Note moyenne
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Dans Douleur et Gloire - peut-être son plus grand film - Almodovar faisait du corps le réceptacle de nos absents. Idée bouleversante que nos somatisations - douleurs lancinantes de dos, de genou, de tête - sont autant de rappels des chocs de nos existences nous ayant liés à d'autres. Autant de manières de continuer à faire vivre les fantômes de ceux qui nous ont quittés. La douleur comme façon de ressusciter ce qui n'est plus. Comme façon de supporter le deuil. Poésie mystique. Ici, la réflexion se poursuit mais avec un objet plus conventionnel : le réceptacle ici c'est l'oeuvre. La poésie cède donc la place à la tautologie. Quant à la question du vampirisme de l'auteur vis-à-vis de son entourage, on préférera les éternelles 30 secondes de The Fabelmans où Spielberg ne peut s'empêcher de se voir dans le miroir filmant un climax de son existence plutôt que de le vivre pleinement au fond de son âme... que les 1h50 de ce film-ci. Un Almo agréable à regarder mais mineur.
Décevant eu égard a l'œuvre d'Almodovar riche et foisonnante qui décrit si bien l'univers féminin. Dans cette mise en abîme, le film passe de la réalité a la fiction dans une mise en scène qui ne fonctionne pas. On ne parvient à s'attacher aux personnages. Seule la dernière scène a un peu de sens. Difficile de comprendre l'enthousiasme de certains critiques dits de référence.
Un Almodóvar très décevant. Bien que l’esthétique du film soit réussie et soignée, avec de beaux plans et une colorimétrie impeccable, le scénario ne parvient pas à convaincre et à cueillir le spectateur.
L’histoire est lente et met un certain temps à se mettre en place, faisant perdre rapidemment le fil et les liens entre les différents personnages.
Les histoires entremêlées des protagonistes sont assez alambiquées et déséquilibrées. En effet, la fiction prend bien trop le dessus sur la réalité et l’on ne découvre les véritables individus qu’à la fin de l’œuvre. Cela est dommage car il est de fait impossible de s’attacher à l’ensemble des personnages de cette histoire, en raison de son aspect impersonnel et brouillon.
Le film aurait mérité d’être davantage équilibré et d’exploiter en profondeur les protagonistes et leurs histoires personnelles. La question des frontières entre la liberté artistique d’un réalisateur et l’intrusion de ce dernier dans la vie privée de son entourage, dans laquelle il puise son inspiration, est intéressante et amène à la réflexion, mais aurait dû être bien plus approfondie.
Ce film laisse donc un goût d’inachevé et de bâclé.
Le dernier film bien qu’un peu décevant par son manque d’inspiration conserve malgré tout les qualités qui font la signature du réalisateur. On y retrouve des personnages féminins toujours remarquablement dirigés, une photographie soignée ainsi qu’un travail sur les couleurs d’une grande richesse visuelle. Par moments, certaines scènes rappellent la force émotionnelle de ses plus grands films, comme Tout sur ma mère. La musique, autre de ses grands atouts, accompagne une nouvelle fois le récit avec beaucoup de justesse et contribue à préserver l’identité singulière de son cinéma.
Grosse déception
Ca démarre pas trop mal
Les premières 20 minutes plutôt sympa
Ensuite on commence vite a s'ennuyer et plus le film avance moins on comprends les intentions du réalisateur
A la fin ca devient incompréhensible et foutrai, sans intérêt
Nous étions 3 et du même avis, nous étions proches de partir avant la fin
Et pompon la fin ...
Vraiment je déconseille vivement
Ca démarre pas trop mal
Les premières 20 minutes plutôt sympa
Ensuite on commence vite a s'ennuyer et plus le film avance moins on comprends les intentions du réalisateur
A la fin ca devient incompréhensible et foutrai, sans intérêt
Nous étions 3 et du même avis, nous étions proches de partir avant la fin
Et pompon la fin ...
Vraiment je déconseille vivement
Friand d ALMODOVAR, j étais enthousiaste pour voir ce film…
Malgré les images colorées toujours léchées (qui motivent mon étoile) le reste est d un ennui mortel , on accroche pas une seconde au récit , scénario plat et histoire sans aucun intérêt. Je suis sorti avant la fin !
Malgré les images colorées toujours léchées (qui motivent mon étoile) le reste est d un ennui mortel , on accroche pas une seconde au récit , scénario plat et histoire sans aucun intérêt. Je suis sorti avant la fin !
Derrière sa beauté apparente, le film n'est pas très intéressant.
Les enjeux fondamentaux ne se révèlent qu’à la fin. De fait, les personnages sont tenus à distance et le récit tourne un peu à vide. C'est dommage.
Les enjeux fondamentaux ne se révèlent qu’à la fin. De fait, les personnages sont tenus à distance et le récit tourne un peu à vide. C'est dommage.
Quel ennui ! Où est passé le peps, l'énergie d'Almodovar. Chaque personnage pleure sur sa petite personne et cela pendant 2h.
Pas de réflexion, d'interaction pertinente entre les és déçue!
Pas de réflexion, d'interaction pertinente entre les és déçue!
Voilà qu'Almodovar nous fait dans l'intello, film assez ennuyeux moins gai dans son style avec un pathos peu convaincant. Histoire brouillonne que l'on a vraiment du mal à apprécier pleinement. L'actrice principale est en revanche très bonne. film très moyen. Où sont passés les Volver ? etc.
Le titre français du nouveau film d’Almodóvar, qui a nécessairement été approuvé par le cinéaste, à force de proposer au spectateur le contenu strictement littéral du récit de ce film, parvient à une sorte d’ironie en miroir. Et donc c’est l’intention de l’artiste, et sa mise en œuvre, qui sont contenues à la fois dans la simplicité de ce mot Autofiction. On nous raconte l’histoire d’Elsa, dont on nous dit qu’elle se déroule en 2004. C’est une réalisatrice qui n’a fait que deux films sans être vraiment reconnue, qui s’est rabattue sur la publicité où elle gagne beaucoup d’argent. On insiste beaucoup sur ses douleurs physiques, sur une relation pas tout à fait passionnante avec un pompier stripteaseur. Avant de développer plus avant son histoire, on nous fait comprendre qu’elle est racontée par un cinéaste de 2026, Raúl, qui construit son scénario une fois que son assistante l’a planté après vingt ans de collaboration et de fidélité. Elsa comme Raúl pillent la vie de leurs proches pour fabriquer leurs narrations. Et, de façon assez surprenante, le film ne sera pas beaucoup plus compliqué que cela. Il faudra l’avoir vu dans son entier pour mieux sentir l’importance de cette nouvelle variation autour de thèmes déjà anciens dans l’œuvre du grand Manchego. Les récits en miroir, Cervantès chez lui et Diderot chez nous les pratiquaient déjà, l’intrication de l’ironie, de l’insolence, avec un sentimentalisme assumé, radical, bouleversant. L’évocation de plus en présente dans l’œuvre de la maladie, des atteintes du corps, de la vieillesse et de la mort. Les doutes sur la sincérité, la validité des amours et des amitiés. Une lucidité et une cruauté qui n’est jamais du cynisme. Et donc, sous l’apparente simplicité de cette Autofiction, Almodóvar atteint l’épure, le trait simple et décisif d’un cinéaste dont la puissance ne faiblit en rien avec le temps. Après la sublime complexité de Douleur et gloire (2019) et de Madres paralelas (2021), le cinéaste reprend sa proposition dépouillée de La Chambre d’à côté (2025), des femmes affrontant ensemble la douleur, le deuil, la fatalité, tout en renouant avec les heureuses ficelles du “film dans le film dans le film”. En tenant tout cela avec, façonné par cinquante ans d’expérience, un impeccable sens de l’harmonie.
C'est depuis longtemps une marque déposée, Almodóvar, avec ses couleurs vives, ses allures de soap opera et ses femmes plus ou moins au bord de la crise de nerfs. Avec Douleur et gloire, le cinéaste espagnol avait osé se dénuder, avec panache et brio. Autofiction en est une fausse suite, avec mises en abyme et affres de la création, l'artiste se dévoilant en vampire des histoires de ses proches. Le refrain est un peu usé et la mise en scène pas mal absente d'Autofiction, qui n'est pas loin de tourner à vide et trop autour de la propre personne du réalisateur. Ce serait tout de même exagéré de prétendre qu'il n'y a pas de bonnes idées ni de belles scènes dans le film, mais disons que l'ensemble fonctionne couci-couça, en particulier l'histoire de la fiction qui se développe sous nos yeux, sans susciter d'émotion réelle, justement parce qu'elle se présente comme une réalité inventée. Toutefois, l'art de la direction d'acteurs et surtout d'actrices de Pedro Almodóvar ne risque pas de s'évanouir du jour au lendemain. La seule déception viendrait du grand Leonardo Sbaraglia, dont la comparaison avec Antonio Banderas ne lui est pas du tout favorable. En revanche, Bárbara Lennie est (comme toujours) lumineuse, Victoria Luengo, certes moins présente que dans L'être aimé, confirme combien son jeu peut se révéler subtil et enfin, Aitana Sánchez-Gijón délivre une prestation de grande envergure. Tant que Pedro, loin d'être proche du gâtisme, n'en déplaise aux mauvais esprits, saura donner des rôles étoffés à des femmes talentueuses, il n'y aura pas de raison de le bouder, même avec une inspiration en baisse, l'âge aidant. Et ne demandez pas ce qu'il a fait pour mériter ça.
Nouveau film de Pedro Almodóvar, l’un des réalisateurs que j’attends toujours avec une ceraine impatience. Je n’avais rien lu ni entendu sur celui-ci, si ce n’est quelques échos plutôt mitigés. J’ai donc préféré me faire mon propre avis. Et au final, j’ai bien aimé.
Le film ressemble un peu à une suite spirituelle de Douleur et Gloire. C’est une belle réflexion sur la création, l’amitié et la loyauté, avec un scénario assez bavard, comme souvent chez Almodóvar, mais aussi plutôt malin. Il joue habilement avec la fiction et la réalité, le passé et le présent, le film dans le film.
La mise en scène est, comme toujours, très soignée et agréable. L’interprétation est également remarquable, avec des acteurs que je connaissais pas pour la plupart. A part les excellents Quim Gutiérrez, Rossy de Palma, Victoria Luengo, vue récemment dans le décevant L’Être aimé, et le très charismatique Patrick Criado.
Au final, ce n’est sans doute pas le meilleur film de son auteur, mais c’est un opus émouvant et nostalgique. Certes pas très gai, mais qui m’a fait passer un très agréable moment.
Le film ressemble un peu à une suite spirituelle de Douleur et Gloire. C’est une belle réflexion sur la création, l’amitié et la loyauté, avec un scénario assez bavard, comme souvent chez Almodóvar, mais aussi plutôt malin. Il joue habilement avec la fiction et la réalité, le passé et le présent, le film dans le film.
La mise en scène est, comme toujours, très soignée et agréable. L’interprétation est également remarquable, avec des acteurs que je connaissais pas pour la plupart. A part les excellents Quim Gutiérrez, Rossy de Palma, Victoria Luengo, vue récemment dans le décevant L’Être aimé, et le très charismatique Patrick Criado.
Au final, ce n’est sans doute pas le meilleur film de son auteur, mais c’est un opus émouvant et nostalgique. Certes pas très gai, mais qui m’a fait passer un très agréable moment.
Raúl (Leonardo Sbaraglia, acteur argentin à l'affiche également de Karma en sélection officielle à Cannes) est un réalisateur consacré que sa plus proche collaboratrice, Monica (Aitana Sánchez-Gijón), quitte alors qu'il est lancé dans l'écriture de son prochain film. Celui-ci, intitulé Amarga Navidad (Noël amer), du nom d'une chanson de Chavela Vargas, met en scène Elsa (Bárbara Lennie) une réalisatrice en couple avec un séduisant pompier (Patrick Criado), saisie de crises d'angoisse. Raúl s'inspire de la vie de Monica, dont une amie proche vient de perdre un enfant, pour construire le personnage d'Elsa.
Décidément les films projetés à Cannes ces jours-ci se suivent et se ressemblent. "La Vénus électrique" mettait en scène, dans le Paris bohême des années folles, quatre artistes pris au piège de leurs mensonges et de leurs fantasmes. "L'Être aimé" se déroulait aux Canaries, sur l'île de Fuerteventura, où un réalisateur espagnol essayait de renouer le lien brisé avec sa fille aînée. "Histoires parallèles" interrogeait le lien entre fiction et réalité.
Comme "L'Être aimé", "Autofiction" est un film espagnol qui se déroule en partie aux Canaries, pas cette fois-ci sur Fuerteventura, mais juste à côté sur l'île volcanique de Lanzarote. J'ai déjà dit dans ma critique de "L'Être aimé", que la présence en sélection officielle de Sorogoyen et d'Almodóvar - où celui-ci concourt pour la septième fois - a des airs de passage de relais entre la jeune et la vieille garde du cinéma espagnol. Comme "Histoires parallèles", "Autofiction" creuse le thème de la création artistique, de ses limites autorisées, de sa relation avec la réalité, des répliques qu'elle provoque et des dommages qu'elle occasionne.
Selon la façon de les considérer, la succession de ces films, la répétition des mêmes thèmes créent un désagréable effet de redite ou au contraire un envoûtant sentiment de continuité. La séquence dans laquelle on les aura vus influera sur le regard qu'on portera sur eux. J'ai peut-être été trop indulgent avec le film de Fahradi. Je suis peut-être bien sévère avec celui d'Almodóvar.
Car le maestro espagnol sait encore y faire. Son vingt-troisième long métrage est tout aussi maîtrisé que les précédents. Ses décors sont toujours aussi parfaits. Si je devais me réincarner, j'aimerais que ce soit en vase à fleurs ou en canapé vert pomme d'un de ses films ! La musique d'Alberto Iglesias est toujours aussi envoutante. Le jeu d'acteurs est toujours aussi parfait, avec une mention spéciale à Bárbara Lennie.
Almodóvar n'a plus rien à prouver et peut tout se permettre. Aucun producteur n'aura le culot de s'opposer à lui. Peut-être le sait-il un peu trop et s'autorise-t-il une liberté qu'il ne se serait pas permise à l'époque de "Tout sur ma mère". Ici, sans fard, il se livre à travers son double autobiographique, Raul, dans l'intimité de sa splendide résidence madrilène, avec son compagnon, avec ses crises d'angoisse et ses emprunts revendiqués à la réalité. Le scénario du film et celui du film dans le film évoluent en fonction de l'inspiration du démiurge. Ils se terminent en queue de poisson, donnant la fâcheuse impression que le septuagénaire en avait marre et ne s'est guère donné de mal.
Décidément les films projetés à Cannes ces jours-ci se suivent et se ressemblent. "La Vénus électrique" mettait en scène, dans le Paris bohême des années folles, quatre artistes pris au piège de leurs mensonges et de leurs fantasmes. "L'Être aimé" se déroulait aux Canaries, sur l'île de Fuerteventura, où un réalisateur espagnol essayait de renouer le lien brisé avec sa fille aînée. "Histoires parallèles" interrogeait le lien entre fiction et réalité.
Comme "L'Être aimé", "Autofiction" est un film espagnol qui se déroule en partie aux Canaries, pas cette fois-ci sur Fuerteventura, mais juste à côté sur l'île volcanique de Lanzarote. J'ai déjà dit dans ma critique de "L'Être aimé", que la présence en sélection officielle de Sorogoyen et d'Almodóvar - où celui-ci concourt pour la septième fois - a des airs de passage de relais entre la jeune et la vieille garde du cinéma espagnol. Comme "Histoires parallèles", "Autofiction" creuse le thème de la création artistique, de ses limites autorisées, de sa relation avec la réalité, des répliques qu'elle provoque et des dommages qu'elle occasionne.
Selon la façon de les considérer, la succession de ces films, la répétition des mêmes thèmes créent un désagréable effet de redite ou au contraire un envoûtant sentiment de continuité. La séquence dans laquelle on les aura vus influera sur le regard qu'on portera sur eux. J'ai peut-être été trop indulgent avec le film de Fahradi. Je suis peut-être bien sévère avec celui d'Almodóvar.
Car le maestro espagnol sait encore y faire. Son vingt-troisième long métrage est tout aussi maîtrisé que les précédents. Ses décors sont toujours aussi parfaits. Si je devais me réincarner, j'aimerais que ce soit en vase à fleurs ou en canapé vert pomme d'un de ses films ! La musique d'Alberto Iglesias est toujours aussi envoutante. Le jeu d'acteurs est toujours aussi parfait, avec une mention spéciale à Bárbara Lennie.
Almodóvar n'a plus rien à prouver et peut tout se permettre. Aucun producteur n'aura le culot de s'opposer à lui. Peut-être le sait-il un peu trop et s'autorise-t-il une liberté qu'il ne se serait pas permise à l'époque de "Tout sur ma mère". Ici, sans fard, il se livre à travers son double autobiographique, Raul, dans l'intimité de sa splendide résidence madrilène, avec son compagnon, avec ses crises d'angoisse et ses emprunts revendiqués à la réalité. Le scénario du film et celui du film dans le film évoluent en fonction de l'inspiration du démiurge. Ils se terminent en queue de poisson, donnant la fâcheuse impression que le septuagénaire en avait marre et ne s'est guère donné de mal.
Présenté en compétition au Festival de Cannes, "Autofiction" suit un réalisateur en panne d’inspiration, qui décide d’utiliser le drame vécu par une proche collaboratrice pour nourrir son nouveau projet. La création artistique, l’exploitation du réel, le narcissisme des auteurs sont les thèmes de ce film qui ne décolle jamais vraiment. Là où Almodóvar savait autrefois transformer ses mélodrames en expériences vibrantes et excessives, "Autofiction" reste étonnamment froid et distant. Le lien avec "Histoires parallèles" de Asghar Farhadi, également présenté à Cannes en 2026, saute d’ailleurs immédiatement aux yeux. Les deux films explorent la frontière entre fiction et réel. Le casting est inégal avec des personnages sous-exploités. Visuellement, le savoir-faire d’Almodóvar reste intact. Les costumes dialoguent parfaitement avec les décors, les couleurs sont pensées avec précision et rappellent immédiatement l'esthétique du cinéaste.
Enfin un film d'Almodovar qui, à part une scène de strip tease masculin lors d'un enterrement de vie de jeune fille, ne se vautre ni dans la provoc à 2 balles, ni dans l’esbroufe, ni dans l'exagération systématique. Alléluia, à 76 ans, Pedro Almodovar est enfin devenu adulte ! Et Bárbara Lennie, l'interprète principale du film, est toujours aussi excellente et aurait mérité le Prix d'interprétation féminine à Cannes !
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