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Pierre Kuzor
189 abonnés
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1,5
Publiée le 12 mai 2026
Ai vu « A world of love » de la réalisatrice coréenne Ga Eun Yoon. Le montage qui passe d’une scène à l’autre, dans un premier temps sans lien et l’interprétation générale à la limite du sur-jeu n’aident pas à entrer dans ce long métrage de manière aimable et aisée. Il faut un temps fou pour que l’on comprenne enfin où veut en venir la metteur en scène. Le réel sujet ne trouve sa place qu’à la toute fin, lorsque le spectateur épuisé s’est battu pour supporter le jeu sans aucune nuance de l’interprète principale et de nombreuses digressions. Joo-In (Seo Su-Bin pénible) partage son agitation perpétuelle entre le lycée avec son groupe de copines et la maison où elle doit faire face à une mère qui cache son alcoolisme et qui n’est absolument pas attentive à ce qui l’entoure. Son petit frère (seul rôle attachant du film) répète des tours de magie comme s’il voulait faire changer les choses qui ne fonctionnent pas autour de lui. Au lycée, une pétition circule contre la sortie de prison d’un agresseur sexuel qui va bientôt purger sa peine. Tous les lycéens la signe, sauf Joo-In qui pour expliquer sa position ne manifeste que de la violence envers les autres. Chaque scène supplémentaire est une pièce supplémentaire au puzzle final qui nous donnera une explication à ces agissements. Mais la construction du long métrage ruine son propos au fur et à mesure de la projection puisque nous comprenons les agissements des personnages que rétro-activement. Ce film a rencontré un immense succès en Corée qui a presque déclenché un phénomène de société. Bien sûr le sujet est fort, essentiel mais c’est le traitement cinématographique qui a été pénible pour moi quand bien même on sait grès à la réalisatrice de ne jamais basculer sur le versant de la victimisation et du mélo-drame. Je ne retiendrai qu’une scène d’une intensité forte dans un carwash, qui est une magnifique métaphore de ce que vit le jeune Joo-In. Mais c’est trop peu pour faire un bon film.
Une adolescente très remuante, provocatrice et rebelle qui cache des douleurs invisibles. Un entourage qui, du côté de la famille, sait pourquoi Jooin est ainsi et tandis que ses amies d'école l'ignorent et ont tendance à imaginer que tous ces débordements ne sont qu'une exagération de la part de Jooin. La scène du lavomatique dans la voiture où Jooin est avec sa mère est un tour de force dans un plan séquence plein d'émotions. A voir !
Sur un sujet difficile mais traité avec une grande maîtrise, ce film nous fait progressivement rentrer avec finesse dans la psychologie traumatisée des enfants violentés.
Une jeune fille qui va bien ? Le sujet est passionnant et très différent de ce que l'on peut lire ou voir sur les agressions sexuelles d'enfants et leurs séquelles : une adolescente qui refuse de se laisser enfermer dans une posture victimaire et qui surjoue quelque peu à quel point elle va bien. Passionnant aussi la manière dont sont montrés les effets de ce traumatisme sur les autres membres de la famille : spoiler: la mère alcoolique, le père qui a fui, le petit frère couvert d’eczéma La scène de car wash est une des meilleures du film Mais j'ai eu eu beaucoup de mal à rentrer dans le film et à bien comprendre qui est qui, ça m'a pris pas de temps ; beaucoup (trop) de scènes très courtes qui se coupent les unes les autres ; et un film trop long dans lequel, malgré l’intérêt de ses thématiques, j'ai fini par m'ennuyer un peu
"Le monde de l'amour" drôle de titre pour parler d'agression sexuelle. Joo-in (Su-bin Seo) lycéenne pleine de vie, captivante même, rebelle, combattante, en a été victime. Elle ne veut pas s'attendrir sur son traumatisme sans pour cela l'ignorer, l'enfouir, aller de l'avant son crédo. Le traitement du sujet, point de vue Coréen, très différent de notre occident ou le patos fait souvent foi. La photographie sur ce pays est aussi des plus fine. C'est beau et vivant.
Un film époustouflant de sensibilité et de pudeur qui aborde le thème sensible de l'inceste au cœur d'une famille coréenne. Ainsi, on suit la vie d'une jeune collégienne enjouée qui semble à l'aise parmi ses amis et découvre ses premiers ébats amoureux. Pourtant son refus de signer une pétition à l'encontre d'un prédateur sexuel va réveiller chez elle un évènement traumatique qu'elle a voulu dépasser.... La réalisatrice se penche sur la difficile reconstruction des victimes de maltraitance et l'impossible pardon.
Film que j'ai trouvé poignant. On met un peu de temps à comprendre le contexte initial : les victimes d'agressions sexuelles. Mais petit à petit, tout comme ses camarades, le spectateur découvre les failles de Joo-in, jeune lycéenne exubérante et insouciante. Et le drame qu'elle dissimule. Drame dont les répercussions se révèlent aussi au cours du récit. Et la difficulté qu'ont les victimes à se faire comprendre (scène du procès notamment).
Le film questionne avec beaucoup de sensibilité le concept de la "bonne victime" : comment une spoiler: victime de crime sexuel doit elle se comporter ? Qu'attend la société (le lycée, ses camarades, la famille) d'elle ? Ce n'est pas nommé, mais très bien démontré dans une scène du filmspoiler: : spoiler: qu'est ce que la victimisation secondaire par la justice ? Les personnages ne sont pas lisses, les dynamiques bougent tout le temps. Le twist final est une belle réussite.
Très bon film pudique malgré un début osé qui peut surprendre en Corée. Un parti pris original, des scènes de la vie ordinaire parfois violentes. A voir
Sujet difficile, traité avec finesse et porté par une sensibilité propre au cinéma coréen. Une sensibilité parfois explosive, presque décomplexée, mais aussi d’une grande pudeur, à la fois surprenante et profondément touchante. Difficile de rester insensible face à cette rage intérieure, à ces douleurs enfouies qui peinent à se dire et à trouver les mots justes.
Petit film coréen très joli, bien plus subtil que je ne l'imaginais. J'y allais sans trop savoir, et vraiment, c'est TRES très bien. Cette gamine est bien attachante dans ce monde qui ne tourne pas rond...
Un bon filme qui au départ est filmé avec l’œil d’une adolescente un peu agite joviale et entouré d’amies. Mais on comprends vite qu’elle a du grandir plus vite que les autres. Beaucoup d’émotions et un peu de suspense pour traiter un sujet complexe et triste.