Ce soir j’ai vu le film en avant-première, et je suis déçu compte-tenu du sujet. Étant par mon travail concerné sur le sujet, je trouve qu’il a été traité avec beaucoup trop de légèreté, et beaucoup trop de retenue par rapport à la gravité de l’alcoolisme. Selon moi, quand on cherche à faire un film sur un sujet aussi grave, on doit aller en profondeur jusqu’à choquer pour vraiment faire prendre conscience aux gens de ce que c’est. Malheureusement, ce film montre une façade acceptable qui n’a rien à voir avec la réalité. 
Un film de femmes, beau, magnifique et prenant. L'œuvre de Jeanne HERRY est toujours riche et juste et elle maîtrise parfaitement des sujets pourtant vraiment délicats. Quelle émotion ! Adèle EXARCHOPOULOS est incroyable, hyper-crédible. Quant à Sara GIRAUDEAU, je trouve qu'elle se révèle enfin (elle a probablement travaillé sa voix qui est nettement moins nasillarde) et sa sensibilité, sa douceur sonnent juste. Les 2ds rôles sont également parfaitement maîtrisés, notamment celui de Charlotte, la sœur malade et celui de la maman... De si beaux films, on en redemande !
Ça faisait longtemps que je n'avais pas vu un film aussi brillamment réalisé, aussi touchant, aussi bien joué, aussi touchant... COUREZ-Y!!!!! CHEF D'ŒUVRE ABSOLU!
J'ai tout simplement adoré ce film. Je me suis laissée hapée par l'histoire de Garance. Le rythme du film,le jeu d'acteurs, les thèmes abordés...J'ai eu la chance d'assister à une séance suivie d'une rencontre avec la réalisatrice Jeanne Herry qui a renforcé ma compréhension de ce film.
Alors, dans un premier temps, je tiens à distinguer deux points de vue sur la rédaction de ma critique pour être au plus juste. Mon premier s'appuie sur la très bonne performance d'Adèle Exarchopoulos dans ce rôle de femme battante, alcoolique, mettant du temps à passer au dessus de ce déni qui ronge sa vie petit à petit. L'actrice est vraiment crédible et porte le film à bout de bras. Chapeau ! Mon deuxième s'axe sur le film en lui même, qui aborde un sujet lourd et génant où la sensibilité se veut marquante ! Je ne vais vous le cacher, le film a vraiment du mal a décoller et à captiver le spectateur. Vous l'aurez compris, je ne suis pas très enthousiaste. J'ai trouvé le film long et véritablement lent dans son ensemble. La fin est un petit brutale et inattendue. Pour résumer, l'ennui domine l'ensemble de ma critique et j'en suis le premier désolé. Traiter un sujet grave et sérieux ne suffit pas pour marquer les esprits au niveau cinématographique. Déçu !
Une actrice à couper le souffle pour traiter d'un sujet ( l’alcoolisme ) difficile. Admirablement mené. Une fin qui laisse un peu trop d'ouverture selon moi. Bon film
Un film sur l’addiction sur la vie sur l’amour sur la fragilité sur l’amitié sur la famille sur la maladie sur la vie sociale avec de l’humour de la bienveillance et de la délicatesse Deux actrices hors normes qui incarnent des personnages complémentaires Jeanne Herry nous séduit une nouvelle fois et a su traiter un sujet avec un regard plein d’humanité
Malgré un jeu d’acteur convaicant, le film reste extrêmement décevant. Le thème de l’alcoolisme y est traité avec une superficialité déconcertante, reflet de la certaine méconnaissance du sujet par la réalisatrice. Une famille aimante, une compagne parfaite, des amis présents, même dans les moments durs, puis une sobriété rapide, facile, exemplaire… Si vous aimez les Disney, allez-y.
Allez voir ce film ! Contrairement à ce qu'on pourrait penser, ce n'est pas glauque du tout. Très émouvant et même drôle parfois. Les deux actrices principales sont extraordinaires.
Adèle est une œuvre d’art vivante. Quel que soit le film, elle y apporte cette lumière singulière qui fait tout briller. Même les rôles les plus difficiles prennent, à travers elle, une beauté bouleversante. Il faut un immense courage pour se mettre à nu, accepter de montrer la fragilité, les failles, les parts d’ombre, et nous les offrir avec autant de vérité. Elle ose, elle incarne, elle transforme. C’est une magicienne : tout ce qu’elle touche devient plus vibrant, plus profondément humain. Bravo, et merci pour ces émotions qui restent en nous bien après le générique.
Le cinéma aura désormais sa Garance contemporaine, longtemps après l'originelle en noir et blanc, mais bien de son époque : femme de fêtes et de galères, femme de verres, surtout, et de gueules de bois carabinées. Jeanne Herry persiste et signe un nouveau scénario remarquable, pour ce portrait d'une comédienne qui boit, entre autres choses, et qui ne peut pas vivre sans, quitte à payer l'addiction. Le sujet a déjà été traité au cinéma (lequel ne l'a pas été ?) et Le poison de Billy Wilder a définitivement clos les débats. On ne pourra plus faire mieux, mais autrement, si. Au-delà de prétendus clichés dans la représentation de cette maladie chronique (comment faire original ?), que le film réussit à peu près à esquiver, Garance ne se contente pas d'ivresse ou de lendemains chiffonnés. Il s'agit de suivre une jeune femme sur une longue période dans ses amours, ses amitiés, sa famille, son travail, avec une bienveillance qui autorise cependant la cruauté, notamment quand il s'agit du mal qui ronge cette héroïne désaccordée. La qualité d'écriture de Jeanne Herry fait presque tout, admirablement relayée par le talent hors normes de notre Adèle Exarchopoulos nationale. La voir dans tous ses états, de l'euphorie au désespoir, seule, en duo avec l'excellente Sara Giraudeau, ou en groupe, tient du bonheur constant. Plus elle prend de la bouteille, meilleure elle est, Adèle.