Autofiction
Note moyenne
2,8
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128 critiques spectateurs

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selenie

7 446 abonnés 6 656 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 mai 2026
Raul/Sbaraglia est un alter ego de Almodovar lui-même, dans une introspection qui rappelle forcément celle de "Douleur et Gloire" (2019), film surestimé. La première partie est intéressante, avec ces deux histoires parallèles qui renvoie au tout récent "Histoires Parallèles" (2026) de Asghar Farhadi sur un sujet pas si éloigné. En vérité le scénariste Raul n'est pas en panne d'inspiration, il est en cours de création et fait donc appel à ce qui l'entoure, ses proches ou non, les événements dont il peut être témoin ou pas, ... etc... Bref, comme n'importe quel artiste en sommes. Et c'est là que nous commençons à nous ennuyer, quand on comprend que l'enjeu, l'intrigue repose sur ce constat, cette évidence... SPOILERS voir site !... Ainsi le twist arrive comme un cheveu sur la soupe, ou plutôt comme un rebondissement si peu compréhensible de la part du personnage qu'on se dit tout ça pour ça, et ce malgré une toute fin savoureuse. La photographie, les couleurs, la lumière est du pur Almodovar, mais la mise en scène trop théâtrale, trop figée, sans aucun rythme finit par instaurer un récit apathique. Une déception (encore) pour un réalisateur qui semble justement en panne d'inspiration.
Site : Selenie
Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 344 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 mai 2026
L’interrogation d’un artiste (écrivain ou cinéaste) sur l’origine de sa création est légitime et il y a forcément toujours une part d’autobiographie, plus ou moins visible car modifiée. On pourrait dire que la biographie du cinéaste espagnol n’est autre que sa propre filmographie. Pourquoi ce film, alors qu’il avait déjà répondu, certes partiellement, au sujet, dans « Douleur et gloire » (2019) ? Pedro Almodóvar est connu pour ses mélodrames flamboyants, baroques voire excentriques. Pourquoi le scénario de ce film relève plus du roman de gare et le film du feuilleton télévisé façon « Plus belle la vie » ? Le spectateur a du mal à s’intéresser aux personnages assez fades et/ou névrosés, aux situations maintes fois vues (deuil d’une mère ou d’un enfant, mari toxique) et aux scènes gratuites (comme l’enterrement de vie de jeune fille où intervient un strip-teaseur, Bonifacio, ou les migraines et crises d’angoisse d’Elsa). Il y a 2 façons de représenter la vie des personnages créés par un auteur : la première, sous forme d’une comédie, choix pertinent et brillant qu’avait fait Philippe de Broca dans « Le magnifique » (1973), où l’écrivain fauché et timide, François Merlin (Jean-Paul Belmondo), s’inventait un double, Bob Saint-Clar, dans ses romans d’espionnage, et y intégrait les personnes de son entourage en les ridiculisant. Un autre film, espagnol, s’en tirait mieux (de façon drôle et caustique) pour traiter de la création littéraire, « El autor » (« Le mobile ») (2017) de Martín Manuel Cuenca, où un apprenti écrivain espionnait son voisinage pour nourrir son livre. Pedro Almodóvar a choisi une voie plus sérieuse mais qui tombe à plat, malgré une tentative de mise en abyme : Raúl, écrit, en 2026, un scénario de son prochain film : spoiler: il se déroule en 2004, pendant les fêtes de fin d’année (d’où le titre original), où Elsa (Bárbara Lennie, 42 ans), également réalisatrice (de seulement 2 films, dits cultes, et vivant grâce à des publicités), écrit un scénario à Ténériffe.
Heureusement, le film n’est pas trop long (1h51) et beaucoup moins ennuyeux que « Huit et demi » (1963) de Federico Fellini qui dure 2h18, également sur les affres de la création. Cependant, on sent les angoisses du cinéaste espagnol, avec plusieurs scènes d’hôpital et l’évocation de la mort (d’une mère ou d’un fils). Film testament ? Un réalisateur doit savoir s’arrêter à temps et ne pas faire le film de trop…
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 mai 2026
C'est depuis longtemps une marque déposée, Almodóvar, avec ses couleurs vives, ses allures de soap opera et ses femmes plus ou moins au bord de la crise de nerfs. Avec Douleur et gloire, le cinéaste espagnol avait osé se dénuder, avec panache et brio. Autofiction en est une fausse suite, avec mises en abyme et affres de la création, l'artiste se dévoilant en vampire des histoires de ses proches. Le refrain est un peu usé et la mise en scène pas mal absente d'Autofiction, qui n'est pas loin de tourner à vide et trop autour de la propre personne du réalisateur. Ce serait tout de même exagéré de prétendre qu'il n'y a pas de bonnes idées ni de belles scènes dans le film, mais disons que l'ensemble fonctionne couci-couça, en particulier l'histoire de la fiction qui se développe sous nos yeux, sans susciter d'émotion réelle, justement parce qu'elle se présente comme une réalité inventée. Toutefois, l'art de la direction d'acteurs et surtout d'actrices de Pedro Almodóvar ne risque pas de s'évanouir du jour au lendemain. La seule déception viendrait du grand Leonardo Sbaraglia, dont la comparaison avec Antonio Banderas ne lui est pas du tout favorable. En revanche, Bárbara Lennie est (comme toujours) lumineuse, Victoria Luengo, certes moins présente que dans L'être aimé, confirme combien son jeu peut se révéler subtil et enfin, Aitana Sánchez-Gijón délivre une prestation de grande envergure. Tant que Pedro, loin d'être proche du gâtisme, n'en déplaise aux mauvais esprits, saura donner des rôles étoffés à des femmes talentueuses, il n'y aura pas de raison de le bouder, même avec une inspiration en baisse, l'âge aidant. Et ne demandez pas ce qu'il a fait pour mériter ça.
The CritizMan
The CritizMan

55 abonnés 262 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 mai 2026
“Autofiction” de Pedro Almodóvar impressionne surtout par son jeu de mise en abyme, où le film réel et le film “dans le film” s’entrelacent avec une vraie intelligence narrative, presque vertigineuse par moments. Les acteurs sont impeccables, portés par une direction d’une grande précision, ce qui maintient l’attention même quand le récit s’étire. Parce que oui, le film est clairement trop long : certaines séquences tournent en rond et diluent l’impact global. Visuellement, Almodóvar reste fidèle à lui-même avec des décors très grandiloquents, parfois magnifiques, mais souvent disproportionnés par rapport à ce que raconte réellement l’histoire, comme si l’emballage prenait le dessus sur le fond.
petitbandit
petitbandit

117 abonnés 679 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 mai 2026
Une tirade poussive, bavarde et confuse pour ce nouvel Almodovar qui ne restera ps dans les annales. L’histoire commence bien pour se tourner ensuite vers une narration narcissique compliquée, de nombreuses portes ouvertes non refermées, un ensemble pas toujours évident à suivre. Si les photographies, les décors sont toujours soignées, le film manque d’intérêts. Mes paupieres ont été lourdes par instantt
On peut s’en passer …
Eric Dugelay
Eric Dugelay

8 abonnés 162 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 mai 2026
Bis repetita : Autofiction ne m’a pas du tout convaincu, pas plus que La chambre d’à côté, le précédent Almodovar. Je reprends les chefs d’accusation formulés par Samuel Douhaire, rédacteur en chef de la revue Cinéma à la sortie de la projection au festival de Cannes : un pot-pourri de tout ce qu’a fait Almodovar mais un effet redite malvenu : la thématique du cinéaste en crise d’inspiration déjà traitée, l’éternel travail sur les couleurs (la bouteille d’eau bleu Klein dans le réfrigérateur dixit sa collègue Marie Sauvion, tout aussi déçue), Lanzarote comme dans Étreintes brisées, des femmes au bord de la crise de nerfs comme dans le film du même nom. Je n’ai pas vécu l’émotion des personnages, ne suis pas sûr que les acteurs eux-mêmes l’ait ressentie. C’est triste.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 414 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 mai 2026
Présenté en CO Cannes 2026, " amargo navidad " ( Un Noël amer ), distribué sous le titre que je n' aime pas beaucoup " Autofiction " ( j' ignore au moment où j' écris ces quelques lignes, s'il sera récompensé ou non ) ne fait pas l'unanimité.

Pourtant, ce dernier opus a beaucoup ( à mon goût) à offrir.

Ambitieux, maîtrisé au plan formel, les allusions à la filmographie de Ingmar Bergman sautent aux yeux ( cadre îlien, nom du personnage féminin principal Monica, sa ressemblance avec la suedoise Harriet Anderson, le rapport au deuil et à la perte, l'enfant, le nom de Bergman cité comme référence - avec celui de Fellini ) et résonnent comme une réflexion en profondeur sur la création artistique.

L'entourage de l'auteur ( ici du cinéaste ) fait partie intégrante de sa vie mais les amis, les amants, se rebellent parfois d'avoir été utilisés, même dans leur malheur, sans leur consentement.

C'est ce choc intime, sans doute inévitable que tente notamment de traduire ce dernier opus d'Almodovar. La création n'est pas de tout repos.

Le cinéaste espagnol invite certes à respecter son cercle personnel d'inspiration, mais il rappelle aussi les risques intimes que la proximité avec un artiste comporte.

C'est cette part de liberté dans sa source d'inspiration que rappelle le metteur en scène. Il ne s'agit pas pour lui de trahison, mais de soucis de montrer la ( sa ? ) vérité, même si elle est cruelle !

N' est ce pas finalement l'horizon le plus noble que peut se fixer un artiste : traduire sa sincérité et son monde intérieur dans ce qu'il produit ?

Vu à L'arlequin.
Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 601 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 mai 2026
Nombril en la demeure

Voilà maintenant plus de 40 ans que Pedro Almodovar nous fait partager sa psychanalyse personnelle. Si ce fut le terreau de pas mal de chefs d’œuvre, je dois dire – et je ne suis pas le seul à le penser -, que ça commence à suffire et que ça en devient lassant. Ces nouvelles 110 minutes sont dans le droit fil de tout ce qu’ila produite depuis 2016, pour son dernier grand film Julieta, un avis qui n’engage que moi et que personne n’est obligé de partager. Raúl est un cinéaste culte en pleine crise créative. Lorsqu’un drame frappe l’une de ses plus proches collaboratrices, il s’en inspire pour écrire son prochain film. Peu à peu, il imagine Elsa, une réalisatrice en pleine écriture, dont le parcours commence à refléter le sien. Les deux cinéastes deviennent les deux facettes d’un même personnage, dans un jeu de miroirs où l’impudeur de l’autofiction dévoile autant qu’elle détruit. Mais jusqu’où peut-on aller pour raconter une histoire ? C’est brillant, somptueusement photographié mais hélas tellement bavard et complaisant que c’est l’ennui – certes très chic -, qui l’emporte.
Le cinéaste explore à sa manière, certes inimitable, de manière frontale la question de l’artiste qui se nourrit de sa propre vie pour créer. Il a donc imaginé un récit construit comme un jeu de miroirs entre deux cinéastes, séparés par le temps mais liés par les mêmes obsessions, alternant pour ce faire deux époques, 2004 et 2026 Une structure volontairement labyrinthique qui permet au cinéaste d’interroger les frontières entre fiction, mémoire et confession intime, mais qui risque de perdre en route pas mal de spectateurs. Les couleurs vives typiques du cinéma du réalisateur laissent ici davantage place à des tonalités plus crépusculaires. Une évolution visuelle qui souligne directement la crise existentielle traversée par les personnages… et donc par Almodovar lui-même. La musique est essentielle dans ce film, que ce soit une chanson de Chavela Vargas qui agit comme un déclencheur émotionnel ou la partition magnifique d’Alberto Iglesias. Vous ne me ferez pas écrire que le grand Almodovar est devenu un cinéaste quelconque. Non, ça reste un grand. Le problème est entièrement dans les thématiques autobiographiques redondantes de tous ses films.
Evidemment, côté casting, c’est du nanan avec Bárbara Lennie, Leonardo Sbaraglia, Aitana Sanchez-Jijon, Victoria Luengo. Mais ce n’est plus suffisant, car sous prétexte de l’autoportrait « sans concessions » - tu es complaisant avec toi-même » assène un des personnages -, Almodovar cède surtout à la paresse de la compilation, et des morceaux choisis ayant fait leurs preuves par le passé, et multiplie ainsi les occasions de filmer ses personnages en train de pleurer, et de sommer le spectateur de faire de même. Car c’est bien là la limite de ce film qui traite davantage de l’écriture que des individus. Si l’ultime dialogue – lui aussi trop long -, rehausse un peu le niveau des enjeux théoriques du processus créatif, il est trop tard : à trop vouloir traiter les émotions, le film échoue à émouvoir. Pronostic : Almodovar n’a jamais reçu la Palme d’Or, je doute que ce soit encore pour cette fois.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 647 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 mai 2026
Présenté en compétition au Festival de Cannes, "Autofiction" suit un réalisateur en panne d’inspiration, qui décide d’utiliser le drame vécu par une proche collaboratrice pour nourrir son nouveau projet. La création artistique, l’exploitation du réel, le narcissisme des auteurs sont les thèmes de ce film qui ne décolle jamais vraiment. Là où Almodóvar savait autrefois transformer ses mélodrames en expériences vibrantes et excessives, "Autofiction" reste étonnamment froid et distant. Le lien avec "Histoires parallèles" de Asghar Farhadi, également présenté à Cannes en 2026, saute d’ailleurs immédiatement aux yeux. Les deux films explorent la frontière entre fiction et réel. Le casting est inégal avec des personnages sous-exploités. Visuellement, le savoir-faire d’Almodóvar reste intact. Les costumes dialoguent parfaitement avec les décors, les couleurs sont pensées avec précision et rappellent immédiatement l'esthétique du cinéaste.
dmdprime
dmdprime

4 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 mai 2026
Pas du bon Almodovar, trop parlant, alambiqué, autocentré..les passages musicaux réussis néanmoins. dommage spoiler:
Ni K
Ni K

18 abonnés 5 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 mai 2026
Film hyper confus , quel dommage le film démarre bien et puis on s’y perd complètement…quelle déception
Cuentaconmig_uel
Cuentaconmig_uel

2 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 mai 2026
Vu en Espagne en Avril.. ce film m’a ému, pourtant je ne suis pas fan d’Almodovar. La fin est sans doute là meilleure partie du film.
dejihem
dejihem

155 abonnés 709 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 mai 2026
Ce film est issu d’un scénario original de Pedro Almodóvar.
Il a lui-même écrit beaucoup de scénario originaux, il a très peu adapté de roman existant.
L’auteur est vieillissant, peu original qui écrit une auto fiction qui ressemble beaucoup à sa propre vie de réalisateur connu internationalement.
Il est également vieillissant :  avec l’âge, l’inspiration s’est envolée. Seule la dernière demi-heure est intéressante, des actrices intenses et une quasi mise en abyme de la condition du réalisateur scénariste.
Sylvain P

387 abonnés 1 430 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 20 mai 2026
Après avoir été pendant près de 20 ans un des meilleurs réalisateurs de sa génération, Pedro Almodovar a perdu l'inspiration. Son dernier chef d'oeuvre remonte à 2006, avec Volver, et depuis, le spectateur navigue entre ennui et consternation. Autofiction n'échape pas à la règle, mais de façon originale, il raconte l'histoire d'un réalisateur sans inspiration, comment être plus autobiographique? Almodovar déverse sa haine contre un personnage expliquant au réalisateur que son scénario ne vaut pas le coup. Et pourtant... Bref, passons.
capirex
capirex

186 abonnés 791 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 mai 2026
Pas le meilleur film d'Almodovar qu'il m'ai été donné de voir même si on reconnait bien sa patte à travers les couleurs toussa avec cette sorte d'introspection qui finit par tourner un peu à vide mais malgré tout il faut être attentif dans ce labyrinthe de ce scénario complexe pour en saisir l'essence !
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