Mémoire de fille
Note moyenne
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82 critiques spectateurs

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Jean-luc G
Jean-luc G

91 abonnés 911 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 octobre 2026
Tess Barthelemy doit porter à elle seule la transcription militante d'un récit autobiographique.
Description et symbolique d'une époque spécifique (début de libération des mœurs et guerre en Algérie), le récit devient une défense personnelle de la cause féminine. C'est embarrassant à certain égard et manque de distance par rapport à la réalité de l'époque, et par ailleurs la mise en scène laisse le doute sur ce qui est arrivé à Annie D.
Comme le livre, on ne sera pas surpris d'opinions très divergentes à son propos.
avant-première pour Roman et Cinéma - aout 26
deuxième vision. Tess s'en sort pas mal effectivement.
Les courtes scènes de fin sont hors sujet, mais visiblement Godrèche voulait renvoyer la balle à l'autrice. Dommage car sans trahir le fond de l'histoire de Anne D., la réalisatrice a ajouté de l'émotion et la conviction de son propre engagement lors du passage à l'écran.
Roman et cinéma -octobre 26
traversay1

4 534 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 mai 2026
Parmi les adaptations les plus marquantes d'Annie Ernaux figurent déjà Passion simple et surtout L'Événement d'Audrey Diwan. Mémoire de fille aurait pu les rejoindre au rayon des réussites incontestables, mais malgré une délicatesse évidente et un respect de l'œuvre littéraire, le long métrage de Judith Godrèche ne parvient que très rarement à s'élever au-dessus d'une certaine constante des films d'époque français, très concentrés sur les décors et les costumes, notamment, pour qu'aucun reproche ne soit possible sur la reconstitution d'un temps, l'été 58 en l'occurrence, plus lointain qu'il n'y paraît, y compris sur le caractère des mœurs ou des strates sociales. La voix off n'est pas continuelle, par bonheur, mais elle alourdit le propos, dans une mise en scène un peu rigide, certains diront sans doute empesée. Bref, cette adaptation trop sage et académique ne surprend presque jamais, ce qui n'empêche pas de saluer la belle performance de l'actrice principale, Tess Barthélémy, qui n'est autre que la fille de la réalisatrice. On comprend parfaitement ce qu'il se passe dans le corps et dans la tête de cette jeune fille de 17 ans et demi, confrontée à un premier amant qui dispose d'elle comme d'une proie de plus. En revanche, on n'est pas autant touché qu'on l'aurait souhaité, mais cela, bien entendu, dépend de la sensibilité de chacun.
Cinemadourg

922 abonnés 1 826 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 octobre 2026
Je suis toujours assez confiant lorsque je vais au cinéma voir l'adaptation d'un roman ("Mémoire de fille" d'Annie Ernaux, paru en 2016), j'ai la faiblesse de croire qu'au moins, côté écriture, ce sera du solide.
Malheureusement, cette immersion en 1958 avec cette fille de 17 ans (et demi !) qui tente de s'émanciper m'a laissé de marbre, quand elle ne m'a pas tout simplement agacé !
L'actrice Tess Barthélemy, fille de la réalisatrice Judith Godrèche, n'est pas en cause, je l'ai même trouvée particulièrement intéressante dans ce rôle de jeune femme un peu perdue émotionnellement.
Mais ces souvenirs d'adolescence ne m'ont guère emballé, très loin de là, seule une petite pointe de nostalgie (les colonies de vacances, les surpat'...) ressort de ce drame sans grande profondeur.
Mièvre et ennuyeux.
Site CINEMADOURG . free . fr
Direct-actu.fr

407 abonnés 568 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 septembre 2026
Mémoire de fille touche à une zone psychologique particulièrement inconfortable, celle où l'événement a déjà eu lieu, où le corps semble avoir compris quelque chose, mais où les mots ne suivent pas. Annie veut appartenir au groupe, elle regarde ceux qui possèdent les codes qu'elle n'a pas encore et se retrouve face à H, moniteur-chef, donc également figure d'autorité. Son intérêt initial pour lui ne peut pourtant devenir rétroactivement un consentement à tout ce qui suivra. C'est justement dans cet écart entre curiosité, désir supposé et sidération que le film devient brutal.

Effroyable, bouleversant et tristement beau. On montre la vie des « filles » ce terme qui, volontairement, vient minimiser la catégorie entre femme et homme. Pourtant, à l'écran on voit un jeune homme, quelqu'un ayant plus de 18 ans avoir des rapports sexuels avec une jeune fille de 17 ans "et demi". Ce fameux terme « et demi » que les enfants utilisent pour se grandir, pour donner de l'importance à leur ascension vers l'année suivante. Ce simple mot qui fait sourire tout le monde, car ils sont face à une jeune fille, qui pense savoir beaucoup de choses, mais n'a encore rien vécu. Elle idéalise les personnes de la ville, la belle société, comme beaucoup de personnes n'ayant jamais mis les pieds en dehors du monde rural.

spoiler: La violence possède aussi une dimension sociale. Annie est la nouvelle, la plus jeune, celle qui ne maîtrise pas totalement les usages du groupe. Dire non, partir ou simplement reconnaître qu'elle ne veut plus suppose déjà de pouvoir s'extraire symboliquement du regard des autres. Or l'adolescence tardive reste un âge où l'appartenance et la peur du ridicule peuvent peser lourd. Et c'est là que l'idée d'un « rite de passage » devient assez sinistre : la normalisation collective peut transformer une expérience subie en événement qu'une jeune femme pense devoir accepter pour devenir adulte. Les séquences sexuelles refusent précisément le déplacement traditionnel du regard vers celui qui possède, conquiert ou désire. H envahit d'abord physiquement l'espace d'Annie lors de la surprise-party, puis la scène dans la chambre demeure attachée à ce qu'elle perçoit. Nous sommes du point de vue de la victime, jamais de celui du violeur, mais pas davantage dans celui d'un réalisateur qui regarderait la scène de l'extérieur et pourrait, par le cadre, transformer la violence en objet esthétique. Le corps féminin n'est pas transformé en spectacle érotique : la violence passe principalement par le visage, le regard et la sidération d'Annie. Le spectateur n'est donc pas placé devant l'événement comme observateur confortable, il demeure enfermé dans une perception dont les possibilités de fuite semblent progressivement disparaître.» Ce choix modifie profondément notre position de spectateur. Pas de fantasme de conquête, pas de corps offert comme récompense visuelle, encore moins cette vieille grammaire cinématographique où une violence sexuelle devient étrangement « belle » parce que la lumière, les corps et le cadre le sont. Ici, l'inconfort demeure. Annie ne dispose pas encore nécessairement du vocabulaire permettant d'ordonner ce qui vient de lui arriver, tandis que le spectateur de 2026 possède d'autres catégories pour reconnaître la sidération et l'absence de consentement. Cinquante-huit ans avant #MeToo, dix ans avant 1968 : parfois, le calendrier social explique aussi pourquoi certains mots arrivent terriblement tard.
Tom L
Tom L

61 abonnés 17 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 septembre 2026
Lent mais avec de très belle scènes et images, Judith Godreche adapte merveilleusement Annie Ernaux.
Bart Sampson

426 abonnés 881 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 septembre 2026
Un film vu à Cannes et dont je défends la douceur ambiante alors que le mal rôde autour de l'héroïne.
Judith Godreche a adapté avec respect et engagement cette œuvre de Annie Ernaux et montre toutes les émotions qui traversent une jeune fille qui travaille comme animatrice de colonie pour financer ses études.

A voir par les adolescentes et les hommes aussi (!!! )
Arthur Brondy

311 abonnés 1 541 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 octobre 2026
Judith Godrèche adapte l’un des textes les plus fort de l’auteure Annie Ernaux. Dans Mémoire de fille, elle raconte l’été de ses 17 ans, où elle est monitrice d’une colonie de vacances. C’est l’été de son émancipation, pour la première fois loin de ses parents, loin de son village d’Yvetot, avant d’arriver à la ville. Le film montre très bien l’insouciance du personnage, le mépris qu’elle reçoit, parfois sans même le conscientiser. Cette jeune femme devient vite l’objet de convoitise de ses collègues masculins, et notamment du chef des surveillants avec qui elle va avoir son premier rapport. C’est à mon sens là que le bat blesse. Alors que le livre restitue très précisément ce que ressent la jeune fille, c’est plus flou dans cette adaptation. Techniquement, le film est très joli, mais je suis malgré tout un peu déçu.
Ameline Grout
Ameline Grout

44 abonnés 101 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 8 septembre 2026
Sur le papier, tout scintille : Ernaux, Cannes, une fille filmant sa propre fille. À l'écran, ça ne prend jamais — mise en scène empesée, costumes et reconstitution jouant les passages obligés, caméra qui ne fait qu'illustrer un texte déjà écrit. Cinq adaptations d'Ernaux avant celle-ci, et c'est la première fois que le geste paraît si peu nécessaire.
N Golfe
N Golfe

9 abonnés 42 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 septembre 2026
Ce film parlera à la jeunesse car l’histoire d Annie ( roman ayant inspiré) est du telle modernité. Sujet toujours d actualité sur les violences faites aux jeunes femmesmais également post « metoo aux jeunes hommes dans l’environnement des colonies de vacances, de pension au collège ou au lycée. Porter à la connaissance ce film il décrit la deconstruction par le trauma qui parfois met plus d une vie pour guérir bravo madame Judith
Hélène E.
Hélène E.

5 abonnés 48 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 septembre 2026
Film vu au festival de l’écrit à l’écran à Montelimar.
Bravo à Judith Godrèche pour la mise en scène respectueuse d’un livre exceptionnel d’Annie Ernaux. L’actrice principale est formidable.
sylcler
sylcler

7 abonnés 70 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 octobre 2026
Beaucoup d'erreurs chronologiques, du vocabulaire actuel qui n'a pas sa place . dans le récit . La fille est jolie ,
Delphine Solange
Delphine Solange

4 abonnés 12 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 octobre 2026
J'aurais pu faire l'économie de Mémoire de fille: on ne s'attache à aucun personnage, surtout pas au rôle principal, presque plus tête à claques que les têtes à claques qui l'entourent. Godrèche aligne les scènes sans qu'on sente le temps passer, rajoute des personnages pour être dans l'air du temps alors qu'elle filme l'année 58. Pas étonnant que le film a perdu toutes ses séances en une semaine. Pauvre Annie Ernaux, à laquelle le Passion simple de Danielle Arbid rendait autrement justice.
Barbara C.
Barbara C.

6 abonnés 119 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 octobre 2026
17 ans et demi. C'est important le "et demi" pour Annie. Probablement se rend-elle compte qu'elle est loin de la vie d'une femme adulte qui l'emanciperait de sa province et de sa mère.
Mais, devenir femme est moins romanesque que dans les livres qu'elle dévore. C'est même brutal, c'est ambivalent, c'est déroutant, c'est désarmant.
Tout cela est bien suggéré dans ce film qui est, hélas, trop long et pas totalement abouti. Trop évasif parfois.
Il m'a donné envie de lire le récit d'Annie Ernaux.
maevatd
maevatd

2 abonnés 22 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 septembre 2026
Vu en avant-première, (c'était la première !)ce 31 août à Vannes 56 en présence de Judith Godreche, de Tess Barthélemy (annie) et de Marie Bucas-Français (Renée). Judith Godrèche a adapté le récit d'une manière subtile et délicate en accord avec Annie Ernaux avec qui elle a beaucoup échangé. Tess-Barthélemy incarne une annie lumineuse et tragique à la fois.
Un film féministe et tout à fait éclairant sur le ressenti d'une jeune adolescente naïve lors d'un 1er rapport traumatique et sur la dissociation causée par la violence sexuelle. 
Edith Martins
Edith Martins

1 abonné 2 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 octobre 2026
Annie Ernaux a livré de nombreux messages dans ses livres comme par exemple le transfuge de classe . le film reprend délicatement ces thematiques et les acteurs sont justes.
J ai beaucoup aimé .
Les meilleurs films de tous les temps