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Corinne76100
89 abonnés
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3,0
Publiée le 29 août 2026
Film assez ardu de prime abord: la longueur du film en premier lieu puis les dialogues assez thématiques franco-japonais difficiles o suivre (long chapitre sur le capitalisme assez imbuvable, des réflexions philosophiques sur la mort...). La prestation de V Efira est plus que convaincante avec de belles scènes poignantes.
Quelle purge : 3H15 pour nous parler de l"humanitude" dans un ephad parisien ! Dieu sait que j'ai aimé les films d'Hamaguchi, mais là c'est la cata. On se demande s'il y avait un producteur à bord pour le guider un minimum, car il tombe dans la longue liste des grands cinéastes asiatiques (Kore Eda, Kurosawa, Hou Hsiao-Hsien...) qui viennent se confronter à la réalité et aux acteurs ou actrices français et se plantent dans les largeurs, avec des dialogues didactiques tout droits sortis de google traduction, et une vision naïve du monde. Bien sur quelques scènes poétiques surnagent, mais souvent silencieuses, sans parole. Les actrices sont pas mal mais le matériel à défendre est si ingrat qu'on a du mal à s'identifier et à ne pas les regarder comme des rats de laboratoire dans une expérience linguistique franco-japonaise.
Un magnifique film, plein d’humanité et délicat. Il faut être sensible au thème des personnes âgées dans les EHPAD pour en apprécier toute la portée. Il faudra aussi ne pas avoir peur des 3h15 ! J’avoue que ce n’est qu’en achetant ma place que j’ai réalisé la durée du film… Mais, bien sûr, vous vous en doutez, cela ne me fait absolument pas peur, bien au contraire ! Il y a certes quelques passages plus difficiles à suivre, notamment autour de la pièce de théâtre ou du capitalisme, mais l’ensemble finit peu à peu par prendre tout son sens. J’ai adoré le passage avec les animateurs, les ateliers, le jeu des actrices, leur relation, et plus généralement, les interprétations de l’ensemble des acteurs. Parmi les films en compétition au Festival de Cannes que j’ai pu voir au cinéma cette année, c’est celui qui m’a le plus touchée. Je lui décernerais volontiers ma Palme d’or personnelle.
Les deux actrices tiennent le film malgré quelques longueurs : les séquences didactiques et quelques scènes convenues dans l’Ehpad. J’ai aimé les passages au Japon, plus poétiques et légères. Les 3h16 passent bien. Virginie Efira confirme être une des meilleurs comédiennes depuis longtemps.
Une véritable claque émotionnelle ! Ce film est presque un chef-d'œuvre de sensibilité porté par une Virginie Efira tout simplement magistrale. Elle livre ici une interprétation d'une justesse rare et incarne son personnage avec une intensité bouleversante. L'histoire, d'une grande profondeur, touche en plein cœur du début à la fin. Le travail de réalisation accompagne à la perfection cette intrigue poignante, mais c'est aussi l'ensemble du casting qu'il faut saluer : chaque acteur est bluffant de vérité. C'est un film rare, d'une élégance et d'une force incroyables, qui résonne longtemps après le générique. À voir absolument !
à la fin du film la salle comble a applaudit. Pas tout le monde. le film est intéressant, mais vraiment long et un peu naïf. Il y a de belles scènes mais il est très didactique et nous explique les méthodes modernes dans les ephad et une interprétation du monde capitaliste. J'ai appris lors du générique que le livre dont est adapté le film est une correspondance entre les deux protagonistes. Ceci explique les très longues scènes de dialogue. Je m'interroge sur le double prix d'interprétation car mis à part la maitrise d'une langue étrangère le jeu d'acteur est très classique, beaucoup de beaux sourires dans des situations tristes, c'est à peu près tout.
Il est entendu que 3h15 c’est long, 45 mn de moins et ce film aurait été parfait ! Le sujet : faire entrer « L’humanitude » dans un Ehpad, la directrice est convaincue du projet et se fait aider par une metteur en scène japonaise atteinte d’un cancer en phase finale. Le tout traité avec délicatesse, pudeur et optimisme ! À montrer dans tous les Ehpad !
Je suis désolée de mettre une mauvaise note à un cinéaste que j'adore, mais là, j'avoue que je me suis rarement autant ennuyé au cinéma...Bien sûr les deux actrices sont excellentes, bien sûr le propos est bouleversant d'humanité mais qu'avait-il besoin d'étaler tout ça sur une durée aussi extravagante ? Une pièce de théâtre contemporaine, en japonais, filmée pendant 30 minutes, ça apporte quoi ? Et 25 minutes de monologue d'explication sur l'idéologie Marxiste c'était indispensable ? Alors certes, il y a de très beaux moments, mais trop souvent, j'ai décroché, j'ai baillé et j'ai eu envie de quitter la salle, d'autant plus que, curieusement, le film enchaîne les conclusions et les plans finaux. On pense que c'est fini, et non, hop, encore une autre scène et encore et encore. Par pitié, trouvez-moi un monteur qui ait pitié du spectateur et confiez-lui le film, avec l'objectif de le passer à une durée supportable de 2 heures maximum.
De nos jours, à Paris, Marie-Lou, directrice d'EPHAD, met en place dans son établissement l'Humanitude, une méthode de soin des personnes atteintes de déficience cognitive basée sur le regard, le toucher et la verticalité Cette mise en place nécessitant plus de personnel et plus d'argent, elle est confronté à des réticences. Un jour, elle rencontre Mari, une metteuse en scène atteinte d'un cancer en phase terminale. L'amitié des deux femmes va les aider mutuellement.
Le film prône la bienveillance dans les rapports humains quels qu'ils soient avec pour point d'orgue celle à apporter aux personnes souffrant d'Alzeimer mais aussi, en filigrane les autistes ou plus simplement ses collègues de travail. Dans sa démonstration, Hamaguchi fait une critique argumentée et très claire du capitalisme.
Son scénario est cependant trop didactique répétant et allongeant les scènes de formation ou de mise en place de l'Humanitude, celles de démonstration des (dys)fonctionnements du capitalisme et celles de la pièce de théâtre de Mari. C'est le point faible du film. D'une durée de 3h16, avec un montage plus strict, il aurait pu éviter ce qui peut-être ressentie comme des répétitions. Pourtant, on ne s'ennuie jamais vraiment. La singularité du sujet et la façon dont le scénario chemine captent notre attention. Les comédiens nous emportent aussi dans ce récit et on retrouve avec plaisir dans des rôles secondaires Marie Bunel, Sephora Pondi et Jean-Charles Clichet. Formellement, le film impressionne avec ses longs plans séquence.
Quant aux deux interprètes principales, parlant toutes les deux alternativement en français et en japonais, Virginie Effira et Tao Okamoto sont toutes les deux parfaites. Elles ont reçu à Cannes 2026 le Prix d'interprétation féminine.
Si le film a le mérite d’accorder de la dignité aux personnes âgées et hors norme, je l’ai trouvé très ennuyeux, fastidieux, et à la critique facile, avec notamment une interminable démonstration sur le capitalisme. D’autres situations, comme pour l’EHPAD, sont présentées comme des vérités, mais est-ce si simple ? Pour ne rien arranger, la relation d'amitié pseudo-spirituelle centrale sonne faux. Une bien grande déception alors que j’avais aimé Drive My Car.
Film vu au Pathé Palace dans le cadre de Cannes à Paris.
SOUDAIN confirme une nouvelle fois le talent de mise en scène de Ryūsuke Hamaguchi, avec un film profondément humain, contemplatif et souvent très juste dans ses émotions. La réalisation est élégante, précise, et laisse respirer ses personnages avec une vraie intelligence du silence et du regard.
Virginie Efira, de son côté, livre encore une prestation impressionnante. Elle porte une grande partie de l’émotion du film avec une justesse remarquable.
Mais malgré toutes ses qualités artistiques, une question finit par revenir durant la projection : le thème abordé avait-il réellement besoin de 3h16 ? Le récit finit parfois par s’étirer au point d’affaiblir son impact émotionnel.
Un beau film, indéniablement, mais dont la durée risque de diviser.
Le film m’a assez rapidement indisposé, la vision de toutes ces personnes dépendantes et les réunions d’équipe de travail me ramenant à des réalités vécues déplaisantes. Le trop simpliste et catégorique discours professoral de Mari sur le capitalisme et son impact sur la démographie n’a pas arrangé les choses ; d’autant qu’il est ponctué d’aphorismes de la part son auditrice. Et le discours sur l’humanitude, pour intéressant qu’il soit, ne dépasse pas la valeur documentaire (on le trouve parfaitement à l’identique sur le site de Passeport Santé). Ceci étant, le film a quand même un intérêt plus « créatif » : la naissance de la relation entre les deux protagonistes générée par un spectacle artistique et le développement du lien qui s’est formé entre elles sont intéressants et assez bien traités ; ce thème du lien et de ses évolutions, essentiellement par la parole, sont caractéristiques de l’œuvre de Hamagushi. Mais, plombé par ce qui précède et gagné par l’ennui, jamais je n’ai ressenti la moindre émotion. A l’inverse de ce que m’avaient donné les films précédents du cinéaste…dont je souhaite qu’il retourne tourner au Japon.
Que ce fut un très beau film avec Virginie Efira et Tao Okamoto. Le double prix interprétation féminine est totalement mérité. Une très belle performance entre les deux actrices.
Contrairement à ce qu'ont affirmé beaucoup de critiques, il ne me semble pas que "Soudain" soit particulièrement didactique. Bien plus qu'un film sur l'humanitude – la méthode de gériatrie qui "s’intéresse aux liens qui permettent aux humains de se rencontrer quelque soit leur état, leur statut" – le film invite à prendre en compte un système de soin tout en le dépassant car sans doute pas assez souple et trop commercial. Hamaguchi le fait notamment par l'intermédiaire du personnage joué par Tao Okamoto qui dépasse les clivage en faisant primer la sensibilité de chacun. "Soudain" prend le prétexte des EHPAD pour malades d'Alzheimer afin de donner à voir une société-communauté réinventée et reconstruite autour du lien. Hamaguchi ne se perd jamais dans le "care" et une bienveillance naïve, écueil dans lequel bon nombre de réalisateurs auraient pu tomber. Les seuls points négatifs me paraissent être les 3h15 qui sont un peu longues et la trop grande importance donnée aux passages théoriques dans la partie médiane, propos qui n'apportent pas grand-chose. J'insiste une nouvelle fois sur le fait que "Soudain" est un très bon film. Il est rare de voir aujourd'hui des œuvres de qualité reposant sur de bons sentiments et qui donnent en même temps de l'espoir pour le futur.