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4,0
Publiée le 3 septembre 2026
Film quasi documentaire inspiré d'une histoire vraie, sous forme de huis clos où une fillette survivante est bloquée dans une voiture à Gaza et difficilement pris en charge par le croissant rouge palestinien. La longue attente avant que le croisant rouge obtienne le feu vert va être passée à la garder en ligne au téléphone. Si le film surjoue peut-être légèrement dans le côté émotionnel, la tension est omniprésente du fait de la situation, de la logistique, des atermoiements et des états d'âmes des protagonistes.
Après les Filles d'Olfa, nouvelle masterclass de Kaouther Ben Hania... Cette fois elle sublime l'art de parler de la guerre sans la montrer dans un huit-clos saisissant et nécessaire.
La Voix de Hind Rajab est un film puissant et nécessaire. C’est une œuvre qui mérite d’exister, parce qu’elle sensibilise avec justesse et humanité à une réalité tragique liée à la guerre et aux violences subies par des civils innocents. Le film touche profondément sans chercher à en faire trop, et sa force vient autant de son émotion que de son regard respectueux sur ce qu’il raconte. J’applaudis la manière dont c’est filmé et retranscrit : la mise en scène est sobre, intense et immersive, ce qui rend le témoignage encore plus fort. Même si le sujet est dur, le film rappelle l’importance de la mémoire et de la compassion. Une œuvre marquante, bouleversante et essentielle — à voir et à faire connaître.
Lorsque la lumière s'est rallumée à la fin du film, les visages de la plupart des spectateurs s'étaient figés dans une profonde affliction, choqués, comme des personnes venant de vivre un événement d'une extrême violence en direct et les autres ne pouvaient retenir leurs larmes. J'avoue ne pas avoir pu retenir les miennes, alors même que je connaissais déjà toute l'histoire de la petite Hind et sa famille. Ce film est absolument unique, avec une sobriété proche du documentaire. La continuité entre les sons réels et la scène avec les acteurs donnent la mesure de l'atrocité réellement vécue au point que l'on ne regarde plus un film, mais nous assistons au crime atroce en train d'être commis, encore plus impuissants que les secouristes.
Le dispositif fonctionne parfaitement : la vraie voix de Hind, et le jeu d'acteurs au bureau du Croissant Rouge. Pas de mélo, mais des êtres humains assommés par la guerre. Aucun jugement : les faits parlent d'eux-même. Une caméra au poing qui filme "vrai". Un film à la fois beau, poignant et juste. Une mention spéciale pour Jonathan Glazer qui l'a co-produit
Film rocambolesque qui aurait au moins pû nous faire l’honneur d’au moins réaliser et développer correctement cette fiction, là c’est tellement grotesque que tout devient ridicule !
Un film raté malgré un beau sujet. Les acteurs surjouent. Pas d'émotion alors qu'on devrait être dévasté. Le choix de mêler le réel et la reconstitution dessert la dramaturgie. Très décevant.
On est au delà d’un excellent film… une œuvre indispensable. Histoire actuelle poignante, terrible. Tension crescendo. Acteurs et mise en scène au top. Vous n’avez pas le droit de l’éviter !
Bouleversant. À travers La voix de Hind, le film dévoile avec une humanité rare la souffrance du peuple palestinien, trop souvent occultée. Un récit nécessaire, qui rappelle combien la déshumanisation ouvre la voie aux pires violences. Un film qui marque profondément.
Comment faire un film avec une simple bande son ? Comment raconter une histoire sans pouvoir la filmer ? Du génocide de Gaza, l’armée israélienne, le gouvernement israélien ne veut pas d’images. Comment alors montrer les vies et les espoirs brisés, la souffrance et la douleur, la peur et la mort, l’injustice et la violence, le dévouement et le courage ? C’était déjà le défi, réussi, de « Put your soul on your hand and walk ». Le cinéma palestinien nous donne des leçons de cinéma. L’inspiration créatrice se nourrit des interdits et de l’oppression à la manière du cinéma iranien. C’est de l’excellent cinéma sans être un spectacle. Ça tombe bien : il aurait été malaisant de faire un spectacle d’un tel sujet. Puisque l’armée interdit l’entrée dans la bande de Gaza, tout le film se passe dans une salle du Croissant Rouge Palestinien qui gère les secours depuis la Cisjordanie. Un appel mobilise l’équipe sur place, celui d’une fillette cachée dans une voiture avec la famille de son oncle criblée de balles. De la fillette, on ne verra que trois photos et un sac mortuaire dans un final qui dit toutes l’horreur vécue par les Palestiniens de Gaza. L’imagination du spectateur fait le travail et c’est terriblement efficace. Pas d’images est plus efficace qu’une suite d’images bouleversantes. On ne voit pas un char, mais on imagine la carcasse de la fragile voiture dans laquelle se cache l’enfant entourée de blindés. Jusqu’au dernier moment, j’ai hésité à prendre ma place, une gentille comédie française (J’aurais aimé sans doute) pleine de bons sentiments passait dans l’autre salle. J’avais raison d’avoir peur : on ne sort pas indemne. On sort bouleversés. La VO est plus qu’ailleurs indispensable. Puisque la parole est au centre du dispositif, on est baigné dans la langue arabe et, tout d’un coup, je me suis dit que c’était une bien belle langue à écouter.
Vu au Café des Images d'Hérouville St Clair le 04/12/25 Très émouvant puisque les faits sont réels. Le rouleau compresseur israélien (et, plus largement, de toute guerre !) qui broie énormément d'innocents, en direct ! Le acteurs sont très bons.
Très très bon film qui traite de l’impossible aide humanitaire fermé par l’armée israélienne dans la bande de Gaza. Hommage à tous ces humanitaires dont beaucoup ont payé de leur vie. Bouleversant et déchirant
L'Histoire dans la petite histoire : mais quel histoire !!! La plus grande tragédie de l'humanité de ce début de millénaire : un peuple que l'on extermine dans la barbarie apocalyptique qui nous est dévoilée, sous nos yeux qui n'ont que leurs oreilles pour pleurer : la petite Hind Rajab va hanter nos consciences pour l'éternité... Mais un film est tiré de cette histoire... Irritant et non pas que bouleversant. Râté donc : le personnage qui joue l'opérateur téléphonique de l'illustre Croissant Rouge est consternant d'une égotité narcissique. Il rapte l'attention ultime que chacun donne á cette petite pour glorifier sa prétendue détermination au service d'un sauvetage dont il participe de rendre le naufrage encore plus indicible, si c'est possible... Tous les autres personnages traversent cette tragédie avec une humanité sidérante de grandeur á l'aune de l'impuissance de leur enfermement derrière ce téléphone qui est la frontière d'un univers gouffre du lieu de cette petite avec laquelle le lien d'humanité qu'ils tissent donne encore á espérer en une épiphanie humaine
Ce film m'a beaucoup perturbée, cela va sans dire. Cependant, il quelque chose qui "n'emporte pas" le spectateur (moi, en tout cas), peut-être une certaine insistance mélo sur les visages en pleurs, comme si le chagrin s'arrêtait aux acteurs sans aller jusqu'à vous et replaçait l'évènement dans la fiction et non le témoignage.