Mémoire de fille
Note moyenne
3,2
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82 critiques spectateurs

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AileYacht
AileYacht

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 septembre 2026
Tess Barthélemy incarne à merveille Annie Ernaux et fait phosphorer son histoire au travers de ce film merveilleux.
jnz
jnz

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 septembre 2026
Quel beau film ! J'avais beaucoup d'attentes suite à ma lecture du livre d'Annie Ernaux et je n'ai pas été déçue.
Tess Barthélemy est saisissante dans ce rôle difficile, ainsi que la bande de nouveaux talents qui l'entourent.
A voir absolument et à montrer au plus grand nombre !
LLDS76
LLDS76

35 abonnés 39 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 30 septembre 2026
Vu en AVP,Mémoire de fille mérite d'exister pour son sujet et sa première partie dans la colonie. Quand Annie en sort, le film perd tout intérêt. S'en suit plus de 4 fins différentes avant que le métrage s'arrête enfin. Quelle déception. Aussi, cela joue assez mal à part l'acteur qui joue l'agresseur et Maiwen Barthélémy. Très long moment difficile. Une production plus présente aurait aidé à transformer cette adaptation en un FILM. Les regards cams aussi ça devrait être interdits !!!!!
CREOTIVEMEDIA
CREOTIVEMEDIA

130 abonnés 432 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 septembre 2026
Mémoire de fille aborde Annie Ernaux par l’un des mouvements essentiels de son œuvre : revenir vers celle que l’on a été pour tenter de comprendre ce que le temps n’a jamais véritablement effacé. Judith Godrèche transforme cette exploration autobiographique en un film sur la mémoire, le corps et les traces laissées par une expérience dont la signification ne cesse d’évoluer au fil des années.

Annie Ernaux retourne à Rouen pour une signature de son dernier ouvrage. La ville de son enfance agit immédiatement comme un déclencheur. Un vertige suffit pour abolir la distance entre présent et passé et la ramener à l’été 1958.

Elle redevient alors cette jeune fille découvrant le désir, le regard des autres et une première expérience sexuelle dont l’onde de choc accompagnera durablement son existence.

Judith Godrèche ne traite pas ce souvenir comme un simple épisode biographique. Toute la force du récit vient au contraire de la distance qui sépare l’événement de celle qui tente, des décennies plus tard, de le regarder. Que savait la jeune fille de 1958 ? Que pouvait-elle comprendre de ce qui lui arrivait ? Et comment raconter aujourd’hui une expérience dont les conséquences n’ont été identifiées que bien plus tard ?

Le film s’installe dans cet espace incertain entre le souvenir et sa reconstruction.

Tess Barthélemy porte cette jeunesse avec une fragilité qui n’exclut jamais le désir. Son personnage n’est pas présenté uniquement à travers ce qui va lui arriver. Elle existe d’abord comme une jeune femme qui veut vivre, être regardée, aimer et découvrir un monde dont elle ne maîtrise pas encore les règles.

Cette nuance est fondamentale. Elle permet d’éviter une relecture simplificatrice du passé et restitue au personnage la complexité de ses émotions : l’attirance peut coexister avec la honte, l’enthousiasme avec le malaise et le désir avec une expérience qui laissera pourtant une blessure profonde.

Valérie Dréville apporte une autre temporalité au récit. La femme qui se souvient ne possède évidemment plus le même regard que la jeune fille. Entre elles existe toute une vie, mais également l’écriture, qui devient une manière de retourner vers ce passé sans prétendre pouvoir totalement le réparer.

Maïwène Barthélemy complète ce jeu de correspondances féminines où les âges semblent parfois dialoguer davantage qu’ils ne se succèdent.

Judith Godrèche privilégie une mise en scène intime. Le corps occupe une place centrale, mais jamais comme simple objet de regard. Il est celui qui éprouve, conserve et parfois rappelle ce que l’esprit avait tenté d’organiser autrement. Le vertige initial devient ainsi particulièrement significatif : avant même que le souvenir ne revienne clairement, le corps, lui, semble déjà savoir.

La réalisatrice travaille également la fragmentation. Les souvenirs ne surgissent pas nécessairement dans l’ordre. Une sensation, un lieu, une phrase ou un visage peuvent faire apparaître une image ancienne. Le passé n’est donc pas reconstitué comme une vérité parfaitement accessible mais comme quelque chose que le présent tente continuellement de saisir.

Cette approche rejoint naturellement la puissance du texte d’Annie Ernaux. L’enjeu n’est pas seulement de raconter ce qui s’est produit pendant cet été 1958, mais de comprendre pourquoi cette jeune fille est longtemps devenue presque étrangère à la femme qui écrit sur elle.

Le film trouve alors une dimension universelle derrière l’expérience singulière. Nous regardons tous notre passé avec des mots et une conscience que nous ne possédions pas lorsque nous le vivions. Certaines expériences changent ainsi de signification à mesure que nous changeons nous-mêmes.

L’adaptation court parfois le risque d’expliciter par l’image ce que l’écriture pouvait laisser dans une forme d’incertitude. Mais Judith Godrèche évite généralement l’illustration littérale et préfère travailler les sensations, les regards et les silences.

Mémoire de fille devient finalement moins un récit sur le souvenir qu’un film sur la possibilité de se réapproprier sa propre histoire. Revenir vers la jeune fille de 1958 ne signifie pas la juger avec les connaissances d’aujourd’hui. Il s’agit plutôt de parvenir enfin à la regarder sans détourner les yeux.

Délicat, douloureux et profondément incarné, Mémoire de fille trouve dans le cinéma un prolongement sensible à l’exploration autobiographique d’Annie Ernaux. Judith Godrèche filme moins un événement que sa persistance : la manière dont une nuit peut continuer à traverser un corps et une existence des décennies plus tard. Tess Barthélemy apporte une remarquable complexité à cette jeune fille qui refuse d’être réduite à ce qu’elle subit. Un film sur la mémoire et la réappropriation de soi, où revenir vers celle que l’on était devient peut-être la dernière manière de ne plus l’abandonner.
Etienne Ollagnier
Etienne Ollagnier

4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2026
Un film magnifique et ambitieux porté par Tess Barthélémy, vraie révélation ! Les autres jeunes comédiens sont tous formidables de justesse.
Yoyotte Sandra
Yoyotte Sandra

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 septembre 2026
Très beau film, qui parle d'un sujet poignant, les violences conjugales et violences patriarcales, mais très bien filmé et tellement bien interprété. Ça se passe dans les années 50 ... mais pourrait être retranscrit à notre époque. A voir absolument !
Mannugod
Mannugod

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 septembre 2026
Vu en avant-première à orléans (en présence de Mme Godrèche et 3 acteurices).
Très bon film qui sait à la fois rester fidèle au ton direct du livre original d'Annie Erneux et qui consacre définitivement Judith Godrèche comme une réalisatrice accomplie : plans, rythme, images, mise en scène, jeu des commé... le haut niveau est partout. bravo.
Pas_de_mythos
Pas_de_mythos

9 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 septembre 2026
Vu en avant-première. De beaux moments de cinema (les scènes de danses avec un incroyable travail sur le son) mais sinon le film va un peu dans tous les sens comme s'il devrait remplir un énorme cahier des charges : le parcours d'une oie blanche sur un été mais aussi sur 1 an, des scènes intimistes mais aussi de groupes, un parcours de l'intime et une étude sociologique sur le genre... tout va trop vite avec des acteurs faisant le job mais sans plus.
Perrine Chrétien
Perrine Chrétien

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 septembre 2026
Film incroyablement juste qui témoigne de la violence de grandir en tant que jeune fille. Un film d'utilité publique à voir absolument.
Aprillimare
Aprillimare

3 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 septembre 2026
Nous trouvons dans ce film une transcription extrêmement fidèle du livre d'Annie Ernaux. Sans doute trop fidèle. Après avoir lu le roman, je n'ai pas remarqué de réelle valeur ajoutée. Ce film permet tout de même de faire connaître l'histoire d'Annie aux personnes qui ne lisent pas. Les émotions du personnage sont très bien incarnées par l'actrice principale et la réalisation est intéressante(en particulier avec ce point de vue féminin sur le sujet).
Direct-actu.fr

407 abonnés 568 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 septembre 2026
Mémoire de fille touche à une zone psychologique particulièrement inconfortable, celle où l'événement a déjà eu lieu, où le corps semble avoir compris quelque chose, mais où les mots ne suivent pas. Annie veut appartenir au groupe, elle regarde ceux qui possèdent les codes qu'elle n'a pas encore et se retrouve face à H, moniteur-chef, donc également figure d'autorité. Son intérêt initial pour lui ne peut pourtant devenir rétroactivement un consentement à tout ce qui suivra. C'est justement dans cet écart entre curiosité, désir supposé et sidération que le film devient brutal.

Effroyable, bouleversant et tristement beau. On montre la vie des « filles » ce terme qui, volontairement, vient minimiser la catégorie entre femme et homme. Pourtant, à l'écran on voit un jeune homme, quelqu'un ayant plus de 18 ans avoir des rapports sexuels avec une jeune fille de 17 ans "et demi". Ce fameux terme « et demi » que les enfants utilisent pour se grandir, pour donner de l'importance à leur ascension vers l'année suivante. Ce simple mot qui fait sourire tout le monde, car ils sont face à une jeune fille, qui pense savoir beaucoup de choses, mais n'a encore rien vécu. Elle idéalise les personnes de la ville, la belle société, comme beaucoup de personnes n'ayant jamais mis les pieds en dehors du monde rural.

spoiler: La violence possède aussi une dimension sociale. Annie est la nouvelle, la plus jeune, celle qui ne maîtrise pas totalement les usages du groupe. Dire non, partir ou simplement reconnaître qu'elle ne veut plus suppose déjà de pouvoir s'extraire symboliquement du regard des autres. Or l'adolescence tardive reste un âge où l'appartenance et la peur du ridicule peuvent peser lourd. Et c'est là que l'idée d'un « rite de passage » devient assez sinistre : la normalisation collective peut transformer une expérience subie en événement qu'une jeune femme pense devoir accepter pour devenir adulte. Les séquences sexuelles refusent précisément le déplacement traditionnel du regard vers celui qui possède, conquiert ou désire. H envahit d'abord physiquement l'espace d'Annie lors de la surprise-party, puis la scène dans la chambre demeure attachée à ce qu'elle perçoit. Nous sommes du point de vue de la victime, jamais de celui du violeur, mais pas davantage dans celui d'un réalisateur qui regarderait la scène de l'extérieur et pourrait, par le cadre, transformer la violence en objet esthétique. Le corps féminin n'est pas transformé en spectacle érotique : la violence passe principalement par le visage, le regard et la sidération d'Annie. Le spectateur n'est donc pas placé devant l'événement comme observateur confortable, il demeure enfermé dans une perception dont les possibilités de fuite semblent progressivement disparaître.» Ce choix modifie profondément notre position de spectateur. Pas de fantasme de conquête, pas de corps offert comme récompense visuelle, encore moins cette vieille grammaire cinématographique où une violence sexuelle devient étrangement « belle » parce que la lumière, les corps et le cadre le sont. Ici, l'inconfort demeure. Annie ne dispose pas encore nécessairement du vocabulaire permettant d'ordonner ce qui vient de lui arriver, tandis que le spectateur de 2026 possède d'autres catégories pour reconnaître la sidération et l'absence de consentement. Cinquante-huit ans avant #MeToo, dix ans avant 1968 : parfois, le calendrier social explique aussi pourquoi certains mots arrivent terriblement tard.
AstridCdx
AstridCdx

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 septembre 2026
Vu en avant-première ! Superbe mise en scène sans aucun male gaze. Le scénario n'est respectueux des mots magnifique d'Annie Ernaux tout en choisissant d'inventer de petites choses qui ne font qu'ajouter à la force de cette histoire. Un récit nécessaire à entendre et voir !
Emilie Barthélemy
Emilie Barthélemy

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 septembre 2026
J'ai vu ce film grâce à l'association FTG45. Une merveilleuse découverte, ce dernier est bouleversant, l'acting de Tess Barthélemy est formidable, l'adaptation du livre par Judith Godrèche est vraiment bien mené. Les prises de vues ont une significations, l'histoire permet de mettre en lumière énormément de choses. Je le recommande vivement.
Magnien_marion
Magnien_marion

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 septembre 2026
Un film subtile, avec un casting extraordinaire, qui traite d’un sujet difficile mais toujours d’actualité
Nathalie TEMPS-MERCIER
Nathalie TEMPS-MERCIER

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 septembre 2026
Film magnifiquement interprété. L’adaptation du livre d’Annie Ernaud est fidèle au récit. Ce film doit être vu par un maximum de spectateurs. Il permettrait un débat entre les hommes et les femmes afin de pouvoir vraiment se rencontrer, se respecter.
Malgré le sujet délicat d’une première relation vécue ( et pour cause) comme un viol, la réalisatrice reste dans la description de la vie d’une jeune fille qui coûte que coûte, malgré la dissociation va réussir à affirmer sa liberté de femme.
Après le film Moi aussi plus, Judith godreche nous offre un film à s’emparer pour nous réparer collectivement !
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