du cinéma colombien, comme on a rarement l'occasion d'en voir en France. On se marre devant les déboires de ce poète alcoolique et on est pris à la fin par l'émotion, sans qu'on s'y attende. Un futur grand réalisateur à suivre.
Vu en AVP à l'Arlequin avec le réal pour le festival du film colombien de Paris, dans une ambiance survoltée (et où le film a gagné le Prix du public et du Jury). Une comédie originale, drôle et touchante, c'est assez rare pour être signalé pour un film venant de Cannes :)
Entre comédie et mélancolie, Un Poète de Simón Mesa Soto s’impose comme une œuvre sur la survie de la poésie dans un monde numérique qui l’oublie. Le réalisateur colombien met en scène Óscar, un poète en quête de sens, perdu entre l’échec et la nostalgie, cherchant encore une beauté possible dans un univers qui n’écoute plus. Sa rencontre avec Yurlady, jeune fille d’un milieu populaire, fait renaître chez lui un souffle fragile : celui de la sincérité, de la transmission et de l’art sans filtre. À travers ce duo improbable, Simón explore la solitude créatrice, la lassitude d’un homme d’un autre âge et la pureté d’une parole qui résiste au bruit ambiant. Porté par la délicatesse d’Ubeimar Rios et la spontanéité lumineuse de Rebeca Andrade, le film devient un miroir de l’artiste contemporain : conscient de sa vanité, mais toujours guidé par le besoin de dire, d’exister et de croire encore à la poésie.