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Fufu du56
3 critiques
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5,0
Publiée le 26 septembre 2026
Magnifique film avec Adele Exachopoulos toujours aussi talentueuse et Sarah Giraudeau toute aussi brillante dans une totale retenu Le sujet l’écriture de Jeanne HERRY le déroulement du film Bien qu’assez lent il faut comprendre que la chronicité de l’alcoolisme et le déni explique cette pseudo-lenteur et qu’au final c’est tellement bien décrit Bravo c’est un film à voir
Alors Garance est un film qui se regarde plutôt bien, et qui donne un peu d'air frais au bon cinéma franchouillard qu'on a l'habitude de consommer (les fameux drames-comédies avec Christian Clavier, Didier Bourdon, Franck Dubosc, et j'en passe). En revanche, j'avoue qu'il m'a laissé un peu sur ma faim, et je m'attendais à quelque chose de plus profond et introspectif.
Ce qui a bien marché : l'écriture des personnages et du scénario dans son ensemble est très réussie, avec de vrais bons acteurs pour les interpréter (notamment la fameuse Adèle Exarchopoulos qui interprète le rôle principal, mais également Sara Giraudeau). Ils sont profonds, subtils par moments, avec de vraies émotions, et ça c'est plutôt chouette quand on a un film de presque 2h où on suit leur développement émotionnel, psychologique et professionnel. Par ailleurs, la musique et l'ambiance générale du film sont assez bonnes et bien maîtrisées. Et pour finir, quelques scènes sont franchement bien filmées et mises en scène. L'esthétique y est bonne, brute et dynamique, je pense notamment à certaines scènes qui fonctionnent particulièrement bien visuellement. Les idées de scènes pour développer des problématiques liées au thème central du film, l'alcoolisme, sont globalement bonnes et intéressantes. Le casting est très diversifié et rempli de nouvelles têtes qui ne sont clairement pas de trop (même si ce n'est pas du grand jeu d'acteur).
Ce qui a moins bien marché : le montage principalement, qui révèle parfois un certain amateurisme. Les fondus au noir pour revenir quelques jours plus tard sur un autre fondu au noir, en 2026 et avec un film réalisé par des professionnels, c'est quand même assez difficile à justifier. La dynamique globale du film, qui est lente, trop lente à certains moments. Ça va ensemble, mais c'est aussi lié au scénario : plusieurs points du script sont redondants et ne desservent pas forcément bien la problématique principale. La fin est un peu décevante, et dessert un peu le message d'espoir qu'elle veut laisser transparaître.spoiler: Sans entrer dans les détails pour ne pas spoiler, je trouve simplement que la conclusion tranche un peu trop avec toute la peinture assez sombre, triste et tragique que le réalisateur fait de son sujet. D'où le fait que ça me laisse sur ma faim, mais aussi d'où le fait que je trouve que la fin dessert quelque peu le message global du film.
J'ai également trouvé que certaines problématiques étaient traitées trop rapidement. La vie amoureuse du personnage principal est survolée au début puis mise de côté. Concernant l'alcool, la problématique reste globalement la même, mais elle est traitée et amenée sous des angles différents, d'où peut-être ce sentiment de redondance par moments. J'oubliais également que l'esthétisme de ce film était assez pauvre, malgré quelques scènes visuellement réussies.
Ce film est somme toute assez intéressant sur le papier, avec une réalisation globalement correcte, mais une exécution moyenne, voire pas terrible par moments. Dommage quand on voit le potentiel du casting et du sujet.
"Garance" assez bien noté par la critique, en compétition cette année au festival de Cannes est un drame pertinent. Après les excellents "Pupille" et "Je verrai toujours vos visages", la réalisatrice Jeanne Herry signe un nouveau film marquant. Porté par une Adèle Exarchopoulos très touchante dans son rôle, épaulée par Sara Giraudeau, ce récit sur l'alcoolisme, la dur réalité du métier actrice, la solitude et l'amour féminin est un sérieux prétendant aux prochains César.
Très beau film avec deux grandes actrices principales et d'autres très bons acteurs. J'ai été très touchée par cette histoire, je n'ai pas vu le temps passer, j'ai eu les larmes aux yeux plusieurs fois
Adèle Exarchopoulos est simplement é-pous-tou-flante et Hélène Alexandridis part pour un césar du meilleur 2nd rôle. Quant à Jeanne Herry c'est une future, non actuelle, grande réalisatrice
Depuis Elle l’adore, je suis un grand admirateur du cinéma de Jeanne Herry.
Il y a chez elle une qualité d’écriture assez remarquable. On sent que ses films sont pensés comme des partitions, avec un rythme, une musicalité, mais surtout une immense attention portée aux acteurs. Lors de l’avant-première de Garance, elle expliquait d’ailleurs qu’en tant qu’ancienne comédienne, la direction d’acteurs était probablement l’endroit où elle se sentait la plus forte. Et cela se voit.
Son cinéma laisse énormément de place aux visages, aux regards, aux échanges. Peu de grands effets, relativement peu de plans larges : la caméra reste proche des êtres. C’est un cinéma des relations humaines, et souvent des êtres en difficulté : la situation improbable d’Elle l’adore, l’enfant et tous ceux qui l’entourent dans Pupille, les victimes et les auteurs qui tentent de se reconstruire dans Je verrai toujours vos visages.
Avec Garance, elle accompagne cette fois une femme pendant huit années de sa vie. Garance est alcoolique, et l’alcool prend progressivement une place dévastatrice. Mais le film a l’intelligence de ne jamais la réduire à son addiction.
Il raconte aussi tout ce qui constitue une vie : le métier, avec ses périodes de frénésie et ses temps morts, les déplacements, les déménagements, les rencontres, les ruptures, l’amour, les désamours, la famille de sang et la famille de cœur, la maladie, les moments où l’on avance et ceux où l’on vacille.
Adèle Exarchopoulos est remarquable, et Sara Giraudeau, que je n’affectionne pas toujours particulièrement comme actrice, est ici excellente. Leur relation est très belle.
Une nouvelle fois, Jeanne Herry filme moins un sujet que des êtres traversant ce sujet. C’est probablement ce qui me touche autant dans son cinéma.
On peut ne pas y être sensible. Pour ma part, je reste un fan inconditionnel.
Garance, ou la maladie vue depuis la terrasse Il existe une manière de parler de l'alcoolisme qui trahit, à chaque phrase, qu'on ne l'a jamais regardé en face. Jeanne Herry l'a pratiquée d'un bout à l'autre de sa promotion, et son film en porte toutes les marques. « L'alcool n'est pas le sujet du film », répète-t-elle. Tout est dit. Pour une personne dépendante, l'alcool n'est jamais une dimension parmi d'autres : il est le centre de gravité qui tord tout le reste, le travail, l'amour, le corps, le temps. Faire de l'addiction un trait de caractère, c'est refuser précisément ce qui la définit. Garance boit, rit, joue, aime, déménage, et l'alcool circule dans le film comme une couleur de plus sur une palette déjà chargée. La cinéaste assume de vouloir éviter le glauque et le pathétique, de vouloir qu'on admire son héroïne. Intention louable, résultat désastreux. Car la honte, la dégradation physique, le mensonge permanent, les proches épuisés, les rechutes qui n'ont rien de romanesque, ce n'est pas du glauque : c'est la maladie. L'enlever par pudeur, c'est la retirer du cadre. Le corps d'Adèle Exarchopoulos traverse huit ans de consommation quasi intact, et le sevrage arrive comme un chapitre de plus plutôt que comme une lutte à mort. Plus révélateur encore, ce discours sur les « petites béquilles » que nous aurions tous, cette anecdote d'une équipe s'amusant à compter ses verres sur une appli. On croit entendre une conversation de fin de tournage, pas le regard d'une artiste qui aurait mesuré ce que vivent les malades. Ramener l'alcoolisme à une névrose partagée, c'est une façon confortable de dire qu'on est tous un peu concernés, donc que personne ne l'est vraiment. Les femmes alcooliques, justement celles que le film prétend enfin représenter, méritaient mieux qu'un miroir tendu à ceux qui boivent un verre de trop au dîner. Garance n'est pas un film sur l'alcoolisme : c'est un film sur l'idée que s'en fait quelqu'un qui n'a jamais eu besoin de le comprendre de l'intérieur. Affligeant, oui, précisément parce que c'était évitable.
Beaucoup de sensibilité dans ce film, pas facil pour Garance de sortir de son addiction avec ses amis de Teuf... et ...Simple et très belle histoire entre deux femmes sans rajouter de romantisme mais une palette de sentiments de la vrai vie.
J'avais été tellement émue par les 2 précédents films de Jeanne Henry ("je verrai toujours vos visages" et "Pupille"), que je m'attendais encore à être transportée par l'histoire de Garance et ressentir toutes ces émotions que le cinéma peut apporter. Malheureusement, malgré une belle Adèle, ça n'a pas été le cas. Il a manqué qch dans la narration pour que je me prenne d'affection pour cette héroïne. Je pense que le sujet était traité un peu trop facilement
3 ans après l'excellent film choral «Je verrai toujours vos visages» (sur le sujet assez méconnu de la Justice Restaurative), Jeanne Herry retrouve Adèle Exarchopoulos pour ce récit sur l'addiction, le déni et la solitude qui peut en découler.
Un film bien plus proche d'un «Julie (en 12 chapitres)» que d'un «Leaving Las Vegas».
Un film nous plongeant dans le quotidien de Garance, une actrice exerçant son métier (passionnant et instable, et j'en sais quelque chose) comme elle le peut, mais dont le rapport désinhibé à l'alcool va progressivement l'isoler des personnes avec qui elle travaille. Une réalité qui fait partie d'elle depuis son adolescence et qu'elle ne se voit pas remettre en question, jusqu'à sa rencontre avec Pauline, dont elle va finir par tomber amoureuse, elle qui avait jusque-là du mal à s'attacher émotionnellement à quelqu'un d'autre en-dehors de sa famille. Une relation sincère qui va amener Garance à se questionner sur ce qui lui importe le plus dans la vie et à devoir faire un choix qui ne paraît pas si facile.
Une chronique sur l'alcoolisme au féminin, se déroulant sur une période de 8 ans, et portée par l'impeccable Adèle Exarchopoulos, toujours irréprochable dans la spontanéité de son jeu, entre légèreté et gravité, mais sans jamais en faire trop. Et le reste du casting n'est pas en reste, en particulier Sara Giraudeau (dans le rôle de la bienveillante Pauline, qui soutient Garance sans pour autant la pousser à changer, ce qui peut peut-être interroger) et Mathilde Roehrich (dans le rôle la sœur de Garance, Charlotte, traversant elle aussi une épreuve difficile, et nous offrant l'une des scènes émotionnelles du film).
Un film qui fait le choix de traiter de cette maladie qu'est l'alcoolisme non pas sous un angle sombre et désespéré, mais plutôt à travers un portrait de femme réaliste et optimiste, entre romance et drame, qui entrevoit un espoir au bout du tunnel, sans pour autant éluder les difficultés que cela engendre (trous de mémoire, paranoïa, déni).
Un film qui aurait peut-être gagné à resserrer un peu son récit, s'éparpillant parfois trop dans son déroulé (à travers des scènes d'importance parfois inégale) et son montage un peu hasardeux (surtout dans la première moitié du film), créant quelques redondances et semblant par moments s'éloigner de ce qu'il voudrait vraiment nous raconter. Un film qui opte dans son dernier tiers pour un virage un peu abrupt dans la manière dont il se produit. spoiler: Mais un dernier tiers mettant Garance face à la réalité sans filtre et sans ménagement qui l'attend, et cela par le biais d'une médecin lui faisant clairement comprendre que si elle continue à boire, elle n'y survivra pas, elle qui est persuadée qu'elle mourra si elle arrête de boire.
Un sevrage pénible, mais libérateur en fin de compte.
Un récit doté d'une bienveillance indéniable (et de touches d'humour bienvenues) dans son approche différente d'un sujet mainte fois traité au cinéma et souvent de manière misérabiliste, mais auquel il manquerait une construction un peu plus solide, comprenant quelques obstacles plus forts sur la route de Garance. Une œuvre sans vraies fioritures, mais également sans réelles surprises.
Un film touchant devant lequel j'ai passé un bon moment, en particulier grâce à son talentueux casting principal, mais aussi un peu frustrant, qui m'a empêché d'être aussi marqué que par les 2 précédentes réalisations de Jeanne Herry.
Un film sur l’addiction sur la vie sur l’amour sur la fragilité sur l’amitié sur la famille sur la maladie sur la vie sociale avec de l’humour de la bienveillance et de la délicatesse Deux actrices hors normes qui incarnent des personnages complémentaires Jeanne Herry nous séduit une nouvelle fois et a su traiter un sujet avec un regard plein d’humanité