Les Fleurs du manguier
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Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 343 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 juin 2026
Le sujet des migrants a été largement exploré au cinéma depuis quelques années, principalement, ceux d’Afrique traversant le Sahel puis la Méditerranée. Contrairement à la minorité ethnique des Rohingyas, principalement musulmane et localisée dans l’état côtier birman d’Arakan ou Rahkine (frontalier du Bangladesh), persécutée en Birmanie (= Myanmar) par la dictature militaire, qui leur refusa la citoyenneté birmane en 1982 (d’où leur statut d’apatride). Ce pays est d’ailleurs peu évoqué au cinéma : « Rangoon » (1995) de John Boorman et « The Lady » (2011) de Luc Besson. Le réalisateur japonais a fait le choix d’une fiction mais réaliste, à la frontière avec le documentaire, concernant le long voyage (28 j) en minibus, en bateau (6 j), à pied, d’un frère (Shafi, 4 ans) et d’une sœur (Somira, 9 ans) qui doivent rejoindre des parents en Malaisie (le fait que leurs vêtements restent relativement propres pendant 1 mois est peu crédible, ainsi que la présence ou l’absence de chaussures portées par Shafi). Néanmoins, le film, long et lent (malgré une durée de 1h39), reste austère, voire « janséniste », évoquant le style de Robert Bresson (1901-1999), qui lui aussi, faisait appel à des acteurs non professionnels. Bien que Japonais, le réalisateur pourrait adhérer au mouvement cinématographique danois « Dogme95 », impulsé par Lars von Trier et Thomas Vinterberg : caméra portée à la main (d’où des images floues et brinquebalantes lors de poursuites), absence d’éclairage artificiel (scènes nocturnes très sombres), etc. En outre, le sous-titrage en français était minimaliste : tous les dialogues n’étaient pas traduits (et la ligne inférieure n’était pas visible à l’écran) et le film manque d’indication géographique (localisation exacte du camp de Somira et Shafi au Bangladesh ou Birmanie, traversée de la Birmanie, de la Thaïlande et de la Malaisie), spoiler: seule la vision des tours Petronas confirmant l’arrivée à Kuala Lumpur, capitale de la Malaisie).
Toutes ces caractéristiques mettent à distance le spectateur et dessert, finalement, la cause des Rohingyas. Dommage ! On est loin, par exemple, de « Moi capitaine » (2023) de Matteo Garrone, sur le voyage périlleux de 2 adolescents sénégalais pour rejoindre l’Italie via la Lybie. Etonnant qu’il ait obtenu le prix spécial du jury Orizzonti à la 82e Mostra de Venise. Seul point positif, l’évocation des jeux d’enfants pratiqués par Shafi et Somira dans l’adversité [cf. « Jeux interdits » (1952) de René Clément, qui se déroule pendant l’exode en France en 1940 et qui obtint le Lion d’Or à la Mostra de Venise en 1952].
Nicolas Vaucher
Nicolas Vaucher

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 mai 2026
tout simplement un des films les plus poignants que j'ai vu. un réalisme terrassant, il m'a fallu 5 min pour me lever de mon siège.

cela m'a beaucoup fait penser à Capharnaüm.

film d'une grande beauté et simplement dur, sans rajout, sans effet, sans drame. une caméra invisible qui suit une histoire qui s'est déjà passée 100 fois.
Barrabas1.618
Barrabas1.618

71 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 mai 2026
4/10 Un film supplémentaire sur l'immigration clandestine, des enfants traversent de multiples dangers, pirates, barbares, esclavagistes... Cette fois ci ce n'est pas en Europe, mais en Asie du sud est. Bon... On n'apprend pas grand chose sur les rohingyas, dommage, et on a vraiment une impression de déjà vu, la fin qui se veut émouvante et poétique est totalement ratée. Loin de l'excellent "moi capitaine"
soulman
soulman

140 abonnés 1 401 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 mai 2026
Une relative déception par rapport à l'attrait d'un sujet rarement traité et à l'accueil critique très positif. Le scénario est squelettique et les péripéties traversées par les enfants s'enchainent trop rapidement, sans l'éclairage contextuel nécessaire, Film de fuite, on ne peut qu'apprécier son aspect documentaire qui force le réalisme de scènes parfois terribles mais regretter également le côté amateur des prises de vue. En effet, il s'agit d'un long-métrage essentiellement nocturne dont trop de plans sont peu ou pas éclairés, laissant au spectateur l'impression désagréable d'une œuvre de fin d'études tournée avec des bouts de ficelle. En revanche, les deux jeunes personnages principaux sont admirablement incarnés.
Mélany T
Mélany T

43 abonnés 799 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 mai 2026
La mise en scène est sublime, le recit singulier, touchant, intelligent, prenant et important et les deux jeunes .
Jade
Jade

1 abonné 79 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 mai 2026
Extrêmement touchée par cette minorité persécutée qui continue à fuir son pays dans des conditions inhumaines et meurtrières. Une misère humaine dont les passeurs profitent, tandis qu’une solidarité extrême se nouent entre chaque rohingya. Le long-métrage n’offre toutefois aucune explication précise sur l’histoire des rohingyas, les raisons de leur persécution et leur devenir dans les pays où ils se sont réfugiés.
Thierry Dalger
Thierry Dalger

4 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 mai 2026
Que dire un excellent film très émouvant, marquant et puissant
Bravo à toutes l’équipes je le recommande !
Katerina Papadopoulou
Katerina Papadopoulou

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 mai 2026
Deeply moving, a distopic reality through fairytale lenses. Captivating storytelling, incredible actors, amazing photo.
Christian C.
Christian C.

10 abonnés 24 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 mai 2026
certes c'est un très beau film sur un sujet essentiel mais aucune émotion ne s'en dégage. Tout est cinéma et joué et à aucun moment on ne parvient à être touché par un sujet qui concerne tant de situations identiques à travers le monde.
Pascal F.
Pascal F.

33 abonnés 74 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 mai 2026
Difficile de ne pas être touché par cette fiction réalisée par le Japonais Akio Fujimoto.
Elle nous fait suivre le périple de Shafi et Somira, frère et sœur de 4 et 9 ans, qui quittent un camp rohingya au Bangladesh pour rejoindre leur oncle en Malaisie. Tous les ingrédients sont réunis pour toucher les âmes sensibles. Mais l’approche du réalisateur, qui maintient une distance garantissant une histoire plausible, ne nous épargne rien.
À chaque instant, nous sommes à la place de ces héros malgré eux, confrontés à des dangers et des incertitudes qui créent un suspense difficile à appréhender. Malgré cette histoire si anxiogène, je retiens la force de l’innocence et l’entraide venue d’adultes croisés en chemin.
Voir ce film nous permet de mieux connaître ce peuple abandonné, qui fuit les camps où il est parqué et rêve de retrouver ses terres. Une réalité que de nombreux hommes et femmes, sur chaque continent, vivent malheureusement, sans que l’on puisse espérer une éclaircie dans ce monde fou dirigé par toujours plus de fous.
vidalger

378 abonnés 1 311 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 mai 2026
Si le sujet de cette fiction en mode documentaire sur les malheurs de ces musulmans birmans persécutés par la junte au pouvoir ne peut que serrer le cœur du spectateur - d’autant qu’il s’attache à suivre le périple vers la Malaisie de deux enfants - , le traitement cinématographique lui, est plus sujet à critiques. Filmé en grande partie dans le noir, sans véritable scénario, avec des moyens visiblement réduits, on finit par se désintéresser de cette longue fuite. Le film se concentre sur la perception de la situation à travers les yeux de deux enfants mais l’absence de données sur la nature de ce peuple Rohingya, sur la politique des pays traversés nous empêche d’appréhender l’ampleur de cette atteinte majeure aux droits de l’homme.
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 mai 2026
Shafi 4 ans, et sa soeur Somira 9 ans n’ont pas vraiment le temps pour l’insouciance. Ils s’apprêtent à quitter le Bangladesh pour rejoindre leur famille en Malaisie et espèrent retrouver la liberté. Leur voyage est périlleux et poignant. Ces deux enfants vont traverser tout un tas d’émotions, livrés à eux même. Comme souvent dans ce type d’histoire, tout passe par le regard, plus que par les mots. Ces deux là ne laissent personne indifférent.
Christian RZ
Christian RZ

87 abonnés 266 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 mai 2026
On peut n’être qu’en empathie avec ces réfugiés Rohingyas contraints de quitter la terre qui les a vu naître et abandonnés de tous et indignés par cette indifférence générale et cette violence particulière dont ils sont l’objet?
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

176 abonnés 567 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 mai 2026
Ai vu « Les fleurs du manguier » premier film du réalisateur japonais Akio Fujimoto qui a obtenu le Prix spécial du Jury lors de la dernière Mostra de Venise. Shafi, 4 ans (Muhammad Sofia Rias Uddin extraordinaire) et sa grande soeur Somira (Shomira Rias Uddin) accompagnent leur mère dans la fuite du Bangladesh. Tous trois sont Rohingyas et essayent d’échapper à la violence et la misère quotidiennes pour retrouver un oncle en Malaisie. La traversée en mer et celles de la jungle et de nombreuses villes sont parsemées de périls et de malheurs. Cette migration est filmée à hauteur d’enfant ce qui permet aussi au réalisateur d’intégrer à son scénario de très beaux moments de poésie et d’humanité. Les deux acteurs (qui sont réellement frère et soeur) sont très crédibles et leur naturel tant dans les jeux d’enfants très bien filmés que dans les moments dramatiques apporte de la fantaisie et de l’émotion. Le film est découpé en une multitude de petits chapitres qui compte les jours depuis celui du départ. La mise en scène, malgré le peu de moyen, est toujours inventive et les moments en caméra subjective sont les plus intenses. Parfois l’on frôle le documentaire et cela nous permet de mettre des images précises sur le drame que vivent les Rohingyas. Le long métrage ne s’éternise pas sur les difficultés que rencontrent les deux enfants, mais prend aussi le temps de s’attarder sur les liens nouveaux avec d’autres personnages, et l’appropriation d’un territoire continuellement renouvelé. La fuite en avant constante des enfants provoque une vraie tension. Aucun misérabilisme, aucune théâtralisation du drame, c’est au contraire la sobriété et la mise en lumière de la solidarité et d’un certain espoir qui fait l’originalité de cette première oeuvre totalement maitrisée. L’on s’attache de suite à ce duo extrêmement bouleversant et à qui l’on repense plusieurs heures après la projection. J’ai beaucoup aimé aussi la musique d’Ernst Reijsager, toute au violoncelle que ce soit en duo où en solo.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 410 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 mai 2026
Voilà un film qui ne remplit pas ses promesses. Au sortir de la salle, bien malin sera le spectateur qui ne connaissait rien ou pas grand chose de la question des Rohingas ( minorité musulmane opprimée dans la Birmanie bouddhiste ) qui en saura beaucoup plus en sortant de la projection.

Filmé à la façon d'un documentaire, sans en posséder beaucoup des qualités d'intelligence que l'on trouve fréquemment ( du moins dans ceux que je vais voir ), ce " les fleurs du manguier " trouve le moyen de faire durer le plaisir. C'est beaucoup trop long sans nécessité, compte tenu du peu que l'on a nous transmettre.

Il reste la dernière demi-heure et quelques scènes ici ou là, ou notamment les migrants font face aux passeurs racketteurs et meurtriers.

Le spectateur qui voudrait s'intéresser à cette communauté, pourra visionner " le vénérable W " (2017 ) de Barbet Schroeder, auprès duquel ce " les fleurs du manguier " ne pèse pas bien lourd.

Pour la proposition de départ, les deux enfants et les paysages de jungle équatoriale uniquement !
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