The World of Love
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Joselito
Joselito

37 abonnés 138 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 juin 2026
C'est un grand film. Son titre est presque une antiphrase sarcastique pour moi.

Les violences et les blessures affectives sont multiples dans le film.
Peut-être qu'une des pires violences serait le silence quelque fois complice ou sinon terrorisé des personnages par rapport aux victimes
( spoiler:
par exemple celui de l'amie de l'héroïne qui va subitement rompre leur complicité sans en dire la raison spoiler:
,
le non-dit, le refoulement,
( spoiler:
remarquablement réalisé par un scénario qui tait ou diffère la vérité, par la mère et le père de l'héroïne voire le jeune frère cachant des dizaines de lettres de l'oncle invisible et condamné ) spoiler:
,
silence qu'on peut s'infliger par des addictions ou des transferts agressifs vis-à-vis des autres.
Enfin il y a le silence de la censure et de l'autocensure qu'impose une société répressive.
La musique est particulièrement efficace.
selenie

7 482 abonnés 6 719 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 mai 2026
Un film qu'on résume trop facilement à : "Une lycéenne pleine de vie, appréciée, mais qui refuse de signer une pétition s'opposant à la réinstallation d'un ancien délinquant sexuel dans le quartier." ; mais c'est faux, Jooin ne refuse pas de signer sur cette réinstallation. Tout le film repose donc sur cette nuance qui peut paraît difficile à entendre mais qui est une nuance fondamentale. Le début du film insiste beaucoup sur les interrogations des adolescents sur le sexe, les jeunes s'en donnent à coeur joie, trop sans doute au point de frôler la caricature, et surtout au vu de la société sud-coréenne et asiatique on s'étonne de dialogues aussi crus et directs mais peut-être est-ce une réalité aujourd'hui ?! Jooin n'est donc pas victimisée, bien au contraire, elle veut repousser le drame dans un coin de sa mémoire pour se focaliser sur la vie, qui refuse d'être résumé à une agression qu'elle veut oublier, elle est une jeune fille qui veut aller de l'avant et profiter plutôt que de ressasser. La cinéaste évite ainsi les écueils habituels, pas de victimisation, pas de pathos, sans pour autant effacer les conséquences du trauma mais sans en faire une catastrophe psycho-traumatique. Ce film n'omet aucunement le drame ou le trauma, mais il véhicule la force de résilience, l'espoir et le bonheur possible. Ga Eun Yoon signe sans doute l'un des films le plus intelligent sur la question.
Site : Selenie
Mélany T
Mélany T

48 abonnés 847 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 mai 2026
Quelques longueurs et confusions mais l'ensemble important, intelligent, bouleversant et nécessaire nous convainc totalement.
Corinne76100
Corinne76100

89 abonnés 668 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 mai 2026
Film d'une grande subtilité et d'une grande force. Assez nébuleux au début, les informations sont distillées au compte goute et l'histoire devient passionnante. La réalisation est énergique et l'interprétation impeccable.
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

189 abonnés 606 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 12 mai 2026
Ai vu « A world of love » de la réalisatrice coréenne Ga Eun Yoon. Le montage qui passe d’une scène à l’autre, dans un premier temps sans lien et l’interprétation générale à la limite du sur-jeu n’aident pas à entrer dans ce long métrage de manière aimable et aisée. Il faut un temps fou pour que l’on comprenne enfin où veut en venir la metteur en scène. Le réel sujet ne trouve sa place qu’à la toute fin, lorsque le spectateur épuisé s’est battu pour supporter le jeu sans aucune nuance de l’interprète principale et de nombreuses digressions. Joo-In (Seo Su-Bin pénible) partage son agitation perpétuelle entre le lycée avec son groupe de copines et la maison où elle doit faire face à une mère qui cache son alcoolisme et qui n’est absolument pas attentive à ce qui l’entoure. Son petit frère (seul rôle attachant du film) répète des tours de magie comme s’il voulait faire changer les choses qui ne fonctionnent pas autour de lui. Au lycée, une pétition circule contre la sortie de prison d’un agresseur sexuel qui va bientôt purger sa peine. Tous les lycéens la signe, sauf Joo-In qui pour expliquer sa position ne manifeste que de la violence envers les autres. Chaque scène supplémentaire est une pièce supplémentaire au puzzle final qui nous donnera une explication à ces agissements. Mais la construction du long métrage ruine son propos au fur et à mesure de la projection puisque nous comprenons les agissements des personnages que rétro-activement. Ce film a rencontré un immense succès en Corée qui a presque déclenché un phénomène de société. Bien sûr le sujet est fort, essentiel mais c’est le traitement cinématographique qui a été pénible pour moi quand bien même on sait grès à la réalisatrice de ne jamais basculer sur le versant de la victimisation et du mélo-drame. Je ne retiendrai qu’une scène d’une intensité forte dans un carwash, qui est une magnifique métaphore de ce que vit le jeune Joo-In. Mais c’est trop peu pour faire un bon film.
Sylvie
Sylvie

4 abonnés 45 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 mai 2026
Très bon film pudique malgré un début osé qui peut surprendre en Corée. Un parti pris original, des scènes de la vie ordinaire parfois violentes. A voir
Muriel F.
Muriel F.

73 abonnés 335 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 mai 2026
Une adolescente très remuante, provocatrice et rebelle qui cache des douleurs invisibles. Un entourage qui, du côté de la famille, sait pourquoi Jooin est ainsi et tandis que ses amies d'école l'ignorent et ont tendance à imaginer que tous ces débordements ne sont qu'une exagération de la part de Jooin. La scène du lavomatique dans la voiture où Jooin est avec sa mère est un tour de force dans un plan séquence plein d'émotions. A voir !
Myriam R
Myriam R

5 abonnés 9 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 mai 2026
Le film questionne avec beaucoup de sensibilité le concept de la "bonne victime" : comment une spoiler: victime de crime sexuel
doit elle se comporter ? Qu'attend la société (le lycée, ses camarades, la famille) d'elle ? Ce n'est pas nommé, mais très bien démontré dans une scène du film spoiler: :
spoiler: qu'est ce que la victimisation secondaire par la justice ?
Les personnages ne sont pas lisses, les dynamiques bougent tout le temps. Le twist final est une belle réussite.
Yves G.

1 875 abonnés 4 106 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 mai 2026
Tout semble aller pour le mieux dans la vie de Joo-in : lycéenne espiègle, elle est appréciée de ses professeurs, elle est entourée d’une bande d’amies fidèles, elle enchaîne les idylles avec des garçons que son charme volcanique attire, elle pratique le taekwondo en club. Pourtant tout ne va pas si bien dans la vie de Joo-in : son père a déserté le foyer familial, sa mère, qui dirige une crèche, s’adonne à la boisson, son petit frère est couvert d’eczéma. Joo-in cache un lourd secret que la libération imminente d’un pédophile et la pétition qu’un camarade de classe fait circuler à son sujet vont contribuer à exhumer.

"The World of Love" est un film coréen d’une stimulante complexité. On comprend vite – et toutes les critiques du film l’évoquent sans détour – que Joo-in a été victime quelques années plus tôt d’une agression sexuelle. Son oncle en était l’auteur. L’enfant s’en est plaint ; mais ses parents, aujourd’hui rongés par la culpabilité, ont longtemps refusé de l’écouter.

"The World of Love" pourrait, très classiquement, montrer que les traumas de l’enfance, les violences sexuelles subies creusent des fissures jamais refermées et finissent toujours par ressurgir. Il choisit un partie inverse, autrement transgressif : celui de raconter une jeune fille bien dans sa peau, saine et équilibrée, en un mot, normale, une jeune fille qui, certes, a subi un traumatisme, mais qui s’en est relevée et qui refuse le statut de victime dans laquelle la société voudrait l’enfermer.

Le film pourrait suivre cette ligne-là et faire le portrait d’une « jeune fille qui va bien » (pour reprendre le titre lui aussi antithétique du récent film de Sandrine Kiberlain interprété par Rebecca Marder). C’aurait été sacrément politiquement incorrect. Trop peut-être. Pourrait-on imaginer, sans nier la gravité des agressions sexuelles et les séquelles qu’elles causent, faire le portrait d’une telle personne ? Un tel propos n’accréditerait-il pas l’idée que ces violences ne sont finalement pas si graves et qu’on exagère la nécessité de les combattre ?

C’est là que "The World of Love" se révèle merveilleusement complexe. Joo-in va bien… mais ne va pas si bien. Sa famille a explosé. Elle-même expulse dans le sport une agressivité rentrée. Elle est victime de brusques accès de violence. Elle joue le chaud et le froid avec le malheureux sigisbée qui se consume d’amour pour elle.
Plus important : Joo-in ne va pas si bien… mais elle n’a pas envie qu’on le lui dise ni qu’on le lui répète. Elle veut tourner la page. Elle veut vivre comme toutes les filles de son âge sa dernière année de lycée avec sa famille, son père dont l’absence lui pèse, sa mère dont la santé se détériore à vue d’œil, ses amies, son petit copain, ses camarades de club, etc. Elle refuse toute assignation victimaire. Elle refuse d’être à tout jamais la victime-traumatisée-d’un-pédophile.
Joo-in veut au fond qu’on lui fiche la paix et qu’on la laisse grandir. Comme on la comprend…..
islander29

1 044 abonnés 2 709 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 mai 2026
spoiler: deux sujets en un, le harcèlement dans un lycée et le traumatisme d’un viol…
.Comme toujours le cinéma coréen, aborde avec brio grâce à une direction d’acteurs parfaite, un montage au cordeau,
une mise en scène calibrée, un phénomène de société qui concerne autant la Corée que l’Europe, d’où son universalité. Ce sont de jeunes actrices, séduisantes, parfois provocantes, délurées, des lycéennes qui savent se faire respecter, malgré les sévices qu’elles ont subies. La scène du « car wash «  est à mon avis le climax du film….Tout est dit en une minute ou deux, avec une émotion qui fait presque peur….Pour moi, la fin du film est plus réussie que le début ( qui tourne un peu en rond)…..En tout cas on ne sent pas le temps passer, et c’est bon signe...Rappelle un peu le cinéma italien, des années soixante….Pas le meilleur film coréen, que j’ai vu,, mais je conseille .
Lilicot
Lilicot

11 abonnés 273 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 mai 2026
Un film époustouflant de sensibilité et de pudeur qui aborde le thème sensible de l'inceste au cœur d'une famille coréenne. Ainsi, on suit la vie d'une jeune collégienne enjouée qui semble à l'aise parmi ses amis et découvre ses premiers ébats amoureux.
Pourtant son refus de signer une pétition à l'encontre d'un prédateur sexuel va réveiller chez elle un évènement traumatique qu'elle a voulu dépasser....
La réalisatrice se penche sur la difficile reconstruction des victimes de maltraitance et l'impossible pardon.
Muriel M
Muriel M

3 abonnés 20 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 mai 2026
Sujet difficile, traité avec finesse et porté par une sensibilité propre au cinéma coréen. Une sensibilité parfois explosive, presque décomplexée, mais aussi d’une grande pudeur, à la fois surprenante et profondément touchante. Difficile de rester insensible face à cette rage intérieure, à ces douleurs enfouies qui peinent à se dire et à trouver les mots justes.
Justine Critique
Justine Critique

3 abonnés 73 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 mai 2026
Un film profondément humain, douloureux mais lumineux qui rappelle que derrière chaque visage peut se cacher un combat invisible.

Intelligemment construit, le film prend le parti de la lenteur pour montrer des vies ordinaires avant de révéler morceau par morceau le poids des traumatismes que chacun peut porter en silence.

Sans jamais tomber dans le sensationnalisme le film parle avec une grande justesse du regard des autres, de la honte, du déni et de l’importance vitale de mettre des mots sur sa souffrance.

En transformant le quotidien banal d’une adolescente en véritable ode à la vie et à l’amour, le film rappelle que parler peut être le premier pas pour recommencer à vivre mais aussi une manière de faire écho à ceux qui souffrent en silence et de leur donner à leur tour le courage de briser les tabous.
Tom Francke
Tom Francke

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 mai 2026
Rarement un film aura su traité aussi finement et habilement un sujet aussi complexe que celui spoiler: des violences faites aux enfants
et des conséquences qui en découlent, pour les victimes comme pour leur entourage. Loin de tomber dans le misérabilisme ou le spoiler: pahtos
, le film nous entraine sur une voie beaucoup plus lumineuse et pleine d'espoir. Brillant.
SARL92
SARL92

1 abonné 14 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 mai 2026
Petit film coréen très joli, bien plus subtil que je ne l'imaginais. J'y allais sans trop savoir, et vraiment, c'est TRES très bien.
Cette gamine est bien attachante dans ce monde qui ne tourne pas rond...
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