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3,0
Publiée le 1 août 2026
« Comme si tu n'étais jamais revenue. » Après un incident lors d'un voyage professionnel, Lina revient changée auprès de son mari et de leur fille. Elle n'est plus que l'ombre d'elle-même comme si elle avait perdu quelque chose ou plutôt pris conscience de quelque chose. On la voit à plusieurs reprises essayer de ressentir à nouveau ce qu'elle a vécu à ce moment précis où elle se sentait si bien. C'est la présence de sa fille qui la retient comme un filet de sécurité. Les causes de cela restent longtemps floues, mais on voit cette façade se fissurer peu à peu pour laisser ressortir d'anciennes blessures. Milagros Mumenthaler n'en fait jamais une histoire explicite pour autant, mais elle porte un regard parfois attendrissant sur la maternité, l'enfance, les traumatismes et la santé mentale. Je ne vais pas dire que j'ai pris un énorme plaisir en regardant ce film, mais je l'ai trouvé pas mal et bien incarné par une convaincante Isabel Aimé González-Sola.
Je ne m'attendais pas à ça.. un film assez froid et mystérieux qui m'a laissée un peu décontenancée et perplexe car le film est froid, on est pas dans l'émotion du tout donc je n'ai pas été touchée par le personnage ou l'histoire comme j'aurais pu l'être (ayant moi-même pu passer par une tentative de suicide avortée et une dépression profonde) mais le film montre mais ne raconte pas.. on reste en surface et c'est assez frustrant mais c'est vrai que la démarche du film peut aussi être intéressante, je pense que le parti pris est vraiment de nous glisser dans la peau du personnage principal qui ne sait pas ce qui lui arrive
Film Argentin, pas facile d'accès, psychologie et phobie mêlées. Sur de très belles images le drame se déroule, jusqu'où ? L'épigénétique serait-elle une réalité. L'Enfermement, la solitude de l'être, comment se fabrique cette spirale. Cette histoire pose des questions et je n'ai réponses à donner... Cinéma confidentiel, je crois.
Un bon début qui donne envie de faire la connaissance de cette jeune femme de caractère, puis....... plus grand chose, à part de belles prises de vue intimistes. Aucun scénario, aucune démarche intéressante, aucune réflexion, aucun développement. Bref, un vide esthétique dont on peut se passer.
Pendant une grande partie du film on ne comprend pas très bien qui est exactement qui (Ines..=. Et aussi parfois qui fait quoi avec qui . Ce brouillage de pistes emmêlées comme l'abondante et sensuelle douloureuse chevelure de l''héroïne échappant à elle même sera le fil conducteur de cette œuvre dont le rythme est celui des pas d'une femme sans doute détruite involontairement par sa mère ce qu'elle finira par ne pas reproduire avec sa propre fille grâce à qui le courant ne l'emportera pas. La déconstruction du film nous oblige à y repenser ensuite pour à notre tour avoir le plaisir rare de le reconstruire
L'approche du film, proche d’une logique onirique, permet de faire émerger un personnage insaisissable, dont les failles psychologiques ne sont jamais pleinement explicitées. Mais à force de cultiver le mystère, le film peut sembler hermétique, voire frustrant.
Lina est en déplacement à Genève pour y recevoir un prix. Après la cérémonie, elle se perd dans les rues de la ville, traverse le Rhône et se jette d'un pont dans l'eau glacée. Secourue par la police, elle rentre en Argentine auprès des siens et ne leur dit rien de l'épisode. Mais, elle a gardé de sa noyade une phobie de l'eau handicapante.
"Las Corrientes" est un film déroutant. Il commence à Genève par une série de plans fixes totalement muets. Pas une seule parole n'est prononcée durant les premières minutes du film avant le retour de Lina en Argentine.
Le reste du film ne l'est pas moins qui explore une phobie dont j'apprends qu'elle n'est pas si rare : l'hydrophobie. On imagine combien elle est pénalisante : quelle hygiène corporelle peut-on maintenir sans bain ni douche ? Le film pourrait se réduire à cela. Mais il prend une dimension étonnante dans sa dernière demi-heure lorsque spoiler: le passé de Lina/Catalina est exhumé et lorsqu'elle retrouve sa mère biologique. La phobie de Lina prend alors une dimension inattendue qui trouve son explication dans un passé qu'elle n'aura pas réussi à étouffer.
J'ai été longtemps désarçonné par ce film et par son faux rythme languide. Je l'ai d'abord trouvé insipide et fuyant, comme s'il s'était perdu dans son sujet. J'ai même failli décroché lors d'une scène interminable qui se termine au sommet du Palacio Barolo, monument emblématique de la skyline portègne. Mais le dernier quart d'heure et les clés d'explication qu'il suggère donnent à "Las Corrientes" une profondeur captivante.
La façon de filmer est incroyable. Ça m'a fait penser à Antonioni en version contemporaine, a Bilge Ceylan aussi.. Actrice formidable. Tension psychique du personnage principal qui coloré tout le reste. Troublant. Du grand cinéma.
Une histoire de perception de sa personne dans l'univers environnant qui peut engendrer des phobies. Rythmé mais sans agressivité, reposant sans l'ennui!
Superbe voyage universel dans les méandres de la santé mentale. Il passe finalement super vite ce film, j'angoissais en voyant le nombre d'étoiles qui diminuait mais que nenni c'est progressif , de la fébrilité à l'invulnérabilité. C'est puissant.
Enthousiasmant début qui se transforme en eaux dormantes même si le mal être dépressif de l'héroïne garde tout son mystère, ce qui rend le film intéressant et original.
Réussite formelle et intimiste de ce portrait psychologique, dont le scénario s'attache à décrire les symptômes, les traductions émotionnelles ( sans doute les courants métaphoriques du titre ) d'une jeune femme bien intégrée socialement, qui vit dans sa chair les conséquences d'une relation dysfonctionnelle avec sa mère ( très vraisemblablement atteinte d'un lourd trouble de la personnalité ).
J' ai lu à plusieurs reprises que les raisons du malaise extrême ressenti par le personnage principal, ne sont pas évoqués par le scénario. C'est totalement faux !
Un film intello ( trop ) sur la dépression d'une femme qui a ( aurait ) tout pour être heureuse : un travail passionnant dans lequel elle réussit, un mari aimant, une jolie petite fille . La réalisatrice ne donne pas l'ombre d'une explication sur les raisons de ce mal-être, le spectateur en est réduit soit à faire des suppositions hasardeuses, finit par comprendre qu'il n'y en a aucune et se désespère dans son fauteuil en baillant d'ennui,.il ne se passe rien, sauf la description d'un milieu social très aisé, avec de somptueux appartements et de beaux objets filmés avec insistance et un certain esthétisme. C'est ça la signification de l'histoire ? C'est que l'on peut être belle riche et malheureuse ? Une signification politique ? A chacun de se faire son idée, mais vraiment ça ne vaut pas le déplacement.