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2,5
Publiée le 17 novembre 2025
« L'extraordinaire, ce ne sont pas les choses grandioses, c'est de voir les gens accomplir des choses ordinaires. » Le quotidien de Raphaël Quenard n'est plus ordinaire, mais il l'a été quand il s'est lancé dans ce fou rêve de percer dans le cinéma. Son ami Hugo David le suit dans sa quête de gloire en filmant les coulisses de sa vie et de son travail. "I Love Peru" est un faux documentaire, mais qui est tourné dans les conditions du réel puisqu'on le voit sur le tournage de "Pourquoi tu souris?" ou de "L'amour ouf". L'occasion parfaite pour les deux amis de réunir du beau monde avec les partenaires de jeu qui acceptent de jouer un rôle dans leur rôle. La partie "ascension" dans le milieu du cinéma avec tous ces caméos est vraiment réussie et amusante. C'est comme des petits sketches entre amis et ça fonctionne bien. J'ai moins accroché à la partie au Pérou avec cette crise existentielle, ce délire introspectif et ce ton plus sérieux. Est-ce pour faire passer un message plus personnel ou tout simplement ajouter de la profondeur, c'est difficile à dire avec Raphaël Quenard. Si on coupe le film en deux, ça fait 6 pour la première partie et 4 pour la seconde, donc je mets juste la moyenne même si c'était sympathique.
J'avoue n'avoir pas tellement saisi l’intérêt d'avoir fais ce court métrage inutile et ennuyeux. A part quelques petites scenes insolites qui font sourire, voir ce type étrange et morose raconter sa vision décalé du succès m'a profondément ennuyé. Heureusement qu'il ne fait qu'une heure...Quelques acteurs français se sont prêtés au jeu pour épaissir ce tableau bien fade mais ce type fout le cafard c'est dingue.
Film dans le film, mise en abîme sur le métier d'acteur, documenteur, "I love Peru" est tout cela à la fois. Personnage tantôt énervant car difficile à canaliser, tantôt attachant par moments, Raphaël Quenard porte le métrage (moyen ? car il dure 1h08) sur ses épaules et nous fait bien marrer quand même pendant son périple ou par ses bourdes impressionnantes à la limite du malaisant. Un divertissement original en somme avec une mention spéciale au condor à la voix de José Garcia !
Pour bien apprécier le film, il s'agit de laisser libre cours à sa curiosité, de faire confiance à Raphaël et Hugo (ou pas), et de se laisser embarquer !
Il y a dans ce film des séquences drôles, des situations loufoques, des trucs complètement barrés, parfois poussés à l'extrême, ...et en même temps, une histoire qui se tient. On suit les péripéties de Raphaël, et on se dit que la frontière entre réalité et fiction est finalement très mince. Les conditions de tournage y sont pour beaucoup dans l'amenuisement de cette frontière, ce que j'ai trouvé génial ! Je dirais que le film se termine en amenant le spectateur à une jolie poussée vers la réflexion, l'introspection, sur un sujet auquel tout un chacun est confronté, ce qui m'a beaucoup plu.
Les blagues les plus courtes sont souvent les meilleures comme on dit. Alors si le film, en forme de faux documentaire ou de documenteur comme certains aiment à appeler ce genre de projet qui mélange fiction et réalité, a le mérite d’être très court (à peine une heure et dix minutes!), il n’en est pas pour autant bon ou réussi. Et il s’adresse en priorité aux admirateurs du trublion iconoclaste qu’est Raphaël Quenard. Si vous n’êtes pas fan, il est peu probable que vous passiez un bon moment devant « I love Peru » où il est de tous les plans et dans son propre rôle. Et même quand on apprécie cet acteur singulier – ce qui est notre cas – pas sûr que vous soyez fan de ce drôle d’OFNI (Objet Filmique Non Identifié) qui n’est d’ailleurs pas si tordant qu’attendu. Certes, il y a quelques séquences très amusantes et notamment une qui lui a d’ailleurs servi de bande-annonce, certainement parce que c’était la plus hilarante : celle de la tirade sur le cou des péruviens. Sinon, tout est basé sur le charme (relatif selon chacun), le phrasé (si unique) et les délires de sa tête d’affiche. Et il faut dire que cela ne fonctionne pas tout du long et que cette farce ressemble davantage à une inside jock entre potes auquel le spectateur ne se sent pas forcément toujours convié.
En effet, « I love Peru » aurait pu être un bonus DVD d’un film mettant en scène l’acteur mais de là à sortir un tel projet en salles, il y a un monde. Aussi sympathique soit-il sur certains aspects et semblant très sincère et naturel dans sa proposition, il frôle parfois dangereusement le délire narcissique. Et comme on a du mal à savoir vraiment ce qui est vrai de ce qui est inventé, on est parfois presque gêné, car le film n’a pas peur d’aller dans l’humour grivois et vulgaire voire carrément amoral (quand l’acteur tente de se disculper d’accusation de pédophilie). On s’amuse certes des caméos de pas mal de célébrités - probablement amies - qui mettent de l’eau au moulin de cette pantalonnade mais on a du mal à cerner le but de ce film de potes. Et quand, dans le dernier tiers au Pérou, le faux documentaire dévie en introspection amoureuse laissant totalement l’humour de côté, on est encore moins convaincus en dépit de quelques belles tirades bien jouées par Quenard. Dans ce genre de délire davantage destiné aux fans inconditionnels, on préfèrera la folie dotée d’un humour très méchant de Laurent Baffie dans le méconnu « Les clefs de bagnole ».
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Pour apprécier "I Love Peru", il faut d’abord aimer Raphaël Quenard. Non pas seulement l’acteur, mais le phénomène, l’énergie brute, l’humour dissonant, cette manière de tout décaler en permanence. Car ce film, il l’a co-écrit, co-réalisé et, évidemment, porté de bout en bout avec son complice Hugo David. Les deux amis ont conçu ce projet presque par accident, après l’échec d’un autre film refusé. En réaction, ils ont décidé de tourner celui-ci « à deux bouts de ficelle », avec un simple appareil photo et une bonne dose d’improvisation et de culot. Le film navigue entre documentaire, comédie absurde et autofiction, dans une mise en scène foutraque mais inspirée. On y sent l’urgence, la joie de faire, le plaisir d’essayer sans filtre. Les apparitions surprises de José Garcia, Jean-Pascal Zadi, Michel Hazanavicius, Jonathan Cohen, Emmanuelle Devos, François Civil, Éric Judor, Benoît Poelvoorde, Gustave Kervern, Marina Foïs ou encore Gilles Lellouche ajoutent à ce joyeux chaos une dimension de camaraderie qui fait chaud au cœur. Ce sont de vrais caméos d’amis venus prêter main-forte à un film qui ne ressemble à rien d’autre dans le paysage français actuel.
Autant j'adore Raphaël QUENARD, mais la....... Pfiu..... Dur dur.... Un film dans le film, megalo diront certains..... En tout cas pour moi, je suis passé totalement à côté.
Vu en avant première en présence de Raphaël Quenard et le réalisateur, ce qui a donné tout son sens au film par les explications entre fiction et réalité et l'intention du film porté sur le milieu du cinéma qui phagocyte la vie privée. Je me suis laissée porter.
I Love Peru présente un voyage aussi absurde qu’introspectif : un comédien en quête de sens laisse tout derrière lui, s’envole vers le Pérou, et y affronte son propre ego. Le film séduit par sa fraîcheur et son ton décalé : la caméra, mobile, suit l’acteur et ses errances avec une sincérité bienvenue. Les paysages péruviens, la quête spirituelle et les rencontres inattendues offrent des moments d’émotion authentique. Toutefois, le parti pris du faux-documentaire et de l’improvisation donne parfois une impression de flottement, comme si le film hésitait entre fiction et expérimentation. Quelques gags tombent à plat et la durée limitée laisse l’envie de creuser davantage. En somme, un film original et audacieux, peut-être inégal, mais capable d’émouvoir.
Le truculent mais agaçant Raphaël Quenard est devenu incontournabl, et ce documenteur véritable égotrip est très gênant mais conscient, et aurait dû rester confidentiel (il est sorti sur grand écran).