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bobmorane63
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4,0
Publiée le 11 juin 2026
Une œuvre d'Asghar Farhadi mineur? C'est le deuxième long métrage que je vois de ce cinéaste, après "Everybody Knows" que j'avais bien aimé, et je dois avouer que j'ai été scotché à l'écran pendant 2 heures 19 sans voir le temps passé. Je dois dire aussi que je suis friand de film sur le thème du voyeurisme, je sais pas pourquoi, ça crée une atmosphère bien curieuse qu'on se demande comment ça va finir. "Histoires parallèles" se raconte en trois étapes: Celle d'une ecrivaine qui écrit un brouillon sur une femme qui travaille dans l'immeuble d'en face dans le métier de bruitage en imaginant sa mère qui lui ressemble beaucoup. Au milieu, un jeune Arabe travaillant pour l'ecrivaine qui sort le brouillon de la poubelle, refusé par la maison d'édition et demande à une terrasse de restaurant à la femme bruiteuse concerné de lire, de la suivre souvent après, ce qui l'inquiète ainsi que son amoureux et son frère ce qui en fait la troisième partie. Un long métrage bien écrit et réalisé, on sent le souffle cinématographique dans la mise en scène d'Asghar Farhadi. La musique qu'on entend de temps en temps est très belle. Puis les comédiens, même si Vincent Cassel et Pierre Niney ont des rôles peu valorisants, j'ai bien aimé les interprétations d'Isabelle Huppert, Virginie Efira, la révélation Adam Bessa avec un rôle intéressant, plus les participations de Catherine Deneuve ou India Haïr. Une œuvre qui m'a beaucoup plu.
Malgré un panel de bons acteurs, ce film est un pur navet. Que de longueurs, que d'ennui mortel, aussi bien sur le scénario que la réalisation. Si vous avez du temps à perdre, faites comme moi, allez-y...
Difficile de retrouver l'auteur d'Une séparation dans ce film au propos assez convenu sur la création et qui, en voulant réecrire une brève histoire d'amour de Kieslowski, donne surtout lieu à un drame bourgeois, bien interprété il est vrai, mais manquant cruellement d'audace et d'originalité. Par instants, on retrouve néanmoins l'acuité du regard du cinéaste qui livre quelques beaux Bessa est la révélation du film et Virginie Efira confère à son personnage une certaine profondeur. L'ensemble se laisse regarder sans déplaisir mais sans enthousiasme aussi. Déceptif de la part d'un auteur que l'on a connu bien plus inspiré.
La sélection cannoise était riche en films francophones cette année (à contrario de la sélection américaine plus que mince faisant penser à une réponse politique). Mais beaucoup se sont révélés clivants ou ont déçu comme « L’Inconnue » d’Arthur Harari et surtout « Histoires de la nuit » de Léa Mysius qui récolte le moins bon score du baromètre cannois 2026. « Histoires parallèles » a lui aussi fait partie des œuvres qui n’ont pas convaincu mais davantage parce qu’elles ont déçu que par le fait qu’elles soient véritablement mauvaises. Car le nouveau long-métrage de l’iranien Asghar Fahradi est loin d’être raté, il est juste à moitié réussi et certainement pas à la hauteur de son ambition et des attentes qu’on portait en lui, notamment avec son casting all stars. Comme si le cinéaste, qui avait déjà tenté le même schéma en Espagne avec le correct mais un peu bourratif « Everybody knows », était moins à l’aise avec ce type de distribution prestigieuse. Il semblerait que les projets plus intimes et/ou dans son pays lui correspondent mieux.
Ici, il se frotte à une thématique un peu complexe dont le rendu à l’écran n’est pas toujours de la première évidence : les histoires où la fiction inspire ou influe sur la réalité. Autant l’inverse est connu et mille fois vus sur les écrans, autant dans ce sens c’est plus rare et plus complexe. Ici, il se mêle parfois un peu les pinceaux. Lors de la première partie du long-métrage, c’est en effet un peu brouillon. Mais une fois digéré la forme et la manière employée, on prend un certain plaisir à ce jeu de miroirs et d’inflexions d’un manuscrit sur le réel et la vie des personnages. On peut trouver aussi que la bascule entre la première partie portée par Isabelle Huppert et Adam Bessa soit si différenciée avec la seconde où apparaissent surtout Pierre Niney, Vincent Cassel et Viriginie Efira. Dans tous les cas, toute la distribution s’en donne à cœur joie et rayonne sur le film, chacun jouant sa partition à merveille. Et la seule scène ou apparaît Catherine Deneuve - face à Huppert - est juste délicieuse d’espièglerie, presque jubilatoire.
« Histoires parallèles » abuse cependant sur la durée. Le film est trop long et une bonne partie au milieu tourne un peu en rond. Et il faut avouer qu’on a l’impression que Fahradi semble perdu parfois dans ce récit à plusieurs couches. Il y a cependant un côté ludique dans cette histoire mais qui frôle parfois un peu le ridicule. Entre ce que l’autrice incarnée par une Isabelle Huppert (qui s’éclate en vieille fille aigrie) imagine, ce que vivent les trois personnages de l’immeuble en face et, enfin, ce que le manuscrit quelque peu transformé par le personnage d’Adam Bessa infuse comme conséquences sur le trio Efira/Cassel/Niney, c’est parfois un peu lourd et chargé. Sans pour autant être déplaisant ou fatigant. Ce « Fenêtre sur cour » à la fois chic et cheap (notamment dans la mise en scène terne et tristounette) possède probablement pas mal de pistes de lecture qu’on ne saisira pas dans leur entièreté. En revanche, on est loin d’un mauvais film et les plus de deux heures passent plutôt bien.
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Un film déstabilisant et ennuyeux dans la première heure, en raison du scénario qui n’arrive pas à imposer une vraie ligne conductrice et d’une mise en scène minimaliste. La suite s’arrange franchement grâce aux personnages parfaitement incarnés et d’une psychologie intéressante. Mitigé malgré tout et pas essentiel .
« Histoires parallèles » souffle le chaud et le froid. Si l'intrigue démarre de manière assez laborieuse, elle est transcendée par une Isabelle Huppert impériale, captivante dès les premières minutes. C'est véritablement dans sa seconde moitié que le film prend tout son envol, révélant la complexité d'un scénario particulièrement bien ficelé. Le réalisateur orchestre ici un brillant jeu de dupes, nous rappelant que les apparences cachent souvent des fêlures et que nos existences peuvent basculer à cause d'un simple mensonge ou d'un détail insignifiant. Porté par un casting impeccable, le récit déroute par ses personnages ambigus, d'abord inoffensifs, voire attachants, avant de dévoiler une facette profondément sombre. Enfin, la richesse de la mise en scène, truffée d'indices visuels en arrière-plan, est telle qu'un second visionnage semble indispensable pour en saisir toutes les subtilités.
Film d’Asghar Farhadi qui suit le destin de cinq personnages dont les vies vont rentrer en collision que j'ai là apprécié . La première 1/2 H m'a déconcerté mais du coup c'est résolument prenant et avec ce scénario vertigineux c'est là une réflexion virtuose sur le réel et l’imaginaire !
Ai vu « Histoires parallèles » du cinéaste iranien Asghar Farhadi. Le film vient d’être présenté au Festival de Cannes 2026 en Compétition Officielle. Farhadi reprend le synopsis du sixième volet du « Décalogue » de Kieslowski et Piesiewicz dont le titre était « La luxure ». Le casting est de rêve puisqu’il réunit 5 des plus célèbres acteurs français. Sylvie (Isabelle Huppert à nouveau surprenante) est écrivaine. Pour son nouveau roman elle s’inspire de ce qu’elle voit chez ses voisins par sa fenêtres. L’appartement d’en face est un studio de synchronisation où travaillent Anne (Virginie Efira excellente) Théo (Pierre Niney intense) et Nicolas (Vincent Cassel). La romancière leur invente des vies, des intrigues amoureuses. Elle soumet son roman à son éditrice (Catherine Deneuve) qui le refuse dans une scène bien trop courte tant la confrontation entre Deneuve et Huppert est puissante. C’est l’aide de ménage de Sylvie, Adam (belle interprétation de Adam Bessa) qui va récupérer le manuscrit et le faire circuler. Les sujets sont passionnants : quelle est la source de l’inspiration, quel est le lien entre la fiction et la réalité, quel pouvoir a une oeuvre sur son public. Le film est magnifiquement filmé et les stars sont superbement dirigées au point que chacun ajoute une nouvelle pierre importante dans sa filmographie. Hélas, le film qui est intrigant pendant 1 petite heure ne fonctionne plus pour les longues 75 minutes restantes. A l’intensité que l’on trouve dans l’appartement de l’écrivaine se succède des scènes banales, sans intérêt et beaucoup trop longues chez les voisins bruiteurs de longs métrages. Le film de Kieslowski faisait 1h15, Farhadi étire à l’extrême son propos et en fait un film deux fois plus long. La démonstration est trop voyante, trop mathématique et perd vite de son intérêt. La mécanique parait totalement artificielle. Le film évite le naufrage grâce aux acteurs. Manier la mise en abîme demande de la dextérité, de la souplesse, de la subtilité, de l’émotion tout ce qui manque dans ses « Histoires parallèles » qu’on aurait aimé beaucoup plus percutantes et perpendiculaires.
Un film désespérément long, des histoires à coucher dehors et un casting soit disant 4 étoiles qui n’arrive pas à faire passer la moindre émotion. Passez votre chemin
J'aime ce film qui assume la désuétude de son sujet, la circulation de la fiction et son incidence sur la vie réelle. Le scénario est brillantissime et totalement prenant. L'image, sublime, finit de sublimer la mise en scène parfaitement maîtrisée. Un film de vampirisme vraiment vertigineux.
Dans sa première partie, Histoires parallèles joue une carte étonnamment ludique. Asghar Farhadi s’amuse à suivre cette écrivaine en mal d’inspiration qui espionne ses voisins et se met à leur inventer une vie, construisant son roman à partir de ce qu’elle observe, tout en y intégrant des fragments de son propre vécu.
Puis, le film opère un glissement très malin : il nous place cette fois du côté des voisins. On découvre leur quotidien réel, souvent très éloigné de ce que l’écrivaine imaginait… mais pas toujours. Farhadi s’amuse justement de ces écarts, parfois flagrants, parfois troublants, et glisse des correspondances plus subtiles entre les deux récits.
À mesure que le film avance, le dispositif prend de l’ampleur et interroge de plus en plus frontalement le pouvoir de la fiction. Réalité et imaginaire finissent par s’entrechoquer, jusqu’à se contaminer. Ce qui relevait au départ d’un simple exercice d’écriture devient une réflexion plus vertigineuse : et si la fiction ne se contentait pas de raconter le réel, mais finissait par le modeler ? Le film glisse alors vers un véritable jeu de dupes, où chacun observe l’autre, interprète, projette, imagine… sans jamais être totalement sûr de ce qu’il voit.
Ce trouble est d’ailleurs renforcé par un parallèle assez évident mais efficace : celui entre l’écrivaine et les voisins bruiteurs, qui, eux aussi, fabriquent du récit… mais à partir de sons. Là où elle invente des vies à partir d’images, eux reconstruisent une réalité sonore pour donner du sens à des images. Deux manières de raconter, deux manières de transformer le réel, qui finissent par se répondre.
Mais à force d’étirer son dispositif, le film finit par en révéler les limites. Farhadi insiste, répète ses enjeux, et laisse parfois le spectateur à distance. Le récit perd alors progressivement en tension, s’étire, et certaines longueurs s’installent, avec par moments une forme d’ennui qui contraste avec la promesse initiale.
On retrouve pourtant tout ce qui fait le cinéma de Farhadi : son goût pour les zones grises, pour des personnages ambigus, constamment confrontés à leurs contradictions, et cette obsession pour les mensonges et les non-dits. Mais comme souvent lorsqu’il tourne hors de son pays, le film semble perdre en puissance. La portée critique apparaît plus diffuse, moins incisive, et le film laisse une impression globalement moins marquante.
Difficile, dès lors, de ne pas le comparer à ses grandes réussites comme Une séparation ou Le Client, qui trouvaient un équilibre plus fort entre complexité narrative et impact émotionnel.
Ici, Farhadi propose un film à tiroirs intrigant, parfois brillant dans ses idées, mais qui donne aussi le sentiment d’une complexité un peu artificielle, et parfois légèrement confuse, pour finalement livrer son film le moins maitrisé.
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le cinéaste ici encore croise les destins et les personnages. ici de plus il oppose fiction et réalité qui finiront qd même par interagir. c est brillamment mené, réalisé et interprété. il manque juste un peu plus de fougue et de passion pour nous transporter. finalement, le film parvient seulement a nous intriguer grâce au scénario riche et a nous séduire grace aux comédiens, tous très justes. c est déjà pas si mal
Sur le thème de fenêtre sur cour ou le crime du troisième étage un film certes moins réjouissant. Scénario intelligent et bien écrit mais le spectateur doit s accrocher pour saisir toutes les subtilités qui le font voyager entre fiction et réalité ainsi que sur le travail d écriture. L univers du bruitage apporte de l originalité et les personnages sont interprètes avec bcp de maîtrise.
Beau casting au programme avec Elfira (que j'adore!!), Huppert, Cassel et Pierre Niney (que j'adore aussi) avec le petit nouveau Bessa au travers une histoire ou la fiction se mêle de plus en plus au réel. Cela peut un peu perturbé au départ quand on ne sait plus vraiment ce qui est vrai ou tiré du roman mais une fois qu'on est dedans cela roule tout seul. C'est un peu "poussé" je dirais mais le talent des acteurs et actrices présente font le reste. Après j'ai trouvé que le rôle d'Adam est un peu ambiguë, au final cela reste du harcèlement mais limite passe pour une victime...bizarre... NOTE :
Soyons clairs. C’est bien le nom d’Asghar Farhadi, le plus occidentalisé des cinéastes iraniens, - Une séparation, Le passé, Un héros, Le client -, qui m’a donné envie de découvrir ce film. Et, évidemment, la lecture du casting incroyable que j’allais découvrir à l’écran a été un énorme +. Mais 139 minutes plus tard, j’ai pas mal déchanté. En quête d’inspiration pour son nouveau roman, Sylvie espionne ses voisins d’en face. Quand elle engage le jeune Adam pour l’aider dans son quotidien, elle ignore que celui-ci va bouleverser sa vie et son travail, jusqu’à ce que la fiction qu’elle avait imaginée dépasse leur réalité à tous. Des histoires parallèles qui s’entrecroisent ? Apprécions l’oxymore scénaristique ! J’avoue avoir eu du mal à démêler la fiction de la réalité, au point qu’une pointe d’agacement et d’ennui est venue submergée tout autre ressenti vis-à-vis de ce film, sans doute brillant, mais qui ne m’a jamais emporté. On peut dire que le récit s’articule en deux parties. La 1ère autour du roman et des scènes fantasmées. La 2ème qui nous replonge dans la réalité crue voire sordide. La césure se fait avec l’unique scène dévolue à Catherine Deneuve – pour la panouille la plus courte de sa carrière -, qui remet certaine pendule, visiblement déréglée, à l’heure. Mais bon ! Y’a pas de quoi en faire un chef d’œuvre. L’histoire se traîne. Les personnages – surtout les hommes -, ne sont pas franchement sympathiques et leurs motivations psychologiques sont pour le moins inexplicables. Le rythme est poussif, les répétitions trop nombreuses, l’intérêt trop peu évident. Une sorte de valse des pantins orchestrée par un démiurge, qui persiste et signe, assumant que son cinéma est peuplé de personnages et non de personnes. Bien sûr, le casting est royal. Comment pouvait-il en être autrement avec Isabelle Huppert, Virginie Efira, Vincent Cassel, Pierre Niney, Adam Bessa, India Hair et donc Catherine Deneuve. Mais, malgré eux, la mécanique qui se veut implacable du scénario est ici sévèrement distendue par les jeux de miroir entre réalité et imaginaire. L’ensemble se révèle empesé, triste, sérieux, en s’enfonçant confusément dans une psychanalyse de comptoir. Dommage, car voilà du très beau monde que j’adore et dont je regrette qu’il m’ait déçu.