Note moyenne
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La note attribuée n'est pas forcément un engagement à voir ce film, qui peut, en effet, mettre le spectateur extrêmement mal à l'aise (c'est un chef-d'œuvre en ce sens). Le fait que son scénario ait eu en 2021 le Prix Solinas (italien) du Meilleur Scénario y est sûrement pour quelque chose, mais le film l'amplifie avec force - on s'est mis ainsi à penser à Théorème (1968) de Pasolini, pour des raisons qu'on ne s'explique pas totalement (mais l'impression était là, et mériterait approfondissement).
On ne peut décrire le malaise ressenti sans spoiler (ce qu'on ne fera pas), mais il est énorme et permanent du début à la fin. On assiste en fait à la rencontre de deux âmes malades, très malades, aussi bien le bel ado pour le vilain rôle que la prof pour le beau rôle. La magie est de croire peu à peu que chacun va guérir de sa maladie grâce à l'autre (le film est doué pour ça) : le lycéen échappant à l'emprise vénéneuse de ses proches (mère et beau-père) ; la prof oubliant son rêve de petite fille (reciter l'Acte de Contrition d'une seule traite)...
Bien que fidèle au fait divers que le synopsis évoque (l'affaire de Castellamonte de 2016), la fin du film est malgré tout inattendue (la caméra ayant su pousser le spectateur à imaginer une autre fin). Sans cette fin, le film aurait pu être tout autre. Là, elle nous enfonce dans le dégoût, et achève de faire de ce film un film mémorable, dont on préférerait ne pas se souvenir, tellement on a pitié des personnages (quatre pour l'essentiel), et pitié de l'humain dans ses travers. Mais le jeu des acteurs fait qu'on s'en souviendra, d'abord Saul Nanni dans le rôle d'Alessio (l'ado), ensuite Valeria Golino dans celui de "la Gioia" (la prof) - magnifiques acteurs.
On ne peut décrire le malaise ressenti sans spoiler (ce qu'on ne fera pas), mais il est énorme et permanent du début à la fin. On assiste en fait à la rencontre de deux âmes malades, très malades, aussi bien le bel ado pour le vilain rôle que la prof pour le beau rôle. La magie est de croire peu à peu que chacun va guérir de sa maladie grâce à l'autre (le film est doué pour ça) : le lycéen échappant à l'emprise vénéneuse de ses proches (mère et beau-père) ; la prof oubliant son rêve de petite fille (reciter l'Acte de Contrition d'une seule traite)...
Bien que fidèle au fait divers que le synopsis évoque (l'affaire de Castellamonte de 2016), la fin du film est malgré tout inattendue (la caméra ayant su pousser le spectateur à imaginer une autre fin). Sans cette fin, le film aurait pu être tout autre. Là, elle nous enfonce dans le dégoût, et achève de faire de ce film un film mémorable, dont on préférerait ne pas se souvenir, tellement on a pitié des personnages (quatre pour l'essentiel), et pitié de l'humain dans ses travers. Mais le jeu des acteurs fait qu'on s'en souviendra, d'abord Saul Nanni dans le rôle d'Alessio (l'ado), ensuite Valeria Golino dans celui de "la Gioia" (la prof) - magnifiques acteurs.
Gioia (Caleria Golino) est une vieille professeure de français dans un lycée turinois. À près de cinquante ans, elle vit encore chez ses parents. Elle tombe sous le charme d'Alessio (Saul Nanni), un élève de première d'une troublante beauté, qui partage avec sa mère immature (Jasmine Trinca) une existence chaotique.
Le réalisateur Nicolangelo Gelormini s'est inspiré d'un fait divers, l'affaire Gloria Rosboch, qui a défrayé la chronique transalpine en 2016. Il a confié le rôle de Gioia - qui en italien est à la fois un nom propre et un nom commun, la joie - à la star Valeria Golino qu'il a pris un malin plaisir à enlaidir. Le rôle d'Alessio est interprété par un jeune acteur androgyne à la sensualité féline.
"La Tentazione" veut raconter le trouble de cette enseignante à la vie (trop) bien rangée qui découvre des émotions inédites au contact de ce jeune Adonis. Il tente de réhabiliter le jeune homme en en faisant la victime de la frivolité de sa mère et de la malhonnêteté de son beau-père. L'histoire poursuit son petit bout du chemin jusqu'à une fin glaçante, que la légèreté de la liaison ne laissait pas augurer, mais qui est fidèle aux faits.
Le défaut de ce film italien est de n'avoir pas su prendre son parti. La relation hors normes entre une femme gelée et son élève n'a rien de bien transgressif, d'autant qu'aucune étincelle ne jaillit entre les deux protagonistes. On est loin de "Babygirl" avec Nicole Kidman ou de "Dreams" avec Jessica Chastain. Et l'histoire policière que La Tentazione raconte n'a rien de bien palpitant, surtout si on en sait déjà le dénouement.
Le réalisateur Nicolangelo Gelormini s'est inspiré d'un fait divers, l'affaire Gloria Rosboch, qui a défrayé la chronique transalpine en 2016. Il a confié le rôle de Gioia - qui en italien est à la fois un nom propre et un nom commun, la joie - à la star Valeria Golino qu'il a pris un malin plaisir à enlaidir. Le rôle d'Alessio est interprété par un jeune acteur androgyne à la sensualité féline.
"La Tentazione" veut raconter le trouble de cette enseignante à la vie (trop) bien rangée qui découvre des émotions inédites au contact de ce jeune Adonis. Il tente de réhabiliter le jeune homme en en faisant la victime de la frivolité de sa mère et de la malhonnêteté de son beau-père. L'histoire poursuit son petit bout du chemin jusqu'à une fin glaçante, que la légèreté de la liaison ne laissait pas augurer, mais qui est fidèle aux faits.
Le défaut de ce film italien est de n'avoir pas su prendre son parti. La relation hors normes entre une femme gelée et son élève n'a rien de bien transgressif, d'autant qu'aucune étincelle ne jaillit entre les deux protagonistes. On est loin de "Babygirl" avec Nicole Kidman ou de "Dreams" avec Jessica Chastain. Et l'histoire policière que La Tentazione raconte n'a rien de bien palpitant, surtout si on en sait déjà le dénouement.
Gioia, une professeure de français, une femme sans âge qui vit toujours chez ses parents et qui, manifestement, n'a jamais connu l'amour. Alessio, un adolescent dont la beauté est exploitée par sa mère et son ami et, qui, face un redoublement, vient prendre des cours particuliers chez Gioia. Au départ une pièce de théâtre inspirée par une histoire vraie, devenue un scénario digne d'un mauvais roman photo et auquel on ne croit pas du tout tellement tout est caricatural, situations et personnages. Dommage pour les 2 grandes actrices que sont Valérie Giolino (Gioia) et Jasmine Trinca (Carla, la mère d'Alessio) qui, tout en étant contrainte de surjouer dans de nombreuses scènes, font ce qu'elles peuvent pour sauver le film.
Pas du tout d'accord avec les trop sévères et mauvaises critiques ! Non pour moi ce film n'est pas 1 vulgaire "polar erotique" (?) , au scénario raté, auquel l'on ne peut pas croire... d'autant plus qu'il est inspiré d'une histoire vraie, avec des faits qui sont assez proches du réel. Par contre l'interprétation change la donne et elle est vraiment de grande qualité, c'est la force du film. C'est une histoire sordide et les acteurs réussissent à lui donner toute sa dimension tragique et émouvante. Valeria Golino, qui a été si belle quoiqu'avancant en âge, est extraordinaire et terriblement touchante en vieille fille démodée comme on n'en fait plus (or c'était le cas dans l'histoire réelle) , parfois à en être ridicule (c'est ainsi que j'interprète les vagues effluves erotiques), sinon enlaidie fort dépouillée, naïve, isolée, tellement inexpérimentée, pigeon idéal face à 1 jeune homme au départ roublard, plus ambigu ensuite. Les acteurs jouant l'etouffante vieille mère, le binôme sordide de la mère du garçon et l'amant coiffeur, sont aussi parfaits dans leur terrible registre. Le scénario choisit d'expliquer peut être, pour le film et pour donner complexité et touche de contemporain, une triste histoire, des contraintes et un back ground très glauque à ce jeune gars. On est ainsi saisi par le sort si cruel de cette femme ( qui pourrait aujourd'hui n'être qu'une petite victime d'un scammer à distance, plaie d'argent n'est pas forcément mortelle ; de ces arnaques on entends parler tous les jours). En réalité, si on recherche dans la presse italienne , cette femme quinqua avait réellement un physique ingrat, 1 vie tristoune de prof célibataire n'ayant jamais quitté ses parents, le jh n'avait pas 1 gueule ni une âme d'ange (même perdue) tel que le film le suggère, mais de voyou sans attrait issu d'un milieu peu favorisé. Le cinéma rend compte de ce que derrière des vies tristement banales se jouent des illusions, des drames, dont on perçoit soudain la terrible violence.
La Gioia est l'adaptation d'une pièce de théâtre, elle-même inspirée par des faits réels. C'est l'histoire d'une attraction des extrêmes, entre ce qu'on appelle sans grande charité une vieille fille, enseignante, qui vit encore chez ses parents, et un lycéen beau comme le péché, exploité par sa mère et un "ami" de la famille. C'est un conte de fées très noir qui commence par des leçons de français, se déroule dans l'architecture si particulière de Turin et confronte la naïveté et la solitude au cynisme du monde et aux mécanismes de la prédation et du mal. Le deuxième long métrage de Nicolangelo Gelormini s'insinue dans les creux de l'intimité, expose les faits avec crudité, tout en montrant une furieuse tendresse pour son héroïne, pure et crédule. Le film, qui n'hésite pas à nous sortir de notre zone de confort, ne serait pas le même sans Valeria Golino, qui s'ajuste avec une virtuosité stupéfiante aux contours d'un rôle peu gratifiant, mais marquant. La même remarque peut-être faite, à un degré moindre, pour la formidable Jasmine Trinca, elle aussi étonnante, à contre-courant de ce qu'elle dégage habituellement sur l'écran. L'interprétation, dans son ensemble, permet à La Gioia de dépasser sa valeur intrinsèque en termes de scénario et de mise en scène. Se dégage du tout comme un sentiment de tristesse et d'inéluctabilité.
Ce film inspiré d’un fait divers tragique réel en Italie est assez palpitant et bien réalisé. On suit l’histoire de cette enseignante modeste qui tombe sous le charme toxique d’un élève de son lycée. On assiste dans ce film à la démonstration inexorable de cette escroquerie aux sentiments et c’est prégnant et bouleversant. Le scénario est bien construit et bénéficie d’une bonne interprétation de cette enseignante. Le film nous laisse tout de même une sensation amère dans sa conclusion.
Bernard CORIC
(Film visionné en projection de presse au cinéma Le Balzac le 08/09/2026 à PARIS°
Bernard CORIC
(Film visionné en projection de presse au cinéma Le Balzac le 08/09/2026 à PARIS°
Le problème de certains films tirés d'une histoire vraie est qu'ils se croient permis de faire passer les pires invraisemblanes, sous prétexte d'authenticité du matériau initial. C'est le cas de ce long métrage qui ne décolle vraiment que sans sa dernière partie, avec sa trame policière. On peut par ailleurs louer la performance de Valeria Golino, enlaidie à outrance et habillée comme un sac, qui parvient tout de même à dégager une véritable émotion.
Tout sonne faux dans cette caricature de thriller : aucun dialogue, aucune situation, aucun personnage n'est crédible. Et pourtant, ce n'est pas une parodie, on a l'impression que le réalisateur veut croire à cette pseudo-séduction d'un éphèbe pour sa vieille prof de français (Valéria Golino maquillée comme une voiture volée). Un désastre.
Ce film sur la manipulation est bien réalisé, bon scénario qui met en parallèle deux vies extrêmement différentes qui font que l'événement peut arriver, très bonne analyse sur la carence affective
Un film avec une ambiance années 80... Les acteurs, l'ironie, l'humour et la noirceur, cette histoire est magnétique...
c'est un film qui laisse un arrière goût très amer, avec cette fin particulièrement glaciale. malgré quelques longueurs on s'attache au personnage de Gaia, désarmée au milieu des turpitudes qui l'entourent.
Un film particulièrement bouleversant, d'autant plus qu'il est très proche de la réalité. Connaissant la véritable histoire qui s'est déroulée en Italie, j'ai été frappée par la justesse avec laquelle les événements et les personnages ont été retranscrits à l'écran.
J'ai notamment trouvé que la mère de Gioia, ainsi que Valeria Golino dans son interprétation, étaient remarquablement proches des véritables personnes. On ressent un véritable travail de recherche et une grande sensibilité dans la manière de faire revivre cette histoire.
Les interprétations sont magnifiques, justes et profondément humaines. Rien ne semble exagéré ou artificiel : tout sonne vrai, et c'est précisément ce qui rend ce film aussi touchant et prenant.
Un excellent film, porté par des interprétations remarquables, qui mérite vraiment d'être vu. Une belle réussite cinématographique, surtout lorsqu'on connaît l'histoire réelle qui se cache derrière.
J'ai notamment trouvé que la mère de Gioia, ainsi que Valeria Golino dans son interprétation, étaient remarquablement proches des véritables personnes. On ressent un véritable travail de recherche et une grande sensibilité dans la manière de faire revivre cette histoire.
Les interprétations sont magnifiques, justes et profondément humaines. Rien ne semble exagéré ou artificiel : tout sonne vrai, et c'est précisément ce qui rend ce film aussi touchant et prenant.
Un excellent film, porté par des interprétations remarquables, qui mérite vraiment d'être vu. Une belle réussite cinématographique, surtout lorsqu'on connaît l'histoire réelle qui se cache derrière.
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