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remyll
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3,5
Publiée le 21 mai 2026
Au cœur d’ «AUTOFICTION » se trouve le fameux débat sur la propriété des scénarios. Pedro Almodóvar est reconnu comme un réalisateur tellement original et entier que son seul nom évoque un style bien particulier et immédiatement identifiable. Il expose ici une forme de culpabilité intérieure, liée à une relation complexe qu'il entretient avec la propriété intrinsèque des histoires personnelles de ses films. Le récit d'«Autofiction» s'articule donc avec brio autour des rapports de pouvoir, d’autorité ou de dépendance voire de soumission entre les personnages et de la question de savoir quelles tragédies parmi les plus personnelles et les plus terribles pourront inspirer le réalisateur-créateur ou la réalisatrice-créatrice d’histoires originales. De quelle manière tout cela va pouvoir et vouloir se refléter à l’écran ? Mystère et boule de gomme ! Le thème est donc exploré ici sans relâche, dépeint avec un brio saisissant, avec une délicatesse troublante n’empêchant pas les brusqueries et une pincée d’humour assez tordante typique des films d’Almodovar. Clairement je pense qu’ici Pedro Almodóvar s'identifie donc à ses deux personnages principaux : le beau Raúl (Leonardo Sbaraglia) et la si ravissante Elsa (Barbara Lennie) et pour tout dire : on ne s’en lasse pas !
Palme probable du plus gros nombril de Cannes 2026. Déployer un tel dispositif gigogne, esthétiquement toujours aussi travaillé, avec pour simple finalité d'exposer au spectateur que s'il est une merde, ce n'est pas de sa faute : c'est son métier de scénariste qui veut ça. Mission réussie.
Ce film est d’un ennui abyssal ! ! ! Pourquoi continuer à faire des films quand on a plus rien à dire Pedro!? Repose-toi sur tes lauriers, puisque tu en as, et des mérités ! Tu es sélectionné à Cannes, pour ça ! eh bien tant pis pour tous ceux qui n’ont pas pu l’être à cause de ce droit d’aînesse qui in fine tue le ciné!
Amarga Navidad de Pedro Almodóvar est un film très intelligent, construit comme un “film dans le film” autour de l’autofiction et de l’autocritique. Ce qui frappe, c’est la dimension d’autocritique. Almodóvar semble questionner frontalement sa propre pratique : jusqu’où un créateur peut-il puiser dans la vie des autres sans les trahir ? Le film met en tension cette frontière entre inspiration et vampirisation, avec une lucidité parfois presque cruelle. La mise en scène reste fidèle à son style : superbe BO, couleurs, décors. Excellente interprétation des acteurs, en particulier, Aitana Sánchez Gijón et Leonardo Sbaraglia, la scène finale et cathartique. 
La recette Almodovar... à la sauce Canaries pour changer. Peut-on encore suivre Pedro dans son "auto medication". Les ingrédients sont encore les mêmes. Les amis les amants, les pastilles , les psys , ma mère, les villas (avec piscine evidemment), la déco flamboyante (plutôt réussie ) la musique (plutôt terne). Vous melangez et qu'est-ce qu’il reste.... pas grand chose .
Vu en avant-première en Espagne. Bien que confus et complexe, le nouveau projet d'Almodóvar est intéressant, magnifié par la présence de Bárbara Lennie, qui crève l'écran à chaque apparition. Or, entre fiction et réalité, histoire dans histoire, Pedro Almodóvar peut parfois se perdre...