Note moyenne
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Un film très médiocre, le scénario n'a aucun rebondissements notable, le sujet est intéressant sur le principe mais mal réalisé.
Vu en VO ce jour au Katorza de Nantes.
J'ai apprécié ce dernier Almodovar, qui interroge sur la légitimité de la matière première des artistes : les histoires. Un scénariste (comme lui), un romancier, un dramaturge a-t-il le droit de retranscrire dans ses oeuvres les histoires de ceux qu'il côtoie, notamment les drames et les blessures, surtout lorsqu'il est en panne d'inspiration ? Une très belle photo comme d'hab mais j'ai trouvé que le film tournait un peu en boucle, ce qui me retient de mettre cinq étoiles.
J'ai apprécié ce dernier Almodovar, qui interroge sur la légitimité de la matière première des artistes : les histoires. Un scénariste (comme lui), un romancier, un dramaturge a-t-il le droit de retranscrire dans ses oeuvres les histoires de ceux qu'il côtoie, notamment les drames et les blessures, surtout lorsqu'il est en panne d'inspiration ? Une très belle photo comme d'hab mais j'ai trouvé que le film tournait un peu en boucle, ce qui me retient de mettre cinq étoiles.
Un film esthétique (comme toujours), sophistiqué, fin, mature, très original et magnifiquement interprété malgré la complexité et l'intellectualisme des rôles.
Une seule crainte : Almodovar n'est-il pas en train de s'enfermer dans le domaine des névroses des seniors aisés ?
¡Espero que no!
Une seule crainte : Almodovar n'est-il pas en train de s'enfermer dans le domaine des névroses des seniors aisés ?
¡Espero que no!
Très bavard, le film parle de beaucoup de choses (l'amour, l'amitié, la mort, la sexualité, la psychiatrie, etc). Elles sont abordées par des acteurs irréprochables. Ils sont filmés de façon irréprochable également. Le film traite néanmoins pour l'essentiel de la création artistique (le synopsis nous avait prévenu).
Ceci et cela n'en fait pas un film inoubliable. D'abord, la création artistique a-t-elle besoin d'être autopsiée ? Ensuite, là où il traite de ce sujet essentiel, c'est d'un compliqué et d'une longueur qui nuisent à l'argumentation (pourquoi a-t-il multiplié les situations et les visages, les noms et les surnoms, alors qu'un seul cas d'espèce suffisait pour dire ce qu'il voulait sur la liberté, ou la non-liberté, de la création artistique).
De sorte que pour nous, ce qui restera, ce sont les choses non essentielles du film : quatre ou cinq digressions, mais tellement almodovariennes, comme la scène de strip-tease du pompier, ou la chanson de Chavela Varga, voire le quand et comment prendre un xanax quand on est stressé. "La tristesse est la mort des choses simples", dit un des personnages -chez Almodóvar, les choses simples ne meurent pas ; elles sont immortelles et jouissives (comme à chaque fois qu'apparaît Rossy de Palma !). Parmi ces choses "hors-sujet", Almodóvar trouve même le moyen de glisser ce qu'il pense du film culte (un film raté qu'une petite poignée de gens adorent) - l'avenir de celui-là ou la moquerie du jour ?
Ceci et cela n'en fait pas un film inoubliable. D'abord, la création artistique a-t-elle besoin d'être autopsiée ? Ensuite, là où il traite de ce sujet essentiel, c'est d'un compliqué et d'une longueur qui nuisent à l'argumentation (pourquoi a-t-il multiplié les situations et les visages, les noms et les surnoms, alors qu'un seul cas d'espèce suffisait pour dire ce qu'il voulait sur la liberté, ou la non-liberté, de la création artistique).
De sorte que pour nous, ce qui restera, ce sont les choses non essentielles du film : quatre ou cinq digressions, mais tellement almodovariennes, comme la scène de strip-tease du pompier, ou la chanson de Chavela Varga, voire le quand et comment prendre un xanax quand on est stressé. "La tristesse est la mort des choses simples", dit un des personnages -chez Almodóvar, les choses simples ne meurent pas ; elles sont immortelles et jouissives (comme à chaque fois qu'apparaît Rossy de Palma !). Parmi ces choses "hors-sujet", Almodóvar trouve même le moyen de glisser ce qu'il pense du film culte (un film raté qu'une petite poignée de gens adorent) - l'avenir de celui-là ou la moquerie du jour ?
Décevant eu égard a l'œuvre d'Almodovar riche et foisonnante qui décrit si bien l'univers féminin. Dans cette mise en abîme, le film passe de la réalité a la fiction dans une mise en scène qui ne fonctionne pas. On ne parvient à s'attacher aux personnages. Seule la dernière scène a un peu de sens. Difficile de comprendre l'enthousiasme de certains critiques dits de référence.
il ne fallait pas voir HISTOIRES PARALLÈLES avant AUTOFICTION. Le premier film traite de la création littéraire avec d'autant plus d'habileté, là où Almodovar se perd dans un temps long, très long, un temps interminable. Il y a des belles couleurs, des contrastes mais cela ne suffit plus. Maintenant, il faut qu'il arrête...
Chef d’œuvre ! Un de ses meilleurs films ! Incroyable réflexion sur les dangers de la création et sur le rapport réel/fiction.
Un film sur lequel il faut réfléchir !
Un film sur lequel il faut réfléchir !
Film creux, les personnages s'écoutent parler en se regardant le nombril. Très décevant. La réalisation est toujours aussi belle et colorée mais l'histoire sans aucun intérêt
Avec ce nouveau film, Almodovar creuse le sillon ouvert pas douleur et gloire en continuant de jouer du décalage entre fiction et réalité. Esthétiquement le film est très beau mais il met parfois à distance le spectateur, le versant mélodramatique étant ici assez artificiel. Néanmoins, par moments, au détour d'un chant, le film gagne une certaine profondeur rappelant le Almodovar de Tout sur ma mère. On regrettera que la mise en abyme soit au final si convenue laissant entrevoir le corps d'un film déceptif malgré ses qualités esthétiques. Almodovar ne surprend plus, ce qui est tout de même dommage.
Assez déçue alors que j'adore Almodovar. C'est un film que j'ai trouvé très intéressant dans sa construction : l'histoire dans l'histoire dans l'histoire ; très beau, couleurs magnifiques des vêtements, paysages de Lanzarote (ça m'a donné envie d'y aller mais je ne pense pas que c'était l'objectif du film) ; parfois drôle et "coquin" (j'ai adoré la scène de striptease) Mais tellement nombriliste que j'ai fini par décrocher. Et au final assez pathétique sur ce qu'il dit de Pedro Almodovar en panne d'inspiration, contraint de s'autoplagier... et de l'avouer. Plutôt qu'Autofiction, il aurait pu s'appeler Autoflagellation
Je suis allé voir le film malgré la note spectateurs faible (2,8) car la bande-annonce m'avait donné l'impression d'un film sympathique. Et bien j'aurai du me fier à la note spectateurs et ne pas y aller.
Si le début du film n'était pas mauvais et laissait pressentir un film pas mal (avec des scènes sympas comme celle du strip tease), ça devient rapidement très peu compréhensible. On ne comprend pas qui est qui, les liens entre personnages ne sont plus très clairs... Bref, j'ai à plusieurs reprises regardé ma montre.
Si le début du film n'était pas mauvais et laissait pressentir un film pas mal (avec des scènes sympas comme celle du strip tease), ça devient rapidement très peu compréhensible. On ne comprend pas qui est qui, les liens entre personnages ne sont plus très clairs... Bref, j'ai à plusieurs reprises regardé ma montre.
L'infatigable cinéaste espagnol, Pedro Almodovar (76 ans) questionne le spectateur sur la limite entre vie privée et vie publique pour la création d'une oeuvre. Présenté en Compétition à Cannes 2026, "Autofiction" est à l'image de son personnage principal (l'écrivain), foutraque, tortueux et manquant cruellement d'inspiration. On y voit déambuler des pseudo-intellectuels névrosés à souhait dans des appartements ou résidences secondaires magnifiques. Chacun regarde son nombril et heureusement qu'il y a le personnage d'Elsa (Barbara Lennie) qui surnage grâce à son caractére attachant et empathique. Ce film dans le film a viré très vite à l'agacement pour ma part. Un Almodovar à vite oublier!
Pas très simple a suivre , ce scenario qui se déroule sous nos yeux !
Les acteurs et actrices sont beaux !
Les prises de vue toujours très belles avec beaucoup e plans rapprochés
Les acteurs et actrices sont beaux !
Les prises de vue toujours très belles avec beaucoup e plans rapprochés
Raul/Sbaraglia est un alter ego de Almodovar lui-même, dans une introspection qui rappelle forcément celle de "Douleur et Gloire" (2019), film surestimé. La première partie est intéressante, avec ces deux histoires parallèles qui renvoie au tout récent "Histoires Parallèles" (2026) de Asghar Farhadi sur un sujet pas si éloigné. En vérité le scénariste Raul n'est pas en panne d'inspiration, il est en cours de création et fait donc appel à ce qui l'entoure, ses proches ou non, les événements dont il peut être témoin ou pas, ... etc... Bref, comme n'importe quel artiste en sommes. Et c'est là que nous commençons à nous ennuyer, quand on comprend que l'enjeu, l'intrigue repose sur ce constat, cette évidence... SPOILERS voir site !... Ainsi le twist arrive comme un cheveu sur la soupe, ou plutôt comme un rebondissement si peu compréhensible de la part du personnage qu'on se dit tout ça pour ça, et ce malgré une toute fin savoureuse. La photographie, les couleurs, la lumière est du pur Almodovar, mais la mise en scène trop théâtrale, trop figée, sans aucun rythme finit par instaurer un récit apathique. Une déception (encore) pour un réalisateur qui semble justement en panne d'inspiration.
Site : Selenie
Site : Selenie
L’interrogation d’un artiste (écrivain ou cinéaste) sur l’origine de sa création est légitime et il y a forcément toujours une part d’autobiographie, plus ou moins visible car modifiée. On pourrait dire que la biographie du cinéaste espagnol n’est autre que sa propre filmographie. Pourquoi ce film, alors qu’il avait déjà répondu, certes partiellement, au sujet, dans « Douleur et gloire » (2019) ? Pedro Almodóvar est connu pour ses mélodrames flamboyants, baroques voire excentriques. Pourquoi le scénario de ce film relève plus du roman de gare et le film du feuilleton télévisé façon « Plus belle la vie » ? Le spectateur a du mal à s’intéresser aux personnages assez fades et/ou névrosés, aux situations maintes fois vues (deuil d’une mère ou d’un enfant, mari toxique) et aux scènes gratuites (comme l’enterrement de vie de jeune fille où intervient un strip-teaseur, Bonifacio, ou les migraines et crises d’angoisse d’Elsa). Il y a 2 façons de représenter la vie des personnages créés par un auteur : la première, sous forme d’une comédie, choix pertinent et brillant qu’avait fait Philippe de Broca dans « Le magnifique » (1973), où l’écrivain fauché et timide, François Merlin (Jean-Paul Belmondo), s’inventait un double, Bob Saint-Clar, dans ses romans d’espionnage, et y intégrait les personnes de son entourage en les ridiculisant. Un autre film, espagnol, s’en tirait mieux (de façon drôle et caustique) pour traiter de la création littéraire, « El autor » (« Le mobile ») (2017) de Martín Manuel Cuenca, où un apprenti écrivain espionnait son voisinage pour nourrir son livre. Pedro Almodóvar a choisi une voie plus sérieuse mais qui tombe à plat, malgré une tentative de mise en abyme : Raúl, écrit, en 2026, un scénario de son prochain film :
spoiler:
il se déroule en 2004, pendant les fêtes de fin d’année (d’où le titre original), où Elsa (Bárbara Lennie, 42 ans), également réalisatrice (de seulement 2 films, dits cultes, et vivant grâce à des publicités), écrit un scénario à Ténériffe.
Heureusement, le film n’est pas trop long (1h51) et beaucoup moins ennuyeux que « Huit et demi » (1963) de Federico Fellini qui dure 2h18, également sur les affres de la création. Cependant, on sent les angoisses du cinéaste espagnol, avec plusieurs scènes d’hôpital et l’évocation de la mort (d’une mère ou d’un fils). Film testament ? Un réalisateur doit savoir s’arrêter à temps et ne pas faire le film de trop…
Heureusement, le film n’est pas trop long (1h51) et beaucoup moins ennuyeux que « Huit et demi » (1963) de Federico Fellini qui dure 2h18, également sur les affres de la création. Cependant, on sent les angoisses du cinéaste espagnol, avec plusieurs scènes d’hôpital et l’évocation de la mort (d’une mère ou d’un fils). Film testament ? Un réalisateur doit savoir s’arrêter à temps et ne pas faire le film de trop…
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