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Difficile d’être dur avec un film qui met en avant le sort tragique réservé aux Rohingyas par le régime birman. Ce peuple musulman et minoritaire quitte massivement la Birmanie pour regagner sa terre d’origine en Malaisie par les voies maritimes ce qui fait écho à ce que l’on voie en Europe aussi. Ce film nous éclaire aussi sur d’autres flux migratoires ; dans le monde entier, des exodes massifs ont lieu et le plus souvent dans son propre pays ou dans des pays voisins ; il permet donc d’élargir la focale de notre regard d’occidentaux.
Difficile d’être trop dur aussi avec un film mettant en scène deux enfants, un frère et une sœur (et frère et sœur dans la vie réelle aussi) si attachants ; et qui souvent insouciants passent du mode survie aux jeux, courses et rigolades inhérentes à leur âge.
Et pourtant, même s’il parvient à éviter le pathos, il ne parvient jamais à nous faire ressentir des émotions ; l’ennui l’emporte tout au cours de ce chemin macabre. Un documentaire aurait été tellement plus efficace pour défendre la cause de ce peuple apatride plus qu’une fiction sans guère d’âme. Monter avec un petit budget, ce long périple manque d’amplitude. Pour faire ressentir cette perte de repère, des plans larges étaient indispensables ; mais la caméra offre sans cesse des plans tout rikiki à la focal étroite pour filmer le moins possible. Et les scènes de nuit, nombreuses, caméra à l’épaule, par le manque de lumière et le mouvement incontrôlé de la caméra nous empêche de capter les enjeux dramatiques. On ne voie rien, on ne comprend rien aux événements.
Rien ne va si ce n’est le sujet qui nous ouvre au monde.
Difficile d’être trop dur aussi avec un film mettant en scène deux enfants, un frère et une sœur (et frère et sœur dans la vie réelle aussi) si attachants ; et qui souvent insouciants passent du mode survie aux jeux, courses et rigolades inhérentes à leur âge.
Et pourtant, même s’il parvient à éviter le pathos, il ne parvient jamais à nous faire ressentir des émotions ; l’ennui l’emporte tout au cours de ce chemin macabre. Un documentaire aurait été tellement plus efficace pour défendre la cause de ce peuple apatride plus qu’une fiction sans guère d’âme. Monter avec un petit budget, ce long périple manque d’amplitude. Pour faire ressentir cette perte de repère, des plans larges étaient indispensables ; mais la caméra offre sans cesse des plans tout rikiki à la focal étroite pour filmer le moins possible. Et les scènes de nuit, nombreuses, caméra à l’épaule, par le manque de lumière et le mouvement incontrôlé de la caméra nous empêche de capter les enjeux dramatiques. On ne voie rien, on ne comprend rien aux événements.
Rien ne va si ce n’est le sujet qui nous ouvre au monde.
Somira, neuf ans, et son petit frère de 4 ans, quittent un camp de réfugiés au Bangladesh dans l’espoir de retrouver leur famille dispersée en Malaisie. Pour ces deux enfants, commence alors une traversée périlleuse, dont ils affrontent les dangers avec leurs yeux encore empreints d’innocence. Le regard de Shafi et Somira donne au film une force particulière. Le monde qu’ils traversent est fait de menaces et d’incertitudes, mais aussi de petits instants où l’enfance persiste malgré tout. Leur perception, parfois naïve, contraste avec la gravité de leur situation et rend leur parcours d’autant plus bouleversant. Le film n’a pas besoin d’en rajouter : la vulnérabilité des deux jeunes personnages suffit à faire ressentir le danger et l’injustice de leur condition. « Les Fleurs du manguier » est un film de mémoire et de solidarité. Son dénouement prend tout son sens à la lumière de la dédicace adressée à celles et ceux qui ont perdu la vie au cours de leur périple, mais aussi à toutes les personnes qui continuent de vivre et de se battre pour l’avenir. Une œuvre profondément humaine.
Le sujet des migrants a été largement exploré au cinéma depuis quelques années, principalement, ceux d’Afrique traversant le Sahel puis la Méditerranée. Contrairement à la minorité ethnique des Rohingyas, principalement musulmane et localisée dans l’état côtier birman d’Arakan ou Rahkine (frontalier du Bangladesh), persécutée en Birmanie (= Myanmar) par la dictature militaire, qui leur refusa la citoyenneté birmane en 1982 (d’où leur statut d’apatride). Ce pays est d’ailleurs peu évoqué au cinéma : « Rangoon » (1995) de John Boorman et « The Lady » (2011) de Luc Besson. Le réalisateur japonais a fait le choix d’une fiction mais réaliste, à la frontière avec le documentaire, concernant le long voyage (28 j) en minibus, en bateau (6 j), à pied, d’un frère (Shafi, 4 ans) et d’une sœur (Somira, 9 ans) qui doivent rejoindre des parents en Malaisie (le fait que leurs vêtements restent relativement propres pendant 1 mois est peu crédible, ainsi que la présence ou l’absence de chaussures portées par Shafi). Néanmoins, le film, long et lent (malgré une durée de 1h39), reste austère, voire « janséniste », évoquant le style de Robert Bresson (1901-1999), qui lui aussi, faisait appel à des acteurs non professionnels. Bien que Japonais, le réalisateur pourrait adhérer au mouvement cinématographique danois « Dogme95 », impulsé par Lars von Trier et Thomas Vinterberg : caméra portée à la main (d’où des images floues et brinquebalantes lors de poursuites), absence d’éclairage artificiel (scènes nocturnes très sombres), etc. En outre, le sous-titrage en français était minimaliste : tous les dialogues n’étaient pas traduits (et la ligne inférieure n’était pas visible à l’écran) et le film manque d’indication géographique (localisation exacte du camp de Somira et Shafi au Bangladesh ou Birmanie, traversée de la Birmanie, de la Thaïlande et de la Malaisie),
spoiler:
seule la vision des tours Petronas confirmant l’arrivée à Kuala Lumpur, capitale de la Malaisie).
Toutes ces caractéristiques mettent à distance le spectateur et dessert, finalement, la cause des Rohingyas. Dommage ! On est loin, par exemple, de « Moi capitaine » (2023) de Matteo Garrone, sur le voyage périlleux de 2 adolescents sénégalais pour rejoindre l’Italie via la Lybie. Etonnant qu’il ait obtenu le prix spécial du jury Orizzonti à la 82e Mostra de Venise. Seul point positif, l’évocation des jeux d’enfants pratiqués par Shafi et Somira dans l’adversité [cf. « Jeux interdits » (1952) de René Clément, qui se déroule pendant l’exode en France en 1940 et qui obtint le Lion d’Or à la Mostra de Venise en 1952].
Toutes ces caractéristiques mettent à distance le spectateur et dessert, finalement, la cause des Rohingyas. Dommage ! On est loin, par exemple, de « Moi capitaine » (2023) de Matteo Garrone, sur le voyage périlleux de 2 adolescents sénégalais pour rejoindre l’Italie via la Lybie. Etonnant qu’il ait obtenu le prix spécial du jury Orizzonti à la 82e Mostra de Venise. Seul point positif, l’évocation des jeux d’enfants pratiqués par Shafi et Somira dans l’adversité [cf. « Jeux interdits » (1952) de René Clément, qui se déroule pendant l’exode en France en 1940 et qui obtint le Lion d’Or à la Mostra de Venise en 1952].
tout simplement un des films les plus poignants que j'ai vu. un réalisme terrassant, il m'a fallu 5 min pour me lever de mon siège.
cela m'a beaucoup fait penser à Capharnaüm.
film d'une grande beauté et simplement dur, sans rajout, sans effet, sans drame. une caméra invisible qui suit une histoire qui s'est déjà passée 100 fois.
cela m'a beaucoup fait penser à Capharnaüm.
film d'une grande beauté et simplement dur, sans rajout, sans effet, sans drame. une caméra invisible qui suit une histoire qui s'est déjà passée 100 fois.
4/10 Un film supplémentaire sur l'immigration clandestine, des enfants traversent de multiples dangers, pirates, barbares, esclavagistes... Cette fois ci ce n'est pas en Europe, mais en Asie du sud est. Bon... On n'apprend pas grand chose sur les rohingyas, dommage, et on a vraiment une impression de déjà vu, la fin qui se veut émouvante et poétique est totalement ratée. Loin de l'excellent "moi capitaine"
Une relative déception par rapport à l'attrait d'un sujet rarement traité et à l'accueil critique très positif. Le scénario est squelettique et les péripéties traversées par les enfants s'enchainent trop rapidement, sans l'éclairage contextuel nécessaire, Film de fuite, on ne peut qu'apprécier son aspect documentaire qui force le réalisme de scènes parfois terribles mais regretter également le côté amateur des prises de vue. En effet, il s'agit d'un long-métrage essentiellement nocturne dont trop de plans sont peu ou pas éclairés, laissant au spectateur l'impression désagréable d'une œuvre de fin d'études tournée avec des bouts de ficelle. En revanche, les deux jeunes personnages principaux sont admirablement incarnés.
La mise en scène est sublime, le recit singulier, touchant, intelligent, prenant et important et les deux jeunes .
Extrêmement touchée par cette minorité persécutée qui continue à fuir son pays dans des conditions inhumaines et meurtrières. Une misère humaine dont les passeurs profitent, tandis qu’une solidarité extrême se nouent entre chaque rohingya. Le long-métrage n’offre toutefois aucune explication précise sur l’histoire des rohingyas, les raisons de leur persécution et leur devenir dans les pays où ils se sont réfugiés.
Que dire un excellent film très émouvant, marquant et puissant
Bravo à toutes l’équipes je le recommande !
Bravo à toutes l’équipes je le recommande !
Deeply moving, a distopic reality through fairytale lenses. Captivating storytelling, incredible actors, amazing photo.
certes c'est un très beau film sur un sujet essentiel mais aucune émotion ne s'en dégage. Tout est cinéma et joué et à aucun moment on ne parvient à être touché par un sujet qui concerne tant de situations identiques à travers le monde.
Difficile de ne pas être touché par cette fiction réalisée par le Japonais Akio Fujimoto.
Elle nous fait suivre le périple de Shafi et Somira, frère et sœur de 4 et 9 ans, qui quittent un camp rohingya au Bangladesh pour rejoindre leur oncle en Malaisie. Tous les ingrédients sont réunis pour toucher les âmes sensibles. Mais l’approche du réalisateur, qui maintient une distance garantissant une histoire plausible, ne nous épargne rien.
À chaque instant, nous sommes à la place de ces héros malgré eux, confrontés à des dangers et des incertitudes qui créent un suspense difficile à appréhender. Malgré cette histoire si anxiogène, je retiens la force de l’innocence et l’entraide venue d’adultes croisés en chemin.
Voir ce film nous permet de mieux connaître ce peuple abandonné, qui fuit les camps où il est parqué et rêve de retrouver ses terres. Une réalité que de nombreux hommes et femmes, sur chaque continent, vivent malheureusement, sans que l’on puisse espérer une éclaircie dans ce monde fou dirigé par toujours plus de fous.
Elle nous fait suivre le périple de Shafi et Somira, frère et sœur de 4 et 9 ans, qui quittent un camp rohingya au Bangladesh pour rejoindre leur oncle en Malaisie. Tous les ingrédients sont réunis pour toucher les âmes sensibles. Mais l’approche du réalisateur, qui maintient une distance garantissant une histoire plausible, ne nous épargne rien.
À chaque instant, nous sommes à la place de ces héros malgré eux, confrontés à des dangers et des incertitudes qui créent un suspense difficile à appréhender. Malgré cette histoire si anxiogène, je retiens la force de l’innocence et l’entraide venue d’adultes croisés en chemin.
Voir ce film nous permet de mieux connaître ce peuple abandonné, qui fuit les camps où il est parqué et rêve de retrouver ses terres. Une réalité que de nombreux hommes et femmes, sur chaque continent, vivent malheureusement, sans que l’on puisse espérer une éclaircie dans ce monde fou dirigé par toujours plus de fous.
Si le sujet de cette fiction en mode documentaire sur les malheurs de ces musulmans birmans persécutés par la junte au pouvoir ne peut que serrer le cœur du spectateur - d’autant qu’il s’attache à suivre le périple vers la Malaisie de deux enfants - , le traitement cinématographique lui, est plus sujet à critiques. Filmé en grande partie dans le noir, sans véritable scénario, avec des moyens visiblement réduits, on finit par se désintéresser de cette longue fuite. Le film se concentre sur la perception de la situation à travers les yeux de deux enfants mais l’absence de données sur la nature de ce peuple Rohingya, sur la politique des pays traversés nous empêche d’appréhender l’ampleur de cette atteinte majeure aux droits de l’homme.
Shafi 4 ans, et sa soeur Somira 9 ans n’ont pas vraiment le temps pour l’insouciance. Ils s’apprêtent à quitter le Bangladesh pour rejoindre leur famille en Malaisie et espèrent retrouver la liberté. Leur voyage est périlleux et poignant. Ces deux enfants vont traverser tout un tas d’émotions, livrés à eux même. Comme souvent dans ce type d’histoire, tout passe par le regard, plus que par les mots. Ces deux là ne laissent personne indifférent.
On peut n’être qu’en empathie avec ces réfugiés Rohingyas contraints de quitter la terre qui les a vu naître et abandonnés de tous et indignés par cette indifférence générale et cette violence particulière dont ils sont l’objet?
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