Les Fleurs du manguier
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Belanger V.
Belanger V.

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 avril 2026
Akio Fujimoto signe une œuvre d'une beauté bouleversante sur l'exil de deux enfants rohingyas. En filmant à hauteur d'enfant, le réalisateur japonais capte leur tragédie avec une pudeur et une justesse rares. Un récit poignant qui transforme un drame humain en un voyage d'une profonde humanité.
Hors Jeu
Hors Jeu

32 abonnés 63 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 avril 2026
Véritable épopée Homérique des temps modernes pour deux très jeunes enfants issus d'un peuple génocidé et dont le seul salut reste l'exil.
Héloïse de Montety
Héloïse de Montety

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 avril 2026
Quelle beauté. L'histoire de ce frère et de cette soeur Rohingya frappe, émeut et humanise avec brio les parcours migratoires d'un peuple oublié. Malgré la lourdeur apparente du sujet, le réalisateur parvient à avancer sur une ligne de crête sensible, pour ne jamais verser ni dans le pathos, ni dans le sensationalisme. Savoir que ces jeunes acteurs sont, encore aujourd'hui, apatrides et ne pourront jamais voir ce film au cinéma rend le visionnage d'autant plus bouleversant. Et nécessaire. Bravo !
Marcdlf
Marcdlf

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 avril 2026
Superbe film. Une histoire incroyable. Un must-see qui remet les Rohingya au cœur du débat. À voir absolument !
Pierre Royer
Pierre Royer

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 avril 2026
Une œuvre d'une authenticité rare. Les Fleurs du Manguier brille par sa mise en scène immersive, adoptant une esthétique proche du documentaire pour capter le regard des enfants avec une proximité saisissante. La photographie, magnifique, sert parfaitement cette ambiance de vérité brute. Porté par des interprètes juvéniles au talent phénoménal, le film alterne entre contemplation et pics émotionnels d'une grande puissance. Une expérience cinématographique exceptionnelle et profondément touchante.
Direct-actu.fr
Direct-actu.fr

371 abonnés 479 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 avril 2026
Dans Les Fleurs du manguier, Akio Fujimoto propose un regard frontal, mais profondément humain, sur une réalité souvent réduite à des chiffres. À travers le parcours de Shafi (Shofik Rias Uddin), 4 ans, et de sa sœur Somira (Shomira Rias Uddin), 9 ans, le film suit une fuite, mais surtout une transformation. Ces enfants quittent un camp rohingya au Bangladesh avec un objectif simple en apparence, retrouver leur famille en Malaisie, pourtant chaque étape de leur trajet les confronte à une réalité bien plus vaste, celle d’un exil sans garantie de retour ni de stabilité.

Le film s’inscrit dans une continuité thématique déjà explorée par d’autres œuvres sur la migration, mais il s’en distingue par son point de vue. Là où certains récits s’appuient sur une structure dramatique forte, Akio Fujimoto choisit une approche plus discrète, presque silencieuse. Le regard d’enfant devient alors un outil narratif essentiel, car il permet de découvrir un monde hostile sans filtre explicatif. Cette absence de sur-explication renforce l’immersion et oblige à observer, comprendre, ressentir, sans être guidé de manière artificielle.

Très vite, le récit dépasse la simple idée de fuite pour montrer une condition plus insidieuse, celle de l’invisibilité. Les survivants que l’on suit ne sont pas seulement en déplacement, ils doivent s’effacer pour exister. Leur quotidien devient une succession de gestes simples, se nourrir, se cacher, avancer sans attirer l’attention. Cette mécanique répétitive traduit une réalité brutale, où l’identité se fragilise au contact de nouveaux territoires, de nouvelles langues, et de règles implicites qu’il faut intégrer rapidement pour survivre.

La mise en scène repose sur un principe rigoureux, filmer à hauteur des personnages. La caméra ne cherche jamais à dominer ou à expliquer, elle accompagne, elle observe, elle suit les mouvements avec une retenue constante. Ce choix crée une proximité immédiate, mais aussi une forme de respect, car rien n’est surjoué ni dramatisé. Les plans longs participent à cette sensation de réel, laissant les situations se déployer dans leur durée, captant des instants souvent silencieux, mais chargés d’une tension permanente. La frontière entre fiction et réalité s’estompe progressivement, donnant le sentiment d’assister à des fragments de vie plus qu’à une reconstitution.

Ce dispositif met en lumière un autre aspect essentiel, la solidarité. Dans un contexte où les repères familiaux sont fragilisés, l’entraide devient une nécessité. Elle remplace parfois les liens du sang et permet de recréer une forme de structure collective. Le film montre ainsi que, même dans les conditions les plus dures, une humanité persiste. Un regard, un geste, une présence suffisent à maintenir un équilibre précaire. Cette dimension apporte une nuance importante au récit, évitant de réduire ces trajectoires à une simple accumulation de souffrances.

Enfin, le film s’inscrit dans une perspective plus large. Le parcours de Shafi et Somira n’est pas une exception, mais une illustration parmi d’autres. En suivant ces deux enfants sans artifice, Akio Fujimoto donne à voir une réalité systémique, où des milliers d’histoires similaires existent en parallèle. Le quotidien devient alors une succession de décisions rapides, souvent prises dans l’urgence, avec des conséquences immédiates. Ce choix de mise en scène renforce l’idée que ces trajectoires ne relèvent pas de l’exception, mais d’une répétition tragique.

Sans chercher à provoquer artificiellement l’émotion, le film parvient à créer un attachement profond aux personnages. Leur parcours captive, et leur absence laisse une trace durable. En refusant toute surdramatisation, Akio Fujimoto impose une approche plus exigeante, mais aussi plus honnête. Le spectateur ne regarde plus de loin, il accompagne, presque malgré lui, ces existences en transit, contraintes de disparaître pour continuer à avancer.
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 avril 2026
De tout temps, le peuple Rohingya a été persécuté. De cette minorité exclue de Birmanie, un million de personnes vit désormais dans des camps de réfugiés au Bangladesh, où elle est à peine mieux traitée. Les fleurs du manguier, sous un titre poétique, raconte la douleur de l'exode pour une poignée de Rohingyas, et la difficulté du périple, du Bangladesh vers la Malaisie. Un voyage par mer et par terre, via la Thaïlande, à la merci de passeurs sans scrupules et cupides. Le film tire sa force de son aspect réaliste, presque façon documentaire, tout en lui adjoignant un regard singulier, celui d'un frère et d'une sœur, âgés de respectivement 4 et 9 ans, embarqués dans cette aventure hautement périlleuse. Ce récit à hauteur d'enfants rejoint hélas ceux des parcours de migrants que plusieurs longs métrages récents ont conté, avec le prisme d'une fiction toujours proche des faits, par exemple Moi Capitaine, de Matteo Garrone, pour n'en citer qu'une. Le danger, avec de telles réalisations, est de tomber peu ou prou dans le pathos. Rien de tel dans Les fleurs de manguier, très sobre, exempt de tout apitoiement, où le moment le plus tragique est traité quasiment avec froideur, comme pour en souligner l'inéluctabilité. Le film est tout à l'honneur de son réalisateur, en l'occurrence japonais, Akio Fujimoto, au nom du peuple rohingya.
Chris G
Chris G

41 abonnés 67 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 mars 2026
Film très engagé et documenté à hauteur d’enfants sur les persécutions ultra-violentes contre les rohingyas apatrides et forcés à fuite.
Zelie Couvreur
Zelie Couvreur

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 mars 2026
Une claque monumentale, ce film es si important dans le monde actuel. Le jeu d’acteur est magnifique et l’histoire derrière la réalisation de ce film m’a scotché. À voir absolument.
Badis 4D15
Badis 4D15

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 mars 2026
Vu en avant première à Paris, un très beau film à hauteur d'enfant, un voyage d'exil montré avec finesse et innocence malgré la dureté du sujet. La musique est très bien faite, le montage touchant et les enfants sont incroyables ! Bravo au réalisateur qui a fait jouer des Rohingyas que l'on ne voit jamais, il a été récompensé à Venise et c'est amplement mérité !
Francoise Poli
Francoise Poli

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 mars 2026
vu en avant première... très beau film..... beaucoup devrait aller le voir,..en particulier en ce moment...ds ce monde de plus en plus égoïste... individuel...qui ne pense qu au profit et au fric...
Thomas Avenati
Thomas Avenati

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 mars 2026
Un réalisateur talentueux. Une triste réaliste à travers les yeux de deux enfants qui sont extrêmement attachants. Foncez !
Raph Lachkar
Raph Lachkar

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 mars 2026
Un regard digne, juste et tellement touchant sur la grandeur des hommes quand ils sont petits (Vu en avant-première au Louxor)
Camille Bonetti-Léger
Camille Bonetti-Léger

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 mars 2026
Un film bouleversant et profondément nécessaire. J’ai eu la chance de découvrir Les fleurs du manguier en avant-première au Le Louxor, en présence du réalisateur, qui a partagé des éléments précieux et des messages forts autour du film. Cela a rendu l’expérience encore plus marquante.

Le film aborde un sujet d’une immense complexité avec une justesse remarquable. Là où beaucoup auraient pu tomber dans le pathos, il choisit la retenue, laissant toute la place à l’émotion brute et à la réflexion.

C’est une œuvre qui marque, qui fait grandir, et qui ouvre les yeux. En mettant en lumière la tragédie des Rohingyas, elle dépasse son sujet pour toucher à une réalité universelle : celle de l’exil, de la survie et de la dignité humaine.

Dans un contexte où l’individualisme tend à nous éloigner des drames qui ne nous concernent pas directement, ce film agit comme un rappel essentiel. Il nous invite à regarder, à comprendre, et surtout à ne pas détourner les yeux.

Un film important, porté par une grande sensibilité, qui mérite d’être vu et partagé.
Coric Bernard

455 abonnés 851 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 février 2026
Ce film bouleversant est une sorte d’hommage au peuple réfugié des Rohingwas de religion musulmane qui fuit la Birmanie où il n’est pas reconnu et même pourchassé pour la Malaisie dans des conditions périlleuses et dramatiques. Dans ce film, le réalisateur japonais dont c’est le premier long métrage, relate la fuite de deux jeunes enfants avec une partie de leur famille. Filmé sous la forme d’un journal sur 28 journées, le réalisateur reconstitue leur parcours chaotique et dramatique semé d’embûches et à la proie de l’avidité des passeurs avec beaucoup de réalisme.

Bernard CORIC

(Film visionné en projection de presse le 06/02/2026 au Cinéma Le Balzac à PARIS)
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