1717 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
278 critiques spectateurs
5
58 critiques
4
77 critiques
3
57 critiques
2
51 critiques
1
22 critiques
0
13 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Voyelle19
2 abonnés
28 critiques
Suivre son activité
5,0
Publiée le 15 août 2026
Chef d’œuvre! Il faut voir la scène où Mari explique à Marie-Lou la pensée de la philosophe américaine Nancy Fraser qui parle de « capitalisme cannibale », lequel dévore ses propres conditions de survie, notamment la cellule familiale, le soin aux autres (care) et la natalité. On en est exactement là et tout, dans ce film limpide, résonne fort dans nos vies.
Depuis "A feu doux", je n'avais pas vu de film traitant de la vieillesse et du mieux vieillir.
Ça faisait longtemps que je n'avais pas j'ai vécu un moment suspendu au cinéma, de celui dont on ne voit pas le temps passer tant on est transporté !
C'est un film délicat qui prend le temps de poser les choses et de laisser l'histoire se développer lentement.
On assiste à la rencontre de deux femmes que rien ne prédestinait à ce que leur route se croise. Elles vont se confronter à leur droit, leur peur et partager une complicité rare et précieuse.
J'ai été beaucoup émue tout au long du récit. Sûrement parce que des souvenirs remontaient à la surface. J'ai pensé à ma grand-mère et au traitement qu'elle a subit dans sa maison de retraite ou à ma mère avec la gestion de la maladie et de la question des soins palliatifs et du choix de sa fin de vie.
Il n'y a pas de rencontre fortuite, je crois au destin et ces deux femmes se retrouve au bon moment de leur vie.
C'est un récit empreint d'humanisme et d'humanité, du don de soi et de la considération de l'autre. Les personnes âgées sont souvent reléguées au second plan de la société alors que ce sont des humains qui ont vécu et qui ont accompli des choses.
Je me fais souvent la réflexion que les animaux à la SPA sont souvent mieux traités que les patients dans les maisons de retraites ou ceux dans les hôpitaux.
Malgré un personnel qui s'investit corps et âmes dans leur travail, souvent une vocation, la faute à une direction qui demande plus de rentabilité au détriment du confort de vie.
N'ayez pas peur de la longueur du film : il vaut le coup de s'y consacrer le temps de la séance ! Venez découvrir le concept de l'humanitude et partager mon coup de coeur de ce mois d'août ❤️
Ce film m'a bouleversée, voire éprouvée, tant il nous renvoie des images vécues et fait ressurgir des émotions enfouies, des terreurs refoulées. Mais ce qui domine, c'est l'humanité et la lumière qui s'en dégagent. Les merveilleuses actrices que sont Virginie Efira et Tao Okamoto contribuent à la réussite de cette oeuvre qui n'est pas exempte de quelques longueurs - on se passerait des démonstrations un peu trop théoriques sur le capitalisme, par exemple -, mais c'est un reproche bien faible au regard de cet hymne à la générosité, de cette volonté d'accepter l'autre avec toutes ses différences, sans condescendance ou irritation. Histoire d'un coup de foudre amical, mais aussi interrogation sur le vieillissement, la folie, la mort, les sentiers à suivre pour continuer à vivre malgré tout ce qui vient obstruer le chemin.
Magnifique mais parfois trop didactique, c'est bien sûr un choix assumé et que l'on peut comprendre. Des moments très émouvants, d'autres qui d'un point de vue esthétique et du fond semble parfois naif. La mise en abime avec le théâtre est sublime.
Très déçue, je pensais voir un beau film mais...beaucoup trop lourd,long,triste,fataliste. Lors d une leçon donnée sur le capitalisme,j ai trouvé qu il s'agissait plutôt d une récitation donnée avec un ton monocorde...comme un cours de fac...J ai perdu pied avec le jeux des actrices à ce moment-là...et nous étions loin de . Je suis très déçue et je ne le conseille vraiment pas si vous souhaitez passer un bon moment.
Marie-Lou (Virginie Efira) dirige une maison de retraite en proche banlieue parisienne. Elle s’investit corps et âme dans son travail au risque de s’y épuiser. Elle fait par hasard la connaissance d’une dramaturge japonaise dont la pièce est représentée à Paris. Mari (Tao Okamoto) souffre d’un cancer en phase terminale. Marie-Lou va l’aider à mourir.
"Soudain" – un titre dont je n’ai pas compris la signification – a été acclamé à Cannes. Il se dit qu’il aurait raté de peu la Palme d’or. Ses deux actrices ont partagé le prix d’interprétation féminine.
Son réalisateur est la nouvelle coqueluche du cinéma japonais. Né en 1978, Ryūsuke Hamaguchi a été découvert grâce à "Senses", un film de plus de cinq heures sur les rapports hommes-femmes dans un Japon encore largement patriarcal. Prix du scénario à Cannes, "Drive My Car" a décroché le Golden Globe et l’Oscar du meilleur film étranger. En 2023 Le mal n’existe pas s’est vu décerner le Grand Prix du jury à la Mostra.
Je n’avais aimé aucun de ces films, pas même "Drive My Car" qui a reçu pourtant un accueil unanimement enthousiaste (poke Lynn). Je n’ai pas non plus aimé Soudain.
Il est difficile de lui reprocher son thème : la qualité des soins dispensés à nos aînés en maison de retraite est sans doute l’un des sujets les plus brûlants de notre temps. On a en mémoire les scandales qui émaillent l’actualité sur les mauvais traitements infligés dans les établissements Orpéa, sur le manque de moyens, sur les personnels mal formés, sous-payés et trop peu nombreux. Un défi qui s’aggravera avec le vieillissement de la population et les progrès de la médecine. Nous mourrons de plus en plus tard ; mais dans quel état et auprès de qui vieillirons-nous ?
Mais pour brûlant que soit ce thème, était-il nécessaire de le traiter avec autant de mielleuse bienveillance ? Qu’il faille traiter avec « humanitude » (sic) nos aînés, personne n’en disconviendra. Fallait-il en faire un film larmoyant et sans enjeu ? Fallait-il le lester d’une pesante démonstration marxiste sur l’impasse du capitalisme, façon Toni Negri et Giorgio Agamben, tableau blanc à l’appui ? Fallait-il que la démonstration dure plus de trois heures, une durée obèse que rien ne vient justifier ?
Le duo Virginie Tao est époustouflant de sincérité alors qu’elles ne parlent pas la même langue sauf pour les besoins du film. Le parallèle Hepad et soins palliatifs est judicieux ; ces deux approches de la morts imminente se confondent.
Film intéressant , et heureusement car 03H15 , teinté d'une grande Humanité et de poésie même s'il se montre par instant trop bavard et théorique , référence à la discussion sur le Capitalisme pour l'exemple , mais les prestations de Virginie Efira et de Tao Okamoto sont exceptionnelles et leurs Prix d’Interprétation du dernier Festival de Cannes est amplement mérité !
Je n'ai pas adhéré à ce film que je trouve grotesque et tellement éloigné de la réalité la directrice de 'l'epahd n'est pas crédible Beaucoup de longueur et l'incursion sans intérêt d'où la longueur du film on a hâte de voir le mot fin le prix d'interprétation à Cannes me semble exagéré mem si les 2 rôles ne sont pas évidents à interpréter et comme dans beaucoup de films hélas le réalisateur ne peut se passer de laisser fumer ses acteurs ce n'est vraiment pas indispensable
J'y allais un peu à reculons car les grands réalisateurs internationaux qui font leur film français, ça vire souvent à la débâcle et au ridicule. Le résultat était plutôt mieux que mes a priori, très intéressant quand il parle de la gestion des personnes désorientées dans les EHPAD mais moins convaincant pour ce qui concerne la pièce de la réalisatrice japonaise et l'interminable critique sur tableau blanc du capitalisme (avec une veine politique nouvelle chez Hamaguchi). Un film honnête mais en-deçà de Asako et Drive my car.
une histoire bien triste qui nous mène tout en douceur vers la mort, et ce film pourtant déprimant porte une message d’espoir; qu’après la mort, il y a encore la vie 
La performance des deux actrices, appuyé sur un long travail d'apprentissage d'une deuxième langue est excellente et méritait mieux que le scénario interminable proposé par Hamaguchi. En effet les (trop) multiples thèmes, pour intéressants qu'ils soient, sont abordés de façon condescendante et souvent en mode intellectuel, bien loin de l'émotion qui surgit malgré tout lorsque les individus interagissent entre eux. La démonstration au tableau noir sur le capitalisme est complètement en décalage avec la tonalité du film, et même les meilleures actrices ont du mal à faire passer la pillule. Il y a de ci de là de très beaux passages, par exemple le dialogue sur les bords de la Seine ou le plan de paysage final, digne d'une estampe japonaise de renom. Comment se fait-il qu'aucun des douze producteurs mentionnés au casting n'ait pu alerter le réalisateur du déséquilibre fondamental de son scénario? cinéma - aout 26
Hamaguchi s’attaque ici à de lourdes thématiques du monde occidental contemporain, sans vraiment parvenir à les incarner. La sororité idéale entre Marie-Lou, directrice d’Ehpad parisien, et Mari, réalisatrice japonaise en fin de vie, sonne artificielle et peine à convaincre. Trop long, trop lent, didactique et cérébral, le film préfère l’idéalisme au réel. Il ne doit son salut qu’à Virginie Efira et Tao Okamoto.
Et soudain le temps m'est apparu long long très long 3h15 c'est beaucoup trop pour un film pas assez passionnant et trop bavard même si les 2 actrices joues bien voilà un film qui n'apporte rien de nouveau au cinéma et ne restera pas gravé dans ma mémoire et c'est dommage car j'en attendais beaucoup trop peu être