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Jean-Luc Macé
18 abonnés
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5,0
Publiée le 13 août 2026
Waouh quelle claque ! Beaucoup d'humanité, d'émotions, de tendresse. Un message limpide et un jeu d'actrices absolument magistral ! Un profond respect également dans la manière de placer la caméra, sans voyeurisme. Merci
vu en avant-première lors des séances spéciales du dernier week-end de Cannes 2026. Le duo d'actrices est très bon, elles méritent leur double prix. Par contre, c'est très long. Je me suis ennuyé devant ce film.
Soudain est un film inclassable de Ryūsuke Hamaguchi qui a vu récompenser du Grand Prix d’interprétation féminine ses deux actrices, Virginie Efira - Marie-Lou, patronne d’EHPAD à Paris - et Tao Okamoto - Mari, metteuse en scène japonaise. « Rendre possible l’impossible », c’est l’objectif des deux femmes alors que la seconde est condamnée par un cancer au stade 4. Interviewée à Cannes, Virginie Efira a résumé la valeur incomparable de ce film, son incongruité presque : quel autre film raconte la naissance d’une amitié improbable entre deux femmes qui ne se connaissent pas et ne souhaitent pas se connaître, quel film donne à voir, pendant trois heures et quart, la vie dans un EHPAD ? Belle performance vraiment. Pourtant, j’ai souffert dans les scènes laborieuses d’échanges intellectuels entre les deux amies, panel board à l’appui, pour présenter les affres du capitalisme ou le concept d’humanitude, « philosophie de soins innovante basée sur l'écoute et la dignité des résidents ».
Un silence solennel régnait ce matin dans la salle à la séance de 9h à l’Ugc des halles tout au long de cette projection. Jamais un film ne m’a bouleversé comme celui-ci. C’est difficilement exprimable tant qu’on l’a pas vu. En ces temps où tout est instable c’est une formidable ode à la vie qu’il nous proposée de saisir à pleines mains. Ched d’œuvre absolu.
Débordant d'empathie, le film du japonais Hamaguchi prend son temps (plus de 3h) pour montrer la rencontre de 2 femmes, 2 âmes sœurs qui, du fait de leurs parcours respectifs et leur sensibilité, aimeraient rendre possible l'impossible : après tout, il suffit peut-être d'essayer ? C'est bouleversant, c'est philosophique et politique, c'est une vision du monde où chacun a sa place à condition de se respecter et de se connecter les uns aux autres. Virginie Éfira et Tao Okamoto ont entièrement mérité leur prix d'interprétation au Festival de Cannes.
Oublié la durée du film, oublier les critiques qui célèbre deux actrices magnifiques et leur prix d’interprétation mérité… Car vous allez voir un film hors norme, un mélange de grâce incroyable avec des actrices qui font oublier leur identité au profil leur personnage, c’est beau, touchant, libérateur, poétique, et si la critique de notre époque est vive, elle est néanmoins pilotée par l’espoir… A voir absolument 
Etoile montante du cinéma japonais, Ryusuke Hamaguchi est forcément attendu au tournant à chaque nouveau film depuis « Drive my car » et son Prix du Scenario à Cannes en 2021. Son nouvel opus, « Soudain », qui a défrayé la chronique lors de sa présentation sur la Croisette en mai dernier, suscite donc beaucoup d’impatience. Ryusuke Hamaguchi y réinscrit son style si particulier découvert à l’occasion de « Drive my car » : trois heures de film, une amitié forte qui se construit entre ses deux personnages principaux, un contexte multiculturel omniprésent, des dialogues jonglant entre différentes langues, une pièce de théâtre à l’arrière-plan, un personnage secondaire en situation de handicap… « Soudain » place au centre de son récit deux femmes quadragénaires passionnées par ce qu’elles font au quotidien, l’une française, Marie-Lou, directrice d’un EPHAD spécialisé en psychiatrie, l’autre Mari, japonaise, metteur en scène de théâtre. Deux fortes personnalités, animées chacune par un dynamisme de chaque instant, qui ont décidé de tracer leur route nonobstant les obstacles qui se présentent sur leur chemin : les difficultés de gestion pour Marie-Lou prise en étau entre une direction inflexible et des salariés réfractaires, le cancer en phase terminale contre lequel elle se bat pour Mari. Leur rencontre est celle de deux personnes bien entourées dans leur vie professionnelle mais qui se retrouvent très seules dans leur vie personnelle. Ni l’une ni l’autre n’a construit de famille, ni l’une ni l’autre n’a encore de parents auxquels se confier. Leur métier semble être leur unique raison d’être sur terre. Leur rencontre agit comme un aimant, comme une évidence qui devait mécaniquement se produire. Marie-Lou a longuement vécu au Japon, en maitrise la langue et en comprend la culture. Mari vit en France depuis de nombreuses années et est rompue aux us et coutumes hexagonaux. L’amitié entre ces deux femmes se crée instinctivement et en l’espace de quelques jours devient fusionnelle. Chacune a besoin de l’autre. Le cadre professionnel de l’une devient rapidement le refuge de l’autre, un moyen de se ressourcer : le monde du théâtre de Mari est pour Marie-Lou la seule échappatoire à son quotidien âpre et impitoyable, l’EPHAD de Marie-Lou est pour Mari un havre de paix, une présence humaine et la garantie de souffrances limitées face à ce cancer qui la ronge. En trois heures de film, Ryusuke Hamaguchi prend le temps de nous faire vivre l’intensité de cette amitié à travers de longs moments d’échanges en nous promenant des quais de Seine à la campagne japonaise profonde. Mais c’est aussi là que le film trouve ses limites. Les trois heures de film, qui se révélaient être un atout de « Drive my car », ne le sont plus dans « Soudain ». Si Ryusuke Hamaguchi retrace habillement le parcours de ses deux principaux personnages à travers leurs dialogues, leurs conversations entrent rapidement dans des détails qui en dénaturent l’intérêt. Le film nous donne ainsi trop souvent le sentiment d’assister à un documentaire scientifique sur la façon d’apporter des soins aux personnes âgées atteintes de troubles psychiatriques et sur les bénéfices de la méthode de l’«humanitude» auquel il y est régulièrement fait référence. Quand il déconnecte de l’univers de la science, Ryusuke Hamaguchi plonge ses deux héroïnes dans des discussions philosophiques sans fin sur l’opposition entre capital et travail, schémas au tableau à l’appui, à la manière d’un débat de fin de soirée à la télévision. Des dialogues qui s’étirent dans le temps sans qu’on en comprenne nécessairement la finalité, chacune s’exprimant dans sa langue maternelle, et qui donnent à l’ensemble une impression de remplissage. L’émotion que l’on serait en droit d’attendre face à une femme d’une quarantaine d’année condamnée par un cancer très avancé et face à une directrice d’EPHAD qui se bat pour introduire de l’humanité, de la dignité et de l’innovation dans un monde ingrat, ne prend pas. Ryusuke Hamaguchi ne parvient pas à transformer l’essai après « Drive my car », même si la symbiose qu’il crée entre ses deux principaux personnages y est aussi forte. C’est dommage. Le monde du grand âge et en particulier celui des établissements qui accueillent ces personnes est un cadre rarement mis en valeur au cinéma. Ryusuke Hamaguchi a le mérite de s’y risquer, ce qu’il fait d’ailleurs avec beaucoup de dextérité, en réponse au livre de Victor Castanet, « Les fossoyeurs », dont la parution il y a quelques années avait fait couler beaucoup d’encre et qui ressort en filigrane tout au long des trois heures de film. Mais à trop vouloir nous faire entrer dans la peau de ses deux héroïnes, Ryusuke Hamaguchi finit par dévier de sa trajectoire et nous laisse sortir de la salle avec l’impression de n’avoir pas su saisir l’émotion qu’il souhaitait nous transmettre.
Hamaguchi s’attaque ici à de lourdes thématiques du monde occidental contemporain, sans vraiment parvenir à les incarner. La sororité idéale entre Marie-Lou, directrice d’Ehpad parisien, et Mari, réalisatrice japonaise en fin de vie, sonne artificielle et peine à convaincre. Trop long, trop lent, didactique et cérébral, le film préfère l’idéalisme au réel. Il ne doit son salut qu’à Virginie Efira et Tao Okamoto.
Chef d’œuvre! Il faut voir la scène où Mari explique à Marie-Lou la pensée de la philosophe américaine Nancy Fraser qui parle de « capitalisme cannibale », lequel dévore ses propres conditions de survie, notamment la cellule familiale, le soin aux autres (care) et la natalité. On en est exactement là et tout, dans ce film limpide, résonne fort dans nos vies.
Film découvert au festival de Cannes. Il met bien en lumière la façon dont fonctionne notre société et notre gestion des malades. Les deux actrices principales jouent très bien mais le film aurait pu être 45mn plus court.
Film vu à l'occasion d'une avant-première le film parle d'un sujet délicat mais pourtant majeur néanmoins les longues discussions sur un rythme très long peuvent facilement tourner à l'ennui. Les sujets abordés restent dans un cadre d'un institut privé non représentatif de la réalité du terrain en milieu rural
Quel film touchant ! Vu à Cannes, lors de sa présentation. 2000 personnes émues et une ovation après 3h20 de film. Virginie Efira au sommet de son art! Et des comédiens japonais tous excellent. Ne vous laissez pas intimider par la durée de ce film fleuve, ca passe tellement vite. Du cinéma touchant et intelligent.
ryusuke hamaguchi nous livre encore un film magnifique plein d'espoir , sublimé par le duo d'actrice, cet histoire en EHPAD est une forte critique du capitalisme qui détruit la vie aussi bien des personnes habitant ses lieux et des aides soignants, infirmier pas reconnu a leur juste valeur . Le film met aussi l'accent sur les relations humaines car travaillant dans un EHPAD ou 80 % des résidents on Alzheimer, la discussion est primordial elle est même obligatoire, c'est sur ça que ce concentre le film pas d'action réel pas de scene qui force sur la sensibilité, tout passe par le dialogue ce qui sur 3 heure peut rebuté certain mais que lorsque qu'on s'investie a fond dans le film on sent toute les émotions des personnages même si ils ne parlent pas notre langue ou s'ils ne parlent tout simplement pas. Vu en avant première