1089 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
135 critiques spectateurs
5
4 critiques
4
19 critiques
3
33 critiques
2
56 critiques
1
20 critiques
0
3 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Salomé K.
12 abonnés
1 critique
Suivre son activité
3,0
Publiée le 27 mai 2026
Une mise en abîme sur la création et le cinéma qui, selon moi, tourne à vide. J'avais toujours eu beaucoup d'admiration pour Almodovar mais cette fois, j'ai trouvé ce film bourgeois et superficiel. Je me suis ennuyée.
Pedro Almodovar n’a plus grand chose à raconter. Dans Autofiction, on découvre un auteur en panne d’inspiration qui va puiser dans la vie de ses amis pour écrire un scénario où la réalité et la fiction s’entremêlent. Alors on retrouve les personnages types d’Almodovar, son humour, ses beaux décors. Parfois, on a l’impression d’assister à un spot de pub, cette fois de Prada. C’est décevant, et loin des chefs d’oeuvre de l’artiste.
Dans la longue et belle carrière d'Almodovar, qu'on a toujours plaisir à retrouver, il y a les pépites, les films qu'on aime bien, et, un coup de temps en temps, ceux qu'on n'apprécie peu. En ce qui me concerne, c'est le cas pour cet “Autofiction”, qui m'a ennuyé du début à la fin. Trop nombriliste, trop dispersé, trop bavard, trop “je suis malheureux”, et pas accrocheur. Heureusement, il reste la beauté des images et des couleurs, et l'excellente prestation de Barbara Lennie.
Enfin un film d'Almodovar qui, à part une scène de strip tease masculin lors d'un enterrement de vie de jeune fille, ne se vautre ni dans la provoc à 2 balles, ni dans l’esbroufe, ni dans l'exagération systématique. Alléluia, à 76 ans, Pedro Almodovar est enfin devenu adulte ! Et Bárbara Lennie, l'interprète principale du film, est toujours aussi excellente et aurait mérité le Prix d'interprétation féminine à Cannes !
On reconnaît le style d'Almodovar avec son choix de coloris vifs et les péripéties sentimentales de ses personnages mais ces derniers restent assez superficiels. Il y a une histoire dans l'histoire car l'intrigue repose sur un réalisateur qui réfléchit à son prochain scénario de film et cela embrouille la direction globale du film.
Dans *Autofiction*, on retrouve immédiatement la signature esthétique d’Almodovar : une esthétique extrêmement léchée, des cadres impeccables et cette propreté d'image si caractéristique. Le travail sur les couleurs des décors et des costumes est somptueux, c'est du grand art pour les yeux. En revanche, le scénario s'égare dans un jeu de miroirs qui ne fonctionne pas. L'idée de la mise en abyme était séduisante, mais sa réalisation s'avère laborieuse. On doit ainsi se coltiner pendant près d'une heure le fameux « film dans le film », un projet que tout le monde s'accorde à trouver raté. C'est long, terriblement pesant, et on décroche malgré les bonnes intentions de départ. Dommage, car si la distribution est impeccable, la mise en scène manque cruellement de rythme. C'est d'une mollesse qui empêche totalement d'entrer dans l'histoire. Une œuvre superbe sur la forme, mais malheureusement trop ennuyeuse sur le fond.
Almodovar ne peut pas être médiocre , le scénario est un peu complexe, ( passer d'une histoire à l'autre ) mais l'esthétique , la couleur sont bien présentes . a voir.
Effectivement on s’ennuie un peu. Même les magifiques acteurs et actrices ne suffisent pas à relever le récit Pedro a assez d’humour pour glisser dans ses dialogues que les fans d’un auteur se réjouissent même d’une œuvre mineure .. et cen est une
Le dernier film bien qu’un peu décevant par son manque d’inspiration conserve malgré tout les qualités qui font la signature du réalisateur. On y retrouve des personnages féminins toujours remarquablement dirigés, une photographie soignée ainsi qu’un travail sur les couleurs d’une grande richesse visuelle. Par moments, certaines scènes rappellent la force émotionnelle de ses plus grands films, comme Tout sur ma mère. La musique, autre de ses grands atouts, accompagne une nouvelle fois le récit avec beaucoup de justesse et contribue à préserver l’identité singulière de son cinéma.
Almodovar a été longtemps un cinéaste énergique, impertinent et audacieux qui savait mêler tragique et comédie, non sans un certain maniérisme. Un petit maître comme disait Michel Ciment. On l'a porté aux nues. Alors il s'est pris pour un grand maître et depuis fabrique des films articiels qui se veulent profonds sur la création, la marche du monde et ses injustices, mais surtout avec des personnages de moins en moins intéressants. De temps en temps, c'est plutôt pas mal et comme ici assez raté. Par moment le dialogue entre les femmes est même caricatural. Lanzarote est très beau.. Heureusement !
Un Almodóvar en mal d'inspiration. La photographie est magnifique, les acteurs sont très bons. Mais l'histoire n'est pas passionnante, pas bien menée à part quelques scènes plus intenses et captivantes, et baigne dans une musique syrupeuse quasi permanente.
AU FOND DE L’ABYME A travers un double essayant de rédiger un scénario, Almodovar s’interroge sur son propre manque d’inspiration. Une mise en abyme s’engage entre le film en train de se faire, narrant les tourments d’Esla (Barbara Lennie), réalisatrice, et les interrogations de Raúl, scénariste/ metteur en scène supposé jouer le rôle d’Almodovar. Principale question : a-t-on le droit d’utiliser des séquences de vie de son entourage comme matériaux du film ? Interrogation morale, sujet de controverse et de brouille entre le scénariste et sa compagne… Comme d’habitude, Almodovar nous offre un film très coloré, provocateur, d’une beauté mécanique. Mais il semble que le cœur n’y est plus. Et comme le remarque une spectatrice à la fin du film, celui-ci n’est pas à la hauteur de "Volver" ! Je comprends maintenant pourquoi "Autofiction", bien que présenté en compétition le Festival de Cannes, n’ait reçu aucun Prix ni Palme… Je salue pourtant l’excellent Leonardo Sbaraglia qui interprète Raúl.
Autofiction suit un réalisateur en panne d’inspiration qui décide de transformer le drame intime vécu par une proche collaboratrice en matière première pour son prochain film. Sur le papier, le sujet avait tout pour séduire mais le problème est que le film ne décolle jamais vraiment.
Là où Almodóvar savait autrefois transformer ses mélodrames en expériences sensuelles, excessives et profondément vivantes, tout paraît ici fonctionner en pilotage automatique. Comme si le cinéaste recyclait les éléments les plus identifiables de son cinéma sans parvenir à leur redonner vie.
Là où La Chambre d’à côté avait récemment montré un Almodóvar capable de se réinventer avec une forme de simplicité nouvelle, il semble ici s’auto-parodier.
Chaque plan est saturé de rouge vermillon, de jaune safran ou de bleu klein, au point que l’on finit parfois par avoir davantage l’impression de feuilleter un catalogue de décoration intérieure qu’assister un véritable drame humain.
Les dialogues s’étirent, les personnages parlent beaucoup pour finalement raconter assez peu, et cette réflexion sur la création artistique finit elle-même par manquer cruellement d’inspiration.
Le vrai problème vient sans doute des enjeux du récit. Le film met en scène cette histoire comme une tragédie majeure alors que ce qui se joue paraît souvent assez mineur et renvoie fatalement l'impression d'un réalisateur qui a la fâcheuse tendance d'un peu trop se regarder le nombril.
Évidemment, les admirateurs inconditionnels du cinéaste retrouveront tout ce qu’ils aiment : les couleurs, les appartements impeccables, les figures d’artistes tourmentés, les dialogues littéraires, cette manière très almodovarienne de théâtraliser le quotidien. Mais pour les autres, le film risque surtout de sembler bavard, narcissique et assez rapidement ennuyeux.
Un film que j'aurais très certainement bien davantage apprécié si je ne l'avais pas découvert dans le cadre du Festival de Cannes où il a nécessairement souffert de la comparaison avec des propositions de cinéma bien plus puissantes et intéressantes.
Je voulais le voir parce que j’aime bien le cinéma de Pedro Almodóvar. Visuellement, le film est vraiment très beau. Les couleurs, les décors et la mise en scène apportent énormément. Le mélange entre réalité et fiction est intéressant et donne une vraie personnalité au film. Les acteurs sont très bons dans l’ensemble. Certaines scènes sont vraiment réussies. La musique accompagne très bien le film aussi. On retrouve plusieurs thèmes chers à Almodóvar, autour de la création, du souvenir et du cinéma. Mais j’avoue avoir eu un peu de mal à rester totalement dedans. Le film m’a parfois un peu perdu. L’émotion a moins fonctionné sur moi que dans d’autres de ses films. Le rythme est parfois un peu lent. Ça reste intéressant à voir, mais pas forcément celui qui m’a le plus marqué du réalisateur.