Aux origines du long-métrage
Avant de devenir un long-métrage, The Fin a d'abord existé sous la forme d'un court-métrage éponyme réalisé par Syeyoung Park en 2017. L'histoire suivait un pêcheur et sa canne cassée transportant un aileron de baleine jusqu'à un magasin. Le cinéaste a profité de l'isolement durant la pandémie de Covid-19 pour développer cette idée et extérioriser ses sentiments face au deuil.
Une affaire de retrouvailles
Pour donner vie à ce projet ambitieux, Syeyoung Park a choisi de travailler dans la continuité de ses œuvres précédentes. Il a ainsi de nouveau fait appel au comédien Goh-Woo, qui tenait déjà un rôle dans le court-métrage initial de 2017. L'acteur incarne cette fois-ci le personnage mutant de l'Oméga, prolongeant ainsi leur longue collaboration artistique.
Des décors éphémères et détruits
Syeyoung Park a tenu à tourner dans un véritable magasin de pêche d'intérieur, un lieu autrefois très populaire à Séoul. Cependant, l'équipe a eu une surprise de taille après les prises de vues : en retournant sur place pour d'éventuels raccords, le cinéaste a découvert que le bâtiment était déjà en cours de démolition pour laisser place à un cybercafé.
L'art de l'improvisation et de la contrainte
Le style visuel unique du film découle directement de ses contraintes économiques. Face à l'absence de financements traditionnels, Syeyoung Park a dû abandonner ses storyboards pour improviser constamment sur le tournage, réagissant aux aléas extérieurs comme le manque d'éclairage ou les interruptions des passants.
La beauté de l'imperfection
Rejetant les esthétiques lisses du cinéma numérique actuel, le réalisateur a volontairement cherché à conserver une image texturée et brute. L'équipe a ainsi assumé de tourner dans des conditions spartiates, notamment dans des égouts. Le travail de post-production a d'ailleurs consisté à trouver le bon équilibre pour sublimer ces « erreurs » visuelles sans jamais les effacer.
Un montage de longue haleine
Si la première partie du tournage n'a duré que sept jours en plein hiver, le processus de post-production s'est avéré être un véritable marathon. Après l'arrivée de la productrice Heejung Oh et de nouveaux partenaires financiers, de nombreuses scènes ont été réorganisées et retournées. Le montage final a finalement nécessité plus de deux ans de travail supplémentaire.
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