Soudain
Note moyenne
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Jean-yves Le Gouic
Jean-yves Le Gouic

5 abonnés 160 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 août 2026
Magnifique Virginie Effira . Très bien entourée dans cette ode à la vie, elle tient le film pendant , sans doute trop long, mais avec un message à nos décideurs : il faut investir dans la vieillesse, sans doute sans autre retour que la réussite. À voir absolument.
lepseudo
lepseudo

1 abonné 59 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 août 2026
l'histoire du film peux se faire en 2h30 max vraiment des scènes qui se ralonge pour faire 3h car ses la mode nan pas possible, sinon le film es beaux l'esthétique du film super , acteurs un peu dans le patosse mais Virginie Efira magnifique, ses beaux les paysages, scénario un peu revu dommage , sinon belle réalisation , c'était pas mal du tous
Claude BARREAU
Claude BARREAU

6 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 août 2026
Le duo Virginie Tao est époustouflant de sincérité alors qu’elles ne parlent pas la même langue sauf pour les besoins du film.
Le parallèle Hepad et soins palliatifs est judicieux ; ces deux approches de la morts imminente se confondent.
Phil92sud
Phil92sud

1 critique Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 août 2026
Je n'ai pas adhéré à ce film que je trouve grotesque et tellement éloigné de la réalité la directrice de 'l'epahd n'est pas crédible
Beaucoup de longueur et l'incursion sans intérêt d'où la longueur du film on a hâte de voir le mot fin le prix d'interprétation à Cannes me semble exagéré mem si les 2 rôles ne sont pas évidents à interpréter et comme dans beaucoup de films hélas le réalisateur ne peut se passer de laisser fumer ses acteurs ce n'est vraiment pas indispensable
Pascale tournadre regairaz
Pascale tournadre regairaz

1 critique Suivre son activité

1,5
Publiée le 14 août 2026
Ennuyeux
Tellement de longueurs
Si peu crédible
Excellent jeu de l'actrice japonaise
Je ne recommande pas
traversay1

4 504 abonnés 5 402 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 mai 2026
Bien sûr, il y a Tao Okamoto et Virginie Efira, qui constituent le duo majeur de Soudain et qui ont bien mérité leur Prix d'interprétation à Cannes, mais le nouveau film de Ryusuke Hamaguchi est d'une richesse telle qu'il ne saurait se résumer à ses seules actrices, aussi talentueuses et magnifiquement dirigées soient-elles. Soudain est un puits sans fond de sentiments contrastés et de scènes qui touchent parfois au sublime. Et pourtant, nul n'aurait parié sur l'évidence d'un long métrage de 3 heures 15 dont la plus grande partie de l'action se déroule dans un Ehpad parisien. On y évoque allègrement, souvent lors de conversations où le français et le japonais alternent, à des considérations sur le capitalisme, à l'appréhension de la maladie et de la fin de vie, à des politiques de soin tenant compte de l'humanitude et même, à l'occasion, du symbolisme des fientes d'oiseaux tombées du ciel. Mais c'est aussi la magnifique rencontre de deux âmes proches, dans une relation que l'on qualifiera, faute de mieux, d'amitié amoureuse, traitée avec une délicatesse extrême par le cinéaste. Soudain est une véritable merveille, sans temps morts, en dépit de sa durée, et qui se révèle aussi dense en réflexions sur le monde moderne que généreuse en émotions pures. De là à dire que Hamaguchi est devenu le cinéaste japonais contemporain le plus audacieux et le plus brillant, dans la continuité d'œuvres telles que Senses, Drive my Car et Le mal n'existe pas, entre autres, il n'y a qu'un pas que l'on peut franchir sans hésiter.
Yves G.

1 858 abonnés 4 067 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 15 août 2026
Marie-Lou (Virginie Efira) dirige une maison de retraite en proche banlieue parisienne. Elle s’investit corps et âme dans son travail au risque de s’y épuiser. Elle fait par hasard la connaissance d’une dramaturge japonaise dont la pièce est représentée à Paris. Mari (Tao Okamoto) souffre d’un cancer en phase terminale. Marie-Lou va l’aider à mourir.

"Soudain" – un titre dont je n’ai pas compris la signification – a été acclamé à Cannes. Il se dit qu’il aurait raté de peu la Palme d’or. Ses deux actrices ont partagé le prix d’interprétation féminine.

Son réalisateur est la nouvelle coqueluche du cinéma japonais. Né en 1978, Ryūsuke Hamaguchi a été découvert grâce à "Senses", un film de plus de cinq heures sur les rapports hommes-femmes dans un Japon encore largement patriarcal. Prix du scénario à Cannes, "Drive My Car" a décroché le Golden Globe et l’Oscar du meilleur film étranger. En 2023 Le mal n’existe pas s’est vu décerner le Grand Prix du jury à la Mostra.

Je n’avais aimé aucun de ces films, pas même "Drive My Car" qui a reçu pourtant un accueil unanimement enthousiaste (poke Lynn). Je n’ai pas non plus aimé Soudain.

Il est difficile de lui reprocher son thème : la qualité des soins dispensés à nos aînés en maison de retraite est sans doute l’un des sujets les plus brûlants de notre temps. On a en mémoire les scandales qui émaillent l’actualité sur les mauvais traitements infligés dans les établissements Orpéa, sur le manque de moyens, sur les personnels mal formés, sous-payés et trop peu nombreux. Un défi qui s’aggravera avec le vieillissement de la population et les progrès de la médecine. Nous mourrons de plus en plus tard ; mais dans quel état et auprès de qui vieillirons-nous ?

Mais pour brûlant que soit ce thème, était-il nécessaire de le traiter avec autant de mielleuse bienveillance ? Qu’il faille traiter avec « humanitude » (sic) nos aînés, personne n’en disconviendra. Fallait-il en faire un film larmoyant et sans enjeu ? Fallait-il le lester d’une pesante démonstration marxiste sur l’impasse du capitalisme, façon Toni Negri et Giorgio Agamben, tableau blanc à l’appui ? Fallait-il que la démonstration dure plus de trois heures, une durée obèse que rien ne vient justifier ?
Cinéphiles 44

1 681 abonnés 4 674 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 mai 2026
"Soudain" suit une directrice d’un établissement pour personnes âgées, qui tente d’y instaurer l'humanitude, une approche des soins fondée sur l’écoute, la dignité et la considération de chaque résident. Ses méthodes trouvent un nouvel écho lorsqu’elle rencontre une metteuse en scène japonaise atteinte d’un cancer. De cette rencontre naît une amitié profonde, presque vitale, qui transforme leur manière d’appréhender la vie, la maladie et la finitude. Dès les premières minutes, le film impose son ambition : celle de filmer le soin comme un acte politique, intime et profondément humain. L’immersion dans l’EHPAD est saisissante, presque documentaire, sans jamais perdre de vue la dimension sensible des personnages. Virginie Efira livre ici une performance exceptionnelle, d’une justesse rare. L'actrice parle d'ailleurs japonais pendant une large partie du film. À ses côtés, Tao Okamoto impressionne tout autant, dans un rôle à la fois fragile et lumineux. Les deux comédiennes méritent amplement leur Prix d’interprétation au Festival de Cannes 2026. Le film doit aussi beaucoup à cette sensation rare d’immersion : les longues conversations donnent l’impression d’être aux côtés des personnages, de partager leur temps, leurs doutes et leurs éclats de vérité. Hamaguchi filme la parole comme un espace vivant, où les idées circulent autant que les émotions. "Soudain" développe aussi une réflexion passionnante sur le rapport entre capitalisme et démocratie. Ces discussions, jamais didactiques, s’intègrent naturellement dans le récit et lui donnent une ampleur inattendue. Avec ses 3h15, le film pourrait sembler exigeant, mais il devient au contraire une expérience enveloppante, presque hypnotique. On en ressort avec le sentiment d’avoir vécu quelque chose de profondément humain, et surtout avec l’envie d’y retourner. Un film d’une rare beauté.
velocio

1 545 abonnés 3 521 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 août 2026
Avec "Soudain", le réalisateur japonais Ryūsuke Hamaguchi signe son film le plus abouti, un film dans lequel il fait bon usage des qualités qu’on lui connaissait déjà tout en ayant éliminé le défaut important qu’on retrouvait dans la plupart de ses films précédents. Il a, en plus, eu la chance ou le talent de s’entourer de 2 comédiennes en état de grâce qui ont pleinement mérité de se partager le Prix d’interprétation féminine lors du dernier Festival de Cannes. Film vu au Festival de Cannes. Critique complète sur le site avec le tiret du 6 entre critique et film.
Naughty Doc

1 046 abonnés 536 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 mai 2026
Les kiffeurs d'Hamaguchi seront peut-être aux anges sans questionner ce que raconte ce Soudain, mais on tient là un gros parpaing lénifiant de 3h15 qui se veut complètement didactique. Centrée sur la (réussie) relation entre les personnages de Virginie Efira et Tao Okamoto, le film veut avant tout promouvoir une attitude humaniste envers les seniors d'EHPADs. Un retour à la médecine douce centrée sur l'infividu, et à une société moins basée sur le capitalisme. Mais tout ça est fait avec didactisme (une scène de 30 min où les actrices t'expliquent ce qu'est le monde occidental comme en cours de collège) sans réelle évolution de personnage.
C'est dommage, car le film est du vrai Hamaguchi aérien par instants (cette super scène de dialogue en franco-japonais le long des Quais du 13e arrondissement, le final..) et les actrices sont au top. Mais le tout parait vain et rébarbatif.
Cinememories

598 abonnés 1 673 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 mai 2026
Avec Soudain, Ryūsuke Hamaguchi investit pour la première fois la langue française et un EHPAD de banlieue parisienne pour y déposer ce qui l’a toujours obsédé : la manière dont les humains tentent de se rapprocher, malgré la maladie, malgré le système et malgré la mort qui rôde en silence. Une belle surprise, exigeante et tendre à la fois, même si elle met parfois à l’épreuve la patience du spectateur sur ses 3h15.

Le projet n’avait rien d’évident. Hamaguchi s’appropriait une correspondance réelle, celle d’une philosophe mourante et d’une anthropologue, pour en tirer une fiction transposée dans un univers qui n’était pas le sien et dans une langue qu’il apprenait à peine. Et pourtant, Soudain porte la marque d’un cinéaste qui ne s’égare pas. Ses personnages sont regardés avec la même nuance, la même dignité et la même empathie exceptionnelle que dans chacun de ses films précédents.

Marie-Lou, directrice d’EHPAD en banlieue parisienne, et Mari, metteuse en scène japonaise en lutte contre un cancer, se découvrent par hasard et vont apprendre l’une de l’autre, notamment autour des méthodologies de soin, autour de la langue de l’autre, autour de la mort imminente que le film refuse d’urgentifier. Il y a une fatalité diffuse dans ce drame, une façon de laisser la menace s’installer sans la brandir. Hamaguchi choisit le rythme du quotidien plutôt que le crescendo du deuil, et cette décision, aussi risquée soit-elle, est celle qui donne au film sa vérité la plus profonde.

La langue de l’autre

Soudain est aussi très bavard. Les grandes tirades philosophiques, les monologues sur le capitalisme et l’épuisement au travail (mieux traité que dans Sanguine), les échanges bilingues qui sont parfois schématiques, mais tout de même stimulants. Tout cela est parfaitement assumé, car c’est aussi le sel du cinéma d’Hamaguchi depuis Senses jusqu’à Drive My Car, en passant par Le mal n’existe pas, ce pari que la parole, quand elle est filmée avec assez d’attention, finit par se transformer en quelque chose de plus suspendu, de presque physique. Et ici, plus que dans ses films précédents, la communication n’est plus simplement verbale, elle est sensorielle, tactile et incarnée dans un EHPAD où le geste de soin est aussi un geste de présence. Le massage de pied revient comme un symbole fort, peut-être un peu trop répété aussi, mais il raconte quelque chose d’essentiel sur ce que le film appelle l’humanitude : un concept philosophique et gérontologique basé sur l’empathie, que le scénario n’arrive pas toujours à rendre évident.

Ce qui fascine toujours autant, en revanche, c’est la manière dont le réalisateur filme les corps, le contact humain dans sa spontanéité fragile, et la vitesse réelle du quotidien. Ces échanges, sans coupure au montage, donnent une fluidité et une vérité dans le rapport aux personnes. La longue conversation nocturne sur les quais de la Bibliothèque François Mitterrand, ce ping-pong verbal en français et en japonais entre Marie-Lou et Mari, est à ce titre la plus belle scène du film. Deux femmes aux cultures différentes mais aux bagages intellectuels et politiques similaires, qui apprennent à exister l’une pour l’autre et dans la langue de l’autre. Virginie Efira et Tao Okamoto y livrent une performance d’une justesse impressionnante, portant le film dans ses instants les plus aériens avec une sincérité qui mérite d’être saluée dans une compétition cannoise assez disparate pour le moment.

Soudain justifie toutefois ses trois heures de déambulation, même s’il lui manque parfois cette petite lueur indéfinissable qui fait que les films d’Hamaguchi sont enivrants et mémorables. Cette sidération finale qu’on attend de lui et qui n’arrive pas tout à fait, à cause d’une dernière heure qui a tendance à se répéter et qui tombe un peu dans le conventionnel. Mais quand il oublie sa thèse et habite simplement ses personnages, quand la caméra nous rend complice des échanges intimes, le film touche à quelque chose de profondément poétique à travers ces deux femmes et sur la difficulté d’exister et de mourir dans un monde qui va trop vite pour prendre le temps de vraiment s’écouter. Ce maître de la narration n’a pas encore dit son dernier mot.
Bart Sampson

417 abonnés 861 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 août 2026
Le réalisateur Ryūsuke Hamaguchi fait un parcours cinématographique sans faute. "Drive my car", "le mal n'existe pas" sont déjà des classiques du cinéma Japonais. J'ai pu découvrir "Soudain" lors du Festival de Cannes et souvent déçu par des tentatives de faire un " film français" venant de réalisateur nippons je n 'en attendais pas grand chose. De plus je ne suis pas super fan de Virginie Efira. Donc pour convaincre ceux qui ont peur de passer 3h20, le film passe vite et va vous transporter. C'est vraiment une expérience autour de la bienveillance et de l'empathie doublé d'une réflexion profonde sur les rapports entre un capitalise exacerbé et l'abandon du soin de nos aînés et une expérience ( l'humanitude qui existe belle et bien) pour retrouver foi en l'humanité. Et les deux comédiennes sont exceptionnelles. On y croit et on fait corps avec elles tout du long. Vraiment n'hésitez pas et donnez sa chance à ce film ( que j'ai revu du coup hier)
cinono1

370 abonnés 2 294 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 août 2026
L'arrivée dans un EPHAD d'une nouvelle approche , l'humanitude, basée sur la connection humaine, et l'amitié de deux femme, la directrice et une metteur en scène de théâtre, atteinte d'un cancer. Habituellement, le cinéma se nourrit de drames, de conflits, de tension pour faire avancer son récit mais ce n'est pas le cas ici. Sans mièvrerie, (il y quelques conflits tout de meme) autour d'une belle lumière ouatee, on est dans un lieu agréable, ou l'on cherche a offrir des vies dignes, il y a un un ton posé pour appréhender le monde des personnes fragiles. Le réalisateur Ryusuke Hamaguchi interroge sur le rapport a la vie, a la normalité , et offre une critique en creux du capitalisme carnivore. Le film a aussi pour sujet le temps et son utilisation, et en cela le film est son sujet, il raconte une histoire tout en offrant le mode d'emploi. Le duo féminin est attachant. Très beau
Pascal
Pascal

260 abonnés 2 493 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 août 2026
Double prix d'interprétation féminine ( cannes 2026 ) pour ce film de qui a représenté, en ce qui me concerne, une véritable épreuve.

Admirateur du cinéaste dont j' ai visionné et aimé tous les opus sortis en France ( " Drive my car" étant mon préféré ), je reconnais ne pas avoir aimé son " Soudain".

Alors certes, les sujets traités sont profonds, universels, humains et avaient tout pour m'intéresser. Mais le traitement à l'image englue le propos dans une lourdeur que je n' avais jamais observée dans le filmographie de ce brillant cinéaste.

Alors certes, plusieurs scènes fonctionnent indubitablement. Mais ce pensum ne sert malheureusement que très rarement son précieux sujet. " Soudain" représente à mes yeux son film largement le plus faible. Une grosse déception en ce qui me concerne !

Vu à l'Ugc Danton
Fabien D
Fabien D

218 abonnés 1 283 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 août 2026
Hamaguchi est sans doute l'un des cinéastes les plus importants de notre époque et si on pouvait craindre de le voir faire un film en France, il prouve qu'en terre étrangère, il n'a rien perdu de sa singularité. Avec un sujet propice au misérabilisme, Hamaguchi livre un film lumineux qui traite de problèmes sociétaux mais n'oublie pas de se présenter comme une oeuvre sensible, poétique voire sensorielle. Alors il est vrai que le film est parfois à la frontière du mélo voire du grotesque mais Hamaguchi réussi â ne pas franchir la ligne rouge et c'est dans cette équilibre précaire qu'il livre des scènes mémorables ( spoiler: un massage de pieds collectifs et un cours magistral sur le capitalisme)
. Étonnant et d'une grande beauté, Soudain ne souffre pas de sa durée de film fleuve. Remarquable !
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