I love Peru, casquette de réalisateur vissé sur la tête de Raphaël Quenard. Ce n’est pas la fascination pour l’acteur mais plutôt la curiosité pour le réalisateur qui m’a fait pousser les portes de la petite salle obscure de mon quartier. Et bien, le mois que l’on puisse dire, c’est que l’homme a de la suite dans les idées et n’est pas uniquement disposé à enfiler le déguisement de troubadour pour enchaîner moult élucubrations, balivernes et autres pirouettes grammaticales. Fraîcheur enthousiasmante, sérieuse simplicité et drôleries tordantes, tels sont les mots pouvant résumer ce long métrage co-réalisé avec Hugo David. Acte I, scène I en tant que réalisateur. Hâte de voir la suite.
Tellement authentique, sincère, rafraîchissant, divertissant, touchant, émouvant et drôle. Un film qui fait du bien, très différent de tout ce qu'on a pu déjà voir au cinéma. Super fan
Effectivement, on ne sait comment qualifier le film écrit et réalisé par Raphaël Quenard et Hugo David. Faux biopic, comédie déjantée, fable absurde, road-trip entre potes, patchwork délirant… il y a un peu de tout ça dans ces 69 minutes pour le moins singulières. Lancé dans une course effrénée vers le succès, un comédien biscornu abandonne ses plus fidèles alliés. Seul face à lui-même, une vision troublante le percute. Direction le Pérou pour une aventure spirituelle. Je ne sais pas si j'ai tout aimé mais j'ai fini par être touché par ce film qui parle d'amour, d'amitié, de lumière, de vérité et de solitude. Une expérience ! Le film ose tout et même parfois n’importe quoi. C’est sympathique, mais si on n’est pas fan du comédien et de sa manière très personnelle de parler et de concevoir le monde qui l’entoure, on peut vite se lasser de l’exercice et de la prise de vue par smartphone. 200 heures de rushes pour une grosse heure de film qui évite de sombrer dans le vulgaire ego-trip, et s’avère même être une vraie réflexion sur l’amitié, sur la soudaineté de la gloire et de ses conséquences sur l’intimité. Le pitch est plus qu’improbable, la qualité de l’image plus que douteuse, les enchaînements scénaristiques très brouillons, ça sent l’improvisation à tous les étages, mais ce grand petit film baigné d’humour absurde, est aussi attachant que jouissif. Raphaël Quenard ne quitte évidemment pas l’écran. Son pote de toujours, Hugo David, s’occupe de la caméra et de la voix-off. Et tous les autres – ils sont très nombreux – tiennent leur propre rôle parfois que pour quelques secondes seulement comme Anaïde Rozam, José Garcia, Jean-Pascal Zadi, Michel Hazanavicius, Jonathan Cohen, Emmanuelle Devos, François Civil, Eric Judor, Benoit Poelvoorde, Gustave Kervern, Gilles Lellouche, Marina Foïs… et j’en oublie. Une autofiction en forme de documenteur pour fan de Quenard toujours aussi débordant, barré et lunaire. Pour le moins surprenant et clivant.
Raphaël Quenard et son complice Hugo David nous proposent un portrait du premier en forme de pseudo documentaire, mais attention : il s'agit ici d'une comédie ! Exit les artifices habituels du cinéma ; on tourne la caméra à l'épaule, sur le vif. Pas loin de 200 heures de rushes, filmés au quotidien sur plusieurs années, servent de base à ce road-trip entre deux amis, puis on part au Pérou pour une aventure déjantée, spontanée et complètement barrée. J'ai beaucoup ri, mais l'émotion est également présente et ce film est révélateur du potentiel de Raphaël Quenard, qui m'a fait penser, dans certaines scènes, à Bourvil. Alors si vous voulez savoir ce que vous êtes capable de réaliser dans la vie avec votre cou, allez voir I Love Peru et vous découvrirez peut-être la réponse ! Vu au MK2 Bastille en présence de Raphaël Quenard et Hugo David.
Un grand bol d'air frais dans le cinéma français avec un format atypique et un humour décalé qui m'a beaucoup fait rire tout au long du film! Je recommande fortement!!!
C'est très amusant la première partie du film puis beaucoup moins ensuite. Hugo David profite de la soudaine célébrité de Quenard pour faire son film, d'ailleurs dans une sorte de mise en abime, il nous fait une rétrospective du succès fulgurant de l'acteur. Raphaël Quenard endosse ici le rôle de l'idiot à la Borat prêt à dire des horreurs pour faire rire le spectateur. Face à lui Hugo David joue le rôle du mec équilibré. L'ensemble fait un peu rechauffé au final, tant les gags sont préparés et manquent de spontanéité. C'est court comme film mais il y a quelques moments qui sont un peu longuets. On sent que ce projet sert avant tout à rentabiliser et à mettre en valeur le personnage Raphaël Quenard mais aussi à exploiter les talents de son ami réal.
Montre en main, au bout de 10 minutes, j’étais déjà lassé. Mais ensuite mon intérêt s’est éveillé, jusqu’à finalement retomber. C’est un exercice de style avec un propos quelque peu métaphorique. Raphaël Quenard, coscénariste et réalisateur, inénarrable « Yannick » (2023) de Quentin Dupieux, pour lequel il a obtenu un César du meilleur acteur évoqué dans le scénario, aura sans doute voulu poursuivre sur le registre de la même loghorrée. Une constante, c’est court : 68 minutes. Wikipédia classe d’ailleurs dans le documentaire (pas assez long je crois pour que ça puisse avoir le statut de court-métrage). On dira que c’est pour un public averti ou d’inconditionnels. La période estivale est souvent propice à ce genre de mise à l’affiche limite « art et essai ».
Si vous aimez Raphaël Quenard, son personnage, son humour et son goût de la langue, vous allez passer un excellent moment ! C’est drôle et loufoque, il ne faut pas trop chercher le pourquoi du comment. En revanche, si vous n’appréciez pas l’univers de Quenard, vous risquez de fortement vous ennuyer et de détester ce film qui ne vous fera pas rire.
Ce film est complètement farfelu, comme Raphaël doit l’être lui même ! Mais j’ai adoré votre folie , la sensibilité de cet acteur me touche autant que sa sincérité, et ça sans que je ne puisse l’expliquer…. C’est vrai je le kiffe !! Particulier , mais j’ai passé un très bon moment ….
Vraiment un ado cœur d’artichaut Documentaire intime sur la vie du Raph et l’histoire d’une séparation «Ne crains pas le vide, c’est le refuge de ceux qui volent »