Un grand conte philosophique s appuyant sur le milieu des EHPAD pour dénoncer l évolution et les derives du système capitaliste et remettre en valeur l importance 1ere de la Vie des hommes de notre planète
Fan atypique du réalisateur, j'avais trouvé les "contes du hasard" absolument merveilleux et j'avais été un peu moins enthousiaste avec "Drive my car". Avec "Soudain" on est un peu entre les deux avec toujours une très belle narration mais qui prend plusieurs voies (amitié entre deux femmes, rôle de l'argent, maladie/mort, traitement du grand age et des troubles psychatriques...) qui font qu'on se demande un peu quel message veut délivrer ce film.
Ca n'en garde pas moins la patte du réalisateur qui excelle dans les dialogues et dans la direction d'acteur. Virginie Efira notamment dont le jeu me parait emprunté dans d'autres films est ici vraiment excellente. Très belles images également du "vrai" Paris évitant tous les clichés habituels. Malgré les 3h15 il n'y a pas de temps mort et ça fait au final un film très recommandable.
Oublié la durée du film, oublier les critiques qui célèbre deux actrices magnifiques et leur prix d’interprétation mérité… Car vous allez voir un film hors norme, un mélange de grâce incroyable avec des actrices qui font oublier leur identité au profil leur personnage, c’est beau, touchant, libérateur, poétique, et si la critique de notre époque est vive, elle est néanmoins pilotée par l’espoir… A voir absolument 
Ce film ne nous apprend rien, il nous montre l'attitude humaine que nous devrions avoir dans les ephads si la rentabilité n'était pas le moteur de toutes ces institutions
Double prix d'interprétation féminine ( cannes 2026 ) pour ce film dont la projection a représenté, en ce qui me concerne, une véritable épreuve.
Admirateur du cinéaste dont j' ai visionné et aimé tous les opus sortis en France ( " Drive my car" étant mon préféré ), je reconnais ne pas avoir aimé son " Soudain".
Alors certes, les sujets traités sont profonds, universels, humains et avaient tout pour m'intéresser.
Hamaguchi, défend notamment la thèse, à laquelle le spectateur est invité à réfléchir, développée par Marx et Engels selon laquelle le capitalisme porte en lui les éléments de sa propre destruction. Thèse inverse defendue notamment par Deleuze et Guattari et même par les freudo marxistes de l'école de Francfort ( Adorno et Horkheimer) qui pensaient sa capacité à une sorte de plasticité, à se réinventer.
Le cinéaste japonais aborde aussi les thèmes défendus par les tenants du courant de l'antipsychiatrie ( Franco Basaglia en Italie, Ronald Laing ou David Cooper aux usa ) : il n' y a pas de normal , il n' y a que du pathologique ( c'est répété sous une autre forme dans le film mais l'idée est bien présente.
Le cinéaste insiste sur la précarité de la vie face à la soudaineté ( d'où le titre ) de sa propre fin, afin d'inviter à se tourner vers l'essentiel, du moins à ne pas le perdre de vue et d'agir en conséquence.
Mais le traitement à l'image englue le propos dans une lourdeur que je n' avais jamais observée dans le filmographie de ce brillant cinéaste.
Alors certes, plusieurs scènes fonctionnent indubitablement. Mais ce pensum ne sert malheureusement que très rarement son précieux sujet. " Soudain" représente à mes yeux son film largement le plus faible. Une grosse déception en ce qui me concerne !
Magnifique Virginie Effira . Très bien entourée dans cette ode à la vie, elle tient le film pendant , sans doute trop long, mais avec un message à nos décideurs : il faut investir dans la vieillesse, sans doute sans autre retour que la réussite. À voir absolument.
Waouh quelle claque ! Beaucoup d'humanité, d'émotions, de tendresse. Un message limpide et un jeu d'actrices absolument magistral ! Un profond respect également dans la manière de placer la caméra, sans voyeurisme. Merci
Ai vu « Soudain » du réalisateur japonais Ryüsuke Hamaguchi (« Drive my car », « Hasako I et II ») qui a été projeté en Compétition lors du dernier Festival de Cannes et qui a valu le Prix d’interprétation féminine aux deux comédiennes du film. Ce film est une véritable expérience philosophique et sensorielle de 3h15. Hamaguchi filme la rencontre entre deux âmes de cultures différentes. Marie-Lou (Virginie Efira extraordinaire), la parisienne, anthropologue, directrice d’un Ehpad à la limite d’un burn-out fait la connaissance de Mari (Tao Okamoto très intense) philosophe et metteur en scène japonaise qui est atteinte d’un cancer au stade 4. Le film se déroule sur le mois de juin 2025 entre Paris et le Japon. Comment apporter de l’humanité (l’humanitude) dans une structure privée uniquement régie pour les intérêts des actionnaires ? Comment maintenir une cohésion de groupe dans une équipe soignante quand chacun à un regard différent sur le mode de fonctionnement ? Comment s’investir sans se détruire ? Comment ne pas sacrifier la compassion et l’altruisme quand on est aidant en sous effectif ? Le regard philosophique de Mari va répondre à de nombreuses questions que se pose Marie-Lou dont l’écoute et la bienveillance est le moteur pour faire fonctionner son établissement. Le film est d’une grande douceur, d’une belle poésie et nous vaut plusieurs scènes de bravoure dont une leçon d’économie de 15 minutes extraordinaire et lapidaire, ainsi que d’une séance collective de massage de pieds, mémorable. Les deux comédiennes alternent le français et le japonais avec brio et l’osmose de leur interprétation est au-delà du jeu. Ce film est basé sur le regard, le toucher, l’écoute et l’équilibre. Il vous cueille émotionnellement à des moments totalement inattendus. « Soudain » est un véritable massage cérébral et sensitif dont on ressort véritablement rasséréné et apaisé. Une expérience thérapeutique bienveillante et bienfaisante. Indispensable !
Le réalisateur Ryūsuke Hamaguchi fait un parcours cinématographique sans faute. "Drive my car", "le mal n'existe pas" sont déjà des classiques du cinéma Japonais. J'ai pu découvrir "Soudain" lors du Festival de Cannes et souvent déçu par des tentatives de faire un " film français" venant de réalisateur nippons je n 'en attendais pas grand chose. De plus je ne suis pas super fan de Virginie Efira. Donc pour convaincre ceux qui ont peur de passer 3h20, le film passe vite et va vous transporter. C'est vraiment une expérience autour de la bienveillance et de l'empathie doublé d'une réflexion profonde sur les rapports entre un capitalise exacerbé et l'abandon du soin de nos aînés et une expérience ( l'humanitude qui existe belle et bien) pour retrouver foi en l'humanité. Et les deux comédiennes sont exceptionnelles. On y croit et on fait corps avec elles tout du long. Vraiment n'hésitez pas et donnez sa chance à ce film ( que j'ai revu du coup hier)
J' aimerai bien connaitre des Ephad aussi bienveillantes Je trouve ce film tres surrealiste Mais il en reste un beau film, avec de belles valeurs humaines
Hamaguchi est sans doute l'un des cinéastes les plus importants de notre époque et si on pouvait craindre de le voir faire un film en France, il prouve qu'en terre étrangère, il n'a rien perdu de sa singularité. Avec un sujet propice au misérabilisme, Hamaguchi livre un film lumineux qui traite de problèmes sociétaux mais n'oublie pas de se présenter comme une oeuvre sensible, poétique voire sensorielle. Alors il est vrai que le film est parfois à la frontière du mélo voire du grotesque mais Hamaguchi réussi â ne pas franchir la ligne rouge et c'est dans cette équilibre précaire qu'il livre des scènes mémorables (spoiler: un massage de pieds collectifs et un cours magistral sur le capitalisme) . Étonnant et d'une grande beauté, Soudain ne souffre pas de sa durée de film fleuve. Remarquable !
Le nouveau film de Tyusuke Hamagushi, très bien écrit et surtout très bien documenté, aborde des sujets de société graves avec une infime délicatesse, sachant notamment éviter la carte du mélodrame que le scénario lui offrait pourtant les bras ouverts. Se basant essentiellement sur de longues scènes très écrites, le film est aussi remarquablement mis en scène, de nombreuses scènes étant remarquablement filmées et photographiées. Abordant de nombreux thèmes dont celui de l'amitié, bénéficiant pour ce dernier de deux admirables comédiennes en osmose dans l'émotion, et ceci n'empêchant pas els autres personnages d'exister aussi.