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Laurent B.
26 abonnés
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2,5
Publiée le 29 septembre 2026
Au début, on peut penser que le film sera un mix entre Fenêtre sur cour d’Alfred Hitchcock (quand la romancière, incarnée par Isabelle Huppert, épie ses voisins d’en face !) et Le Magnifique — sauf qu’ici le drame remplace la comédie — de Philippe de Broca (quand elle transforme ses voisins en personnages de fiction et quand elle intègre des éléments de sa propre vie !). Évidemment, même en les scrutant le plus possible, il est impossible de savoir quelles sont les existences des autres ; à la place, notre écrivaine essaie donc de les imaginer.
Un film aux artistes virtuoses au service d’un scénario virtuose Le film est en 2 parties. Dans la 1ère partie une écrivaine se nourrit de la vie réelle pour écrire son roman. Dans la seconde le roman une fois écrit va venir nourrir la vie réelle des héros. Virtuose. Parfois un peu lent mais une fois cette trame là bien comprise le film prend tout son intéret. Le moment vaguement vaguement victimaire de la fin n’était peut être pas indispensable
J'ai adoré ce film !!! Asghar Farhadi nous conte une Histoire qui semble toute simple en apparence, mais est essentielle. Raconter plusieurs histoires à travers une seule, est une prouesse scénaristique. Les Histoires que l'on vit quotidiennement, les histoires que l'on rêve, et les histoires que l'on s'invente pour fuir l'Ennui, la routine habituelle. Isabelle Huppert est toujours d'une extrême justesse, Virginie Efira est troublante et Adam Bessa est une vraie révélation. Un très bon film, qui pourrait repartir avec le Prix du Scénario à Cannes.
Présenté en CO Cannes 2026, sorti pendant le festival ( j'ignore s'il recevra un prix ) " Histoires parallèles " me semble être l'opus le plus faible des longs métrages réalisés jusqu'à présent par le cinéaste iranien Asghar Farhadi .
Si le scénario n' est pas aussi compliqué à suivre que j'ai pu le lire, l'intention du cinéaste me semble plus opaque et devra être décryptée par le spectateur. A chacun son interprétation !
Inspiré du 6 ème commandement de Krzysztof Kieslowski " tu ne seras pas luxurieux " ( cf " le Décalogue " 1988 ), " Histoires parallèles" met en scène plusieurs événements à tiroirs qui tournent autour de l'adultère même plus largement de la trahison ( à sa parole implicitement donnée ) et de la responsabilité de l'artiste dans ce qu'il accomplit ( non, l'imaginaire et la réalité ne sont pas des univers étanches comme le prétend la romancière !)
Invitation à être soi-même ( le générique final est explicite ) à la clarté, à l'honnêteté des rapports ( la volonté de protéger le décor social et l'apparence n' est finalement qu'un bruit de fond - quelque chose sans valeur humaine - dont la profession de trois des personnages est ( peut-être ?) porteuse d'accents métaphoriques.
Malheureusement à l'ecran, une fois passé la première heure ( selon moi la meilleure dans la mise en tension de l'intrigue ), le scénario se délite peu à peu, comme pourrait le figurer un coureur de fond perdant peu à peu son souffle et sa foulée.
Alors certes, il reste le casting français prestigieux et un metteur en scène de talent, mais l'immigration artistique ( sans doute contrainte par les circonstances politiques ), d'un cinéaste ne donne que rarement le meilleur de la production d'un auteur. Ce n'est pas ce film qui me fera changer d'avis !
Asghar Farhadi est un scénariste redoutable. Sylvie une autrice en quête d’un nouveau texte espionne ses voisins d’en face. L’arrivée dans sa vie d’Adam, chargée de l’aider à vider son appartement va venir troubler le processus. Dans ce film, on se perd un temps entre la réalité et la fiction. Puis la réalité s’empare du récit et vient nouer les protagonistes et faire dévier le sort des personnages. Soit on se laisse happer par cette intrigue pleine de rebondissements, de poésie, soit on reste sur la touche. J’ai été absolument conquis par le charme des personnages, plus complexes les uns que les autres.
Merci Asghar Farhadi pour ce scénario à tiroirs, dans lequel rêve et réalité, faits et imagination se bousculent. Les acteurs sont épatants, le film paraît parfois long mais on a envie de connaître le dénouement. Un peu de fenêtre sur cour sans crime, un soupçon de violence, mais aussi -et surtout !- le thème de l'inspiration des artistes. J'ai passé un très bon moment.
J’ai trouvé le film très long à regarder, limite pas intéressant. J'ai beaucoup aimé, Virginie Efira et Vincent Cassel, toujours excellent. Je me suis perdu dans l'histoire.
Très décevant malgré 3 actrices acteurs remarquables on s'ennuie à mourir. Le scénario est plat on a l'impression d'un écran ou défile des images sans aucune histoire. Nous avons gâché 2 places de cinéma.
Abonné Télérama ( 4 étoiles ). Huppert, Efira, Cassel, Niney, et même qqs minutes C. Deneuve, je ne connais pas Adam Bessa (bien). Film à voir, bien sûr! Résultat, film ennuyeux, espérant comprendre à la fin??? que je n'ai pas comprise non plus.
Très bon film. On est accroché à l’histoire du début jusqu'à la fin. J’ai une question, à la fin du film, Vincent cassel prend le câble pour tuer son frère ou pas ? Je n'arrive pas à voir s’il le prend car s’il le prend, cela voudrait dire qu’il tuerait son frère mais s’il ne le prend pas, alors il ne le tuerait pas. Merci de me répondr
Ce film est une pure merveille ! Un mélange des ambiances intimistes à la Kieslowski et de la complexité dramaturgique des thrillers psychologiques de Farhadi : le film est doublement grisant - Le casting est absolument parfait - on pourrait même croire que le scénario a été écrit spécifiquement pour chacun. Les deux sensibilités, polonaise pour l'un et iranienne pour l'autre se mêlent de manière virtuose dans un décor très parisien et des thématiques de voyeurisme très hitchkockiennes
Une façon très poétique de dépeindre le jeu du chat et et la souris on ne sait plus qui espionne qui et surtout qui cela sert Le jeu est très subtil l image délicate On adore leurs fragilités et imperfections
Un film intelligent et subtil où tout passe par les détails. Comme dans le Passé, les personnages sont piégés dans un puzzle dont ils n’ont pas toutes les pièces. Tout se mêle , s’entrechoque, se détruit ou se reconstruit, selon les personnages. L’image est sublime et ce grain et cette lumière qui changent pour passer du «réel » à la fiction , que c’est esthétique! Et les acteurs . Adam Bessa crève l’écran comme toujours. Il a un jeu dans ses silences, dans ses regards , tout en nuances. On nous parle d’un casting xxl mais si je ne dois en retenir qu’un, ce sera lui. C’est un film que j’irai revoir pour m’imprégner de chaque détail et de ses divers degrés de lecture. C’est tellement rare qu’un film parle du pouvoir des mots et de la lecture/écriture sur le réel.
J'ai franchement aimé la façon dont ces histoires parallèles finissent par se mélanger et se brouiller, comment l'imaginaire se dissout dans le réel au point de devenir menaçant. La mise en scène ne nous perd jamais et le casting 5 étoiles est très convaincant dans toutes les dimensions du film.