Soudain
Note moyenne
4,0
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278 critiques spectateurs

5
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hugues blondet
hugues blondet

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 juin 2026
Au Louxor, un samedi en fin d'après midi de juin, 3h15 de pur cinéma, brillant, innovant. Si rare, avec une pléiade d'acteurs merveilleux, Virginie Efira n'avait jamais atteint cette plénitude. Tchekhov n'est jamais loin des ces histoires si humaines, dures, entières. Un absolu en 2026.
Romain Brr
Romain Brr

2 abonnés 23 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 juillet 2026
Film INCROYABLE. D’une beauté, d’un esthétisme et d’une portée philosophique rares. Hamaguchi a su construire une fable qui raisonne et fait résonner un moyen de thérapie, l’éthique du « care », dont notre société malade a bien besoin !
Hélène E.
Hélène E.

5 abonnés 48 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 juin 2026
Un film qui fait du bien pour son humanitude. Une scène anthologique décrivant la spirale du capitalisme. Vu au festival de Cannes
Cinéphiles 44

1 700 abonnés 4 698 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 mai 2026
"Soudain" suit une directrice d’un établissement pour personnes âgées, qui tente d’y instaurer l'humanitude, une approche des soins fondée sur l’écoute, la dignité et la considération de chaque résident. Ses méthodes trouvent un nouvel écho lorsqu’elle rencontre une metteuse en scène japonaise atteinte d’un cancer. De cette rencontre naît une amitié profonde, presque vitale, qui transforme leur manière d’appréhender la vie, la maladie et la finitude. Dès les premières minutes, le film impose son ambition : celle de filmer le soin comme un acte politique, intime et profondément humain. L’immersion dans l’EHPAD est saisissante, presque documentaire, sans jamais perdre de vue la dimension sensible des personnages. Virginie Efira livre ici une performance exceptionnelle, d’une justesse rare. L'actrice parle d'ailleurs japonais pendant une large partie du film. À ses côtés, Tao Okamoto impressionne tout autant, dans un rôle à la fois fragile et lumineux. Les deux comédiennes méritent amplement leur Prix d’interprétation au Festival de Cannes 2026. Le film doit aussi beaucoup à cette sensation rare d’immersion : les longues conversations donnent l’impression d’être aux côtés des personnages, de partager leur temps, leurs doutes et leurs éclats de vérité. Hamaguchi filme la parole comme un espace vivant, où les idées circulent autant que les émotions. "Soudain" développe aussi une réflexion passionnante sur le rapport entre capitalisme et démocratie. Ces discussions, jamais didactiques, s’intègrent naturellement dans le récit et lui donnent une ampleur inattendue. Avec ses 3h15, le film pourrait sembler exigeant, mais il devient au contraire une expérience enveloppante, presque hypnotique. On en ressort avec le sentiment d’avoir vécu quelque chose de profondément humain, et surtout avec l’envie d’y retourner. Un film d’une rare beauté.
Tancrede d'Ukraine
Tancrede d'Ukraine

2 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 mai 2026
Vu aujourd'hui,
Intrigué par la double Palme d'interprétation Féminine. J'ai été plutôt déçu par le côté très cliché de l'approche en EPAHD et du traitement de l'Alzheimer associé à l'autisme, au cancer etc.
La critique du capitalisme et de l'individualisme est très clichée surtout en faisant appel au Japon, à son succès économique et à la volonté un peu lourde justement de faire un film subtil qui manque de...subtilité et de charme.
Les délices de Tokyo comme Soudain sont des adaptations de livres mais personnellement j'attends d'une ouvre cinématographique davantage qu'un plaidoyer pour "l'humanitude ????" Concept à peine évoqué dans le générique de fin.
La place des vieux, des malades, des marginaux et la place de l'art est un beau sujet mais on est pendant trois heures (pas trop longues cependant) confiné dans ce ping pong entre les deux actrices alternant japonais et français.
La japonaise est seule, par définition, par hypothèse et hop fin du scenario.
Finalement placer ce débat en Afrique, ou ailleurs poserait les questions de la famille, de la civilisation autrement serait aussi un angle.
Rien de notable côté visuel, ni sonore, un film plutôt plat mais pas creux.
Barbara C.
Barbara C.

6 abonnés 117 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 mai 2026
Débordant d'empathie, le film du japonais Hamaguchi prend son temps (plus de 3h) pour montrer la rencontre de 2 femmes, 2 âmes sœurs qui, du fait de leurs parcours respectifs et leur sensibilité, aimeraient rendre possible l'impossible : après tout, il suffit peut-être d'essayer ?
C'est bouleversant, c'est philosophique et politique, c'est une vision du monde où chacun a sa place à condition de se respecter et de se connecter les uns aux autres.
Virginie Éfira et Tao Okamoto ont entièrement mérité leur prix d'interprétation au Festival de Cannes.
max7_13
max7_13

38 abonnés 168 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 mai 2026
Le film prend le temps de nous montrer le lien qui se crée petit à petit entre ces deux femmes, laisse les dialogues s’installer et ça fait du bien de prendre 3h16 de son temps pour voir ce film poétique. Vu en avant première dans le cadre d’à la reprise du festival de Cannes
Cinememories

604 abonnés 1 677 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 mai 2026
Avec Soudain, Ryūsuke Hamaguchi investit pour la première fois la langue française et un EHPAD de banlieue parisienne pour y déposer ce qui l’a toujours obsédé : la manière dont les humains tentent de se rapprocher, malgré la maladie, malgré le système et malgré la mort qui rôde en silence. Une belle surprise, exigeante et tendre à la fois, même si elle met parfois à l’épreuve la patience du spectateur sur ses 3h15.

Le projet n’avait rien d’évident. Hamaguchi s’appropriait une correspondance réelle, celle d’une philosophe mourante et d’une anthropologue, pour en tirer une fiction transposée dans un univers qui n’était pas le sien et dans une langue qu’il apprenait à peine. Et pourtant, Soudain porte la marque d’un cinéaste qui ne s’égare pas. Ses personnages sont regardés avec la même nuance, la même dignité et la même empathie exceptionnelle que dans chacun de ses films précédents.

Marie-Lou, directrice d’EHPAD en banlieue parisienne, et Mari, metteuse en scène japonaise en lutte contre un cancer, se découvrent par hasard et vont apprendre l’une de l’autre, notamment autour des méthodologies de soin, autour de la langue de l’autre, autour de la mort imminente que le film refuse d’urgentifier. Il y a une fatalité diffuse dans ce drame, une façon de laisser la menace s’installer sans la brandir. Hamaguchi choisit le rythme du quotidien plutôt que le crescendo du deuil, et cette décision, aussi risquée soit-elle, est celle qui donne au film sa vérité la plus profonde.

La langue de l’autre

Soudain est aussi très bavard. Les grandes tirades philosophiques, les monologues sur le capitalisme et l’épuisement au travail (mieux traité que dans Sanguine), les échanges bilingues qui sont parfois schématiques, mais tout de même stimulants. Tout cela est parfaitement assumé, car c’est aussi le sel du cinéma d’Hamaguchi depuis Senses jusqu’à Drive My Car, en passant par Le mal n’existe pas, ce pari que la parole, quand elle est filmée avec assez d’attention, finit par se transformer en quelque chose de plus suspendu, de presque physique. Et ici, plus que dans ses films précédents, la communication n’est plus simplement verbale, elle est sensorielle, tactile et incarnée dans un EHPAD où le geste de soin est aussi un geste de présence. Le massage de pied revient comme un symbole fort, peut-être un peu trop répété aussi, mais il raconte quelque chose d’essentiel sur ce que le film appelle l’humanitude : un concept philosophique et gérontologique basé sur l’empathie, que le scénario n’arrive pas toujours à rendre évident.

Ce qui fascine toujours autant, en revanche, c’est la manière dont le réalisateur filme les corps, le contact humain dans sa spontanéité fragile, et la vitesse réelle du quotidien. Ces échanges, sans coupure au montage, donnent une fluidité et une vérité dans le rapport aux personnes. La longue conversation nocturne sur les quais de la Bibliothèque François Mitterrand, ce ping-pong verbal en français et en japonais entre Marie-Lou et Mari, est à ce titre la plus belle scène du film. Deux femmes aux cultures différentes mais aux bagages intellectuels et politiques similaires, qui apprennent à exister l’une pour l’autre et dans la langue de l’autre. Virginie Efira et Tao Okamoto y livrent une performance d’une justesse impressionnante, portant le film dans ses instants les plus aériens avec une sincérité qui mérite d’être saluée dans une compétition cannoise assez disparate pour le moment.

Soudain justifie toutefois ses trois heures de déambulation, même s’il lui manque parfois cette petite lueur indéfinissable qui fait que les films d’Hamaguchi sont enivrants et mémorables. Cette sidération finale qu’on attend de lui et qui n’arrive pas tout à fait, à cause d’une dernière heure qui a tendance à se répéter et qui tombe un peu dans le conventionnel. Mais quand il oublie sa thèse et habite simplement ses personnages, quand la caméra nous rend complice des échanges intimes, le film touche à quelque chose de profondément poétique à travers ces deux femmes et sur la difficulté d’exister et de mourir dans un monde qui va trop vite pour prendre le temps de vraiment s’écouter. Ce maître de la narration n’a pas encore dit son dernier mot.
Stéphane G.
Stéphane G.

1 abonné 1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 mai 2026
Vu dans le cadre des séances spéciales Cannes 2026 au cinéma Pathé Capitole de Clermont-Ferrand. Film qui malgré sa durée -plus de 3 heures- ne laisse jamais le spectateur de côté et l'accompagne en douceur dans son "humanitude". Prix d'interprétation cannois du duo d'actrices amplement mérité.
Marine V09
Marine V09

1 abonné 6 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 mai 2026
Marie-Lou, directrice d'EHPAD au bord du burn out, contestée dans son établissement pour sa volonté de mettre en place un nouveau protocole appelé Humanitude très bénéfique pour les patients mais charge de travail supplémentaire pour le personnel et trop onéreux pour les actionnaires rencontre à l'issue d'une pièce de théâtre qui la bouleverse la metteuse en scène, Mari, jeune japonaise en phase terminale d'un cancer. Cette rencontre improbable devient quasi instantanément une attirance, une amitié profonde et profondément harmonieuse entre les deux femmes. Hamaguchi nous entraîne alors dans un voyage de conversations, d'échanges, d'expériences partagées enchanteur et riche de réflexions sur sur le soin, la folie, les ravages généralisés de la loi du rendement sur les rapports humains, la finitude d’un capitalisme condamné à s’autodétruire Un détour à Kyoto avant de mettre en place des accompagnements qui transforment les résidents de l'EHPAD. Un chemin envoûtant au cours duquel le temps s'efface (pas vu les 3 heures +), l'émotion et l'empathie, la bienveillance s'installent. On aimerait que cette vision ne soit pas si proche de l'utopie !! Un moment de grâce..
Crualitymo
Crualitymo

1 abonné 12 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 mai 2026
ryusuke hamaguchi nous livre encore un film magnifique plein d'espoir , sublimé par le duo d'actrice, cet histoire en EHPAD est une forte critique du capitalisme qui détruit la vie aussi bien des personnes habitant ses lieux et des aides soignants, infirmier pas reconnu a leur juste valeur . Le film met aussi l'accent sur les relations humaines car travaillant dans un EHPAD ou 80 % des résidents on Alzheimer, la discussion est primordial elle est même obligatoire, c'est sur ça que ce concentre le film pas d'action réel pas de scene qui force sur la sensibilité, tout passe par le dialogue ce qui sur 3 heure peut rebuté certain mais que lorsque qu'on s'investie a fond dans le film on sent toute les émotions des personnages même si ils ne parlent pas notre langue ou s'ils ne parlent tout simplement pas.
Vu en avant première
traversay1

4 530 abonnés 5 456 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 mai 2026
Bien sûr, il y a Tao Okamoto et Virginie Efira, qui constituent le duo majeur de Soudain et qui ont bien mérité leur Prix d'interprétation à Cannes, mais le nouveau film de Ryusuke Hamaguchi est d'une richesse telle qu'il ne saurait se résumer à ses seules actrices, aussi talentueuses et magnifiquement dirigées soient-elles. Soudain est un puits sans fond de sentiments contrastés et de scènes qui touchent parfois au sublime. Et pourtant, nul n'aurait parié sur l'évidence d'un long métrage de 3 heures 15 dont la plus grande partie de l'action se déroule dans un Ehpad parisien. On y évoque allègrement, souvent lors de conversations où le français et le japonais alternent, à des considérations sur le capitalisme, à l'appréhension de la maladie et de la fin de vie, à des politiques de soin tenant compte de l'humanitude et même, à l'occasion, du symbolisme des fientes d'oiseaux tombées du ciel. Mais c'est aussi la magnifique rencontre de deux âmes proches, dans une relation que l'on qualifiera, faute de mieux, d'amitié amoureuse, traitée avec une délicatesse extrême par le cinéaste. Soudain est une véritable merveille, sans temps morts, en dépit de sa durée, et qui se révèle aussi dense en réflexions sur le monde moderne que généreuse en émotions pures. De là à dire que Hamaguchi est devenu le cinéaste japonais contemporain le plus audacieux et le plus brillant, dans la continuité d'œuvres telles que Senses, Drive my Car et Le mal n'existe pas, entre autres, il n'y a qu'un pas que l'on peut franchir sans hésiter.
Eric Dugelay
Eric Dugelay

9 abonnés 181 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 mai 2026
Soudain est un film inclassable de Ryūsuke Hamaguchi qui a vu récompenser du Grand Prix d’interprétation féminine ses deux actrices, Virginie Efira - Marie-Lou, patronne d’EHPAD à Paris - et Tao Okamoto - Mari, metteuse en scène japonaise. « Rendre possible l’impossible », c’est l’objectif des deux femmes alors que la seconde est condamnée par un cancer au stade 4. Interviewée à Cannes, Virginie Efira a résumé la valeur incomparable de ce film, son incongruité presque : quel autre film raconte la naissance d’une amitié improbable entre deux femmes qui ne se connaissent pas et ne souhaitent pas se connaître, quel film donne à voir, pendant trois heures et quart, la vie dans un EHPAD ? Belle performance vraiment. Pourtant, j’ai souffert dans les scènes laborieuses d’échanges intellectuels entre les deux amies, panel board à l’appui, pour présenter les affres du capitalisme ou le concept d’humanitude, « philosophie de soins innovante basée sur l'écoute et la dignité des résidents ».
Chris G
Chris G

43 abonnés 74 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 mai 2026
Hamaguchi installe son cinéma humaniste dans un EPHAD français et nous livre une réflexion philosophique profonde et émouvante.
lenferre
lenferre

12 abonnés 220 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 mai 2026
vu en avant-première lors des séances spéciales du dernier week-end de Cannes 2026. Le duo d'actrices est très bon, elles méritent leur double prix. Par contre, c'est très long. Je me suis ennuyé devant ce film.
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