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VAGABONDAGEAUTOURDESOI
5 critiques
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4,0
Publiée le 28 mai 2026
Avec Autofiction, Pedro Almodóvar signe un film introspectif sur la création, la vieillesse et le narcissisme artistique. À travers le personnage de Raúl, réalisateur adulé incapable d’accepter son déclin, et celui d’Elsa, cinéaste en quête d’un nouveau souffle, Almodóvar brouille les frontières entre fiction et autobiographie. Le film questionne la légitimité de puiser dans les blessures de ses proches pour nourrir son œuvre. Porté par Leonardo Sbaraglia, Barbara Lennie et Aitana Sánchez-Gijón, Autofiction mêle émotion, sensualité et mélancolie dans un hommage pudique au cinéma, à la transmission et à la nécessité vitale de continuer à créer malgré le temps qui passe. Chronique entière et illustrée : /
Almodovar a été longtemps un cinéaste énergique, impertinent et audacieux qui savait mêler tragique et comédie, non sans un certain maniérisme. Un petit maître comme disait Michel Ciment. On l'a porté aux nues. Alors il s'est pris pour un grand maître et depuis fabrique des films articiels qui se veulent profonds sur la création, la marche du monde et ses injustices, mais surtout avec des personnages de moins en moins intéressants. De temps en temps, c'est plutôt pas mal et comme ici assez raté. Par moment le dialogue entre les femmes est même caricatural. Lanzarote est très beau.. Heureusement !
Tout a été dit, mieux que je ne saurais le faire, sur la "mise en abîme" qui est la tactique narrative de ce film dans le film dans le film. On peut se contenter de voir dans cette "Autofiction" l'interrogation explicitement formulée : un artiste a-t-il le droit de vampiriser ses proches pour en faire à leur insu la chair de son œuvre ? Utiliser autrui seulement comme un moyen et pas comme une fin, contrevenant ainsi à l'impératif du professor Kant. On peut aussi chercher un peu plus loin. Pourquoi ce grand auteur en vient-il à "piller" la vie des autres ? Parce qu'il tourne à vide. Il est en panne d'inspiration depuis cinq ans et en est torturé. Il "doit" créer, il est porteur d'une œuvre encore à venir, il en est pénétré... Mais il n'a rien à dire. Il vit dans l'aisance, est entouré d'un personnel dévoué qu'il sait remercier par ses largesses, il est "arrivé", dans tous les sens du terme, alors que la création est nécessairement un voyage, qu'elle s'assèche quand elle n'est plus qu'un savoir-faire. En somme, le grand cinéaste a fait le tour de la question et le cinéma a fait le tour de sa question, il n'a plus rien à en tirer. Ce grand et beau film prouve que ce n'est pas le cas d'Almodóvar.
Oui bien sûr, Almodovar parle de lui-même, mais c’est vraiment un grand plaisir de le retrouver. Le scénario est extrêmement bien construit, intelligent et je ne me suis pas ennuyée une seconde.  L’interprétation et, comme d’habitude, les rôles confiés aux femmes sont formidables.  On a souvent le sourire, tellement on reconnaît la pâte d’Almodovar. Je recommande ce film. 
Jamais je n'aurais imaginé mettre une note aussi basse. Il faut pourtant se mettre à l'évidence que le dernier d'Almodovar n'a conservé que l'aspect visuel - la signature chromatique en particulier - de l'artiste. Pour le reste, c'est terriblement ennuyeux, bavard, sans émotion et même les trois-quarts du temps d'une vacuité sans bornes... Pourquoi enchaîner à ce point les films si c'est pour descendre en gamme à un tel niveau d'auto... affliction ! J'avais oublié qu'une oeuvre qui reçoit les éloges des Cahiers est rarement de bonne augure.
Très partagée car Très déçue par Barbara Lennie (qui n'a pas l'étoffe d'une Marisa Paredes), peu crédible dans son rôle . 1ère partie longue et oiseuse: les blessures de chacun: migraines, deuils et crises d'angoisse soignés à coup de médocs n'en finissent pas. La magie opère dans la dernière 1/2h ou Autofiction prend tout son sens et Almodovar redevient le virtuose de la mise en scène et mise en abyme. Renversant! Couleurs et acteurs superbes...avec quelques glandes lacrymales légèrement surjouées.
J'ai été vraiment surpris par le film, j'ai pu le trouver long par moment, un peu étrange à d'autres, mais les dernières minutes donnent tout leur sens au scénario. Le film se révèle à nous dans les dernières paroles des personnages, et tout ce qui m'avait ennuyé a pris sens. Après avoir vu la fin, ne pensez vous pas que le film devrait s'appeler "Autocritique" ? :)