Mémoire de fille
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CREOTIVEMEDIA
CREOTIVEMEDIA

130 abonnés 432 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 septembre 2026
Mémoire de fille aborde Annie Ernaux par l’un des mouvements essentiels de son œuvre : revenir vers celle que l’on a été pour tenter de comprendre ce que le temps n’a jamais véritablement effacé. Judith Godrèche transforme cette exploration autobiographique en un film sur la mémoire, le corps et les traces laissées par une expérience dont la signification ne cesse d’évoluer au fil des années.

Annie Ernaux retourne à Rouen pour une signature de son dernier ouvrage. La ville de son enfance agit immédiatement comme un déclencheur. Un vertige suffit pour abolir la distance entre présent et passé et la ramener à l’été 1958.

Elle redevient alors cette jeune fille découvrant le désir, le regard des autres et une première expérience sexuelle dont l’onde de choc accompagnera durablement son existence.

Judith Godrèche ne traite pas ce souvenir comme un simple épisode biographique. Toute la force du récit vient au contraire de la distance qui sépare l’événement de celle qui tente, des décennies plus tard, de le regarder. Que savait la jeune fille de 1958 ? Que pouvait-elle comprendre de ce qui lui arrivait ? Et comment raconter aujourd’hui une expérience dont les conséquences n’ont été identifiées que bien plus tard ?

Le film s’installe dans cet espace incertain entre le souvenir et sa reconstruction.

Tess Barthélemy porte cette jeunesse avec une fragilité qui n’exclut jamais le désir. Son personnage n’est pas présenté uniquement à travers ce qui va lui arriver. Elle existe d’abord comme une jeune femme qui veut vivre, être regardée, aimer et découvrir un monde dont elle ne maîtrise pas encore les règles.

Cette nuance est fondamentale. Elle permet d’éviter une relecture simplificatrice du passé et restitue au personnage la complexité de ses émotions : l’attirance peut coexister avec la honte, l’enthousiasme avec le malaise et le désir avec une expérience qui laissera pourtant une blessure profonde.

Valérie Dréville apporte une autre temporalité au récit. La femme qui se souvient ne possède évidemment plus le même regard que la jeune fille. Entre elles existe toute une vie, mais également l’écriture, qui devient une manière de retourner vers ce passé sans prétendre pouvoir totalement le réparer.

Maïwène Barthélemy complète ce jeu de correspondances féminines où les âges semblent parfois dialoguer davantage qu’ils ne se succèdent.

Judith Godrèche privilégie une mise en scène intime. Le corps occupe une place centrale, mais jamais comme simple objet de regard. Il est celui qui éprouve, conserve et parfois rappelle ce que l’esprit avait tenté d’organiser autrement. Le vertige initial devient ainsi particulièrement significatif : avant même que le souvenir ne revienne clairement, le corps, lui, semble déjà savoir.

La réalisatrice travaille également la fragmentation. Les souvenirs ne surgissent pas nécessairement dans l’ordre. Une sensation, un lieu, une phrase ou un visage peuvent faire apparaître une image ancienne. Le passé n’est donc pas reconstitué comme une vérité parfaitement accessible mais comme quelque chose que le présent tente continuellement de saisir.

Cette approche rejoint naturellement la puissance du texte d’Annie Ernaux. L’enjeu n’est pas seulement de raconter ce qui s’est produit pendant cet été 1958, mais de comprendre pourquoi cette jeune fille est longtemps devenue presque étrangère à la femme qui écrit sur elle.

Le film trouve alors une dimension universelle derrière l’expérience singulière. Nous regardons tous notre passé avec des mots et une conscience que nous ne possédions pas lorsque nous le vivions. Certaines expériences changent ainsi de signification à mesure que nous changeons nous-mêmes.

L’adaptation court parfois le risque d’expliciter par l’image ce que l’écriture pouvait laisser dans une forme d’incertitude. Mais Judith Godrèche évite généralement l’illustration littérale et préfère travailler les sensations, les regards et les silences.

Mémoire de fille devient finalement moins un récit sur le souvenir qu’un film sur la possibilité de se réapproprier sa propre histoire. Revenir vers la jeune fille de 1958 ne signifie pas la juger avec les connaissances d’aujourd’hui. Il s’agit plutôt de parvenir enfin à la regarder sans détourner les yeux.

Délicat, douloureux et profondément incarné, Mémoire de fille trouve dans le cinéma un prolongement sensible à l’exploration autobiographique d’Annie Ernaux. Judith Godrèche filme moins un événement que sa persistance : la manière dont une nuit peut continuer à traverser un corps et une existence des décennies plus tard. Tess Barthélemy apporte une remarquable complexité à cette jeune fille qui refuse d’être réduite à ce qu’elle subit. Un film sur la mémoire et la réappropriation de soi, où revenir vers celle que l’on était devient peut-être la dernière manière de ne plus l’abandonner.
Christian RZ
Christian RZ

97 abonnés 324 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 octobre 2026
Il est de ces films dont on se demande que dire en sortant de la projection, tant l'intention est louable mais la parole est lisse et l'image sans relief, sans rien pour marquer les esprits. Il s'agit juste de l'adaptation, certainement assez fidèle, mais vaguement soporifique, du récit de cette fille de 17 ans qui promène sa virginité d'abord comme un étendard, puis comme un boulet. En bref, on s'y ennuie un peu, mais sans véritable déplaisir pour autant.
Paul B
Paul B

96 abonnés 1 662 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 octobre 2026
Un excellent petit film d'auteurs avec des acteurs et actrices inconnu qui s'en sortent tous merveilleusement bien. L'histoire est simple mais c'est une ode au féminisme, à la découverte du désir, à l'amitié...

Les problématiques m'ont touchées, le personnage principal, hyper premier degré est attachante et il n'y a pas grand chose qui gâche cette petite merveille.

Un film comme on aimerait en voir davantage.
Cadreum
Cadreum

79 abonnés 834 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 octobre 2026
Seize ans après Toutes les filles pleurent, Judith Godrèche signe un deuxième long métrage qu'on est presque sommé d'aimer. Elle y adapte Mémoire de fille, le livre où Annie Ernaux, prix Nobel de littérature, revient sur l'été de ses dix-sept ans lorsqu'elle était monitrice dans une colonie de vacances en 1958, et où elle y a vécu une première expérience amoureuse et sexuelle. L'écrivaine a relu chaque version du scénario, et le film sort au moment où le cinéma français, depuis #MeToo, a placé la parole des victimes au centre de ses récits. Une Nobel qui le cautionne, une cause qui le porte. Je respecte tout cela. C'est ce que le film fait de notre savoir qui me retient de l'aimer à l'aune de ces promesses.

Le dispositif repose sur deux âges d'une même femme. Valérie Dréville joue l'écrivaine qui, en route vers Rouen, est saisie d'un vertige qui la ramène en 1958. Tess Barthélemy l'incarne à dix-sept ans, et leurs voix off se relaient. Le film s'interdit de voir Annie par les yeux de H, le moniteur-chef, et élargit son cadre à mesure qu'elle s'émancipe. Mais il arrive à une époque qui a les mots pour nommer ce qu'Annie a subi, devant un public qui les connaît tous. Comment filmer l'ignorance d'une fille de 1958 pour des spectateurs qui savent ? Le film ne peut pas effacer notre savoir. Il doit bien en faire quelque chose, et chaque scène en essaie un usage. Tantôt ce savoir reste dans la voix de l'écrivaine âgée, qui parle depuis 2016. Tantôt il glisse dans l'image de 1958, dans la bouche, sur le visage ou dans le destin d'une fille qui ne l'avait pas.

L'arrivée à la colonie glisse déjà notre savoir dans l'image. Des garçons torse nu la reluquent, des filles aguerries la toisent, elle porte une jupe longue et des lunettes de chouette. Autour d'elle, chacun tient du type plus que du personnage, et H est presque une légende avant d'être un corps. La rumeur annonce sa préférence pour la nouvelle venue de chaque été. Le spectateur sait avant Annie et la regarde marcher vers le piège, installé dans la position de celui qui a reconnu le prédateur et ce qui le rend possible.

La fête retourne aussi ce confort contre nous. La colocataire maquille Annie avant de descendre avec elle vers la salle enfumée : un soin de fille à fille ouvre, dans le même élan, sur la capture. H surgit plein cadre, sans un mot, en bouchant toute issue, puis l'entraîne dans un rock dont certains plans sont filmés par Tess Barthélemy elle-même, caméra en main. Ces images tenues par le corps de l'actrice sont pleines de H. Le regard d'Annie est occupé avant que son corps ne le soit, et le consentement devient une affaire d'espace, un cadre sans sortie où la question du oui, si commode pour les institutions qui aiment les procédures, se dissout. Or le spectateur, qui sait tout de H, est pris quand même : l'avance que lui accordait l'arrivée ne le protège de rien.

La chambre prolonge cette réussite, puis la défait. On n'y voit que ce qu'Annie voit : une ampoule, une robe par terre, le visage de l'homme au-dessus d'elle. Aucun plan ne montre la scène de l'extérieur, et jamais la caméra ne fait d'Annie un objet à regarder. Son désir, sa honte et la brutalité qu'elle subit coexistent sans complaisance, jusqu'à la dépossession de son corps : la perception d'Annie suffit. Mais le film revient sans cesse à son visage, jusqu'à la surabondance de gros plans et de zooms, et l'actrice reste dans le cadre jusque dans les contrechamps. Une caméra qui montre Annie ne voit pas par ses yeux. Tess Barthélemy, éloquente jusque dans ses hésitations et ses tremblements, se voit chargée de rendre visible une expérience qui, par nature, ne se voit pas. Le spectateur cherche alors sur ce visage les signes de ce qu'il sait déjà nommer, sidération, dissociation : la victime doit avoir l'air d'une victime.

Après la nuit, la colonie se retourne contre Annie, et le slut-shaming qui s'abat sur elle est rendu avec justesse. Le film peine en revanche à faire exister ceux qui l'entourent. La distribution est inégale, et les rares alliées, Claudine ou l'infirmière, sont introduites puis abandonnées en chemin.

Ailleurs, le savoir reste dans la voix. Quand un enfant de la colonie pleure son frère parti en Algérie, c'est l'écrivaine âgée qui donne au plan sa gravité historique. L'Histoire entre par le son, depuis le hors-champ, et l'image de 1958 garde l'ignorance de ceux qu'elle montre.

Le dernier tiers fait l'inverse. À Rouen, une enseignante prononce un discours d'affranchissement devant des filles suspendues à ses lèvres, un exemplaire du Deuxième Sexe est chapardé, un poème de Rimbaud lu à voix haute tombe sur Annie comme une révélation. Chacune de ces étapes est plausible en 1959 ; c'est leur enchaînement qui gêne. La compréhension arrive du dehors, par leçons successives, et le cadre s'élargit à mesure, comme une barre de progression qui récompense la lucidité. Le film veut alors trop expliquer d'où viendront les engagements de l'écrivaine. Ce dernier tiers s'étire comme un épilogue trop long, que des tubes rendent mièvre. L'écrivaine de 2016, qui publie ce récit près de soixante ans après les faits, disait le temps qu'il faut pour comprendre. J'aurais aimé ressentir ce temps.

La fin rejoue ce partage. De retour au présent, l'écrivaine lit les dernières lignes face caméra et avoue ne pas savoir ce qu'est ce texte. Pour une fois, le présent dit ce qu'il ignore. Le plan suivant dissout cet aveu. L'écrivaine imagine dans le public la jeune fille qu'elle fut, leurs regards se nouent, et le dernier plan fait se faire face les deux Annie avant que "Pour Annie" s'inscrive sur le noir.

Le film essaie donc plusieurs usages de notre savoir, et je ne saurais dire lequel était le bon. Je sais seulement que la fête m'a désarmé : j'y savais tout, et cela ne m'a protégé de rien. Le reste du film me rend ce savoir, sur le visage d'Annie, dans ses leçons, dans une retrouvaille, comme si nommer suffisait à se défendre. C'est cette dernière leçon que je veux garder parce qu'au fond, je veux l'aimer ce film.
Clem Lepic
Clem Lepic

64 abonnés 380 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 octobre 2026
Film qui retrace l'été 1958 pour cette jeune fille de 17 ans et demi qui est monitrice dans une colonie de vacances. Provinciale, c'est l'occasion pour elle de rencontrer des filles d'un autre milieu qu'elle et des hommes aux mentalités peu sympathiques. Elle tombe dans le panneau de H, professeur de sport, plus âgé, qui entreprend une histoire avec elle sans réel romantisme. Après leur affaire, il lui annonce qu'il est fiancé et entreprend tout de même une histoire avec une autre monitrice. Annie fait l'objet de harcèlement, les autres monitrices sont assez méchantes avec elle, sans parler des hommes qui abusent de sa naïveté. Film assez appuyé. Quelques passages intéressants de danse.
Mélany T
Mélany T

48 abonnés 852 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 octobre 2026
La mise en scène est très belle, les et le récit intelligent, subtil, touchant et si important. Le tout est remarquable.
The CritizMan
The CritizMan

68 abonnés 355 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 mai 2026
Film vu à l’événement Cannes à Paris au Pathé Palace.

Une première moitié vraiment solide, sensible et portée par un bon casting, qui laisse penser que MÉMOIRE DE FILLE va explorer quelque chose de plus intime et profond. Malheureusement, le film finit par tomber dans un poncif scénaristique assez lourd autour d’une énième histoire d’amour d’été déjà vue et revue. La dernière partie peine à convaincre et la fin laisse un goût d’inachevé. Dommage, il y avait clairement mieux à faire avec le sujet.
LLDS76
LLDS76

35 abonnés 39 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 30 septembre 2026
Vu en AVP,Mémoire de fille mérite d'exister pour son sujet et sa première partie dans la colonie. Quand Annie en sort, le film perd tout intérêt. S'en suit plus de 4 fins différentes avant que le métrage s'arrête enfin. Quelle déception. Aussi, cela joue assez mal à part l'acteur qui joue l'agresseur et Maiwen Barthélémy. Très long moment difficile. Une production plus présente aurait aidé à transformer cette adaptation en un FILM. Les regards cams aussi ça devrait être interdits !!!!!
Jean-Luc Macé
Jean-Luc Macé

18 abonnés 92 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 septembre 2026
"Je veux devenir institutrice/pourquoi ?/je ne sais pas !"
Moi non plus je ne sais pas pourquoi je suis allé voir ce film !!!
Très déçu par la réalisation, le scénario, le jeu des actrices.
Je l'ai vu en avant-première en présence de la réalisatrice et je ne suis pas resté pour le débat, ne voyant l'intérêt du film. Dommage !
Mélanie M.
Mélanie M.

14 abonnés 124 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 septembre 2026
Vu en avant-première au Forum des Images avec toute l'équipe du film.
Il faut le dire ma culture concernant autant Judith Godrèche qu'Annie Ernaux était très limitée, voire réduite à leurs noms. Je découvre donc un film avec de bons dialogues, des scènes bien réalisées, notamment autour des scènes de violences sexuelles qui sont réfléchies du point de vue de la victime. Ce film a donc le mérite de traiter un sujet lourd avec élégance. Après bien sûr, ce n'est pas un film très agréable à regarder de part le contenu du livre qu'il adapte : humiliation, gêne, violence, méchanceté, injustice,... donc accrochez-vous.
Lilicot
Lilicot

11 abonnés 276 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 octobre 2026
La mémoire d'une jeune fille de 17 ans à la fin des années 60 où les femmes étaient soumises à la main mise sur leur corps par leurs parents et les hommes. Le premier rapport sexuel dont on se fait une montagne virait souvent au viol. Comment alors vivre librement avec des désirs naissants pleins de romantisme et d'envie d'amour ?
Le film aborde pudiquement les sentiments contrastés, les attentes déçues, la peur des grossesses indésirées et la résignation.
Joseph B
Joseph B

7 abonnés 9 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 30 septembre 2026
Mauvais, lent, mise en scène bof
Jeu d’acteurs variable mais souvent surjoué
Téléfilm plutôt que film. Au cinéma on attend autre chose.
Je reste toujours jusqu’au bout d’un film espérant un sursaut, une fin bien menée mais là, nada, mais l’ennui m’a fait souvent regarder ma montre
Mjoly
Mjoly

4 abonnés 266 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 octobre 2026
S'il ne s'agissait pas d'un roman autobiographique, on pourrait croire que les situations sont exagérées. Dans cette colonie de vacances plutôt glauque, tous les garçons sont odieux, et toutes les filles sont méchantes. Est-ce vraiment la réalité? Reste une actrice (Tess Barthélémy) touchante, et une grande sensibilité. Mais tout cela est quand même un peu creux, à la limite de provoquer l'ennui sans, heureusement, y sombrer.
Leoj
Leoj

4 abonnés 41 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 septembre 2026
J'ai eu le privilège de découvrir le film en avant-première à Liège (merci et vive les Grignoux !), en présence de Judith Godrèche et de son actrice principale (et fille) Tess Barthélemy. Adaptation du roman autobiographique d'Annie Ernaux, le film est très réussi et aborde avec beaucoup de délicatesse la question du consentement. Le débat après la projection avec Judith Godrèche et Tess Barthélemy était empreint de beaucoup d'émotions. Toutes deux se sont montrées très simples, disponibles et ouvertes aux nombreuses réactions du public. Mention particulière pour l'interprétation de Tess Barthélemy, dont c'était le premier rôle dans un long métrage, formidable vraiment. Une grande actrice est peut-être née. Ce film mérite d'être vu, non seulement parce qu'il est bien réalisé et bien interprété, mais également pour les thèmes qu'il aborde avec énormément de pudeur et pour les valeurs qu'il véhicule. Il devrait être montré dans les écoles aux jeunes adolescent(e)s.
Sebastien BZH
Sebastien BZH

2 abonnés 31 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 mai 2026
Film vu en avant-première à Cannes. Excelent traitement du consentement et du patriarcat des année 70
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