Film vu dans le cadre du livre sur la place en avant première au cinéma le Cameo. C'est un film fort, puissant et extrêmement bien interprété par tous les avec une mention spéciale pour Tess Barthélémy. Les violences qui se jouent sont dramatisées par des plans lourds de silence et des scènes qui ne sont pas érotisées c'est extrêmement prenant. Bravo à la réalisatrice c'est une très belle adaptation et bravo à Annie Ernaux. Je recommande vivement mais pour public averti des scènes de violence séquelles et de troubles alimentaires.
Vu en avant-première ! Superbe mise en scène sans aucun male gaze. Le scénario n'est respectueux des mots magnifique d'Annie Ernaux tout en choisissant d'inventer de petites choses qui ne font qu'ajouter à la force de cette histoire. Un récit nécessaire à entendre et voir !
Magnifique adaptation du roman d’Annie Ernaux. Massacre de l’innocence par un système oppression/soumission d’une société ancienne mais tellement toujours présente. Film à voir pour se questionner sur nos relations humaines.
Film magnifiquement interprété. L’adaptation du livre d’Annie Ernaud est fidèle au récit. Ce film doit être vu par un maximum de spectateurs. Il permettrait un débat entre les hommes et les femmes afin de pouvoir vraiment se rencontrer, se respecter. Malgré le sujet délicat d’une première relation vécue ( et pour cause) comme un viol, la réalisatrice reste dans la description de la vie d’une jeune fille qui coûte que coûte, malgré la dissociation va réussir à affirmer sa liberté de femme. Après le film Moi aussi plus, Judith godreche nous offre un film à s’emparer pour nous réparer collectivement !
J'ai vu ce film grâce à l'association FTG45. Une merveilleuse découverte, ce dernier est bouleversant, l'acting de Tess Barthélemy est formidable, l'adaptation du livre par Judith Godrèche est vraiment bien mené. Les prises de vues ont une significations, l'histoire permet de mettre en lumière énormément de choses. Je le recommande vivement.
D’après un roman autobiographique éponyme. En première intention narrative, l’évocation – soixante ans plus tard - d’une première relation sexuelle qui s’avère en fait être un viol. Dans le contexte social de l’époque. 1958, le retour du Général de Gaulle, la jeune fille préparée à son rôle de femme censée rester ensuite à sa place dans la société bourgeoise. Avec le fait saillant que la narratrice n’est pas issue d’un milieu bourgeois. La trame est bien trop littéraire pour se prêter à une adaptation cinématographique qui ne sera pas rapidement lassante à l’image. « Un certain regard » au Festival de Cannes, ça veut bien dire ce que ça veut dire.
Prix Nobel de littérature en 2022, Annie Ernaux (86 ans) revient dans la peau de l'excellente Tess Barthélemy sur son été 1958. Elle va quitter son village pour un poste d'aide-monitrice dans une colonie le temps d'un été. spoiler: Cela va l'éveiller à la vie en groupe mais surtout aux premiers émois et à la soumission amoureuse . La jeune femme de 17 ans et demi (le demi est important), tout d'abord très timide va se forger un caractère et des convictions . Ce film déstiné prioritairement à un public féminin reste trop sage pour convaincre réellement. Ce récit autobiographique s'étire en longueur et manque clairement de fulgurances pour retranscrire les choix qui ont guidé la romancière toute sa vie. Reste la découverte d'une jeune actrice prometteuse, pas seulement fille de la cinéaste Judith Godrèche.
Judith Godrèche adapte le récit autobiographique « Mémoire de fille », d’ Annie Ernaux sorti en 2016, retraçant l’ été 1958, l’ année de ses 18 ans, enfin 17 ans et demi, la précision plusieurs fois évoquée par la jeune comédienne Tess Barthélemy, elle-même, dans sa présentation à sa première colonie de vacances. Le film retrace admirablement l’ ambiance propre à la veille de la Vème République, et brosse naturellement la condition féminine, en pleine recherche d’ émancipation. Les reconstitutions vestimentaires – particulièrement de la maman d’ Annie, où l’ inspiration américaine saute aux yeux, mais aussi l’ ensemble des tenues, tabliers, portés à la colonie de vacances, ou celles des rues, ou des transports, montrent un réel souci du détail. Mais c’ est davantage dans la cruauté des certaines scènes entre les jeunes gens, que la plongée dans passé d’ Annie est poignante et témoigne des agissements qui relevaient d’ une certaine « normalité » détestable de l’ époque. J’ai trouvé l’ interprétation de la jeune Tess Barthélemy très sérieuse et brillante, notamment dans sa découverte de la vie communautaire ; à noter que c’ est la propre fille de Judith Godrèche qui a été sélectionnée à l’ issue des essais réalisés. Très subtile mise en scène, illustrant la lecture du roman par Annie Ernaux elle-même, incarnée par Valérie Dréville. Très émouvant dans un sujet sensible…. !!**
Mise en images de ce roman autobiographique signé Annie Ernaux ( prix Nobel de littérature ), " mémoire de fille" évoque avec une justesse de ton, l'été 1958 et les conséquences directes qu'il eut sur le parcours universitaire de l'auteur.
Introspectif et réussi ( malgré quelques scènes assez faibles pendant la deuxième heure ), Ernaux nous donne à voir un panorama de gens détestables qu'elle a côtoyés pendant la brève période décrite.
Ce qui est montré est fidèle à des typologies qu'on rencontre malheureusement dans la vie et envers lesquelles il faut savoir se protéger, identifier et s'éloigner. Mais cette aptitude n' est pas donné puisque liée à ce qu'on a vécu dans sa vie familiale.
L'amateur de scénario psychologiques ne manquera pas ce film, qui constitue de surcroît une belle invitation à la lecture du livre et ( peut-être ? ) de l'oeuvre de son auteur.
Les petites faiblesses de la mise en scène, le manque de moyens, sont largement compensés par le sujet puissant et l'interprétation du personnage principal.
Souvenir pessimiste d'un premier amour qui n'était pas partagé, expérience de jeunesse, toute expérience même pas dans le sens rêvé nous apprend des choses, c'est cela qu'il faut retenir
Judith Godrèche , avec toute sa conviction et pour cause , adapte avec brio à l'écran le Roman Autobiographique d'Annie Ernaux et offre le rôle de cette dernière à sa propre fille , Tess Barthélemy , qui relève ce défi pas simple haut la main ! La réalisatrice mets puissamment en lumière la brutalité Masculine, la honte et la dépossession de son corps .
A vu « Mémoire de fille » de Judith Godrèche d’après le roman d’Annie Ernaux. Le film a été projeté au Festival de Cannes 2026 dans la sélection Un Certain Regard. J’ai été très touché par le talent de la réalisatrice à poser de façon subtile des atmosphères assez justes (climat d’ennui dans une enfance qui se prolonge un peu trop, malaise pesant dans le décalage qu’il y a entre Annie et les autres moniteurs, pression anxiogène de la mère, langueur…). La fin des années 50 sont très bien traduites avec peu de moyen et aucun effet ostentatoire. De jolies idées de mise en scène, une bande son inattendue et une nouvelle actrice qui incarne avec justesse la maladresse de cette grande adolescente qui a du mal à trouver sa place. Eté 1958, Annie (Tess Barthélémy) quitte la maison et la boutique de sa mère (Ariane Labed) , pour être aide monitrice dans une colonie de vacances dans l’Orne. La jeune fille, un peu naïve et maladroite, a du mal à s’intégrer à la bande d’animateurs qui ont tous déjà les deux pieds bien ancrés dans les années 60. Elle couche avec H. (Victor Bonel) un de ses collègues plus âgés. Cette expérience traumatisante va avoir des conséquences sur la santé d’Annie et va aussi accélérer son isolement au sein du groupe. On ne peu pas faire l’impasse sur le fait que le titre et le sujet du film entrent totalement en résonance avec le vécu de la comédienne-réalisatrice et c’est en cela aussi que le projet est intéressant et bouleversant. Tout comme Maïwenn se dévoilait beaucoup à travers le destin de « Jeanne du Barry », Judith Godrèche nous parle d’un façon saisissante de son adolescence à travers le destin d’Annie Ernaux. Malgré quelques petites longueurs et maladresse, le film est d’une profonde sincérité et restitue parfaitement la sidération dans laquelle se retrouve Annie que la réalisatrice traduit par une certaine distance.