Autofiction
Note moyenne
2,8
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132 critiques spectateurs

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remyll
remyll

257 abonnés 584 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 mai 2026
Au cœur d’ «AUTOFICTION » se trouve le fameux débat sur la propriété des scénarios. Pedro Almodóvar est reconnu comme un réalisateur tellement original et entier que son seul nom évoque un style bien particulier et immédiatement identifiable. Il expose ici une forme de culpabilité intérieure, liée à une relation complexe qu'il entretient avec la propriété intrinsèque des histoires personnelles de ses films. Le récit d'«Autofiction» s'articule donc avec brio autour des rapports de pouvoir, d’autorité ou de dépendance voire de soumission entre les personnages et de la question de savoir quelles tragédies parmi les plus personnelles et les plus terribles pourront inspirer le réalisateur-créateur ou la réalisatrice-créatrice d’histoires originales. De quelle manière tout cela va pouvoir et vouloir se refléter à l’écran ? Mystère et boule de gomme !
Le thème est donc exploré ici sans relâche, dépeint avec un brio saisissant, avec une délicatesse troublante n’empêchant pas les brusqueries et une pincée d’humour assez tordante typique des films d’Almodovar. Clairement je pense qu’ici Pedro Almodóvar s'identifie donc à ses deux personnages principaux : le beau Raúl (Leonardo Sbaraglia) et la si ravissante Elsa (Barbara Lennie) et pour tout dire : on ne s’en lasse pas !
selenie

7 454 abonnés 6 677 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 mai 2026
Raul/Sbaraglia est un alter ego de Almodovar lui-même, dans une introspection qui rappelle forcément celle de "Douleur et Gloire" (2019), film surestimé. La première partie est intéressante, avec ces deux histoires parallèles qui renvoie au tout récent "Histoires Parallèles" (2026) de Asghar Farhadi sur un sujet pas si éloigné. En vérité le scénariste Raul n'est pas en panne d'inspiration, il est en cours de création et fait donc appel à ce qui l'entoure, ses proches ou non, les événements dont il peut être témoin ou pas, ... etc... Bref, comme n'importe quel artiste en sommes. Et c'est là que nous commençons à nous ennuyer, quand on comprend que l'enjeu, l'intrigue repose sur ce constat, cette évidence... SPOILERS voir site !... Ainsi le twist arrive comme un cheveu sur la soupe, ou plutôt comme un rebondissement si peu compréhensible de la part du personnage qu'on se dit tout ça pour ça, et ce malgré une toute fin savoureuse. La photographie, les couleurs, la lumière est du pur Almodovar, mais la mise en scène trop théâtrale, trop figée, sans aucun rythme finit par instaurer un récit apathique. Une déception (encore) pour un réalisateur qui semble justement en panne d'inspiration.
Site : Selenie
Sylvain P

387 abonnés 1 433 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 20 mai 2026
Après avoir été pendant près de 20 ans un des meilleurs réalisateurs de sa génération, Pedro Almodovar a perdu l'inspiration. Son dernier chef d'oeuvre remonte à 2006, avec Volver, et depuis, le spectateur navigue entre ennui et consternation. Autofiction n'échape pas à la règle, mais de façon originale, il raconte l'histoire d'un réalisateur sans inspiration, comment être plus autobiographique? Almodovar déverse sa haine contre un personnage expliquant au réalisateur que son scénario ne vaut pas le coup. Et pourtant... Bref, passons.
vidalger

378 abonnés 1 314 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 mai 2026
Almodovar nous montre encore une fois qu’il maîtrise à la perfection l’art de diriger les actrices mais l’excellent choix de ses interprètes ne dissimule qu’imparfaitement la légèreté du scénario. La mise en abyme de l’artiste se regardant créer commence à être rengaine. Sorogoyen avec l’Etre Aimé, voire Les vies parallèles de Farhadi en ce seul mois de mai. Pour autant, la qualité technique almodovarienne, la subtilité des dialogues, la finesse du montage qui permet de croiser les deux périodes de l’histoire, restent d’un niveau élevé et justifient à eux-seuls la nécessité d’aller voir ce film sur grand écran.
Fabien D
Fabien D

217 abonnés 1 276 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 mai 2026
Avec ce nouveau film, Almodovar creuse le sillon ouvert pas douleur et gloire en continuant de jouer du décalage entre fiction et réalité. Esthétiquement le film est très beau mais il met parfois à distance le spectateur, le versant mélodramatique étant ici assez artificiel. Néanmoins, par moments, au détour d'un chant, le film gagne une certaine profondeur rappelant le Almodovar de Tout sur ma mère. On regrettera que la mise en abyme soit au final si convenue laissant entrevoir le corps d'un film déceptif malgré ses qualités esthétiques. Almodovar ne surprend plus, ce qui est tout de même dommage.
tupper
tupper

191 abonnés 1 581 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 mai 2026
Dans *Autofiction*, on retrouve immédiatement la signature esthétique d’Almodovar : une esthétique extrêmement léchée, des cadres impeccables et cette propreté d'image si caractéristique. Le travail sur les couleurs des décors et des costumes est somptueux, c'est du grand art pour les yeux. En revanche, le scénario s'égare dans un jeu de miroirs qui ne fonctionne pas. L'idée de la mise en abyme était séduisante, mais sa réalisation s'avère laborieuse. On doit ainsi se coltiner pendant près d'une heure le fameux « film dans le film », un projet que tout le monde s'accorde à trouver raté. C'est long, terriblement pesant, et on décroche malgré les bonnes intentions de départ. Dommage, car si la distribution est impeccable, la mise en scène manque cruellement de rythme. C'est d'une mollesse qui empêche totalement d'entrer dans l'histoire. Une œuvre superbe sur la forme, mais malheureusement trop ennuyeuse sur le fond.
capirex
capirex

187 abonnés 806 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 mai 2026
Pas le meilleur film d'Almodovar qu'il m'ai été donné de voir même si on reconnait bien sa patte à travers les couleurs toussa avec cette sorte d'introspection qui finit par tourner un peu à vide mais malgré tout il faut être attentif dans ce labyrinthe de ce scénario complexe pour en saisir l'essence !
Vince
Vince

50 abonnés 67 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 avril 2026
Vu en avant-première en Espagne. Bien que confus et complexe, le nouveau projet d'Almodóvar est intéressant, magnifié par la présence de Bárbara Lennie, qui crève l'écran à chaque apparition. Or, entre fiction et réalité, histoire dans histoire, Pedro Almodóvar peut parfois se perdre...
BLS Moviedebrief
BLS Moviedebrief

34 abonnés 312 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 juillet 2026
« Pro vs Perso»
En compétition à Cannes 2026
2ème film espagnol de la sélection, on attend toujours beaucoup de Pedro Almodovar qui a fait tant de films puissants. Et comme avec ses derniers opus j’ai été déçu par le peu d’intérêt du propos et l’approche : on a le film dans le film avec le scénario qu’est en train d’écrire le cinéaste, en perte d’inspiration, qui se réalise sous nos yeux. De ce fait, on ne peut croire à l’histoire. LA question : peut-on s’inspirer de la douleur de proches pour un scénario. Ouahou!
Les couleurs à l’image (décors, vêtements…) sont splendides, ce qui ne rattrape cependant pas le reste.
cédric l.
cédric l.

23 abonnés 143 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 mai 2026
Qu'est-ce qu'un ARTISTE ??? Un être à part, tellement à part, qu'il est souvent incompris. Pedro Almodovar nous dévoile sa nouvelle Oeuvre, comme une sorte de miroir, pour nous faire comprendre, ce que lui et ses homologues vivent ou ont vécu, lorsqu'il s'agit de Créer. En même temps c'est une véritable déclaration d'Amour, aux AUTEURS, DRAMATURGES, ECRIVAINS, etc... Je n'irais pas jusqu'à dire qu'Almodovar est NARCISSIQUE... Mais toujours est-il que le Metteur en Scène est tellement obnubilé, passionné par son Art, que sa propre vie est ce qui lui sert de socle, de moteur pour sa création. Dans ce film, il est intéressant de voir PA faire du PA, toutes les belles couleurs utilisées, qui visuellement rendent le film très plaisant à regarder, mais également on sent qu'il s'inspire de ses Films précédents (Femmes au bord de la crise de nerfs) notamment. Mais il y a de toute évidence, un message implicite qu'il essaye de nous faire comprendre. Lorsque l'auteur est un Homme, c'est lui qui permet à ses interprètes féminines d'exister. Lorsque l'entrepreneur est un Homme, ses employées sont reléguées au second plan. Dans ce film on comprend que la Femme reste dans l'ombre sans dire un mot, mais rêve secrètement de prendre sa place. Est-ce que le film est Misogyne ou Réaliste ??? Un bon film du cinéaste espagnol, qui devrait faire sensation à Cannes.
Roger D
Roger D

107 abonnés 1 191 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 juin 2026
Bon Almodovar, on le connait, on connaît ses films et ses succès...ok donc content d'en voir un nouveau. On part dans le classique de l'écrivain(e) ou cinéaste en panne d'inspiration qui se cherche etc...la base est mainte fois reprise et il fallait ressortir du lot...il y parvient mais partiellement car le début est...d'une longueur...cela papote encore et encore alors disons qu'il faut bien poser les personnages et de la "réalité" et de son scénario pour voir ensuite le croisement des deux "mondes" certes. Mais le film devient intéressant qu'au dernier quart du film!!! Là cela s'enchaîne et la tension est présente, la réflexion des personnages à des choix avec des conséquences etc...disons que la fin sauve le film et vaut mieux cela qu'un départ top et une fin qui casse tout (merci "The subtance"!!!) donc cela passe à peu près mais pas le meilleur Almodovar de vue ces derniers temps ("la chambre d'a côté" ou "Madres paralelas").
NOTE : 5/10
Laurent A.
Laurent A.

60 abonnés 474 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 mai 2026
Peut-être pas le meilleur film d'Almodovar, mais on sent clairement l'importance pour le réalisateur de l'avoir fait, cette histoire qui comporte deux récits, l'un fictif s'inspirant directement de faits réels, l'autre bien réel mais agissant de façon psychoactive sur la fiction, agit comme un psychodrame pour les principaux protagonistes, et se pose alors la question de savoir si l'on peut impunément s'inspirer de faits réels pour écrire une histoire fictive. Dès lors, jusqu'où peut aller l'auteur pour puiser son inspiration sans risquer de faire du tort, voire de détruire l'autre ? Quelle est alors sa part de responsabilité ? Et d'ailleurs est-il seulement responsable de sa propre inspiration ?..On retrouve les couleurs fétiches et criardes affectionnées par Almodovar, le rouge et le vert, couleurs complémentaires symbolisant en quelque sorte le Yin et le Yang, l'action et la réception, mais aussi le jaune et le bleu, ce qui est subit et dénué d'animosité mais peut aussi être perçu comme une agression sans qu'il n'y ait une quelconque intention de nuire, là est tout le drame des relations humaines : blesser sans le vouloir, vouloir se protéger au risque d'étouffer l'autre l'empêcher de vivre, dans ces conditions l'amour authentique entre deux êtres est-il seulement possible ? Le film peut paraître un peu longuet parfois mais les dernières scènes l'éclairent de façon crue et étourdissante, tant il est vrai que le mystère de la création littéraire puise parfois (souvent ?) ses racines au plus profond de nos âmes cabossées, de celles et ceux qui nous ont touchés, émus et/ou blessés.
Clem Lepic
Clem Lepic

63 abonnés 367 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 mai 2026
On reconnaît le style d'Almodovar avec son choix de coloris vifs et les péripéties sentimentales de ses personnages mais ces derniers restent assez superficiels. Il y a une histoire dans l'histoire car l'intrigue repose sur un réalisateur qui réfléchit à son prochain scénario de film et cela embrouille la direction globale du film.
Domvill
Domvill

36 abonnés 218 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 juin 2026
Il y a dans ce film du Almodovar que l’on aime : les actrices, moins connues que celles avec lesquelles il avait tourné auparavant, mais toujours aussi talentueuses, ses jeux de caméra, l’alternance de plans larges et de précisions intimistes, ses couleurs flashy, du rouge, du vert du bleu, du jaune, éclatantes comme sa marque de fabrique…. Mais hélas cela n’a pas suffi à juguler l’ennui qui émane de ces personnages et de ces situations qui tourbillonnent dans le crane d’un
écrivain qui fait face à la mort…
CINÉ FEEL
CINÉ FEEL

82 abonnés 287 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 18 juin 2026
Maus qu’arrive t il a notre cher Almodovar ?
Un film de trop, qui rabâche, qui parle trop, qui explique tout, qui nous ennuie, qui nous sature de belles couleurs, de beaux décors, jusqu’à l’asphyxie. Un bel écrin pour raconter quoi ? Que le maître a perdu son inspiration.
On ne s’en rend pas compte de suite, tant la rencontre entre Monica et Beau est originale et bien racontée. Et puis très vite, un défilé de personnages de femmes tristes, frustrées, en colère, qu’on a déjà croisées dans ses précédents films. Almodovar les choisit, les expose, puis oublie son personnage le plus attachant (Beau) et l’on s’ennuie.
Maus la principale offense faite au spectateur c’est l’avant-dernière scène lorsque, mcomme s’il voulait contrecarrer tout commentaire sur son film, le personnage d’Anna nous explique, face caméra, toutes les faiblesses du scénario, tout le manque d’inspiration de l’auteur. Et donc il est conscient du ratage , mais il choisit de le rabâcher une nouvelle fois, et donc de nous retirer même la liberté de critiquer cet objet de cinéma. Ce n’est pas Autofiction qu’il aurait dû appeler son film mais autocritique . C est certes honnête mais ce n’était pas utile de nous y convier
Espérons que s’étaient à présent auto-purgé, il nous reviendra bientôt en meilleure forme ….
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