Soudain
Note moyenne
4,0
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278 critiques spectateurs

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Josiane Pages
Josiane Pages

1 critique Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 septembre 2026
Entre film, documentaire, philosophie, critique, politique,… un bric à brac d’émotions, à voir plusieurs fois pour une analyse complète, la lenteur du film permet une réflexion lors de la projection, mais il y a encore des émotions à découvrir. La surprise ne permet pas une critique objective.
Cat Herine24
Cat Herine24

1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 16 septembre 2026
Quel pensum ! Quelle tannée !
3 heures 15 d'un film bavard, verbeux, pompeux !
... Et la moitié des dialogues en japonais sous-titré, pour parachever l'ennui !
Voilà ici l'antithèse du cinéma qui me touche.
Ça fait des grands discours tout du long, jusqu'au schéma sur paperboard accompagné d'une démonstration verbale pour nous expliquer le capitalisme !
J'avais été attirée par Virginie Efira, excellente actrice, et le thème de la bientraitance (humanitude !) en EHPAD... Eh bien je ne m'étais pas autant ennuyée au cinéma depuis des décennies !!!
traversay1

4 530 abonnés 5 456 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 mai 2026
Bien sûr, il y a Tao Okamoto et Virginie Efira, qui constituent le duo majeur de Soudain et qui ont bien mérité leur Prix d'interprétation à Cannes, mais le nouveau film de Ryusuke Hamaguchi est d'une richesse telle qu'il ne saurait se résumer à ses seules actrices, aussi talentueuses et magnifiquement dirigées soient-elles. Soudain est un puits sans fond de sentiments contrastés et de scènes qui touchent parfois au sublime. Et pourtant, nul n'aurait parié sur l'évidence d'un long métrage de 3 heures 15 dont la plus grande partie de l'action se déroule dans un Ehpad parisien. On y évoque allègrement, souvent lors de conversations où le français et le japonais alternent, à des considérations sur le capitalisme, à l'appréhension de la maladie et de la fin de vie, à des politiques de soin tenant compte de l'humanitude et même, à l'occasion, du symbolisme des fientes d'oiseaux tombées du ciel. Mais c'est aussi la magnifique rencontre de deux âmes proches, dans une relation que l'on qualifiera, faute de mieux, d'amitié amoureuse, traitée avec une délicatesse extrême par le cinéaste. Soudain est une véritable merveille, sans temps morts, en dépit de sa durée, et qui se révèle aussi dense en réflexions sur le monde moderne que généreuse en émotions pures. De là à dire que Hamaguchi est devenu le cinéaste japonais contemporain le plus audacieux et le plus brillant, dans la continuité d'œuvres telles que Senses, Drive my Car et Le mal n'existe pas, entre autres, il n'y a qu'un pas que l'on peut franchir sans hésiter.
Yves G.

1 879 abonnés 4 116 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 15 août 2026
Marie-Lou (Virginie Efira) dirige une maison de retraite en proche banlieue parisienne. Elle s’investit corps et âme dans son travail au risque de s’y épuiser. Elle fait par hasard la connaissance d’une dramaturge japonaise dont la pièce est représentée à Paris. Mari (Tao Okamoto) souffre d’un cancer en phase terminale. Marie-Lou va l’aider à mourir.

"Soudain" – un titre dont je n’ai pas compris la signification – a été acclamé à Cannes. Il se dit qu’il aurait raté de peu la Palme d’or. Ses deux actrices ont partagé le prix d’interprétation féminine.

Son réalisateur est la nouvelle coqueluche du cinéma japonais. Né en 1978, Ryūsuke Hamaguchi a été découvert grâce à "Senses", un film de plus de cinq heures sur les rapports hommes-femmes dans un Japon encore largement patriarcal. Prix du scénario à Cannes, "Drive My Car" a décroché le Golden Globe et l’Oscar du meilleur film étranger. En 2023 Le mal n’existe pas s’est vu décerner le Grand Prix du jury à la Mostra.

Je n’avais aimé aucun de ces films, pas même "Drive My Car" qui a reçu pourtant un accueil unanimement enthousiaste (poke Lynn). Je n’ai pas non plus aimé Soudain.

Il est difficile de lui reprocher son thème : la qualité des soins dispensés à nos aînés en maison de retraite est sans doute l’un des sujets les plus brûlants de notre temps. On a en mémoire les scandales qui émaillent l’actualité sur les mauvais traitements infligés dans les établissements Orpéa, sur le manque de moyens, sur les personnels mal formés, sous-payés et trop peu nombreux. Un défi qui s’aggravera avec le vieillissement de la population et les progrès de la médecine. Nous mourrons de plus en plus tard ; mais dans quel état et auprès de qui vieillirons-nous ?

Mais pour brûlant que soit ce thème, était-il nécessaire de le traiter avec autant de mielleuse bienveillance ? Qu’il faille traiter avec « humanitude » (sic) nos aînés, personne n’en disconviendra. Fallait-il en faire un film larmoyant et sans enjeu ? Fallait-il le lester d’une pesante démonstration marxiste sur l’impasse du capitalisme, façon Toni Negri et Giorgio Agamben, tableau blanc à l’appui ? Fallait-il que la démonstration dure plus de trois heures, une durée obèse que rien ne vient justifier ?
Cinéphiles 44

1 700 abonnés 4 698 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 mai 2026
"Soudain" suit une directrice d’un établissement pour personnes âgées, qui tente d’y instaurer l'humanitude, une approche des soins fondée sur l’écoute, la dignité et la considération de chaque résident. Ses méthodes trouvent un nouvel écho lorsqu’elle rencontre une metteuse en scène japonaise atteinte d’un cancer. De cette rencontre naît une amitié profonde, presque vitale, qui transforme leur manière d’appréhender la vie, la maladie et la finitude. Dès les premières minutes, le film impose son ambition : celle de filmer le soin comme un acte politique, intime et profondément humain. L’immersion dans l’EHPAD est saisissante, presque documentaire, sans jamais perdre de vue la dimension sensible des personnages. Virginie Efira livre ici une performance exceptionnelle, d’une justesse rare. L'actrice parle d'ailleurs japonais pendant une large partie du film. À ses côtés, Tao Okamoto impressionne tout autant, dans un rôle à la fois fragile et lumineux. Les deux comédiennes méritent amplement leur Prix d’interprétation au Festival de Cannes 2026. Le film doit aussi beaucoup à cette sensation rare d’immersion : les longues conversations donnent l’impression d’être aux côtés des personnages, de partager leur temps, leurs doutes et leurs éclats de vérité. Hamaguchi filme la parole comme un espace vivant, où les idées circulent autant que les émotions. "Soudain" développe aussi une réflexion passionnante sur le rapport entre capitalisme et démocratie. Ces discussions, jamais didactiques, s’intègrent naturellement dans le récit et lui donnent une ampleur inattendue. Avec ses 3h15, le film pourrait sembler exigeant, mais il devient au contraire une expérience enveloppante, presque hypnotique. On en ressort avec le sentiment d’avoir vécu quelque chose de profondément humain, et surtout avec l’envie d’y retourner. Un film d’une rare beauté.
velocio

1 557 abonnés 3 541 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 août 2026
Avec "Soudain", le réalisateur japonais Ryūsuke Hamaguchi signe son film le plus abouti, un film dans lequel il fait bon usage des qualités qu’on lui connaissait déjà tout en ayant éliminé le défaut important qu’on retrouvait dans la plupart de ses films précédents. Il a, en plus, eu la chance ou le talent de s’entourer de 2 comédiennes en état de grâce qui ont pleinement mérité de se partager le Prix d’interprétation féminine lors du dernier Festival de Cannes. Film vu au Festival de Cannes. Critique complète sur le site avec le tiret du 6 entre critique et film.
Naughty Doc

1 051 abonnés 540 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 mai 2026
Les kiffeurs d'Hamaguchi seront peut-être aux anges sans questionner ce que raconte ce Soudain, mais on tient là un gros parpaing lénifiant de 3h15 qui se veut complètement didactique. Centrée sur la (réussie) relation entre les personnages de Virginie Efira et Tao Okamoto, le film veut avant tout promouvoir une attitude humaniste envers les seniors d'EHPADs. Un retour à la médecine douce centrée sur l'infividu, et à une société moins basée sur le capitalisme. Mais tout ça est fait avec didactisme (une scène de 30 min où les actrices t'expliquent ce qu'est le monde occidental comme en cours de collège) sans réelle évolution de personnage.
C'est dommage, car le film est du vrai Hamaguchi aérien par instants (cette super scène de dialogue en franco-japonais le long des Quais du 13e arrondissement, le final..) et les actrices sont au top. Mais le tout parait vain et rébarbatif.
Christoblog

929 abonnés 1 816 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 septembre 2026
Aucun cinéaste n'est capable de proposer quelque chose d'équivalent, même de loin, à ce que réussit parfaitement Ryusuke Hamaguchi ici : faire émerger du quotidien des moments de pure grâce, multiplier les conversations sur des sujets difficiles sans paraître pompeux, proposer de grands sentiments sans qu'il soit question d'amour, mélanger préoccupations triviales et considérations philosophiques.

Soudain ménage des moments de cinéma exceptionnels, qui surgissent souvent après une longue mise en place anodine qui pourra peut-être paraître longue à certains. C'est le contraste entre les préoccupations de la vie quotidienne (les enfants, les contraintes de la vie professionnelle, la solitude subie) et la grâce de l'inattendu qui rend ce film si précieux.

La mise en scène de Hamaguchi, discrète et fluide, est splendide. On n'oubliera pas de sitôt le sublime travelling sur le parvis de la bibliothèque François Miterrand ou la lumière irréelle du lever de soleil à Kyoto.

Dans ce concerto maîtrisé de bout en bout, deux solistes renversent la table : la soprano Tao Okamoto et l'alto Virginie Efira, qui rivalisent de finesse et de beauté, dissemblables et proches à la fois, illustrant à la perfection la rencontre de deux âmes.

C'est magnifique.
Cinemadourg

921 abonnés 1 817 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 août 2026
Le réalisateur Ryusuke Hamaguchi nous plonge dans le quotidien d'une directrice d’EHPAD qui tente de faire évoluer les pratiques de son établissement, avant que l'arrivée dans sa vie d'une dramaturge japonaise malade ne vienne bousculer ses certitudes.
Le film s'inspire directement d'une correspondance réelle entre Maoko Miyano (une philosophe luttant contre un cancer) et Maho Isono (une anthropologue).
Au delà du travail difficile au quotidien dans ce type de structures d'accueil, ce drame vaut essentiellement le détour pour cette rencontre bouleversante entre ces deux femmes : la nuit où elles apprennent à se connaître et partagent leurs connaissances respectives est sans conteste le meilleur passage du film !
J'ai beaucoup aimé le côté didactique sur la méthode de soins "Humanitude" que je découvre, une approche fondée notamment sur le regard, la parole et le toucher.
Avec un rythme qui prend son temps (durée = 3h15) , voilà une oeuvre intimiste et profondément humaine, presque trop dans la retenue, avec laquelle j'aurais aimé être plus ému que cela.
Porté par deux comédiennes récompensées ensemble à Cannes en 2026, ce long-métrage possède néanmoins de belles qualités : délicat, intelligent, empathique, pudique et touchant.
Site CINEMADOURG . free . fr
ferdinand75

741 abonnés 4 546 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 août 2026
Un film qui démarre sur des éléments attachants : la vie dans les Ephad , la difficulté pour les soignants, la vie au quotidien, mais très vite le film bascule dans une rhétorique marxiste , anticapitaliste , digne des pires théories marxistes des années 60.
Et tout va y passer. Tout d’abord une théorie fumeuse « l’ Humanitude » sur l’accompagnement souhaité des malades des Ephad pour lesquels il faudrait un accompagnement 5 étoiles, constant , des douches de 1 heure ,des massages , des petits soins. Mais dans quel intérêt ?, à quel prix . ? Aucune fois cette théorie n’est remise en question, ou si peu.
Ensuite la rhétorique marxiste néo- Foucault sur la psychiatrie : plus besoin de centre d’internement, tout le monde doit être dans la rue .IL n’y a pas de fous.
Le pire à venir est la démonstration, au tableau de 30 mn , par la japonaise récapitulant les thèses anticap ,et anti-système , sur la fin du capitalisme annoncé, qui s’autodétruira , théorie léniniste , qui pourtant est contredit pas l’histoire depuis 1917. Au contraire le capitalisme, avec toutes ses variantes, est bien devenu la norme standard y compris, et surtout dans les pays en voie de développement, qui veulent nourrir leur population, et leur offrir un niveau de qualité de vie identique à ceux de l’occident. Le capitalisme, se renforce, mute, s’adapte, innove.
Et au contraire toutes les tentatives, néo communisante, néo marxiste et /ou autoritaires ont disparues, coulées, sans retour possible . Chercher l’erreur ? Ryusuke Hamaguchi ferait bien de relire les livres d’histoire du XX e siècle au lieu de se raccrocher aux théories d’un vieux livre de 1867.
Et pourtant j’avais beaucoup aimé « Drive my car ».
Et paradoxe la voie de la dénatalité du Japon , tant décrié, dans le film comme une catastrophe, est bien la voie de la sagesse.
Donc vraiment une potion amère, idiote, et manichéenne, comme on n’en avait pas vu depuis le pire cinéma militant des années 70.
Reste une belle interprétation des deux actrices principales, excellentes, et quelques moments amusants ou émouvants : à l’ Ephad , ou sur les bords de Seine.
Ufuk K

627 abonnés 1 761 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 août 2026
"Soudain" encensé par la critique, récompensé cette année au festival de Cannes (Prix d'interprétation féminine (ex-æquo pour Virginie Efira et Tao Okamoto) est un drame social qui finit par toucher au cœur. En dépit de quelques longueurs sur ses 3h15, le dernier long-métrage de Ryūsuke Hamaguchi (oscarisé en 2022 pour "Drive My Car") s'impose comme une œuvre profonde et lumineuse. Le réalisateur japonais y aborde la bienveillance envers les aînés et la fin de vie, tout en dénonçant les dérives capitalistes du système de santé français, sublimé par les performances de Virginie Efira et Tao Okamoto.
Cinememories

604 abonnés 1 677 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 mai 2026
Avec Soudain, Ryūsuke Hamaguchi investit pour la première fois la langue française et un EHPAD de banlieue parisienne pour y déposer ce qui l’a toujours obsédé : la manière dont les humains tentent de se rapprocher, malgré la maladie, malgré le système et malgré la mort qui rôde en silence. Une belle surprise, exigeante et tendre à la fois, même si elle met parfois à l’épreuve la patience du spectateur sur ses 3h15.

Le projet n’avait rien d’évident. Hamaguchi s’appropriait une correspondance réelle, celle d’une philosophe mourante et d’une anthropologue, pour en tirer une fiction transposée dans un univers qui n’était pas le sien et dans une langue qu’il apprenait à peine. Et pourtant, Soudain porte la marque d’un cinéaste qui ne s’égare pas. Ses personnages sont regardés avec la même nuance, la même dignité et la même empathie exceptionnelle que dans chacun de ses films précédents.

Marie-Lou, directrice d’EHPAD en banlieue parisienne, et Mari, metteuse en scène japonaise en lutte contre un cancer, se découvrent par hasard et vont apprendre l’une de l’autre, notamment autour des méthodologies de soin, autour de la langue de l’autre, autour de la mort imminente que le film refuse d’urgentifier. Il y a une fatalité diffuse dans ce drame, une façon de laisser la menace s’installer sans la brandir. Hamaguchi choisit le rythme du quotidien plutôt que le crescendo du deuil, et cette décision, aussi risquée soit-elle, est celle qui donne au film sa vérité la plus profonde.

La langue de l’autre

Soudain est aussi très bavard. Les grandes tirades philosophiques, les monologues sur le capitalisme et l’épuisement au travail (mieux traité que dans Sanguine), les échanges bilingues qui sont parfois schématiques, mais tout de même stimulants. Tout cela est parfaitement assumé, car c’est aussi le sel du cinéma d’Hamaguchi depuis Senses jusqu’à Drive My Car, en passant par Le mal n’existe pas, ce pari que la parole, quand elle est filmée avec assez d’attention, finit par se transformer en quelque chose de plus suspendu, de presque physique. Et ici, plus que dans ses films précédents, la communication n’est plus simplement verbale, elle est sensorielle, tactile et incarnée dans un EHPAD où le geste de soin est aussi un geste de présence. Le massage de pied revient comme un symbole fort, peut-être un peu trop répété aussi, mais il raconte quelque chose d’essentiel sur ce que le film appelle l’humanitude : un concept philosophique et gérontologique basé sur l’empathie, que le scénario n’arrive pas toujours à rendre évident.

Ce qui fascine toujours autant, en revanche, c’est la manière dont le réalisateur filme les corps, le contact humain dans sa spontanéité fragile, et la vitesse réelle du quotidien. Ces échanges, sans coupure au montage, donnent une fluidité et une vérité dans le rapport aux personnes. La longue conversation nocturne sur les quais de la Bibliothèque François Mitterrand, ce ping-pong verbal en français et en japonais entre Marie-Lou et Mari, est à ce titre la plus belle scène du film. Deux femmes aux cultures différentes mais aux bagages intellectuels et politiques similaires, qui apprennent à exister l’une pour l’autre et dans la langue de l’autre. Virginie Efira et Tao Okamoto y livrent une performance d’une justesse impressionnante, portant le film dans ses instants les plus aériens avec une sincérité qui mérite d’être saluée dans une compétition cannoise assez disparate pour le moment.

Soudain justifie toutefois ses trois heures de déambulation, même s’il lui manque parfois cette petite lueur indéfinissable qui fait que les films d’Hamaguchi sont enivrants et mémorables. Cette sidération finale qu’on attend de lui et qui n’arrive pas tout à fait, à cause d’une dernière heure qui a tendance à se répéter et qui tombe un peu dans le conventionnel. Mais quand il oublie sa thèse et habite simplement ses personnages, quand la caméra nous rend complice des échanges intimes, le film touche à quelque chose de profondément poétique à travers ces deux femmes et sur la difficulté d’exister et de mourir dans un monde qui va trop vite pour prendre le temps de vraiment s’écouter. Ce maître de la narration n’a pas encore dit son dernier mot.
mat niro

471 abonnés 2 195 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 septembre 2026
Avec deux actrices récompensées d'un prix d'interprétation ex aequo à Cannes 2026, ce film sur le quotidien d'un Ehpad et la qualité de soins apportés aux résidents avait tout pour me plaire. La rencontre de la directrice de celui-ci aux méthodes novatrices (Virginie Efira) et une metteuse en scène japonaise gravement malade (Tao Okamoto) débouche sur une complicité merveilleuse avec des moments de grâce. Seulement, les 3h 15 ressemblent parfois à un cours magistral pour expliquer les méfaits bien connus du capitalisme. Cela ne doit pas rebuter le spectateur car autour de ces atermoiements philosophiques, il y a un vrai message avec un projet de vie ambitieux pour nos seniors. L'ensemble éveille les esprits quand il ne se perd pas dans des circonvolutions barbantes. Mitigé...
Cinévore24

467 abonnés 973 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 août 2026
"Il y a longtemps que je t'aime, jamais je ne t'oublierai "

Reprenant une structure similaire à celle de son «Drive my Car» (la rencontre fortuite entre 2 personnages, qui vont disserter sur la vie qui les entoure, apprendre l'un de l'autre, grandir et se "guérir"), le réalisateur Ryusuke Hamaguchi fait se rencontrer Marie-Lou, directrice d'un EHPAD parisien et Mari, metteuse en scène japonaise se battant contre un cancer, et nous propose une œuvre dotée d'une grande humanité et bienveillance.

Un film déroulant son récit au rythme d'une déambulation réflexive sur la fin de vie, le rapport aidant-patient et comment remettre l'humain au cœur de tout, et cela dans une société capitaliste, qui pense d'abord chiffres et rentabilité, et que l'on entretient parfois malgré nous.

Porté par la très belle alchimie entre Virginie Efira et Tao Okamoto (toutes les deux récompensées par un Prix d'interprétation Cannois bien mérité), une œuvre qui peut sembler imposante de par ses 3h15, mais dont le voyage vaut la peine d'être vécu, et ce malgré quelques scènes un peu trop didactiques (à l'image de la première discussion entre Marie-Lou et Mari sur l'évolution du capitalisme, sonnant trop écrite).

Une sorte d'essai filmico-philosophique, nous rappelant que derrière chaque résident (dont une partie souffrant de troubles cognitifs), il y a d'abord un être humain dont il faut connaître le parcours de vie pour le comprendre et l'aider à avancer malgré la maladie qui le ronge. S'armer de courage et écouter l'autre pour rendre l'impossible possible.

Une œuvre tournée vers la vie, malgré la mort qui, inéluctablement, guette, et où l'intime et le sociétal sont toujours lié.
Une utopie cinématographique et collective ("c'est ensemble que nous devons changer, petit à petit"), prônant l'ouverture d'esprit (et les massages de pieds) face à la culture d'entreprise.

La réalité s'en inspirera-t-elle ? L'avenir nous le dira.
Mais une chose est sûre : voilà le genre d’œuvre, plutôt exigeante, mais nous redonnant un peu d'espoir envers le genre humain, et on en a bien besoin en ces temps troublés, où la société semble plus que jamais fracturée sur énormément de sujets.

Une bien belle expérience à tenter en salle.
Bart Sampson

422 abonnés 873 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 août 2026
Le réalisateur Ryūsuke Hamaguchi fait un parcours cinématographique sans faute. "Drive my car", "le mal n'existe pas" sont déjà des classiques du cinéma Japonais. J'ai pu découvrir "Soudain" lors du Festival de Cannes et souvent déçu par des tentatives de faire un " film français" venant de réalisateur nippons je n 'en attendais pas grand chose. De plus je ne suis pas super fan de Virginie Efira. Donc pour convaincre ceux qui ont peur de passer 3h20, le film passe vite et va vous transporter. C'est vraiment une expérience autour de la bienveillance et de l'empathie doublé d'une réflexion profonde sur les rapports entre un capitalise exacerbé et l'abandon du soin de nos aînés et une expérience ( l'humanitude qui existe belle et bien) pour retrouver foi en l'humanité. Et les deux comédiennes sont exceptionnelles. On y croit et on fait corps avec elles tout du long. Vraiment n'hésitez pas et donnez sa chance à ce film ( que j'ai revu du coup hier)
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