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Eleni
20 abonnés
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5,0
Publiée le 6 septembre 2026
Prendre le temps de se rencontrer, de se sentir, de se connaître un peu, de s'apprécier voire de s'aimer, c'est l'expérience que propose Hamaguchi sur l'écran, mais qu'il propose aussi au spectateur. Pour peu qu'on s'y laisse aller, on est vite emporté par la réalité de l'autre, sa présence, ses propos, ses émotions, son ressenti. On ne sait plus si on est dans la salle de cinéma, sur le plateau de tournage ou au milieu de personnes vivantes que l'on découvre autour de nous. C'est fascinant ! L'autre point fort de "Soudain" est de nous immerger dans une démarche philosophique, sans nous prendre par la main. Peu à peu, la réflexion s'impose à nous, en nous, déroulant son flot de questions. Pas celles que les personnages pourraient suggérer, mais une vraie réflexion personnelle. Enfin, ce film est d'une sensibilité puissante, loin de toute mièvrerie et au plus près du principe d'humanité, "à la racine obscure du cri" comme l'écrivait Garcia Lorca.
Un film précis, profondément humain, exigeant, beau... Des actrices effectivement splendides, sur un fil. Je comprends parfaitement les nombreuses critiques dithyrambiques, MAIS. Ce film n a parlé qu à mon intellect, et pas une seconde à mon cœur. C est probablement pour la même raison que je ne comprends en général pas le cinéma asiatique : les corps sont là, mais presque désincarnés, nettoyés de tout affect. On ressent, mais on le contrôle, on garde la maîtrise. Ne parlons pas de cette démonstration sur le capitalisme qui vient un peu comme un cheveu sur la soupe car pas tellement suivie d effet dans le film, mis a part par une sorte d abandon... certains s etonneront surement de la demonstration, je me suis personnellement étonné qu une telle evidence ne soit pas plus souvent exprimée..... Et puis c est long, long, tellement long...
Véritable prise d’otage temporelle. Jamais vu un film aussi lent. 3 h 15 de lenteur et de vide : chaque scène semble durer 1 000 ans, et le film passe son temps à s’égarer dans des digressions qui n’apportent rien au propos, alors que le thème des EHPAD est un véritable sujet qui méritait d’être pleinement traité. Un cauchemar !
Une directrice d'Ehpad et une metteuse en scène japonaise malade se croisent un jour à Paris, et cette rencontre transforme tout le film en un espace de douceur rare. Ryusuke Hamaguchi construit une œuvre où l'écoute devient un geste de mise en scène à part entière, patient, presque tactile. Virginie Efira et Tao Okamoto irriguent chaque plan d'une justesse qui explique leur double prix à Cannes. Les 3h15 se traversent sans lourdeur, portées par une confiance profonde dans le pouvoir du soin et du dialogue. On sort de la salle apaisé, débarrassé de tensions qu'on ne savait même pas porter.
Si vous voulez avoir une idée de l’infiniment long, allez voir ce film ! Les actrices ont mérité leurs palmes mais le film est d’un ennui profond ! J’ai tenu car je devais ramener mon épouse à la maison, ma performance mérite elle aussi une distinction cinématographique ! PLUS JAMAIS un film de ce réalisateur !
Je viens de voir Soudain et je suis encore bouleversé. J'ai pleuré. C'est un film qui prend aux tripes, qui parle de la vie, de la maladie, de la fin, mais surtout de l'amour et du lien. Virginie Efira est bouleversante en directrice d'Ehpad qui se bat pour une approche plus humaine des soins, l'humanitude. Son duo avec Tao Okamoto est d'une délicatesse infinie. C'est un film de 3h16 qui passe comme un souffle. Il restera gravé en moi. Il m'a permis de porter un regard et un comportement complètement différents sur les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer pu du cancer,, la vulnérabilité et sur ce que veut dire "prendre soin". Un film nécessaire
2 crans en dessous de “de son vivant” de Bercot avec Magimel et Deneuve sur le sujet de fin de vie. Je trouve la leçon au tableau sur le capitalisme de plus de 20mn juste ridicule. Tout ça pour dire que la pyramide des âges s’inverse en occident avec moins de moyens. L’humanitude est intéressante surtout la verticalité mais autrement à part l’étonnante Efira parlant Japonais et la commande Siri pour commencer le p’tit dej au lever du soleil, rien de bien nouveau. La longueur interminable du film et ses répétitions de massages de pieds ne me laisse pas une impression de béatitude.
Un film qui traite à la base d’un joli sujet… L’humanitude ou comment accompagner des personnes âgées avec respect, bienveillance et dignité jusqu’au bout du chemin Mais il est encombré d’énormes longueurs sur des sujets transversaux comme une satire du capitalisme en mode cours d’économie avec schémas sur paperboard qui polluent la poésie et rendent ce film interminable Les longs dialogues parfois inutiles gâchent un peu la beauté des silences et des regards de ces deux bonnes actrices. L’ensemble a fini par devenir ennuyeux.
12 août 2026 | De Ryūsuke Hamaguchi Avec Virginie Efira, Tao Okamoto, Kodai Kurosaki Titre original All Of A Sudden
Directrice d'un établissement pour personnes âgées, Marie-Lou tente d'y instaurer une philosophie de soins innovante basée sur l'écoute et la dignité des résidents. Sa rencontre avec Mari, une metteuse en scène japonaise qui se bat contre un cancer, va bouleverser sa trajectoire.
Dans un film qui dure 3h15 et qui a pour titre « Soudain » il n’est pas étonnant que le réalisateur parle du temps ou plutôt des temps. Celui qui reste pour Mari, condamnée à court terme, celui en pointillés des malades d’Alzheimer, tantôt en phase tantôt absents. Absents mais encore dignes de toutes nos attentions, c’est là que Marie-Lou porte son combat auprès des pensionnaires de L’EPHAD qu’elle dirige. Selon les protocoles d’humanitude, elle souhaite que le personnel passe par le regard, le toucher, la parole et enfin la verticalité pour les personnes soignées. Une véritable quadrature du cercle se révèle dans un système de soins basé sur la rentabilité, car plus de mobilité égale un classement GIR inférieur et donc moins de moyens pour l’institution. Là où l’on sent que les moyens sont déjà restreints et les soignants sous pression. Tout le monde n’est pas forcément prêt à déclarer comme Marie-Lou qu’elle ne sépare pas sa vie privée et sa vie professionnelle. Mari, metteuse en scène présente sa pièce « Da Vicino nessuno è normale » La phrase célèbre de Franco Basaglia « Da vicino nessuno è normale » se traduit en français par « De près, personne n'est normal »._ Cette formule résume la pensée du psychiatre italien Franco Basaglia, pionnier de la désinstitutionnalisation psychiatrique en Italie et artisan de la loi 180 qui a entraîné la fermeture des hôpitaux psychiatriques. Sens : Elle signifie que les notions de « normalité » et de « folie » sont des constructions sociales. En observant de près la vie de n'importe quel être humain, avec ses contradictions et ses fragilités, les frontières rigides entre le « normal » et le « fou » s'effondrent. Chacun s’exprime avec ses particularités dans une série de rencontres qui tend à effacer les frontières entre soignés et soignants dans des échanges mutuellement bénéfiques, les hiérarchies s’effacent dans des moments magiques quand une fenêtre s’ouvre, quand l’impossible et le possible se rejoignent sans éclipser la réalité et l’échéance finale de la mort. Hamaguchi fait un plaidoyer pour que chacun vive debout en saisissant tous les instants de la vie, la vie sous forme de sablier où chaque grain de sable compte. On adore cette rencontre entre Mari et Marie-Lou traitée avec beaucoup de délicatesse. C’est un condensé d’humanité et de sensibilité. Bravo;
Trop long deux bonnes actrices On nous donne des cours de capitalisme , de politique Déçue pourquoi faire si long ça gâche le film Je suis partie avant car lassant on y trouve aucun plaisir C est rare que je ne fis pas un film
Le film s’inspire d’un livre de correspondance (Quand la vie prend un tournant inattendu) entre deux intellectuelles japonaises : une philosophe atteinte d’un cancer (Makiko Miyano) et une anthropologue médicale (Maho Isono). La transformation de cet échange épistolaire en dialogues de cinéma a malheureusement conservé une dimension très écrite, avec à la clé une oralité artificielle, du moins peut-on en juger dans les dialogues en français (deux langues ont cours dans le film, le français et le japonais). Est-ce dû au fait que le réalisateur japonais Ryusuke Hamaguchi a tourné partiellement dans une langue qu’il ne maîtrise pas ? En tout cas, ça sonne souvent peu naturel et très formel, malgré les efforts des deux actrices principales (Virginie Efira et Tao Okamoto) pour donner vie à leurs personnages. Il y a là une certaine lourdeur, que n’arrangent pas quelques passages très didactiques (les réflexions sur le capitalisme, plutôt incongrues) et une approche générale assez démonstrative. Néanmoins, après une moitié de film bien intello, on se fait peu à peu au style d’expression et on se laisse séduire par une fibre plus émotionnelle, qui finit par toucher, par petites touches. Autour de la vie et de la mort, de l’intime et du collectif, de l’humanisme et de l’utopie, de la parole et du toucher, de belles idées vibrent dans ce texte et une sensibilité se diffuse joliment quand le scénario sort des sentiers battus. Regard délicat sur la fin de vie. Évocation tout aussi délicate d’un coup de foudre amical. Entre empathie et bienveillance. Des qualités qui font d’autant plus regretter le défaut d’oralité et, par ailleurs, la longueur du film.
Le film coche beaucoup de cases d’un chef d’œuvre contemplatif sur l’empathie, mais je n’adhère pas à la direction d’actrices (beaucoup de répliques sont volontairement récitées de façon très froide) et aux longs dialogues philosophico politiques – un livre aurait peut être été plus adapté qu’un film… Quelques scènes offrent toutefois de grands moments de cinéma