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Dominique Grossemy
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1,5
Publiée le 8 octobre 2026
Témoignage éprouvant du vécu d'une jeune fille de 1958 qui se fait pratiquement violer en voulant découvrir le sexe, l'amour, devenir femme et qui perd toutes ses illusions sur la sexualité, l'amour .Le vécu d'Annie Ernaux est sans doute très bien décrit dans ses livres mais ce parcours est dans le film tellement ennuyeux, malaisant, éprouvant. Le dialogues sont parfois inaudibles et très pauvres. La bêtise et la cruauté des garçons qui s'en servent comme d'une proie et la méchanceté des filles envers une jeune fille gentille et naïve , sans doute faut il l'avoir vécu pour y croire, je n' arrive pas à croire à tant de méchanceté , tant de dureté dans cette communauté de jeunes moniteur(trices) de colonie de vacances. Annie accepte toutes les humiliations et persiste jusqu'à la fin . Témoignage révoltant et sans doute toujours actuel de ce que peuvent encore subir des jeunes filles aujourd'hui. S'il en est toujours ainsi aujourd'hui, c'est bien triste. Un film féministe qui dénonce certainement une réalité de ce qu'on vécu ou que vivent encore beaucoup de jeunes filles. La gentillesse dans ce film est presque complètement absente, difficile de croire à tant de cruauté ,à la dureté des rapports qu'entretiennent ces jeunes, mais je dois être aussi naïf que la jeune Annie et la dénoncer, la montrer est sans doute œuvre utile au cinéma comme en littérature .
J'aurais pu faire l'économie de Mémoire de fille: on ne s'attache à aucun personnage, surtout pas au rôle principal, presque plus tête à claques que les têtes à claques qui l'entourent. Godrèche aligne les scènes sans qu'on sente le temps passer, rajoute des personnages pour être dans l'air du temps alors qu'elle filme l'année 58. Pas étonnant que le film a perdu toutes ses séances en une semaine. Pauvre Annie Ernaux, à laquelle le Passion simple de Danielle Arbid rendait autrement justice.
Judith Godrèche adapte l’un des textes les plus fort de l’auteure Annie Ernaux. Dans Mémoire de fille, elle raconte l’été de ses 17 ans, où elle est monitrice d’une colonie de vacances. C’est l’été de son émancipation, pour la première fois loin de ses parents, loin de son village d’Yvetot, avant d’arriver à la ville. Le film montre très bien l’insouciance du personnage, le mépris qu’elle reçoit, parfois sans même le conscientiser. Cette jeune femme devient vite l’objet de convoitise de ses collègues masculins, et notamment du chef des surveillants avec qui elle va avoir son premier rapport. C’est à mon sens là que le bat blesse. Alors que le livre restitue très précisément ce que ressent la jeune fille, c’est plus flou dans cette adaptation. Techniquement, le film est très joli, mais je suis malgré tout un peu déçu.
Je suis toujours assez confiant lorsque je vais au cinéma voir l'adaptation d'un roman ("Mémoire de fille" d'Annie Ernaux, paru en 2016), j'ai la faiblesse de croire qu'au moins, côté écriture, ce sera du solide. Malheureusement, cette immersion en 1958 avec cette fille de 17 ans (et demi !) qui tente de s'émanciper m'a laissé de marbre, quand elle ne m'a pas tout simplement agacé ! L'actrice Tess Barthélemy, fille de la réalisatrice Judith Godrèche, n'est pas en cause, je l'ai même trouvée particulièrement intéressante dans ce rôle de jeune femme un peu perdue émotionnellement. Mais ces souvenirs d'adolescence ne m'ont guère emballé, très loin de là, seule une petite pointe de nostalgie (les colonies de vacances, les surpat'...) ressort de ce drame sans grande profondeur. Mièvre et ennuyeux. Site CINEMADOURG . free . fr
S'il ne s'agissait pas d'un roman autobiographique, on pourrait croire que les situations sont exagérées. Dans cette colonie de vacances plutôt glauque, tous les garçons sont odieux, et toutes les filles sont méchantes. Est-ce vraiment la réalité? Reste une actrice (Tess Barthélémy) touchante, et une grande sensibilité. Mais tout cela est quand même un peu creux, à la limite de provoquer l'ennui sans, heureusement, y sombrer.
Souvenir pessimiste d'un premier amour qui n'était pas partagé, expérience de jeunesse, toute expérience même pas dans le sens rêvé nous apprend des choses, c'est cela qu'il faut retenir
A vu « Mémoire de fille » de Judith Godrèche d’après le roman d’Annie Ernaux. Le film a été projeté au Festival de Cannes 2026 dans la sélection Un Certain Regard. J’ai été très touché par le talent de la réalisatrice à poser de façon subtile des atmosphères assez justes (climat d’ennui dans une enfance qui se prolonge un peu trop, malaise pesant dans le décalage qu’il y a entre Annie et les autres moniteurs, pression anxiogène de la mère, langueur…). La fin des années 50 sont très bien traduites avec peu de moyen et aucun effet ostentatoire. De jolies idées de mise en scène, une bande son inattendue et une nouvelle actrice qui incarne avec justesse la maladresse de cette grande adolescente qui a du mal à trouver sa place. Eté 1958, Annie (Tess Barthélémy) quitte la maison et la boutique de sa mère (Ariane Labed) , pour être aide monitrice dans une colonie de vacances dans l’Orne. La jeune fille, un peu naïve et maladroite, a du mal à s’intégrer à la bande d’animateurs qui ont tous déjà les deux pieds bien ancrés dans les années 60. Elle couche avec H. (Victor Bonel) un de ses collègues plus âgés. Cette expérience traumatisante va avoir des conséquences sur la santé d’Annie et va aussi accélérer son isolement au sein du groupe. On ne peu pas faire l’impasse sur le fait que le titre et le sujet du film entrent totalement en résonance avec le vécu de la comédienne-réalisatrice et c’est en cela aussi que le projet est intéressant et bouleversant. Tout comme Maïwenn se dévoilait beaucoup à travers le destin de « Jeanne du Barry », Judith Godrèche nous parle d’un façon saisissante de son adolescence à travers le destin d’Annie Ernaux. Malgré quelques petites longueurs et maladresse, le film est d’une profonde sincérité et restitue parfaitement la sidération dans laquelle se retrouve Annie que la réalisatrice traduit par une certaine distance.
Un excellent petit film d'auteurs avec des acteurs et actrices inconnu qui s'en sortent tous merveilleusement bien. L'histoire est simple mais c'est une ode au féminisme, à la découverte du désir, à l'amitié...
Les problématiques m'ont touchées, le personnage principal, hyper premier degré est attachante et il n'y a pas grand chose qui gâche cette petite merveille.
La mémoire d'une jeune fille de 17 ans à la fin des années 60 où les femmes étaient soumises à la main mise sur leur corps par leurs parents et les hommes. Le premier rapport sexuel dont on se fait une montagne virait souvent au viol. Comment alors vivre librement avec des désirs naissants pleins de romantisme et d'envie d'amour ? Le film aborde pudiquement les sentiments contrastés, les attentes déçues, la peur des grossesses indésirées et la résignation.
Judith Godrèche adapte le récit autobiographique « Mémoire de fille », d’ Annie Ernaux sorti en 2016, retraçant l’ été 1958, l’ année de ses 18 ans, enfin 17 ans et demi, la précision plusieurs fois évoquée par la jeune comédienne Tess Barthélemy, elle-même, dans sa présentation à sa première colonie de vacances. Le film retrace admirablement l’ ambiance propre à la veille de la Vème République, et brosse naturellement la condition féminine, en pleine recherche d’ émancipation. Les reconstitutions vestimentaires – particulièrement de la maman d’ Annie, où l’ inspiration américaine saute aux yeux, mais aussi l’ ensemble des tenues, tabliers, portés à la colonie de vacances, ou celles des rues, ou des transports, montrent un réel souci du détail. Mais c’ est davantage dans la cruauté des certaines scènes entre les jeunes gens, que la plongée dans passé d’ Annie est poignante et témoigne des agissements qui relevaient d’ une certaine « normalité » détestable de l’ époque. J’ai trouvé l’ interprétation de la jeune Tess Barthélemy très sérieuse et brillante, notamment dans sa découverte de la vie communautaire ; à noter que c’ est la propre fille de Judith Godrèche qui a été sélectionnée à l’ issue des essais réalisés. Très subtile mise en scène, illustrant la lecture du roman par Annie Ernaux elle-même, incarnée par Valérie Dréville. Très émouvant dans un sujet sensible…. !!**
D’après un roman autobiographique éponyme. En première intention narrative, l’évocation – soixante ans plus tard - d’une première relation sexuelle qui s’avère en fait être un viol. Dans le contexte social de l’époque. 1958, le retour du Général de Gaulle, la jeune fille préparée à son rôle de femme censée rester ensuite à sa place dans la société bourgeoise. Avec le fait saillant que la narratrice n’est pas issue d’un milieu bourgeois. La trame est bien trop littéraire pour se prêter à une adaptation cinématographique qui ne sera pas rapidement lassante à l’image. « Un certain regard » au Festival de Cannes, ça veut bien dire ce que ça veut dire.
17 ans et demi. C'est important le "et demi" pour Annie. Probablement se rend-elle compte qu'elle est loin de la vie d'une femme adulte qui l'emanciperait de sa province et de sa mère. Mais, devenir femme est moins romanesque que dans les livres qu'elle dévore. C'est même brutal, c'est ambivalent, c'est déroutant, c'est désarmant. Tout cela est bien suggéré dans ce film qui est, hélas, trop long et pas totalement abouti. Trop évasif parfois. Il m'a donné envie de lire le récit d'Annie Ernaux.
Mise en images de ce roman autobiographique signé Annie Ernaux ( prix Nobel de littérature ), " mémoire de fille" évoque avec une justesse de ton, l'été 1958 et les conséquences directes qu'il eut sur le parcours universitaire de l'auteur.
Introspectif et réussi ( malgré quelques scènes assez faibles pendant la deuxième heure ), Ernaux nous donne à voir un panorama de gens détestables qu'elle a côtoyés pendant la brève période décrite.
Ce qui est montré est fidèle à des typologies qu'on rencontre malheureusement dans la vie et envers lesquelles il faut savoir se protéger, identifier et s'éloigner. Mais cette aptitude n' est pas donné puisque liée à ce qu'on a vécu dans sa vie familiale.
L'amateur de scénario psychologiques ne manquera pas ce film, qui constitue de surcroît une belle invitation à la lecture du livre et ( peut-être ? ) de l'oeuvre de son auteur.
Les petites faiblesses de la mise en scène, le manque de moyens, sont largement compensés par le sujet puissant et l'interprétation du personnage principal.