J’ai adoré. Un objet cinématographique singulier. On est dans le temps présent, celui de la vie. Chaque seconde et minute est emplie de ce qu’elle a à livrer dans son moment. On ne sait pas, comme dans la vie elle-même, où cela va nous mener, ce qu’il en restera, ou pas. Et puis le film se termine, et on a adoré. On a adoré le chemin, on a adoré le temps partagé, et comme dans la vie tout prend sens et nous aura enrichi. Ce film est à la fois léger et profond, joyeux et triste, emprunt de toutes les couleurs de la vie. C’est un film « vivant » s’il en est. Raphaël Quenard représente pour moi l’essence même de ce qu’est un acteur: un talent de jeu incroyable et tout à la fois une si grande et singulière personnalité, qui fait d’un grand acteur qu’il peut tout jouer, tout en ne pouvant être remplacé par aucun autre. Je le trouve tout simplement exceptionnel
I Love Peru est une carte postale criarde filmée comme un spot touristique sponsorisé par l’office du tourisme sous LSD. Entre lamas en slow motion, déclarations d’amour écrites au drone, et dialogues aussi profonds qu’un flan, le film frôle le naufrage émotionnel. On voulait Into the Wild, on a eu Emily in Cusco. Et pourtant… une scène, une seule, au bord du lac Titicaca, sauve tout : muette, sincère, sublime. Comme quoi, même dans le kitsch, le vrai peut surgir.
Oui, ça va loin ! Oui, ce n’est pas pour tous publics ! Mais oui, c’est du cinéma d’auteur, c’est créatif, c’est gonflé ! J’adore l’acteur et son autodérision ! Court, mais intense !
Vu en avant première, on s'est bien marrés, le film est en deux parties pas super bien articulées entre elles mais c'est pas grave, c'est foutraque et ça marche!
Vraiment un ado cœur d’artichaut Documentaire intime sur la vie du Raph et l’histoire d’une séparation «Ne crains pas le vide, c’est le refuge de ceux qui volent »
je trouvais sympa Quenard au départ mais il est déjà passé, et tellement rapidement, dans le camps des acteurs qui me gavent sérieusement à perorer sur tout et sur rien, à nous infliger la vue de son derrière et a nous enduire de ses remarques ni intelligentes ni drôles.
À vouloir trop jouer avec son propre personnage, Quenard vide son film de tension et d’émotion. Une expérimentation qui tombe à plat, trop centré sur l’ego, trop vide de propos. Je ne le recommande qu’à ceux qui apprécient le style de l’acteur… et encore.
Le film m'a fait bien rire, et en ce sens je l'ai beaucoup apprécié. Une infime partie du film essaie de nous donner un peu plus de consistance, et profondeur au propos. Ça n'a pas pris chez moi. Mais ça n'a pas gâché mon expérience
Ça casse pas trois pattes à un lama. La gouaille de Quenard ne suffira plus pour un César avec ce vlog loufoque qui va un peu nul part. La quête serait plus charmante avec davantage de chaman. Faute de quoi je cherche toujours la consistance, bref c'est pas le Pérou !
"Ne crains plus jamais le vide, c'est le refuge de ceux qui volent"
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2,5
Publiée le 17 novembre 2025
« L'extraordinaire, ce ne sont pas les choses grandioses, c'est de voir les gens accomplir des choses ordinaires. » Le quotidien de Raphaël Quenard n'est plus ordinaire, mais il l'a été quand il s'est lancé dans ce fou rêve de percer dans le cinéma. Son ami Hugo David le suit dans sa quête de gloire en filmant les coulisses de sa vie et de son travail. "I Love Peru" est un faux documentaire, mais qui est tourné dans les conditions du réel puisqu'on le voit sur le tournage de "Pourquoi tu souris?" ou de "L'amour ouf". L'occasion parfaite pour les deux amis de réunir du beau monde avec les partenaires de jeu qui acceptent de jouer un rôle dans leur rôle. La partie "ascension" dans le milieu du cinéma avec tous ces caméos est vraiment réussie et amusante. C'est comme des petits sketches entre amis et ça fonctionne bien. J'ai moins accroché à la partie au Pérou avec cette crise existentielle, ce délire introspectif et ce ton plus sérieux. Est-ce pour faire passer un message plus personnel ou tout simplement ajouter de la profondeur, c'est difficile à dire avec Raphaël Quenard. Si on coupe le film en deux, ça fait 6 pour la première partie et 4 pour la seconde, donc je mets juste la moyenne même si c'était sympathique.
Pour apprécier "I Love Peru", il faut d’abord aimer Raphaël Quenard. Non pas seulement l’acteur, mais le phénomène, l’énergie brute, l’humour dissonant, cette manière de tout décaler en permanence. Car ce film, il l’a co-écrit, co-réalisé et, évidemment, porté de bout en bout avec son complice Hugo David. Les deux amis ont conçu ce projet presque par accident, après l’échec d’un autre film refusé. En réaction, ils ont décidé de tourner celui-ci « à deux bouts de ficelle », avec un simple appareil photo et une bonne dose d’improvisation et de culot. Le film navigue entre documentaire, comédie absurde et autofiction, dans une mise en scène foutraque mais inspirée. On y sent l’urgence, la joie de faire, le plaisir d’essayer sans filtre. Les apparitions surprises de José Garcia, Jean-Pascal Zadi, Michel Hazanavicius, Jonathan Cohen, Emmanuelle Devos, François Civil, Éric Judor, Benoît Poelvoorde, Gustave Kervern, Marina Foïs ou encore Gilles Lellouche ajoutent à ce joyeux chaos une dimension de camaraderie qui fait chaud au cœur. Ce sont de vrais caméos d’amis venus prêter main-forte à un film qui ne ressemble à rien d’autre dans le paysage français actuel.
Après avoir été la coqueluche du cinéma français (8 rôles en 2023, 7 en 2024 !), après avoir pondu un livre, Raphael Quenard passe avec son comparse Hugo David derrière la caméra, pour livrer une sorte de documenteur jouant avec son image. Quenard interprète une version infecte de lui-même. Avec la gouaille qu'on lui connait, mais aussi un sacré melon, aucune fidélité envers son ami, une pingrerie sans nom, des délires stériles, et un humour trash. Ayant percé dans le cinéma, il devient imbuvable, est largué par sa petite amie, et décide d'aller au Pérou suite à un obscur rêve de Condor. J'espère que le vrai Quenard est très éloigné de cette figure, qu'il devient rapidement fatigant de suivre. D'autant que la mise en scène en mode "improvisé" ne vaut pas mieux (voire moins) que des vidéos de bonne production que l'on peut voir sur Youtube. D'ailleurs je plains ceux qui ont payé pour voir le film au cinoche, sachant qu'il dure à peine plus d'une heure. Au moins cette durée réduit l'expérience, ou tout au moins le volet péruvien qui ne m'a pas du tout emballé. Par contre, j'ai apprécié le sentiment de malaise provoqué par le volet situé en France. Pas tant les vannes trash (même si quelques-unes fonctionnent), mais plutôt les interactions de l'acteur / réalisateur avec les caméos. Car de nombreuses tensions ou gênes apparaissent sur des séquences filmées sur plusieurs années, lors de tournage de films avec Raphael Quenard. Où les caméos prennent évidemment mal les idées foireuses de son personnage. Séquences jouées avec la complicité de ses amis du cinéma ? Caméra cachée pour capter leur surprise et dégoût ? Si pour certaines le jeu est évident, pour d'autres c'est en tout cas suffisamment fin pour que le doute persiste. Et donne un peu ce côté dérangeant que cherchait sans doute à atteindre l'acteur / réalisateur.
Faux docu / docu fiction bien foutu, j'ai eu quelques éclats de rire, c'est efficace, inclassable, un format court bien plaisant et un Raphaël Quenard très en forme. Agréable à visionner.