Un monde fragile et merveilleux
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tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 778 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 mars 2026
Partir ou rester
Yasmina et Nino, amoureux de la cour d’école à Beyrouth, se voient adultes toujours ensemble. La vie les sépare, elle, fera partie de la diaspora libanaise ; et lui, grandira au Liban malgré les malheurs liés à un pays en guerre. Vingt ans plus tard, ils se retrouvent lors d’une scène très comédie romantique ; c’est le ton du film ; et leur histoire redémarre. Mais peut-on construire son avenir et celui de ses enfants dans un pays fracturé ? Se pose très vite la question de le quitter ou d’être acteur de sa reconstruction ? C’est donc une fresque sentimentale sur fond de trois décennies terribles pour le Liban et les Libanais.
Cyril Aris, par le genre « RomCom » très classique et balisé, tente de faire réfléchir aux questions existentielles qui se posent aux libanais. Avec son côté sucré, c’est tout le charme et la complicité de son duo d’acteur qui nous emporte avant tout. Mounia Akl et Hasan Akil forment un duo séduisant et exaltant ; entre joie et tristesse mais toujours dans la légèreté. Les amoureux des grands sentiments vont se régaler. Après, le contexte libanais est souvent trop secondaire et l’immersion trop peu présente ; Beyrouth devient parfois un prétexte à faire la comédie romantique à la sauce libanaise. Même le choix de rester ou partir d’un pays que l’on aime est traité de manière superficielle.
Malgré tout un bon moment charmant avec un fond intéressant.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 mars 2026
Yasmina et Nino sont nés dans le même hôpital sous les bombes dans les années 80, ils sont tombés amoureux sur les bancs de l’école pour se retrouver 20 ans plus tard.
C’est une « comédie » romantique pas comme les autres puisqu’elle se passe dans un pays où les guerres succèdent aux crises, comme une malédiction.
C’est la grande Histoire tragique du Liban qui nous est racontée à travers la petite histoire de ces deux âmes sœurs et ce très joli film est â l’image de son titre : fragile et merveilleux.
Matthieu B.
Matthieu B.

17 abonnés 290 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 mars 2026
Enfin un film qui a le courage de montrer que l'amour ne suffit pas. Le duel entre l'aspiration au confort (Dubaï ou l'Allemagne) et la passion des racines (Liban) est traité sans manichéisme. On comprend l'urgence de cette mère, on partage la douleur de cet homme. Le film est une gifle adressée à une classe politique incapable, filmant Beyrouth avec une tendresse qui rend le départ imminent encore plus cruel. C’est beau, c'est intelligent, et ça ne cherche pas à nous rassurer. Un grand moment de cinéma politique et humain.
ewan_carlier
ewan_carlier

68 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 mars 2026
Une terrible histoire d’amour au demeurant impossible, non pas par des classes sociales, tempéraments ou situations différentes, mais par l’humanité. La vie, par son indifférence et sa violence la plus totale.
Déchirant et puissant en tout point.
ripley007
ripley007

30 abonnés 9 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 mars 2026
Un film émouvant qui nous emporte dans une belle histoire d’amour à travers des années libanaises traversées par la guerre et les crises successives sur fonds de fous rires, de débrouillardise, d’amitiés. Un film bien à l’image des libanais, très attachant. Belle réalisation et excellents acteurs
A Hunot
A Hunot

11 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 février 2026
J'attendais une immersion dans Beyrouth, dans le Liban, son histoire, ses communautés, sa complexité. J'ai été déçu. Finalement, le Liban est juste évoqué, en arrière plan, et le film raconte une histoire d'amour, somme toute banale.
J'ai été gêné par les nombreux retours en arrière, dans le temps, et quelquefois ne sachant plus à quel époque nous étions.
Ceci dit, le film n'est pas désagréable, l'image est belle, les acteurs impeccables. La bande son, ça va...
pasmaldutout
pasmaldutout

54 abonnés 138 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 mai 2026
Critique garantie sans spoiler !!
Un monde fragile et merveilleux s’impose d’abord par son parti pris radical : une mise en scène dépouillée, où chaque élément semble à la fois nécessaire et chargé de sens.
Le réalisateur joue avec l’ellipse, laissant aux silences et aux regards le soin de porter l’émotion.
Les plans larges, où les personnages apparaissent petits face à des espaces vastes, soulignent leur vulnérabilité, tandis que les gros plans sur des mains ou des visages captent l’intimité des gestes.
La direction d’acteurs suit cette logique.
Les dialogues sont livrés avec une retenue qui force le spectateur à écouter au-delà des mots.
Cette économie de moyens crée une tension subtile, où l’absence devient aussi éloquente que la présence.
La photographie du film est une ode à la fragilité.
Les choix de lumière — souvent naturelle, filtrée par des voilages ou des vitres sales — dessinent des contrastes doux, presque aquarellés.
Les teintes sont volontairement désaturées, comme si le monde représenté était déjà un souvenir, une réalité en train de s’effacer. Les ombres, profondes et mobiles, rappellent la précarité des équilibres humains.
La caméra, souvent immobile, laisse le temps au spectateur de s’imprégner de ces images, transformant chaque photogramme en une peinture où se mêlent mélancolie et espoir.
Sans jamais tomber dans le didactisme, le film parle à notre époque.
Il interroge, sans les nommer, les fractures silencieuses qui traversent nos sociétés : la quête de sens dans un monde saturé d’images, la difficulté à préserver des liens authentiques. Les personnages, bien que ancrés dans une histoire universelle, incarnent des archétypes contemporains — ceux qui cherchent, ceux qui doutent, ceux qui résistent.
La fragilité dont il est question n’est pas seulement individuelle, mais collective. Elle renvoie à une actualité où les certitudes s’effritent, où les repères vacillent.
Le film, par son esthétique même, devient un miroir : il reflète nos propres interrogations sans les résoudre, nous invitant à les affronter avec poésie plutôt qu’avec angoisse.
L’écriture de cet avis reprend les principes du film : sobriété, précision, refus de l’emphase. Les phrases sont courtes, les adjectifs mesurés, les transitions fluides. Chaque paragraphe respire, laissant à la réflexion l’espace nécessaire.
Aucun jargon critique, aucune référence savante : seul compte l’essentiel. Car Un monde fragile et merveilleux est un film qui, précisément, parle à l’essentiel. Il rappelle que le cinéma, quand il se dépouille de ses artifices, peut toucher à l’universel.
Ce film est une leçon de cinéma — non pas par sa virtuosité technique, mais par sa capacité à transformer le simple en profond. Il mérite d’être vu pour ce qu’il est : une œuvre qui, dans un monde bruyant, ose le silence et la délicatesse.
BLS Moviedebrief
BLS Moviedebrief

33 abonnés 302 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 février 2026
«Aimer à Beyrouth»
Ils se retrouvent 20 ans plus tard par accident (et quel accident!), alors qu’enfants ils étaient amoureux.
En 20 ans la vie à Beyrouth entre explosion de bombes et coupures d’électricité est toujours - voire de plus en plus - difficile, les gens fuient vers des contrées plus vivables.
Comment donc bâtir une famille et un avenir professionnel dans cet environnement? Y arriveront-ils?
Ce film a ses imperfections mais il est sincère et plein d’amour pour ce pays meurtri et ses habitants résilients qui y sont si attachés.
Yves L.
Yves L.

3 abonnés 49 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 février 2026
Un film qui fait un bien fou. Un duo solaire qui porte cette belle histoire d’amour et de vie sur fond de guerre et de crise au Liban. Captivant et positif
Danielle Palmieri
Danielle Palmieri

2 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 février 2026
Une très belle histoire sur l’albandon et la nécessité de fuir ces racines. La prise de vue est exceptionnelle d’un point de vue esthétique et créative
Corinne76100
Corinne76100

86 abonnés 635 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 février 2026
Un très beau film libanais, romantique et plein d''espoir sur un pays pris entre guerres, difficultés économiques et politiques. L'interprétation des adultes et des enfants est excellente. Un très bon moment
eliacam
eliacam

24 abonnés 231 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 février 2026
C’est un de ces films qui commencent comme une comédie et se terminent en tragédie. On pourrait dire que c’est un peu comme la vie qui commence dans le rire des enfants et se termine dans les pleurs des morts. Mais j’ai toujours un peu de mal avec le changement de ton dans un film. J’aime savoir si je dois rire ou pleurer.
De plus cette histoire d’une jeune femme brillante qui sacrifie une carrière internationale pour rester dans le Beyrouth des guerres avec un demi raté sous prétexte qu’il est peut être drole … non merci. D’ailleurs elle doit finir par le quitter mais au milieu il y a eu un enfant qui sera déchiré tout comme elle l’a été …
Jylg
Jylg

55 abonnés 492 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 février 2026
Très jolie histoire d’amour sur fond d’instabilité chronique au Liban. Cette fable sonne vrai et on est plein d’empathie pour ce couple tellement amoureux. À noter les acteurs superbes, notamment les enfants, adorables .
Yves G.

1 846 abonnés 4 021 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 23 février 2026
Nino et Yasmina sont nés le même jour, à la même heure, dans la même maternité beyrouthine sous les bombes. Elèves à la même école, ils sont inséparables. Mais le divorce des parents de Yasmina et la mort brutale de ceux de Nino les éloignent. Ils se retrouvent par hasard vingt ans plus tard. Mais quel avenir un couple amoureux peut-il avoir au Liban aujourd’hui ?

Cyril Aris avait monté le film de Mounia Akl "Costa Bravo Lebanon" et en avait réalisé le making-off "Danser sur un volcan", sur la difficulté de réaliser un film au Liban de nos jours. Les rôles ont permuté : Mounia Akl est passée devant la caméra que tient désormais Cyril Aris.

Le titre de ce film est ambitieux. Son sujet l’est doublement. Il s’agit à la fois de raconter une grande histoire d’amour sur trente années et de dresser en arrière-plan le portrait du Liban contemporain, un pays si attachant et un Etat si failli.

On a scrupule à avoir la dent dure avec ce film attachant. Mais hélas force est de constater que son double pari n’est qu’en partie tenu. L’histoire d’amour façon Jeux d’enfants avec le couple Canet-Cotillard de deux ravissants bambins qui, devenus adultes, retrouvent leur complicité enfantine n’est qu’à moitié réussie faute peut-être d’alchimie entre les deux comédiens principaux. Quant au portrait du Liban déchiré, c’est devenu un tel lieu commun avec "Journal intime du Liban", "Le Quatrième Mur", "Sous le ciel d’Alice" ou précisément "Danser sur un volcan" du même Cyril Aris, qu’on y a l’impression de faire du sur-place sans y rien apprendre.
sylcler
sylcler

6 abonnés 68 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 février 2026
Hymne à la vie et à l'amour avec beaucoup de réalisme sur ce les entoure, très positif malgré les situations
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