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Mjoly
5 abonnés
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3,5
Publiée le 30 septembre 2026
L'histoire en elle-même ne présente pas d'originalité particulière: une jeune femme comédienne est alcoolique, mais refuse de se soigner et d'affronter le problème. La réalisation peine un peu à faire décoller le récit, puis parvient à capter l'attention jusqu'au bout, mais au final, tout le film repose sur l'incroyable prestation d'Adèle Exarchopoulos. Elle est de toutes les scènes, avec mille et une facettes, mille et un visages, et elle est totalement éblouissante! Quel talent! Sans omettre bien sûr Sara Giraudeau, dans un second rôle qui lui va à merveille. Grâce à elles, le film est vraiment poignant.
Ce que j'ai beaucoup aimé dans ce film, c'est rien n'y est caricatural. L'alcoolisme s'installe insidieusement, à la fois béquille contre l'angoisse, mais aussi rite social, lien fédérateur de la 'fête", bouée de sauvetage dans un désert affectif. J'ai adoré l'interprétation des actrices. Ayant eu la chance d'entendre la réalisatrice présenter son film, j'ai encore mieux compris combien le lien d'amour entre ces deux femmes est essentiel dans le processus de guérison. On lui a demandé "pourquoi pas un homme ?". Elle a simplement répondu que les stats sont sans cruelles : 90% des aidants sont des aidantes... Un excellent film !
Garance est une jeune actrice qui enchaîne les petits contrats en attendant la reconnaissance de ses pairs. Sa vie sentimentale est loin d’être reluisante, alors entre ça et sa carrière qui ne décolle pas, elle trouve du réconfort dans l’alcool, jusqu’à sa rencontre avec Pauline…
Après la justice restaurative (Je verrai toujours vos visages - 2023), Jeanne Herry s’intéresse à l’alcoolisme par le biais d’une jeune actrice de théâtre, passionnée par son boulot et qui va vivre une révolution intime.
Elle brosse un portrait passionnant (à la limite du documentaire) de cette trentenaire qui vit au jour le jour, cumule les cachets, jongle avec les appartements, quitte son petit copain pour une petite amie, … tout en devant faire face à son alcoolisme.
Avec Garance (2026), la réalisatrice nous offre un très beau portrait, hyper réaliste, bien écrit et superbement incarnée par Adèle Exarchopoulos (qui porte le film sur ses épaules), aux côtés de l’excellente Sara Giraudeau.
Un portrait de femme comme Justine Triet aurait pu le faire avec Sybil. L’alcoolisme de Garance est traité sans pathos car nous sommes du point de vue sa protagoniste. Elle le prend avec beaucoup de recul et d’auto dérision, à l’inverse de son entourage qui s’inquiète pour elle dans une immense majorité. Malgré les drames qui s’y jouent, le film réussit à ne pas tomber dans le pathos. Une sensibilité subtile, sans doute la marque de vaveisue de Jeanne Herry.
Un très beau drame sur le portrait d'une femme touchée par un alcoolisme grandissant. Ici, pas de jugement. Jeanne Herry arrive à transmettre avec subtilité et émotion l'ampleur de cette addiction dans la vie de Garance. On suit également ses joies et ses peines, son travail, ses amis, sa vie. Adèle Exarchopoulos l'interprète avec beaucoup de finesse, elle est toujours juste et spontanée. C'est aussi une histoire d'amour, de réparation et d'espoir à la fois. Un film qui ne laisse pas indemne. Mon blog : cinephile critique
Un film qui fait réfléchir sur l'alcoolisme "de fête", pas celui du miséreux sans travail et sans avenir, mais celui qui touche des gens entourés et très bien intégrés socialement, et dont la force vitale peut longtemps masquer le travail de sape silencieux sur la santé . Adèle Exarchopoulos épatante. Les histoires d'amours lesbiennes deviennent cependant lasssantes, et les plans serrés et pléthoriques sur les baisers saliveux me semblent presque pornographiques.
Difficile de ne pas mettre en dessous de quatre étoiles cette ode à l’amour tant les deux rôles féminins, interprétées férocement par Adèle E. et délicatement par Sara G., nous emportent dans un tumulte de sentiments controversés.
Garance (Adèle Exarchopoulos) est une jeune femme de son temps. Actrice peu connue, elle se perd peu à peu dans son addiction, rejetée petit à petit par tous. Une vie de débrouille et de fête. A son avis, c'est perdu ! Sa rencontre avec Pauline (Sara Giraudeau) s'annonce comme une découverte, l'amour au féminin, une solide bouée ! Jeanne Herry s'attaque de front à l'alcoolisme, elle permet de se poser de bonnes questions ! De bonnes prises de vue...
L'affaire semble tellement mal engagée dès le départ pour cette comédienne cantonnée aux rôles d'utilité (Adèle Exarchopoulos) que le film paraît se diriger vers sa déchéance inexorable. Sauf que la fée Giraudeau apparaît et, de sa petite voix fluette — sa baguette magique faite de mots doux, de mots jamais plus haut l'un que l'autre —, elle va, sans en avoir l'air, tirer Garance du côté sobre de la Force. Car il en faudra beaucoup à Garance pour se reconnaître telle qu'elle est, c'est-à-dire condamnée, et décider, presque à contrecœur, de choisir la vie plutôt que la mort.
Disons-le d’emblée : le quatrième film de Jeanne Herry est bien moins marquant que ses deux précédents qui nous avaient littéralement renversé. Des œuvres nous faisaient réfléchir intelligemment sur des sujets forts et complexes et nous emportaient dans un torrent d’émotions et de larmes sans jamais forcer. En effet, grâce à sa radiographie des aléas d’une adoption dans le sublime « Pupille », elle nous avait ému aux larmes. Puis, par le biais de son film thèse sur la justice réparative qui suivait la réconciliation mutuelle très difficile entre des victimes d’agressions et des détenus de prison, elle avait offert une superbe réflexion sur le pardon, une réflexion emplie de justesse et tout aussi bouleversante. On ne reviendra pas sur son premier film entre comédie et suspense, « Elle l’adore », qui se révélait plus léger et surtout un galop d’essai. Aujourd’hui, on ne peut pas dire que « Garance » ne soit pas réussi, mais la cinéaste semble être bien plus convaincante dans les œuvres chorales que pour porter une histoire avec un personnage principal en mode portrait comme ici.
Ici, il est question d’alcoolisme. Une addiction dangereuse, bien plus difficile à cerner et sournoise que les drogues illégales ou autre substance pharmaceutique. Les longs-métrages sur le sujet sont plutôt rares et souvent portés par des protagonistes masculins. Si dans de nombreux films, des personnages souffrent de dépendance à l’alcool, peu d’entre eux traitent le sujet frontalement. Il y a eu « Un dernier pour la route » avec François Cluzet pour la France il y a vingt ans, « Flight » avec Denzel Washington et surtout le désormais classique danois de Thomas Vinterberg, « Drunk ». « Garance » a le mérite et la singularité de traiter le problème de manière inédite : par l’entremise du portrait d’une jeune femme. Herry a d’ailleurs fait le bon choix de casting puisqu’Adèle Exarchopoulos rayonne et domine le film avec une composition intense et brute dont elle a le secret. Un second prix d’interprétation cannois n’aurait d’ailleurs pas été volé. Elle est formidable dans un rôle casse-gueule dont elle se tire avec les honneurs grâce à un sacré don de soi. Le film lui doit beaucoup, presque tout même.
Le problème de « Garance » est qu’il ne parvient pas toujours à extirper la sève de son sujet pourtant fourni et passionnant. C’est bien simple, pendant une heure – soit plus de la moitié du film, les soucis de Garance avec l’alcool sont au second plan. On a plus affaire à un portrait de femme entre sa vie amoureuse, son boulot et ses sorties. Quinze ou vingt minutes dans cette direction auraient été correctes, indispensables même pour s’attacher au personnage et le comprendre. Le fait de ne pas entrer dans le vif du sujet plus vite handicapent notre perception et – par là même - notre réception du film. Surtout que le dernier quart d’heure consacré au sevrage est bien trop vite expédié alors que c’est peut-être là que le film devient le plus pertinent et passionnant. Voilà donc un film qui s’améliore sur la durée, qui n’ennuie pas grâce à la performance de son actrice et une justesse de ton indéniable mais qui ne prend pas son sujet à bras-le-corps comme il faut. On ne pourra cependant nier la pertinence du regard de la cinéaste sur les rapports humains actuels. Tout comme le fait que le message de prévention passe sans sombrer dans le trop-plein didactique.
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Je suis partagé sur ma critique. En effet, le sujet est tristement d’actualité et le cheminement vers l’alcoolisme est minutieusement décrit. Adèle Exarchopolos , Sarah spoiler: Giraudeau et le reste du casting sont excellents. En revanche, le montage très haché m’a gêné.
Prestation subtile et convaincante d’Adele Exarchopoulos dans le rôle titre et Sara Giraudeau apporte une douceur apaisante à ce film sur les ravages de l’alcoolisme. On se demande toutefois si l’optimisme de la réalisatrice ne fleurte pas avec l’angélisme tant on a du mal à croire à la rédemption de Garance.
Très beau film sur le thème de l'amour romantique et de l'alcoolisme, vu de façon positive et humoristique. Le jeu des actrices est incroyable. On ne s'ennuie pas. J''ai adoré.