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Lysiane T
1 abonné
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4,0
Publiée le 14 mai 2026
Titre tout à fait approprié. Il fil conducteur à ne pas lâcher ! Une superbe orchestration d’histoires parallèles et le tout en retombant sur ses pieds. Une panoplie d’acteurs au jeu parfait.
Les acteurs sont géniaux mais ça je n'en doutais pas. En sortant de ce film, on se pose plein de questions sur l'imagination et ces dérives entre autres.
Une romancière, incarnée par Isabelle Huppert, recluse au sommet d’un immeuble des grands boulevards où rien ne semble avoir changé depuis des décennies, surveille ses voisins à l’aide d’un télescope. Vigie en quête d’une inspiration illusoire, elle n’ose plus sortir de chez elle pour se confronter au réel. Jusqu’au jour où sa nièce enceinte, interprétée par India Hair, la convainc de vendre l’appartement dont elles sont copropriétaires et lui présente un jeune homme, joué par Adam Bessa, qu’elle accepte d’héberger en échange de menus services. Celui-ci se met à son tour à écrire en s’inspirant de ce qu’il croit comprendre de la vie des autres. Simultanément, de l’autre côté de la rue, deux frères ingénieurs du son, Vincent Cassel et Pierre Niney, et une collègue, Virginie Efira, passent leurs journées à bruiter des films avec une inventivité sans limites. Jusqu’au moment où ces divers destins vont se mêler les uns aux autres et faire affleurer des non-dits qui auraient dû le rester.
Histoires parallèles est le deuxième film qu’Asghar Farhadi tourne en France après Le passé. Il en a puisé l’inspiration dans Le Décalogue 6 du réalisateur polonais Krzysztof Kieslowski, exploité en version longue sous le titre Brève histoire d’amour. Du scénario originel initié par le scénariste Krzysztof Piesiewicz à partir du commandement « Tu ne seras pas luxurieux », le réalisateur iranien et son frère Saeed ne retiennent que le thème du voyeurisme, en en tirant un tout autre parti. L’objet du film consiste à entremêler plusieurs existences en scrutant leurs multiples interactions. Le centre de cette toile d’araignée, c’est ce jeune homme épris d’écriture qui va constamment des uns aux autres, en s’efforçant de leur dérober l’inspiration dont le privent sa jeunesse et son inexpérience, quitte à stimuler son imagination en s’appropriant des confessions intimes qui ne lui appartiennent pas et à provoquer des frictions artificielles pour en observer les effets. Comme un petit chimiste des âmes.
À son habitude, et c’est l’une des constantes de tous ses films, quel que soit le pays où il les a réalisés, Asghar Farhadi excelle dans l’étude psychologique de ses personnages et de leurs interactions. Histoires parallèles constitue en cela une sorte de point de non-retour par la virtuosité avec laquelle le scénario passe d’un personnage à l’autre et nous emprisonne dans cet entrelacs en donnant une épaisseur peu banale à chacun des maillons de cette chaîne. Les histoires qui constituent cette mosaïque humaine sont universelles. Quant au cinéaste iranien, qui avait rendu un hommage appuyé à Sueurs froides dans son film espagnol Everybody Knows, il adresse cette fois un nouveau clin d’œil à Alfred Hitchcock à travers la topographie de sa situation de départ, qui évoque ostensiblement Fenêtre sur cour. Au point de se demander si ces histoires sont vraiment parallèles, dans la mesure même où elles finissent par se croiser, ce qui est rigoureusement impossible selon les règles les plus élémentaires de la géométrie pure.
Tel quel, le scénario se révèle d’une rigueur exemplaire, tout en s’autorisant constamment des accès de fantaisie et des échappées libres. Il témoigne en outre de l’envie qu’a Farhadi de se frotter aux acteurs français les plus prestigieux, quitte à s’offrir une scène unique mais mémorable avec Catherine Deneuve et à introduire son personnage principal au cours d’une séquence de haute volée dans le métro parisien. Rien ne semble pourtant vain ou gratuit au sein de cette architecture élaborée.
À bien des égards, l’Iranien voyageur Asghar Farhadi évoque certains réalisateurs originaires de la Mitteleuropa de l’entre-deux-guerres, qui ont réussi à s’intégrer à Hollywood grâce à leur talent de raconteurs d’histoires, leur instinct de la mise en scène et leur utilisation de l’espace. Contrairement à ses compatriotes Mohammad Rasoulof et Jafar Panahi, qui utilisent le cinéma comme un outil de dénonciation, il semble se méfier au plus haut point de la politique. Quitte à endurer des critiques sévères et à passer pour un traître aux yeux de certains intellectuels, faute de couper le cordon avec le régime des mollahs en refusant de prendre ses responsabilités. Comme si le cinéma restait plus fort que tout à ses yeux.
Une attitude ambiguë qui fut toutefois aussi naguère celle d’Abbas Kiarostami, le premier cinéaste iranien à avoir obtenu la Palme d’or à Cannes avec Le Goût de la cerise, sans jamais être inquiété par la République islamique. Ce n’est donc pas là le terrain sur lequel il convient d’attaquer ce styliste de haute volée pour qui la mise en scène reste un sacerdoce suprême. Désormais citoyen du monde, mais autorisé à retourner dans son pays quand il le souhaite, y compris en temps de guerre, Farhadi signe avec Histoires parallèles une étude de mœurs traversée par la marche du monde, au point d’aborder la question brûlante des agressions sexuelles et la remise en cause du patriarcat. C’est tout simplement une œuvre universelle fermement ancrée dans son époque.
un scénario totalement bidon. tout est bidon. un studio de bruitage dans un haussmanien place de la république avec parquet. Deux frères qui ont 30 ans d'écart et des gueules à l'opposé. Le personnage de l'écrivaine qui disparait pour laisser la place à une histoire de double harcèlement sordide et aberrant. Un déménageur de 75 ans qui demenage un appartement livre par livre. De l'eau remuée dans une bassine pour imiter la traversée d'une rivière par douze zèbres. La même bonne dans tous les apparts du quartier, y compris de ceux qui sont morts... bref, pas facile à avaler.
2h20 d’ennui total dans un film sombre, crade Noir, une absence de scénario des acteurs à milles lieux de ce qu’ils savent faire, bref du cinéma, que le contribuable ne devrait pas accepter de subventionner 
Pour moi, on est proche de l’accident industriel. Rien ne fonctionne, tout s’enlise. Histoires parallèles est la caricature du film d’auteur: lenteur, scénario incompréhensible, dialogues ridicules, poncifs en tous genres. Sur le papier, l’idée de croiser réalité et fiction était magnifique mais Farhadi ne trouve pas la poésie qui siérait à cet enchevêtrement de personnages sortis tantôt des romans, tantôt de la vraie vie. Il remplace le mystère par l’ennui, l’ambiguïté par la confusion, la nuance par le flou. Cerise sur le gâteau, Isabelle Huppert (souvent prodigieuse) signe là une de ses plus mauvaises prestations.
je suis étonnée de voir que le film est noté si moyennement. Je comprends les critiques sur les longueurs en effet dont certaines auraient pu être évitées mais ça donne de la profondeur à certaines scènes. sinon j'ai adoré l'écriture, mise en scène, la lumière volontairement grise et le changement plus lumineux à la fin. et que dire du casting impeccable. Isabelle Huppert joue superbement bien. son texte et ses réparties sont délicieuses comme celles de la femme la plus riche du monde. Vraiment je recommande. je me suis plongée dans l'histoire.
Une pléiade de très bons acteurs qui se croisent dans une histoire un peu soporifique surtout au début. L'envie de sortir de la salle ne manque pas, mais on tient et finalement le jeu des acteurs nous fait garder l'attention. Un film qui ne me marquera pas, le scénario est un peu tordu, les personnages aussi. Pas un grand film pour moi. Et pourtant la salle était pleine, son entrée à Cannes en a fait un succès immérité.
Un film exceptionnel, tant par son scénario original que par les nombreuses pistes qu'il offre au spectateur pour l'interpréter. De quelles histoires parallèles parle-t-on, au fond ? Ne sommes-nous pas, finalement, un peu l'incarnation même de cette autrice loufoque qui épie par sa fenêtre et s'imagine des choses; tout comme nous en imaginons en regardant ce film ? L'œuvre parle avant tout, je crois, des préjugés que l'on nourrit lorsqu'on pense connaître l'autre en l'observant, presque en le fantasmant, et de l'écart qui existe entre cette projection et la réalité de la confrontation avec l'inconnu. Mais à l'instant même où j'écris ces lignes, je réalise que cette lecture du film n'est peut-être que le reflet de mes propres filtres, de mes propres angles morts. Ce que je crois percevoir dans l'œuvre dit sans doute autant sur moi que sur elle; preuve que le film a parfaitement atteint sa cible. Parfaitement mené, c'est un film posé, qui prend son temps; et ça fait du bien, car cela ne court pas les rues.
Un film plutôt intéressant permettant d’aborder des sujets variés tels que l’amitié, l’amour, la reconnaissance, la solitude ou encore la jalousie.
Le film a un rythme plutôt lent, avec des scènes parfois qui ne sont pas indispensables et n’apportent rien à l’histoire.
La particularité de ce film est la rencontre entre le personnage joué par Isabelle Huppert et le personnage d’Adam Bessa.
Isabelle Huppert incarne une femme assez âgée, isolée, vivant dans un appartement assez sale et dégradé, espionnant régulièrement ses voisins habitants dans l’immeuble situé en face, et ayant l’envie de publier un nouveau roman, mais rencontrant des critiques de la part de son éditrice, incarnée par Catherine Deneuve.
Ce manque de reconnaissance professionnelle entraîne le souhait pour elle d’interrompre définitivement sa carrière d’écrivaine, mais le personnage joué par Adam Bessa semble intéressé par l’histoire écrite par cette écrivaine et décide de reprendre ses écrits en les adaptants à sa manière. Il se met alors, à son tour, à espionner les voisins, et s’immisce même dans leur vie en mélangeant la fiction et la réalité ce qui aboutira à des situations chaotiques et violentes.
Ce film met en lumière les rapports sociaux, professionnels, amicaux et même amoureux de manière brutale, à travers des personnages menant une existence assez banale mais se sentant peu à peu observé, analysé, jugé et même critiqué par un parfait inconnu qui ne se contente pas d’écrire un roman mais souhaite confronter les personnages de Vincent Cassel, Pierre Niney et Virginie Efira face à leurs contradictions.
Le rythme change durant la seconde partie du film et nous sommes confrontés à des scènes brutales et difficiles, avec des personnages confrontés à des incompréhensions, des actes irréfléchis entraînent des changements dans les rapports professionnels, fraternels ou amicaux.
En lisant certains avis, je m’attendais à un film sans grand intérêt mais je trouve que ce n’est absolument pas le cas. Mis à part le rythme assez lent et la durée du film, les thèmes abordés et les personnages restent intéressants avec des intrigues, des dialogues et des situations variées.