The World of Love
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Joselito
Joselito

35 abonnés 132 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 juin 2026
C'est un grand film. Son titre est presque une antiphrase sarcastique pour moi.

Les violences et les blessures affectives sont multiples dans le film.
Peut-être qu'une des pires violences serait le silence quelque fois complice ou sinon terrorisé des personnages par rapport aux victimes
( spoiler:
par exemple celui de l'amie de l'héroïne qui va subitement rompre leur complicité sans en dire la raison spoiler:
,
le non-dit, le refoulement,
( spoiler:
remarquablement réalisé par un scénario qui tait ou diffère la vérité, par la mère et le père de l'héroïne voire le jeune frère cachant des dizaines de lettres de l'oncle invisible et condamné ) spoiler:
,
silence qu'on peut s'infliger par des addictions ou des transferts agressifs vis-à-vis des autres.
Enfin il y a le silence de la censure et de l'autocensure qu'impose une société répressive.
La musique est particulièrement efficace.
selenie

7 439 abonnés 6 642 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 mai 2026
Un film qu'on résume trop facilement à : "Une lycéenne pleine de vie, appréciée, mais qui refuse de signer une pétition s'opposant à la réinstallation d'un ancien délinquant sexuel dans le quartier." ; mais c'est faux, Jooin ne refuse pas de signer sur cette réinstallation. Tout le film repose donc sur cette nuance qui peut paraît difficile à entendre mais qui est une nuance fondamentale. Le début du film insiste beaucoup sur les interrogations des adolescents sur le sexe, les jeunes s'en donnent à coeur joie, trop sans doute au point de frôler la caricature, et surtout au vu de la société sud-coréenne et asiatique on s'étonne de dialogues aussi crus et directs mais peut-être est-ce une réalité aujourd'hui ?! Jooin n'est donc pas victimisée, bien au contraire, elle veut repousser le drame dans un coin de sa mémoire pour se focaliser sur la vie, qui refuse d'être résumé à une agression qu'elle veut oublier, elle est une jeune fille qui veut aller de l'avant et profiter plutôt que de ressasser. La cinéaste évite ainsi les écueils habituels, pas de victimisation, pas de pathos, sans pour autant effacer les conséquences du trauma mais sans en faire une catastrophe psycho-traumatique. Ce film n'omet aucunement le drame ou le trauma, mais il véhicule la force de résilience, l'espoir et le bonheur possible. Ga Eun Yoon signe sans doute l'un des films le plus intelligent sur la question.
Site : Selenie
traversay1

4 475 abonnés 5 348 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 mars 2026
Déconcertant, mais passionnant. Le troisième long métrage de Yoon Ga-eun, et le premier à sortir dans les salles françaises, offre un visage très différent de l'habituelle production coréenne, sans doute parce qu'il nous livre le regard d'une réalisatrice qui parle spoiler: de l'adolescence et des violences sexuelles
, avec un naturel étonnant, ce qui n'exclut pas une vraie délicatesse. Le plus plaisant dans le film, qui prend une jeune fille au passé douloureux comme personnage principal, c'est justement le caractère énigmatique et insaisissable de cette héroïne que le film explique progressivement et encore faut-il ne pas être trop distrait. Remarquable également dans The World of Love est le refus de s'enfermer dans un genre particulier : la comédie côtoie le drame et fraie avec le récit d'apprentissage, au sein d'un lycée et en dehors. Le film ne néglige pas pour autant les autres protagonistes, même si ce sont les nouvelles générations coréennes qui sont privilégiées, lesquelles donnent un certain optimisme quant à l'évolution de la société et en particulier concernant l'évolution de la place des femmes. Le tout est assez enthousiasmant, plein de sève, souvent inattendu dans ses développements, reflétant une véritable intelligence et même malice dans la construction de son scénario, dense, doux et dur, diablement bien dosé en tout cas.
islander29

1 026 abonnés 2 654 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 mai 2026
spoiler: deux sujets en un, le harcèlement dans un lycée et le traumatisme d’un viol…
.Comme toujours le cinéma coréen, aborde avec brio grâce à une direction d’acteurs parfaite, un montage au cordeau,
une mise en scène calibrée, un phénomène de société qui concerne autant la Corée que l’Europe, d’où son universalité. Ce sont de jeunes actrices, séduisantes, parfois provocantes, délurées, des lycéennes qui savent se faire respecter, malgré les sévices qu’elles ont subies. La scène du « car wash «  est à mon avis le climax du film….Tout est dit en une minute ou deux, avec une émotion qui fait presque peur….Pour moi, la fin du film est plus réussie que le début ( qui tourne un peu en rond)…..En tout cas on ne sent pas le temps passer, et c’est bon signe...Rappelle un peu le cinéma italien, des années soixante….Pas le meilleur film coréen, que j’ai vu,, mais je conseille .
Corinne76100
Corinne76100

86 abonnés 630 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 mai 2026
Film d'une grande subtilité et d'une grande force. Assez nébuleux au début, les informations sont distillées au compte goute et l'histoire devient passionnante. La réalisation est énergique et l'interprétation impeccable.
eliacam
eliacam

24 abonnés 231 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 mai 2026
L’intéret de ce film est dans la volonté de Jooin de ne pas devenir une victime que tout le monde plaint mais au contraire de mener une vie normale, de dépasser ce qui lui est arrivé pour vivre comme tout le,monde
C’est difficile, tout ne marche pas parfaitement (cf ses relations difficiles avec ses petits amis) mais elle essaie …
Parfois un peu brouillon, un peu long (certaines scènes inutiles auraient pu etre coupées au montage) le film vaut la peine d’^être vu pour le rebours qu’il prend sur la victimisation ambiante
Zoly
Zoly

7 abonnés 17 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 mai 2026
Yoon Ga-eun, la jeune réalisatrice de The world of love fait preuve d'une immense sensibilité et signe un film singulier et fort, intelligent et délicat d'une très grande maîtrise. Il quitte déjà les écrans et je suis désespéré. Foncez le voir. Zoltán Mayer (réalisateur de Voyage en Chine).
Justine Critique
Justine Critique

1 abonné 38 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 mai 2026
Un film profondément humain, douloureux mais lumineux qui rappelle que derrière chaque visage peut se cacher un combat invisible.

Intelligemment construit, le film prend le parti de la lenteur pour montrer des vies ordinaires avant de révéler morceau par morceau le poids des traumatismes que chacun peut porter en silence.

Sans jamais tomber dans le sensationnalisme le film parle avec une grande justesse du regard des autres, de la honte, du déni et de l’importance vitale de mettre des mots sur sa souffrance.

En transformant le quotidien banal d’une adolescente en véritable ode à la vie et à l’amour, le film rappelle que parler peut être le premier pas pour recommencer à vivre mais aussi une manière de faire écho à ceux qui souffrent en silence et de leur donner à leur tour le courage de briser les tabous.
Emmanuelle De Bona
Emmanuelle De Bona

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 mai 2026
Très beau film d'une finesse et d'une sensibilité extrêmes
Un magnifique casting de personnages positifs et des alternances de scènes et de plans qui renforcent l'histoire
Vraiment allez-y!
Tom Francke
Tom Francke

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 mai 2026
Rarement un film aura su traité aussi finement et habilement un sujet aussi complexe que celui spoiler: des violences faites aux enfants
et des conséquences qui en découlent, pour les victimes comme pour leur entourage. Loin de tomber dans le misérabilisme ou le spoiler: pahtos
, le film nous entraine sur une voie beaucoup plus lumineuse et pleine d'espoir. Brillant.
Yves G.

1 843 abonnés 4 008 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 mai 2026
Tout semble aller pour le mieux dans la vie de Joo-in : lycéenne espiègle, elle est appréciée de ses professeurs, elle est entourée d’une bande d’amies fidèles, elle enchaîne les idylles avec des garçons que son charme volcanique attire, elle pratique le taekwondo en club. Pourtant tout ne va pas si bien dans la vie de Joo-in : son père a déserté le foyer familial, sa mère, qui dirige une crèche, s’adonne à la boisson, son petit frère est couvert d’eczéma. Joo-in cache un lourd secret que la libération imminente d’un pédophile et la pétition qu’un camarade de classe fait circuler à son sujet vont contribuer à exhumer.

"The World of Love" est un film coréen d’une stimulante complexité. On comprend vite – et toutes les critiques du film l’évoquent sans détour – que Joo-in a été victime quelques années plus tôt d’une agression sexuelle. Son oncle en était l’auteur. L’enfant s’en est plaint ; mais ses parents, aujourd’hui rongés par la culpabilité, ont longtemps refusé de l’écouter.

"The World of Love" pourrait, très classiquement, montrer que les traumas de l’enfance, les violences sexuelles subies creusent des fissures jamais refermées et finissent toujours par ressurgir. Il choisit un partie inverse, autrement transgressif : celui de raconter une jeune fille bien dans sa peau, saine et équilibrée, en un mot, normale, une jeune fille qui, certes, a subi un traumatisme, mais qui s’en est relevée et qui refuse le statut de victime dans laquelle la société voudrait l’enfermer.

Le film pourrait suivre cette ligne-là et faire le portrait d’une « jeune fille qui va bien » (pour reprendre le titre lui aussi antithétique du récent film de Sandrine Kiberlain interprété par Rebecca Marder). C’aurait été sacrément politiquement incorrect. Trop peut-être. Pourrait-on imaginer, sans nier la gravité des agressions sexuelles et les séquelles qu’elles causent, faire le portrait d’une telle personne ? Un tel propos n’accréditerait-il pas l’idée que ces violences ne sont finalement pas si graves et qu’on exagère la nécessité de les combattre ?

C’est là que "The World of Love" se révèle merveilleusement complexe. Joo-in va bien… mais ne va pas si bien. Sa famille a explosé. Elle-même expulse dans le sport une agressivité rentrée. Elle est victime de brusques accès de violence. Elle joue le chaud et le froid avec le malheureux sigisbée qui se consume d’amour pour elle.
Plus important : Joo-in ne va pas si bien… mais elle n’a pas envie qu’on le lui dise ni qu’on le lui répète. Elle veut tourner la page. Elle veut vivre comme toutes les filles de son âge sa dernière année de lycée avec sa famille, son père dont l’absence lui pèse, sa mère dont la santé se détériore à vue d’œil, ses amies, son petit copain, ses camarades de club, etc. Elle refuse toute assignation victimaire. Elle refuse d’être à tout jamais la victime-traumatisée-d’un-pédophile.
Joo-in veut au fond qu’on lui fiche la paix et qu’on la laisse grandir. Comme on la comprend…..
velocio

1 537 abonnés 3 493 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 29 avril 2026
Franchement, j'aurais aimé aimer ce film au sujet intéressant (les violences sexuelles que peuvent subir certaines adolescentes) et qui nous plonge dans le quotidien d'un pays qu'on ne connait qu'au travers des films, relativement nombreux, qui arrivent dans nos salles. Toutefois, pour apprécier ce film, il aurait fallu que je ne sorte pas épuisé de la projection tellement son montage est totalement chaotique et nuit à la construction dramatique du film : on passe d'une scène à l'autre de façon abrupte et, le plus souvent, incompréhensible. Peut-être est-ce la façon de montrer le chaos qui règne dans la tête de Joo-in, le personnage principal, une lycéenne pleine de vie, appréciée de tous ses condisciples, mais qui refuse de signer une pétition s'opposant à la réinstallation d’un ancien délinquant sexuel dans le quartier. Peut-être, mais, trop, c'est trop ! Epuisé aussi par le chahut quasiment perpétuel qui règne dans le lycée. Pour apprécier le film, il aurait fallu qu'il y ait moins (encore mieux : pas du tout !) de scènes et de dialogues exagéré(e)s auxquel(le)s il est impossible de croire. Pour apprécier le film, il aurait fallu que Su-bin Seo, dont l'interprétation de Joo-in est le premier passage devant une caméra et qui surjoue énormément, soit mieux prise en main par Yoon Ga-eun, la réalisatrice. Il aurait fallu, il aurait fallu ... Au bout du compte je n'ai pas du tout apprécié "The world of love" dont le sujet est intéressant mais est, malheureusement, très mal traité. Film vu en avant-première.
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 436 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 mai 2026
Joo-in est une adolescente dynamique, populaire, bonne élève. L’apparition d’une pétition vient réveiller en elle un passé qu’elle cherche à refouler. Globalement, le film est touchant malgré quelques longueurs.
Pascal
Pascal

253 abonnés 2 392 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 mai 2026
Film psychologique coréen qui traite des conséquences des traumas à caractère sexuel.

Le scénario développe habilement un regard sur les victimes, leurs mécanismes de résistance ( déni, dénégation ), le parent incapable de protéger son enfant, les réactions de l'entourage et puis l'aspect cicatrice intérieure ( sorte de blessure qui ne se verrait pas extérieurement.

Il y a beaucoup de sous entendus ( peut être un peu trop ), un léger manque de fluidité entre certaines scènes et des scènes pas toujours très bien écrites.

Mais il reste un sujet fondamental à traiter, bien défendu par son actrice principale, qui porte presque à elle seule, grâce à une présence indéniable tout " the World of love ".

Malgré ses défauts formels, j' ai apprécié !

Vu au MK2 Parnasse
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 470 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 mai 2026
Joo-In est une lycéenne espiègle et insouciante, comme on doit l’être à son âge. Une pétition lancée dans son établissement va faire s’écrouler son monde et la replonger dans un traumatisme enfoui.
Derrière ces airs de ne pas y toucher ce film coréen aborde de front plusieurs sujets graves comme l’alcoolisme ou les violences sexuelles.
Et il le fait d’une manière subtile et élégante.
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