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Fiona Pomme
2 critiques
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2,0
Publiée le 29 août 2026
Vu en AVP, j'ai préféré le livre je crois. Il laissait beaucoup plus de place à l'ambiguité des sentiments. Le film est plus sur des rails malgré une excellente interprétation des jeunes acteurs notamment Victor Bonnel. Le travail de la photo est à souligner aussi.
Tess Barthelemy doit porter à elle seule la transcription militante d'un récit autobiographique. Description et symbolique d'une époque spécifique (début de libération des mœurs et guerre en Algérie), le récit devient une défense personnelle de la cause féminine. C'est embarrassant à certain égard et manque de distance par rapport à la réalité de l'époque, et par ailleurs la mise en scène laisse le doute sur ce qui est arrivé à Annie D. Comme le livre, on ne sera pas surpris d'opinions très divergentes à son propos. avant-première pour Roman et Cinéma - aout 26 deuxième vision. Tess s'en sort pas mal effectivement. Les courtes scènes de fin sont hors sujet, mais visiblement Godrèche voulait renvoyer la balle à l'autrice. Dommage car sans trahir le fond de l'histoire de Anne D., la réalisatrice a ajouté de l'émotion et la conviction de son propre engagement lors du passage à l'écran. Roman et cinéma -octobre 26
Je l’ai vue en avant-première. Je ne sais pas si j’ai aimé mais il m’a secoué. Des triggers warning (v*ols, crises d’hyperphagie…) pourraient être précisés.
Parmi les adaptations les plus marquantes d'Annie Ernaux figurent déjà Passion simple et surtout L'Événement d'Audrey Diwan. Mémoire de fille aurait pu les rejoindre au rayon des réussites incontestables, mais malgré une délicatesse évidente et un respect de l'œuvre littéraire, le long métrage de Judith Godrèche ne parvient que très rarement à s'élever au-dessus d'une certaine constante des films d'époque français, très concentrés sur les décors et les costumes, notamment, pour qu'aucun reproche ne soit possible sur la reconstitution d'un temps, l'été 58 en l'occurrence, plus lointain qu'il n'y paraît, y compris sur le caractère des mœurs ou des strates sociales. La voix off n'est pas continuelle, par bonheur, mais elle alourdit le propos, dans une mise en scène un peu rigide, certains diront sans doute empesée. Bref, cette adaptation trop sage et académique ne surprend presque jamais, ce qui n'empêche pas de saluer la belle performance de l'actrice principale, Tess Barthélémy, qui n'est autre que la fille de la réalisatrice. On comprend parfaitement ce qu'il se passe dans le corps et dans la tête de cette jeune fille de 17 ans et demi, confrontée à un premier amant qui dispose d'elle comme d'une proie de plus. En revanche, on n'est pas autant touché qu'on l'aurait souhaité, mais cela, bien entendu, dépend de la sensibilité de chacun.
Film vu à l’événement Cannes à Paris au Pathé Palace.
Une première moitié vraiment solide, sensible et portée par un bon casting, qui laisse penser que MÉMOIRE DE FILLE va explorer quelque chose de plus intime et profond. Malheureusement, le film finit par tomber dans un poncif scénaristique assez lourd autour d’une énième histoire d’amour d’été déjà vue et revue. La dernière partie peine à convaincre et la fin laisse un goût d’inachevé. Dommage, il y avait clairement mieux à faire avec le sujet.