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Rocla
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2,0
Publiée le 19 mai 2026
Ce film plonge le spectateur dans le mal être de gens banals qui partagent un point commun : outre le fait que leur existence leur est pénible, ils habitent ou travaillent dans le même immeuble. Ils se croisent sans se connaître, à part ceux qui travaillent dans un atelier de bruitages cinématographiques. Non seulement personne ne semble heureux dans cet atelier, mais ils finissent par s'entre-déchirer à cause d'une voisine écrivaine qui les observe et qui tente d'écrire leurs existences qu'elle imagine à partir de ce qu'elle en voit. Face au refus de l'éditeur, elle abandonne l'écriture de ce roman mais, deux ex machina, le jeune ex-tolard qu'elle avait recruté pour faire le ménage et l'assister, découvre la poésie sur une étagère, devient tout d'un coup écrivain et poursuit l'écriture dudit roman. Les épisodes inventés dans le roman finissent par se mélanger aux faits réels, au point de perdre le spectateur. Le film semble se délecter du misérabilisme et des difficultés de la vie. Ainsi, le spectateur a droit, entre autres, à : 1) un passage aux toilettes; 2) de nombreux repas sur le pouce, au mieux à base de poke bowl dans un bistrot quand ce ne sont pas des boîtes de thon à la maison; 3) une tentative de séduction musclée mais très vite interrompue pour laquelle la victime (femme) fait comme s'il s'agissait d'un viol. Quant à la fin du film, elle est porteuse d'un espoir de poursuite de l'intrigue, mais elle semble bâclée. De même que l'activité professionnelle de bruiteur aurait pu servir de support métaphorique à toute la dimension onirique du film. Cela aurait constitué une opportunité pour exploiter de façon inspirée et esthétique le thème central, à savoir la dichotomie imagination versus réalité... Mais les prises de vue sont celles d'un documentaire sociologique. Un mauvais moment à passer...
Ce film est une arnaque : une vague copie de Kieslowski avec références à Hitchcock est surtout fait pour employer beaucoup d’acteurs et techniciens du cinéma français, hélas livrés à eux même dans un scénarios insipide , mal dirigés . Seule I Huppert s’en tire bien comme toujours bien sûr dans un rôle de loser ( perdante ) . Le film glorifie un SDF , montre un Paris laid et sordide , et arrive à insérer du « metoo » pour être à la mode . À éviter . Presque 3 h de perdues .
Sylvie (Isabelle Huppert), une vieille écrivaine acariâtre, que sa nièce (India Hair) pousse à déménager, est en train d'écrire son nouveau roman. Propriétaire d'un appartement sur le boulevard Saint-Martin, elle épie ses voisins à la longue-vue, Nico (Vincent Cassel), sa compagne Nita (Virginie Efira) et son frère cadet Théo (Pierre Niney), et leur invente une vie. Sylvie héberge un repris de justice, Adam (Adam Bessa), qui subtilise son manuscrit et contacte Nita.
Ashgar Farhadi est sans doute l'un des plus grands réalisateur iraniens contemporains. Seul Jafar Panahi, auréolé de toutes ses récompenses à Cannes, à Berlin ou à Venise, réussit à lui voler la vedette. Il lui a fallu attendre la quarantaine et son cinquième film, "Une séparation", pour atteindre en 2011 une renommée internationale. Suivirent quatre autres films, tournés en France ("Le Passé"), en Iran ("Le Client", "Un héros") et en Espagne ("Everybody Knows").
Fahradi revient en France avec un casting luxueux : Huppert, Efira, Cassel, Niney.... et même Catherine Deneuve en guest star ! Son film, inspiré d'un des épisodes du décalogue de Kieslowski, était taillé pour Cannes. Il y a pourtant reçu jeudi dernier un accueil glacial. "le film du réalisateur iranien présenté à Cannes [...] remplit du vide avec du n’importe quoi" écrit Eric Neuhoff pour Le Figaro. "un grand huit de fiction hitchcockienne avec casting français XXL, plus étouffant qu’étourdissant" cingle Sandra Onana pour Libération. "un jeu de faux-semblants qui tourne à vide" conclut Jacques Mandelbaum pour Le Monde.
Je suis loin d'avoir la dent aussi dure. J'ai au contraire beaucoup aimé ce film. Il est rare que je ne reproche pas à un film de plus de deux heures sa longueur. Celle-ci ici m'a semblé au contraire parfaitement opportune, le scénario se donnant le temps de déployer tous ses possibles et de nous surprendre à chacune de ses bifurcations.
J'ai aimé la direction d'acteurs de ces "Histoires parallèles". Même Isabelle Huppert, toujours aussi horripilante, m'a semblé excellente. Viriginie Efira est tout simplement renversante. Vincent Cassel me fait douloureusement réaliser qu'à son âge et au mien, on est devenu un vieil homme perclus de rhumatisme. Pierre Niney réussit l'exploit remarquable de jouer sa partition mezzo vocce, sans verser dans les outrances qui lestent souvent ses premiers rôles.
Mais Histoires parallèles vaut surtout par son scénario à la fois délicieusement emberlificoté et parfaitement linéaire. Comme La Vénus électrique programmé en ouverture, comme L'Être aimé projeté samedi, Histoires parallèles nous invite à une réflexion virtuose sur la création, sur l'imaginaire, sur l'espace plus ou moins grand qui les sépare de la réalité. Histoires parallèles est un hommage à la création artistique et un appel, sacrément salvateur en ces temps troublés, à la liberté de l'artiste. C'est en même temps un rappel des conséquences de la création artistique sur la réalité. La fiction peut changer la vie ; mais, dit malicieusement Sylvie à Nico dans la cour de son immeuble, il n'y a rien à craindre d'elle si on ne se sent pas menacé.
Une pléiade de très bons acteurs qui se croisent dans une histoire un peu soporifique surtout au début. L'envie de sortir de la salle ne manque pas, mais on tient et finalement le jeu des acteurs nous fait garder l'attention. Un film qui ne me marquera pas, le scénario est un peu tordu, les personnages aussi. Pas un grand film pour moi. Et pourtant la salle était pleine, son entrée à Cannes en a fait un succès immérité.
Sylvie espionne ses voisins d'en face et en tire un roman. Farhadi, lui, fait pareil avec son spectateur. C'est le vertige habile au cœur d'"Histoires parallèles" : une fiction qui observe la fabrication d'une fiction, et qui finit par contaminer la réalité de ceux qui la traversent. Le cinéaste retrouve ses territoires de prédilection, les zones troubles où se tressent jalousie, désir et mensonge, mais les aborde cette fois avec une conscience accrue du dispositif cinématographique lui-même. Hitchcockien dans l'âme, le film invite le spectateur à s'interroger sur sa propre posture de voyeur. Efira est troublante, Huppert impériale. Un poil long, mais prenant.
Je dois l'avouer, je ne connais absolument pas le cinéma d'Asghar Farhadi. "Histoires parallèles" fut donc mon premier contact avec celui-ci, ce dernier m'ayant principalement attiré par la puissance de son casting. Avec des noms comme Isabelle Huppert, Virginie Efira, Pierre Niney ou encore Vincent Cassel sur l'affiche, il était peu de dire que ce projet avait l'air intrigant. Malheureusement, je dois dire que je ressors un peu déçu de mon visionnage. Dans l'ensemble, je trouve que le film a des qualités certaines, mais j'ai également la sensation qu'il m'est un peu passé au-dessus et qu'il ne me laissera pas un souvenir très marqué. Dans son concept, je comprends pourtant ce que le réalisateur a voulu mettre en place, avec une histoire qui parle clairement du désir de création. Cela se fait via le personnage de Sylvie, qui est le cliché de l'autrice dans son mode de vie, mais qui permet de mettre en avant les inspirations possibles pour un auteur. Et même, dans une moindre mesure, le fait que les personnages de l'immeuble d'en face soient des doubleurs pour les bruitages (qu'ils doivent donc créer à partir de rien) fait sens. À ce niveau, je pense qu'il est également le bon moment pour saluer toutes les performances du casting. Ils sont tous très bons, et je suis persuadé que ce genre de propositions (avec différentes facettes d'un même rôle) a dû leur plaire. Mais pour revenir à nos moutons, le film créait donc son point de bascule via le personnage d'Adam, un personnage qui souhaite également devenir auteur. Malheureusement, son inexpérience et son vécu jouant beaucoup, il est le penchant trop minimaliste de l'artiste, ne sachant séparer le réel de la fiction. En ce sens, je trouve également que l'idée de mélanger les séquences de l'histoire principale et l'histoire du roman était intéressante, c'était ce qu'il fallait faire. Cependant, c'est là que le long-métrage trouve ses limites pour moi, avec une formule qui ne fonctionne pas si bien au final. Dans l'ensemble, le film est quand même très long à regarder, et la raison principale à cela vient de la composition de sa narration. Au lieu de véritablement mélanger le réel et la fiction dans le montage, il va faire l'un, puis l'autre. On va d'abord imaginer la vie des personnages d'en face, avant d'être confrontés à la réalité. Sur le papier, cela peut paraître logique, mais dans les faits, j'ai quand même la sensation que le film appelait bien plus à un véritable mélange des deux histoires. On aurait alors pu avoir une vraie confrontation, et pas juste une comparaison qui s'effectue bien à part. Je tiens également à rajouter que le final est un peu léger, notamment sa toute dernière séquence, et on a donc un tout qui peine à convaincre. Le long-métrage est clairement rempli d'idées, mais sa narration créait trop rapidement un sentiment de lassitude. Le rythme ne rebondit jamais, et on finit donc logiquement par s'ennuyer. Alors, comme première expérience dans le cinéma de ce réalisateur, je dois dire que j'en ressors avec peu d'envie d'aller découvrir le reste. Pour conclure, un projet intrigant, mais peu concluant.
Des histoires parallèles, qui font un beau film, merveilleusement interprété. Des rôles si différents et superbement incarnés. Deneuve disait l’autre jour sur la Croisette, que son rôle dans ce film était petit. Des histoires parallèles qui se rejoignent et nous tiennent en haleine. Ou quand la réalité dépasse la fiction… Et même dans les histoires inventées, il y a toujours du vrai...Dans ce film on apprend que les bruits dans les films sont tous recréés et qu’on se dit que ça ne doit pas être facile. Bruiteur, un vrai métier. Même que les bruits de pas en disent long sur les pieds qui les engendrent… Moi par exemple je ne fais jamais de bruit quand je marche. Et je ne comprends même pas qu’on puisse mettre des chaussures qui claquent à chaque pas, comme si leurs porteurs voulaient absolument qu’on les entende arriver, et de loin… Pourquoi ? Les bruits de pas en disent long sur ceux qui marchent et sont quasiment uniques, et on peut savoir qui vient, au son de ses pas, comme au son de sa voix… Merci au réalisateur, aux acteurs et à tous les travailleurs, pour ce beau film.
Sincèrement, passez votre chemin...Un mauvais film, un scénario alambiqué et des acteurs qui récitent..Pas l'ombre du début d'un intérêt pour cette histoire de théâtre, filmé dans 2 appartement qu'un boulevard sépare..Isabelle Huppert en fait des tonnes, Pierre Niney tout en introspection frise le ridicule et Vinent Cassel, en ingénieur du son bloqué du sos se demande ce qu'il fait là..Nous aussi..Deneuve le temps d'une apparition lunaire..Quelques acteurs -avec Virginie Effira - embarqués dans 2 histoires (la vie et le roman) se posent des questions pendant près de 2 heures avec des personnages irréels (ah la copine de la romancière femme de ménage !!!)..Bref, tout faux !
Je dois bien avouer que j’étais dans le film du début à la fin, j’ai pas vu les deux heures passées, le montage est vraiment rythmé et donne de l’âme au film ! Je trouve l’idée originale et bien écrit au point de vue de la dramaturgie, c’est rocambolesque et très agréable à regarder, peut être même un peu trop… il n’y a pas de prise de risque sur les plans c’est assez basique filmé en fixe ou en léger mouvement, c’est dommage j’aurais aimé voir une technique suivant l’originalité du récit. Sinon les acteurs et actrices jouent tous parfaitement bien avec une mention pour Adam Bessa qui sublime le film par sa pertinence de jeu !
[Séance de Gala avec équipe du film au grand théâtre lumière au festival de Cannes 2026]
Film intéressant sur le papier avec un casting vraiment solide. Asghar Farhadi reste dans son style avec les non-dits et les tensions entre personnages. L’idée autour de la fiction qui déborde sur la réalité est plutôt bonne. Virginie Efira et Isabelle Huppert sont très bien, elles portent pas mal le film. Vincent Cassel et Pierre Niney sont bons aussi. Le casting est clairement le point fort. Il y a quelques scènes avec une vraie tension, surtout au début. Mais j’ai trouvé que le film tournait un peu en rond. Le rythme est assez lent, et ça perd en impact. J’ai eu du mal à rester complètement dedans sur la durée. Ça reste intéressant, mais un peu frustrant malgré le casting.
Je n'ai pas accroché à ce film et je ne sais pas trop pourquoi. Le réalisateur est talentueux, les acteurs jouent bien, isabelle Huppert est , comme à chaque fois, excellente ! et le scénario donne très envie. mais, malgré quelques astuces de mise en scène, ça ne fonctionne pas, en tout cas pour moi. Mais un film, est toujours , pour le regardeur, une mystérieuse alchimie qui nous envoie ou pas des émotions ...
Une histoire passionnante, le personnage central est clairement Adam, qui s'invente une vie d'écrivain mais qui finit par s'en rapprocher, lui qui ne sait pas d'où il vient recréer la réalité et assiste à la naissance d'une passion et d'une vocation. La vie et la réalité se confondent parfois, comme dans ce trio amoureux. La vie n'est elle pas au fond une grande pièce de théâtre où il existe plusieurs scénarios possibles?