Les Fleurs du manguier
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Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

193 abonnés 630 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 mai 2026
Ai vu « Les fleurs du manguier » premier film du réalisateur japonais Akio Fujimoto qui a obtenu le Prix spécial du Jury lors de la dernière Mostra de Venise. Shafi, 4 ans (Muhammad Sofia Rias Uddin extraordinaire) et sa grande soeur Somira (Shomira Rias Uddin) accompagnent leur mère dans la fuite du Bangladesh. Tous trois sont Rohingyas et essayent d’échapper à la violence et la misère quotidiennes pour retrouver un oncle en Malaisie. La traversée en mer et celles de la jungle et de nombreuses villes sont parsemées de périls et de malheurs. Cette migration est filmée à hauteur d’enfant ce qui permet aussi au réalisateur d’intégrer à son scénario de très beaux moments de poésie et d’humanité. Les deux acteurs (qui sont réellement frère et soeur) sont très crédibles et leur naturel tant dans les jeux d’enfants très bien filmés que dans les moments dramatiques apporte de la fantaisie et de l’émotion. Le film est découpé en une multitude de petits chapitres qui compte les jours depuis celui du départ. La mise en scène, malgré le peu de moyen, est toujours inventive et les moments en caméra subjective sont les plus intenses. Parfois l’on frôle le documentaire et cela nous permet de mettre des images précises sur le drame que vivent les Rohingyas. Le long métrage ne s’éternise pas sur les difficultés que rencontrent les deux enfants, mais prend aussi le temps de s’attarder sur les liens nouveaux avec d’autres personnages, et l’appropriation d’un territoire continuellement renouvelé. La fuite en avant constante des enfants provoque une vraie tension. Aucun misérabilisme, aucune théâtralisation du drame, c’est au contraire la sobriété et la mise en lumière de la solidarité et d’un certain espoir qui fait l’originalité de cette première oeuvre totalement maitrisée. L’on s’attache de suite à ce duo extrêmement bouleversant et à qui l’on repense plusieurs heures après la projection. J’ai beaucoup aimé aussi la musique d’Ernst Reijsager, toute au violoncelle que ce soit en duo où en solo.
Pascal
Pascal

273 abonnés 2 572 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 mai 2026
Voilà un film qui ne remplit pas ses promesses. Au sortir de la salle, bien malin sera le spectateur qui ne connaissait rien ou pas grand chose de la question des Rohingas ( minorité musulmane opprimée dans la Birmanie bouddhiste ) qui en saura beaucoup plus en sortant de la projection.

Filmé à la façon d'un documentaire, sans en posséder beaucoup des qualités d'intelligence que l'on trouve fréquemment ( du moins dans ceux que je vais voir ), ce " les fleurs du manguier " trouve le moyen de faire durer le plaisir. C'est beaucoup trop long sans nécessité, compte tenu du peu que l'on a nous transmettre.

Il reste la dernière demi-heure et quelques scènes ici ou là, ou notamment les migrants font face aux passeurs racketteurs et meurtriers.

Le spectateur qui voudrait s'intéresser à cette communauté, pourra visionner " le vénérable W " (2017 ) de Barbet Schroeder, auprès duquel ce " les fleurs du manguier " ne pèse pas bien lourd.

Pour la proposition de départ, les deux enfants et les paysages de jungle équatoriale uniquement !
So_cou
So_cou

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 mai 2026
Ce film est non seulement beau mais aussi d’une justesse infinie sans jamais tomber dans le pathos. D’utilité publique, il devrait être vu par tous pour comprendre ce qu’est un parcours migratoire. Bravo et tout spécialement aux deux magnifiques enfants acteurs rohingyas !
Louis Lucas
Louis Lucas

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 mai 2026
Bravo aux réalisateurs et producteurs d’avoir mise en lumière ce sujet mis sous le tapis par le feu d’actualité.
Sujet au combien brûlant et qui montre la puissance du cinéma pour mettre en relief des sujets qui encore une fois et malheureusement nous dépassent.
Jerome
Jerome

50 abonnés 214 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 mai 2026
D'une sobriété et d'un réalisme poignant sur une communauté persécutée, ce film a à la fois la force d'un documentaite et la puissance émotionnelle d'une fiction.
Clntra
Clntra

43 abonnés 270 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 mai 2026
Remarquable film vu à travers le regard de deux enfants à la recherche de leur famille. Ils entreprennent un voyage difficile et affrontent des dangers permanents. Filmés avec délicatesse et dirigés magistralement ils donnent à ce film beaucoup d'émotions.
Pierre
Pierre

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 mai 2026
Très belles images Style caméra reportage pas de melo belle bande son les deux enfants sont criants de vérité
Cannes
Cannes

12 abonnés 65 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 avril 2026
Un film sans artifice tourné comme un reportage, quel puissance de simplicité pour témoigner de la réalité d’un monde des exclus et des oppressés sur notre planète. Les Rohingyas sont de cela avec pour témoignage 2 enfants (fort de présence de ces 2 acteurs) perdus dans cette jungle de l’horreur.
khesanh76
khesanh76

40 abonnés 381 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 avril 2026
Ce film a été tourné avec un tout petit budget et cela se voit beaucoup. Dommage car beaucoup de plans sont bougés. C'est le retour des Rohingyas sur leur terre natale : la Malaisie. Le tout vu à la hauteur d'enfants. On est partagé entre le sort de ces tristes immigrés soumis aux aléas de la météo sur leur bateau et ces enfants qui jouent dans la jungle à cloche pied.
Mais c'est à peu près tout. La seule utilité de ce film est de rappeler le sort de ce peuple apatride. Mais un documentaire aurait suffit.
lionelb30

551 abonnés 2 971 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 avril 2026
Le sujet est important pour cette communauté dont tout le monde se moque , meme les musulmans et traité par un japonais...
Le film lui n'est pas abouti car jamais vraiment prenant.
Domvill
Domvill

44 abonnés 272 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 avril 2026
certes nous compatissant tous , devant ces dures réalités du monde actuel, ces dangereuses fuites devant les persécution et la noirceur des filières d'immigration clandestines.
mais en prenant un parti pris si dépouillé, une manière de filmer la durée jour par jour, le spectateur lui aussi compte les minutes....les moments forts sont très dilués dans cet interminable périple ...
Isaly13
Isaly13

58 abonnés 131 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 avril 2026
Le destin épouvantable des réfugiés Rohingyas. Quitter la Birmanie pour rejoindre la Malaisie et espérer avoir enfin une vie apaisée. Les passeurs, les jours en mer, les tempêtes, puis la jungle et les criminels qui rackettent et tuent. Une fillette de 9 ans et son petit frère affrontent tout, et alternent jeux d’enfants et persévérance pour se nourrir et survivre. Un film rude malgré cette relation lumineuse.
PL06
PL06

16 abonnés 153 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 avril 2026
Très documentaire voire didactique quant à l’énumération des épreuves traversées, le film n’en reste pas moins une fiction qui nous permet de suivre un frère et une sœur (Shafi et Somira, environ 6 et 10 ans ?), filmés à hauteur d’enfants (vraiment !), et d’éprouver leurs émotions.

On se régale des paysages de mer et de forêts. Deux univers dangereux pourtant, la mort rôde et menace les plus faibles ou les moins chanceux. Le lot de la mer : la menace de la faim et de la soif, la crainte de se perdre (le voyage est long, 2500 km peut être), la tempête, les garde-côtes armés. Le lot de la forêt : les passeurs avides, les marchands d’esclaves, le risque d’arrestation par la police, les garde-frontière (ils doivent cheminer de Thaïlande en Malaisie).

On ne pourra pas ne pas penser à Hope (2015) et Moi capitaine (2024), qui racontaient également le parcours de duos migrants. Mais la délicatesse japonaise s’invite ici pour le meilleur : nos deux enfants subissent de nombreuses vicissitudes, sans que jamais le trait ne soit forcé. La douceur s’invite dans le scénario par la solidarité familiale d’abord, la solidarité communautaire des Rohingas - même dans l’épreuve, la bienveillance de la plupart des personnes croisées au fil de ce périple. La débrouille des deux enfants est décrite avec humour. Le réalisme des situations s’inscrit ainsi dans des scènes plus oniriques, dessinant un chemin qui a des allures de conte, un mélange assez réussi grâce à l’extraordinaire jeu de des deux enfants – frère et sœur en réalité.
Yves G.

1 897 abonnés 4 148 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 avril 2026
Un frère et une sœur entreprennent une traversée périlleuse depuis le Bangladesh jusqu'en Malaisie.

Les Rohingyas forment une minorité musulmane dans l'ouest de la Birmanie privée de tout droit civique depuis 1982. Persécutés par la majorité bouddhiste, ils ont fui en masse vers le Bangladesh voisin. Ils s'y entassent dans des camps de réfugiés. Longtemps ignorée de la communauté internationale, leur situation s'est lentement médiatisée depuis 2017.

Le jeune réalisateur japonais Akio Fujimoto - dont les deux premiers films, inédits en France, suivaient le parcours d'une famille birmane et de jeunes Vietnamiennes immigrées au Japon - s'est intéressé au sort des Rohingyas. Il aurait pu tourner un documentaire. Il choisit la fiction pour raconter, à travers l'itinéraire semée d'embuches de deux enfants, les vicissitudes de ce peuple persécuté.

Pour ne pas divulgâcher les rebondissements de l'histoire, on ne décrira pas les différentes étapes de leur longue odyssée. On se bornera à révéler sans surprise que le bateau dans lequel Shafi, quatre ans, et sa sœur Somira, neuf ans, embarquent avec leur tante au Bangladesh en direction de la Malaisie n'arrivera pas à bon port. Sur leur chemin, les deux gamins rencontreront à la fois des bons Samaritains prêts à les aider sans contrepartie et des salauds capables des pires ignominies pour profiter de leur précarité.

Face à ce vaste éventail de comportement humains, les deux enfants n'ont rien à opposer, sinon leur impassibilité. Le petit garçon est trop jeune pour avoir conscience de ce qui leur arrive ; sa sœur aînée est encore une enfant dont le seul réflexe quasi-animal est de protéger son frère et d'aller de l'avant quoi qu'il en coûte.

Leur entêtement, leur fragilité sont des crève-cœurs. On ne ressort pas indemne d'un tel film dont le scénario rebondissant a le talent de déjouer tous nos pronostics.
velocio

1 576 abonnés 3 564 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 avril 2026
Bien évidemment, on compatit au sort des Rohingya, cette population majoritairement musulmane originaire de Birmanie, aujourd'hui considérée comme apatride, mais cela ne suffit pas à faire un film. Somira et Shafi, les 2 enfants, sont très attachants et, forcément, on ne peut que les plaindre à la vue de ce qu'ils endurent, mais cela ne suffit pas à faire un film. Pour son 3ème long métrage, mais le premier à sortir en France, le japonais Akio Fujimoto a choisi de réaliser une fiction qui soit très proche d'un documentaire. Pourquoi pas ? De toute façon, un véritable documentaire était impossible à réaliser. Le problème, c'est que voulant à tout prix éviter le pathos, le réalisateur en est arrivé à faire un film à la vision duquel, malgré les situations vécues par les protagonistes, on ressent beaucoup plus d'ennui que d'émotion. Un petit conseil : si vous souhaitez voir ce film, n'attendez pas une diffusion TV ! En effet, les scènes nocturnes sont majoritaires dans ce film, on ne voit déjà pas grand chose sur un grand écran de cinéma et, bien sûr, on en verra encore moins sur un écran TV.
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