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So_cou
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5,0
Publiée le 5 mai 2026
Ce film est non seulement beau mais aussi d’une justesse infinie sans jamais tomber dans le pathos. D’utilité publique, il devrait être vu par tous pour comprendre ce qu’est un parcours migratoire. Bravo et tout spécialement aux deux magnifiques enfants acteurs rohingyas !
Bravo aux réalisateurs et producteurs d’avoir mise en lumière ce sujet mis sous le tapis par le feu d’actualité. Sujet au combien brûlant et qui montre la puissance du cinéma pour mettre en relief des sujets qui encore une fois et malheureusement nous dépassent.
D'une sobriété et d'un réalisme poignant sur une communauté persécutée, ce film a à la fois la force d'un documentaite et la puissance émotionnelle d'une fiction.
Remarquable film vu à travers le regard de deux enfants à la recherche de leur famille. Ils entreprennent un voyage difficile et affrontent des dangers permanents. Filmés avec délicatesse et dirigés magistralement ils donnent à ce film beaucoup d'émotions.
Un film sans artifice tourné comme un reportage, quel puissance de simplicité pour témoigner de la réalité d’un monde des exclus et des oppressés sur notre planète. Les Rohingyas sont de cela avec pour témoignage 2 enfants (fort de présence de ces 2 acteurs) perdus dans cette jungle de l’horreur.
Ce film a été tourné avec un tout petit budget et cela se voit beaucoup. Dommage car beaucoup de plans sont bougés. C'est le retour des Rohingyas sur leur terre natale : la Malaisie. Le tout vu à la hauteur d'enfants. On est partagé entre le sort de ces tristes immigrés soumis aux aléas de la météo sur leur bateau et ces enfants qui jouent dans la jungle à cloche pied. Mais c'est à peu près tout. La seule utilité de ce film est de rappeler le sort de ce peuple apatride. Mais un documentaire aurait suffit.
Le sujet est important pour cette communauté dont tout le monde se moque , meme les musulmans et traité par un japonais... Le film lui n'est pas abouti car jamais vraiment prenant.
certes nous compatissant tous , devant ces dures réalités du monde actuel, ces dangereuses fuites devant les persécution et la noirceur des filières d'immigration clandestines. mais en prenant un parti pris si dépouillé, une manière de filmer la durée jour par jour, le spectateur lui aussi compte les minutes....les moments forts sont très dilués dans cet interminable périple ...
Le destin épouvantable des réfugiés Rohingyas. Quitter la Birmanie pour rejoindre la Malaisie et espérer avoir enfin une vie apaisée. Les passeurs, les jours en mer, les tempêtes, puis la jungle et les criminels qui rackettent et tuent. Une fillette de 9 ans et son petit frère affrontent tout, et alternent jeux d’enfants et persévérance pour se nourrir et survivre. Un film rude malgré cette relation lumineuse.
Très documentaire voire didactique quant à l’énumération des épreuves traversées, le film n’en reste pas moins une fiction qui nous permet de suivre un frère et une sœur (Shafi et Somira, environ 6 et 10 ans ?), filmés à hauteur d’enfants (vraiment !), et d’éprouver leurs émotions.
On se régale des paysages de mer et de forêts. Deux univers dangereux pourtant, la mort rôde et menace les plus faibles ou les moins chanceux. Le lot de la mer : la menace de la faim et de la soif, la crainte de se perdre (le voyage est long, 2500 km peut être), la tempête, les garde-côtes armés. Le lot de la forêt : les passeurs avides, les marchands d’esclaves, le risque d’arrestation par la police, les garde-frontière (ils doivent cheminer de Thaïlande en Malaisie).
On ne pourra pas ne pas penser à Hope (2015) et Moi capitaine (2024), qui racontaient également le parcours de duos migrants. Mais la délicatesse japonaise s’invite ici pour le meilleur : nos deux enfants subissent de nombreuses vicissitudes, sans que jamais le trait ne soit forcé. La douceur s’invite dans le scénario par la solidarité familiale d’abord, la solidarité communautaire des Rohingas - même dans l’épreuve, la bienveillance de la plupart des personnes croisées au fil de ce périple. La débrouille des deux enfants est décrite avec humour. Le réalisme des situations s’inscrit ainsi dans des scènes plus oniriques, dessinant un chemin qui a des allures de conte, un mélange assez réussi grâce à l’extraordinaire jeu de des deux enfants – frère et sœur en réalité.
Un frère et une sœur entreprennent une traversée périlleuse depuis le Bangladesh jusqu'en Malaisie.
Les Rohingyas forment une minorité musulmane dans l'ouest de la Birmanie privée de tout droit civique depuis 1982. Persécutés par la majorité bouddhiste, ils ont fui en masse vers le Bangladesh voisin. Ils s'y entassent dans des camps de réfugiés. Longtemps ignorée de la communauté internationale, leur situation s'est lentement médiatisée depuis 2017.
Le jeune réalisateur japonais Akio Fujimoto - dont les deux premiers films, inédits en France, suivaient le parcours d'une famille birmane et de jeunes Vietnamiennes immigrées au Japon - s'est intéressé au sort des Rohingyas. Il aurait pu tourner un documentaire. Il choisit la fiction pour raconter, à travers l'itinéraire semée d'embuches de deux enfants, les vicissitudes de ce peuple persécuté.
Pour ne pas divulgâcher les rebondissements de l'histoire, on ne décrira pas les différentes étapes de leur longue odyssée. On se bornera à révéler sans surprise que le bateau dans lequel Shafi, quatre ans, et sa sœur Somira, neuf ans, embarquent avec leur tante au Bangladesh en direction de la Malaisie n'arrivera pas à bon port. Sur leur chemin, les deux gamins rencontreront à la fois des bons Samaritains prêts à les aider sans contrepartie et des salauds capables des pires ignominies pour profiter de leur précarité.
Face à ce vaste éventail de comportement humains, les deux enfants n'ont rien à opposer, sinon leur impassibilité. Le petit garçon est trop jeune pour avoir conscience de ce qui leur arrive ; sa sœur aînée est encore une enfant dont le seul réflexe quasi-animal est de protéger son frère et d'aller de l'avant quoi qu'il en coûte.
Leur entêtement, leur fragilité sont des crève-cœurs. On ne ressort pas indemne d'un tel film dont le scénario rebondissant a le talent de déjouer tous nos pronostics.
Bien évidemment, on compatit au sort des Rohingya, cette population majoritairement musulmane originaire de Birmanie, aujourd'hui considérée comme apatride, mais cela ne suffit pas à faire un film. Somira et Shafi, les 2 enfants, sont très attachants et, forcément, on ne peut que les plaindre à la vue de ce qu'ils endurent, mais cela ne suffit pas à faire un film. Pour son 3ème long métrage, mais le premier à sortir en France, le japonais Akio Fujimoto a choisi de réaliser une fiction qui soit très proche d'un documentaire. Pourquoi pas ? De toute façon, un véritable documentaire était impossible à réaliser. Le problème, c'est que voulant à tout prix éviter le pathos, le réalisateur en est arrivé à faire un film à la vision duquel, malgré les situations vécues par les protagonistes, on ressent beaucoup plus d'ennui que d'émotion. Un petit conseil : si vous souhaitez voir ce film, n'attendez pas une diffusion TV ! En effet, les scènes nocturnes sont majoritaires dans ce film, on ne voit déjà pas grand chose sur un grand écran de cinéma et, bien sûr, on en verra encore moins sur un écran TV.
Le parfum de l'espoir, celui de retourner dans sa terre natale. C'est un film poignant. Remettant en lumière un sujet oublié, l'équipe a réalisé un très beau film. Un scénario très fin et de magnifiques séquences nous emmène dans leur histoire. Et je vous invite surtout à lire sur cet émouvant projet.
Un film bouleversant dont on ne ressort pas indemne. Le peuple rohingya, après avoir été invisibilité pendant des années remonte à la surface et c'est une gifle pour le spectateur occidental assis dans son fauteuil rouge feutré. Il ne remonte pas seul ce peuple rohingya, il emporte avec lui les centaines de milliers de fantômes qui quelque part sur terre, en Afrique, en orient ou aux frontières de l'Europe, traversent des mers agressives et des forêts hostiles, dans la nuit ou sous un soleil brulant, pour tenter d'échapper à leur condition misérable. Du début à la fin, l'impression est donnée de ne pas voir un film mais de le vivre tant les acteurs sont justes. Chapeau l'artiste et merci pour les émotions ressenties, si bouleversantes soient-elles cela nous fait sentir humain et nous aide à grandir.