Affection affection
Note moyenne
2,5
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Fiers R.
Fiers R.

203 abonnés 868 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 octobre 2025
Vu en festival à Montréal.

Il y a un univers vraiment particulier qui se déploie dans « Affection Affection ». Difficile à décrire mais totalement prégnant et qui, une chose est sûre, s’imprègne en nous. Pour leur second essai derrière la caméra après le confidentiel « Bêtes blondes » (à peine 3000 entrées...), le duo de cinéastes Maxime Matray et Alexia Walther nous convie à une sorte de suspense immobile à base de disparitions - mais qui ne semblent pas être si graves que cela - baigné dans un humour étrange, à froid. Il faut dire qu’au début et durant une bonne partie du film, on ne comprend pas trop où l’histoire veut nous emmener ni même ce que ce binôme veut nous dire avec ce long-métrage.

Puis, petit à petit, on finit par adhérer à la proposition, à se fondre dans le film. Le personnage joué par Agathe Bonitzer (très bien) va tenter de retrouver trois disparus : son père, la fille de celui-ci et sa propre mère qui ont tous choisis de ne plus donner de nouvelles le même jour. Elle n’enquête pas vraiment, elle va d’une rencontre à une autre, d’une déduction à une autre de manière nonchalante et fuyant toute tension ou suspense. « Affection Affection » est un film d’atmosphère qui flirte souvent le bizarre. On est dans une veine réaliste mais une kyrielle de moments un chouïa excentriques, de dialogues volontairement décalés et de situations qui le sont tout autant vont imprégner cette œuvre d’une certaine forme d’absurde. C’est un tantinet loufoque, même au point que l’on sourit un peu mais sans savoir vraiment pourquoi. On n’est pas dans une comédie, c’est sûr, mais ce n’est jamais sombre, triste ou tragique non plus, loin s’en faut.

Le script entretient pas mal de zones d’ombres et le film se plaît à convoler avec ce qui paraîtrait presque pour du surnaturel. Les décors de cette petite ville de la Côte d’Azur vidée de ses habitants en plein hiver et caressée par la lumière blafarde et orangée de la saison morte lui confère un cachet peu commun. Et plutôt maîtrisé visuellement. Un charme certain pointe le bout de son nez et certaines de ces séquences étranges font leur petit effet. Malheureusement, « Affection Affection » est un peu plat. Et il suffit de plusieurs scènes moins intéressantes pour que l’on décroche surtout que le film peine à se conclure. Notre investissement à suivre cette drôle d’histoire s’en retrouve amoindri même sin on salue une proposition hors des sentiers battus à la tonalité inédite. Certaines choses restent en pointillés, un peu comme la finalité de tout ça. On ressort donc de là à moitié convaincu bien qu’on avait envie d’y croire...

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Coric Bernard

455 abonnés 851 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 mars 2026
Ce film a pour sujet une enquête sur une succession de disparitions mystérieuses. Au cours de cette enquête qui, en fait, ne l’est pas vraiment, on a du mal à saisir les intentions des réalisateurs. L’ensemble du film reste plutôt moyen et devient vite ennuyeux tout comme l’interprétation qui n’est pas franchement géniale.

Bernard CORIC

(Film visionné en projection de presse le 19/03/2026 au Club de l'Etoile à PARIS)
Chamar
Chamar

39 abonnés 65 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 avril 2026
Avec le film de Jérôme Reybaud, "Un balcon à Limoges", "Affection affection" est l'autre bonne nouvelle cinématographique de ce mois d'avril. Les deux films ont en commun un même goût du récit dérythmé, inattendu, immobile, devenant même par moment menaçant et sanglant, se suspendant au gré des scènes et des dialogues avec un évident plaisir à filmer les comédiennes et les comédiens. Avec un aspect un petit peu plus maniériste et anémié du côté du duo Walther-Matray, mais qui participe aussi de l'étrange menace que diffuse le film. Agathe Bonitzer n'est pas pour rien dans cette inquiétante étrangeté. Elle est toujours juste, jusque dans ses plus infimes mimiques, lumineuse et opaque, porteuse de secrets que le film choisit de ne pas partager.
Alexandra Lesca
Alexandra Lesca

6 abonnés 92 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 23 février 2026
Film vu dans le cadre du jury Jeunes Regards Satellites à Saint-Denis

Un film qui porte à confusion

Ceci n'est que mon avis
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 avril 2026
Un (petit) film qui n’a l’air de rien, et qui respire pourtant le grand air du quotidien qui nous entraîne dans des aventures parfois un peu fofolles, et pourtant si vraies. Imaginez la responsable des espaces verts d’une ville au bord de la mer azuréenne, qui devient enquêtrice. Parce que Kenza, sa belle-fille, a disparu le jour de son anniversaire et que ce jour-là, la mère de Géraldine débarque dix-sept ans après être partie Une intrigue à elle toute seule cette jolie femme qui va semble-t-il pouvoir résoudre chaque énigme posée à l’emporte-pièce, via des pistes déviées, qui ne sont pas forcément de fausses pistes. C’est l’esprit de Fiona Gordon et Dominique Abel, fin, ludique, astucieux, et d’une modestie apparemment sans égale. L’écriture est bien tournée, ( et parfois même retournée) l’interprétation de toute évidence très consentante. Doit-on parler enfin de la poésie inhérente à ce roman feuilleton ? Non, à voir et à entendre , c’est suffisant !
Direct-actu.fr
Direct-actu.fr

371 abonnés 475 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 avril 2026
Sur la Côte d’Azur, une disparition anodine vient troubler l’équilibre fragile d’une petite ville en apparence tranquille. Très vite, ce qui pourrait relever d’une simple enquête bascule dans une dérive plus diffuse, où les récits se croisent, se contredisent et finissent par brouiller toute certitude.

Géraldine (Agathe Bonitzer), employée municipale, voit son quotidien se fissurer lorsqu’une adolescente disparaît le jour de son anniversaire. Faute d’indices concrets, elle s’improvise détective dans un environnement où chacun semble détenir une part de vérité, sans que personne ne puisse réellement voir ou comprendre ce qui se joue. Les rumeurs, les croyances et les interprétations personnelles envahissent peu à peu l’espace, transformant la recherche en un enchevêtrement de discours. Dans cette accumulation, l’enquête perd sa logique initiale pour devenir un glissement vers une réalité incertaine, où la parole prend le pas sur les faits.

Le film s’inscrit alors dans la représentation d’une société fragmentée. Ici, il ne s’agit pas tant de résoudre une disparition que d’observer comment chacun projette ses peurs, ses fantasmes ou ses convictions. Cette circulation permanente de récits crée un effet de tourbillon, où l’information ne se stabilise jamais. Géraldine, d’abord ancrée dans une forme de rationalité, devient progressivement une éponge, absorbant ces voix jusqu’à saturation. Ce basculement traduit une époque où la réalité commune s’efface au profit d’une multiplicité d’histoires individuelles qui coexistent sans véritable dialogue.

Cette sensation d’étrangeté est renforcée par un casting volontairement hétérogène. Autour d’Agathe Bonitzer, de Nathalie Richard, de Christophe Paou et de Marc Susini, gravitent des présences moins identifiées, parfois non professionnelles, aux accents et aux rythmes différents. Ce mélange produit un tissu humain irrégulier, presque dissonant, qui reflète directement le monde du film. Rien n’est homogène, ni les voix, ni les comportements, ni les relations. L’ensemble oscille entre maîtrise et spontanéité, entre écriture et surgissement, créant une impression constante de décalage.

Dans cette logique, Affection affection dépasse le cadre du film de genre pour proposer une observation d’une société de l’à-peu-près. L’enquête elle-même se fait avec des moyens approximatifs, comme si l’important n’était pas tant de trouver que de continuer à chercher. Les relations suivent la même dynamique. On ne s’aime pas pleinement, mais juste assez pour maintenir un équilibre confortable, entre plaisir et déplaisir, sans jamais atteindre une forme d’accomplissement.

La relation entre Géraldine et Jérôme (Christophe Paou), à la fois père de la disparue et maire, incarne parfaitement cet entre-deux. Rien n’y est totalement assumé. Le lien reste en suspension, protégé par une forme de flou qui évite toute confrontation directe. Cette indétermination permet à chacun d’avancer sans affronter les enjeux réels, qu’ils soient émotionnels ou moraux. Elle devient presque un mode de fonctionnement, révélateur d’un monde où l’absence d’engagement tient lieu de protection.

Le titre Affection affection agit comme une clé de lecture de cet univers. Son redoublement installe une logique d’écho, de répétition, où les situations et les récits semblent se répondre sans jamais se résoudre. Comme l’enquête elle-même, qui tourne en boucle, le titre suggère un monde instable, où tout revient sans réellement progresser.

Mais ce choix repose aussi sur une ambiguïté plus profonde. L’« affection » renvoie à la fois au sentiment et à la maladie, au lien et au trouble. Ce double sens accompagne le parcours de Géraldine, prise entre attachement et dérive, entre compréhension et perte de repères. Le film ne tranche jamais, et c’est précisément cette tension qui en fait la singularité.

Au fond, Affection affection dessine le portrait d’une société du « oui, mais », de l’entre-deux, où l’on avance à demi-mesure. Un monde où les individus répètent des schémas plus qu’ils ne les interrogent, où les relations se maintiennent sans se définir, et où la vérité, comme l’affection elle-même, reste toujours incertaine.
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 27 mai 2026
Géraldine vit dans une petite cité balnéaire de la côte d’Azur. Une série de disparitions vont susciter son inquiétude (pas tout le long du film puisqu’elle s’autorise un petit plan à quatre) et la pousser à mener l’enquête. Le film est bavard, se perd dans des dialogues sans queue ni tête (à croire que tous les habitants de cette ville sont complotistes) et la direction d’acteur est consternante. Je ne retiens rien de positif dans ce film.
Corinne76100
Corinne76100

86 abonnés 635 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 avril 2026
Film assez étrange, difficilement qualifiable: thriller, polar un peu lunaire. Des situations assez hors du réel ou avec un suspens assez immobile. La réalisation est banale et les dialogues sont plats.
Bernard F
Bernard F

35 abonnés 82 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 7 mai 2026
Film ultra ennuyeux! Une histoire qui n'a ni queue ni tête. On ne voit pas du tout où ce film veut en venir. C'est d'une lenteur insupportable. J'ai failli partir plusieurs fois, mais j'ai craqué à 5 minutes de la fin.
Peeping_Tom
Peeping_Tom

10 abonnés 75 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 avril 2026
Très drôle, et très bien mis en scène, une comédie plus profonde qu’elle n’en a l’air, explorant la part de hasard et de mystère qui bouscule nos destins.
filmoholic
filmoholic

1 abonné 7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 avril 2026
Un super film que j'ai vu à l'avant-première, j'ai vraiment adoré ! La réalisation, le jeu d'acteurs, la musique... tout est parfait dans le film !
LeoEze
LeoEze

1 abonné 3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 avril 2026
Belle surprise découverte en avant-première à Nice !
Une intrigue en apparence loufoque mais finalement extrêmement bien ficelée ; la multitude de personnages secondaires portent le film autour d’Agathe Bonitzer, toujours très juste. Je ne m’attendais pas à rire autant !
Bref, un super film indépendant qui mérite le détour.
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