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jm B.
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2,0
Publiée le 4 septembre 2026
J'aime les films lents quand ils ont quelque chose de contemplatif. Mais là, le film ne se prête pas du tout à la contemplation. Que ce soit le sujet, le choix et le jeu des acteurs, la photographie, et surtout les dialogues, il n'y a rien à contempler. C'est juste un film d'une lenteur extrême, quasistatique. Il y a des bonnes idées, mais même s'il avait une durée adaptée à son contenu, je n'y aurais pas trouvé beaucoup d'intérêt. Trop de bien-pensante naïve et irrealiste. Il y a aussi quelques clichés qui dévalorisent le scénario. Ennui profond et interminable.
Mon avis est mitigé sur ce film. Le film manque de rythmes. Il y a de trop nombreuses longueurs assorties à des scènes non crédibles et d'autres tellement fantasmées que cela en devient ridicule. Par ailleurs, on tombe rapidement dans le pathos ; ce qui à mon sens est dérangeant.
J'aime beaucoup le réalisateur Ryūsuke Hamaguchi et j'avais bien aimé ces œuvres précédentes dont Drive My Car, qui est plus subtil.... mais, là, j'ai eu beaucoup de mal avec ce film de 3h15, particulièrement pénible à suivre. J'ai souvent regardé l'heure... en calculant le temps restant.
Déception. J’avais adoré » drive my car ». On retrouve la douceur et la bienveillance, mais trop de présentation didactique. On se croirait à des cours dans un documentaire… Les actrices elles sont formidables.
Un magnifique film, plein d’humanité et délicat. Il faut être sensible au thème des personnes âgées dans les EHPAD pour en apprécier toute la portée. Il faudra aussi ne pas avoir peur des 3h15 ! J’avoue que ce n’est qu’en achetant ma place que j’ai réalisé la durée du film… Mais, bien sûr, vous vous en doutez, cela ne me fait absolument pas peur, bien au contraire ! Il y a certes quelques passages plus difficiles à suivre, notamment autour de la pièce de théâtre ou du capitalisme, mais l’ensemble finit peu à peu par prendre tout son sens. J’ai adoré le passage avec les animateurs, les ateliers, le jeu des actrices, leur relation, et plus généralement, les interprétations de l’ensemble des acteurs. Parmi les films en compétition au Festival de Cannes que j’ai pu voir au cinéma cette année, c’est celui qui m’a le plus touchée. Je lui décernerais volontiers ma Palme d’or personnelle.
Un film sur un sujet peu commun au cinéma : comment une directrice d’EHPAD peut-elle concilier bien-être et dignité des soins pour les résidents de son établissement (ce qui demande du temps, du personnel formé et donc de l’argent pour mettre en place les principes de l’« humanitude ») avec l’exigence de rentabilité imposée par sa direction ?
Le réalisateur construit progressivement un lien entre Marie-Lou (Virginie Efira) et Mari (Tao Okamoto), qui se retrouvent confrontées à cette même question sur des terrains différents : Marie-Lou comme directrice d’EHPAD, et Mari comme réalisatrice, qui dénonce dans sa pièce de théâtre la fermeture des hôpitaux psychiatriques en Italie et l’abandon des patients par l’État italien. Toutes deux déplorent ainsi les effets nocifs d’un système capitaliste qui mène à certaines impasses et laisse l’humain de côté lorsque celui ci ne sert plus son système. Cette réflexion est portée par leur relation, qui évolue peu à peu vers une connexion profonde.
Le duo formé par Virginie Efira et Tao Okamoto est vraiment excellent. Le prix d’interprétation féminine obtenu à Cannes est largement mérité. On sent que les deux actrices ont travaillé leurs rôles avec sincérité et beaucoup d’investissement. Virginie Efira, notamment, impressionne par sa maîtrise du japonais, qu’elle a appris pour ce rôle. Leur complicité fonctionne parfaitement et se ressent tout au long du film, ce qui le hisse clairement vers le haut.
À côté, les autres rôles paraissent presque fades et beaucoup moins travaillés. Les dialogues sont presque caricaturaux par moments, voire manichéens, et ne permettent pas aux acteurs secondaires de faire preuve de beaucoup de spontanéité. On pense notamment à certaines réactions de Sophie, l’infirmière réfractaire à l’humanitude, ou encore à celles du dirigeant en visioconférence au début du film. Le contraste est particulièrement frappant avec la subtilité de la relation entre les deux actrices principales et le langage non verbal qu’elles arrivent à déployer à travers leur jeu.
Le film souffre également de longueurs et de scènes qui cassent régulièrement son rythme. Une bonne partie d’entre elles aurait probablement pu être supprimée sans que cela n’enlève de sens au message premier du film : les passages très démonstratifs sur le capitalisme, la pièce de théâtre qui tombe dans l’absurde ou encore les scènes de massages de pieds entre résidents, pour ne citer qu’elles.
Dommage, car le jeu entre les deux actrices principales est excellent et constitue, à mes yeux, la véritable force du film.
C'est beau mais c'est long, c'est lent, je me suis même un peu endormie, les actrices jouent bien, Virginie Eifira en toute simplicité, elle parle très bien le japonais. Oui bon et alors. les 3 h 15 passent quand même très vite
Le film m’a assez rapidement indisposé, la vision de toutes ces personnes dépendantes et les réunions d’équipe de travail me ramenant à des réalités vécues déplaisantes. Le trop simpliste et catégorique discours professoral de Mari sur le capitalisme et son impact sur la démographie n’a pas arrangé les choses ; d’autant qu’il est ponctué d’aphorismes de la part son auditrice. Et le discours sur l’humanitude, pour intéressant qu’il soit, ne dépasse pas la valeur documentaire (on le trouve parfaitement à l’identique sur le site de Passeport Santé). Ceci étant, le film a quand même un intérêt plus « créatif » : la naissance de la relation entre les deux protagonistes générée par un spectacle artistique et le développement du lien qui s’est formé entre elles sont intéressants et assez bien traités ; ce thème du lien et de ses évolutions, essentiellement par la parole, sont caractéristiques de l’œuvre de Hamagushi. Mais, plombé par ce qui précède et gagné par l’ennui, jamais je n’ai ressenti la moindre émotion. A l’inverse de ce que m’avaient donné les films précédents du cinéaste…dont je souhaite qu’il retourne tourner au Japon.
Beau film sur la vieillesse, la tendresse humaine et le partage. Deux actrices qui méritent leur prix d'interprétation à Cannes. Mais tout de même un peu long, on s'y perd par moment
De nos jours, à Paris, Marie-Lou, directrice d'EPHAD, met en place dans son établissement l'Humanitude, une méthode de soin des personnes atteintes de déficience cognitive basée sur le regard, le toucher et la verticalité Cette mise en place nécessitant plus de personnel et plus d'argent, elle est confronté à des réticences. Un jour, elle rencontre Mari, une metteuse en scène atteinte d'un cancer en phase terminale. L'amitié des deux femmes va les aider mutuellement.
Le film prône la bienveillance dans les rapports humains quels qu'ils soient avec pour point d'orgue celle à apporter aux personnes souffrant d'Alzeimer mais aussi, en filigrane les autistes ou plus simplement ses collègues de travail. Dans sa démonstration, Hamaguchi fait une critique argumentée et très claire du capitalisme.
Son scénario est cependant trop didactique répétant et allongeant les scènes de formation ou de mise en place de l'Humanitude, celles de démonstration des (dys)fonctionnements du capitalisme et celles de la pièce de théâtre de Mari. C'est le point faible du film. D'une durée de 3h16, avec un montage plus strict, il aurait pu éviter ce qui peut-être ressentie comme des répétitions. Pourtant, on ne s'ennuie jamais vraiment. La singularité du sujet et la façon dont le scénario chemine captent notre attention. Les comédiens nous emportent aussi dans ce récit et on retrouve avec plaisir dans des rôles secondaires Marie Bunel, Sephora Pondi et Jean-Charles Clichet. Formellement, le film impressionne avec ses longs plans séquence.
Quant aux deux interprètes principales, parlant toutes les deux alternativement en français et en japonais, Virginie Effira et Tao Okamoto sont toutes les deux parfaites. Elles ont reçu à Cannes 2026 le Prix d'interprétation féminine.
Deux. Actrices qui méritaientt le prix d’interprétation, d’une justesse singulière, une histoire philosophique, émotive une relation chargée et curiosité et de pudeur. L’environnement un peu angoissant parfois, la maladie de la metteur en scène mélangée, l’humanité pratique, la directrice de l’EHPAD se font écho. Les quelques scènes au Japon m’ont beaucoup touchées. Le film te prend.. un seul point un peu négatif, le film est un peu trop long une minute de moins aurait été parfaites
"Il y a longtemps que je t'aime, jamais je ne t'oublierai "
Reprenant une structure similaire à celle de son «Drive my Car» (la rencontre fortuite entre 2 personnages, qui vont disserter sur la vie qui les entoure, apprendre l'un de l'autre, grandir et se "guérir"), le réalisateur Ryusuke Hamaguchi fait se rencontrer Marie-Lou, directrice d'un EHPAD parisien et Mari, metteuse en scène japonaise se battant contre un cancer, et nous propose une œuvre dotée d'une grande humanité et bienveillance.
Un film déroulant son récit au rythme d'une déambulation réflexive sur la fin de vie, le rapport aidant-patient et comment remettre l'humain au cœur de tout, et cela dans une société capitaliste, qui pense d'abord chiffres et rentabilité, et que l'on entretient parfois malgré nous.
Porté par la très belle alchimie entre Virginie Efira et Tao Okamoto (toutes les deux récompensées par un Prix d'interprétation Cannois bien mérité), une œuvre qui peut sembler imposante de par ses 3h15, mais dont le voyage vaut la peine d'être vécu, et ce malgré quelques scènes un peu trop didactiques (à l'image de la première discussion entre Marie-Lou et Mari sur l'évolution du capitalisme, sonnant trop écrite).
Une sorte d'essai filmico-philosophique, nous rappelant que derrière chaque résident (dont une partie souffrant de troubles cognitifs), il y a d'abord un être humain dont il faut connaître le parcours de vie pour le comprendre et l'aider à avancer malgré la maladie qui le ronge. S'armer de courage et écouter l'autre pour rendre l'impossible possible.
Une œuvre tournée vers la vie, malgré la mort qui, inéluctablement, guette, et où l'intime et le sociétal sont toujours lié. Une utopie cinématographique et collective ("c'est ensemble que nous devons changer, petit à petit"), prônant l'ouverture d'esprit (et les massages de pieds) face à la culture d'entreprise.
La réalité s'en inspirera-t-elle ? L'avenir nous le dira. Mais une chose est sûre : voilà le genre d’œuvre, plutôt exigeante, mais nous redonnant un peu d'espoir envers le genre humain, et on en a bien besoin en ces temps troublés, où la société semble plus que jamais fracturée sur énormément de sujets.
Soudain / All of a Sudden, le nouveau film de Ryūsuke Hamaguchi, est un film à thèse ambitieux mais trop long, non en raison de ses 3 h 16 en elles-mêmes — Senses (2018), du même directeur, prouve que le cinéaste sait faire de la durée une force — mais parce que son propos peine à s’incarner dans des situations concrètes. Comme toujours, Hamaguchi privilégie la parole, portée avec force par Virginie Efira, mais les longs dialogues sur le capitalisme, le vieillissement ou les rapports humains donnent parfois au film des allures de cours de Sciences Po. La mise en scène offre heureusement de magnifiques respirations, notamment dans les déambulations parisiennes des deux protagonistes. Mais le dernier tiers déçoit davantage : après une première partie construite sur l’ambivalence et le doute, le récit bascule vers un optimisme trop appuyé, avec des résolutions parfois peu crédibles. À l’inverse de Senses, de l’excellent Drive My Car ou du Mal n’existe pas, où Hamaguchi laissait subsister la contradiction et une forme de noirceur, Soudain semble vouloir défendre une conviction — l’impossible est impossible, mais il faut le défier — au risque de perdre une partie du tranchant et de l’ambiguïté qui faisaient la force de ses précédents films.