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Rideau sur l'Écran
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5,0
Publiée le 24 juillet 2026
Longtemps devenue une légende de cinéphiles, cette version fantôme de Tarantino existe enfin sur grand écran. Réunis en un seul souffle, les deux volumes retrouvent leur cohérence originelle, celle voulue avant que le montage américain n'impose une séparation en deux films distincts. Le résultat épouse naturellement la fureur du premier volet et la mélancolie crépusculaire du second, sans jamais donner l'impression de recoller deux œuvres différentes. Chaque duel devient un film à part entière, porté par une mise en scène chirurgicale et une bande originale qui traverse les décennies avec une évidence folle. Uma Thurman incarne une Mariée à la fois implacable et brisée, habitée d'un bout à l'autre du récit. Derrière la stylisation extrême de la violence se cache une œuvre d'une richesse rare, hommage vibrant au cinéma de sabre et de kung-fu qui a façonné Tarantino. Les 4h35 filent sans lasser une seconde.
Je n'avais vu que le 1er donc je ne peux pas comparer les 2 versions. J'aime beaucoup la façon de filmer et la photo. L'histoire est peu vraisemblable mais on s'en fout, le plaisir est là. La fin est malheureusement un peu verbeuse d'où le 4. La séquence post générique est sans intérêt mon avis.
Je suis triste de l'écrire, car ces films que j'ai vus et revus ont profondément marqué mon rapport au cinéma et à l'écriture en général, mais cette version n'ajoute rien, voire atténue la puissance des jumeaux Kill Bill I & II. L'extension de l'histoire de Oren-Ishii ne crée aucune excitation, et évacue l'ambiguïté de la version originale où spoiler: on se demandait si l'homme de main de Boss Matsumoto n'était pas Bill lui-même, ce qui faisait de lui le meurtrier des parents d'Oren, et rendait plus étrange qu'elle se soit mise à son service . L'une des qualités originelles de ces films est qu'ils laissent beaucoup de place à l'imagination, on sent que les personnages pourraient remplir des kilomètres de bobines et là, c'est l'effet inverse. Si vous allez voir cette version, je vous conseille toutefois de partir au générique, plutôt que d'attendre comme je l'ai fait la séquence en images de synthèse, qui elle est vraiment décevante : spoiler: la bataille très "jeux vidéos" et sans scénario qui vaille entre B. et la sœur jumelle de Gogo Yubari est aussi ennuyeuse que gênante . Bref, il coûte parfois de vouloir raviver de très bons souvenirs de cinéma.
Avec Kill Bill: The Whole Bloody Affair, Quentin Tarantino réunit enfin les deux volets de sa fresque vengeresse dans une version pensée comme une œuvre unique. Plus qu'un simple montage intégral, cette édition permet de redécouvrir toute l'ambition d'un film devenu l'un des sommets du cinéma de genre des années 2000.
Le récit suit La Mariée, ancienne tueuse d'élite trahie par son mentor Bill et les membres du Détachement International des Vipères Assassines. Après avoir miraculeusement survécu à une tentative d'assassinat le jour de son mariage, elle entreprend une vengeance méthodique qui la conduit à travers le monde jusqu'à l'affrontement final avec celui qui a détruit sa vie.
Cette version intégrale renforce la cohérence de l'ensemble. Les ruptures de ton entre le film de sabre japonais, le western, le polar, le cinéma de kung-fu ou encore le thriller trouvent ici une fluidité nouvelle. Tarantino compose une déclaration d'amour au cinéma populaire mondial, multipliant les références sans jamais perdre de vue la trajectoire profondément intime de son héroïne.
Uma Thurman livre sans doute la performance la plus emblématique de sa carrière. À la fois guerrière implacable et femme brisée, elle impose une présence magnétique dans chaque séquence. Face à elle, David Carradine compose un Bill fascinant par son calme inquiétant, tandis que Lucy Liu demeure inoubliable dans le rôle d'O-Ren Ishii, protagoniste de l'une des scènes les plus marquantes du film.
La mise en scène atteint un niveau de virtuosité rare. Chorégraphies millimétrées, compositions visuelles éclatantes, utilisation expressive de la musique et maîtrise du rythme témoignent du talent de Tarantino pour transformer chaque affrontement en véritable morceau de cinéma. La célèbre bataille de la Maison des Feuilles Bleues reste aujourd'hui encore une référence du cinéma d'action.
Sous ses flots de sang stylisés et ses dialogues ciselés, Kill Bill: The Whole Bloody Affair est aussi une réflexion sur la vengeance, la maternité, la rédemption et l'identité. En réunissant les deux volumes, cette version révèle pleinement la richesse émotionnelle d'un récit souvent réduit à son esthétique spectaculaire.
Une fresque de vengeance magistrale où Quentin Tarantino sublime le cinéma de genre avec une virtuosité exceptionnelle. Porté par une Uma Thurman légendaire, Kill Bill: The Whole Bloody Affair s'impose comme l'une des grandes œuvres du cinéma contemporain.
KILL BILL : THE WHOLE BLOODY AFFAIR – La version ultime dont Tarantino rêvait depuis le début
Il y a des films qui sont pensés comme des œuvres complètes, mais que les contraintes de distribution obligent à être découpés. Kill Bill en est l’exemple parfait. Dès l’origine, Quentin Tarantino imaginait une seule et immense fresque. Les deux volumes n’ont jamais été conçus comme deux films indépendants, mais comme un seul récit. Kill Bill: The Whole Bloody Affair est donc, à mes yeux, la véritable vision du réalisateur.
Et quelle vision.
Avec 4 h 35 de durée, ponctuées par une entracte officielle de 15 minutes, on pourrait craindre une expérience interminable. C’est tout l’inverse. Le film donne l’impression de durer à peine 2 h 30. Le rythme est constamment soutenu, chaque séquence relance la suivante, et jamais je n’ai eu le sentiment que Tarantino tirait son histoire en longueur. C’est même assez fascinant de voir une œuvre aussi monumentale défiler avec une telle fluidité.
La mise en scène est tout simplement exceptionnelle. Chaque plan est pensé, chaque mouvement de caméra raconte quelque chose. Tarantino mélange les influences du cinéma de sabre japonais, du western, des films de kung-fu, du polar et de l’exploitation avec une maîtrise incroyable. Il passe d’un affrontement ultra-violent à un dialogue tendu, puis à un moment plus contemplatif, sans jamais casser le rythme. C’est du cinéma dans ce qu’il a de plus inspiré.
Le fait de voir les deux volumes réunis change également la perception de l’histoire. Les transitions sont naturelles, les enjeux émotionnels gagnent en force et le parcours de la Mariée apparaît enfin comme une seule et même odyssée. Là où les sorties séparées pouvaient donner l’impression de deux expériences différentes, The Whole Bloody Affair révèle une œuvre d’une cohérence remarquable.
L’entracte n’est pas un gadget. Au contraire, elle tombe au bon moment et permet de reprendre la seconde moitié avec la même énergie que le début. C’est une idée qui renforce encore davantage le côté « grande fresque cinématographique ».
Kill Bill: The Whole Bloody Affair n’est pas seulement une version longue. C’est la version définitive de Kill Bill, celle que Tarantino avait toujours imaginée. Une œuvre monumentale, portée par une mise en scène virtuose, un rythme impressionnant et une identité visuelle qui, plus de vingt ans après, reste absolument unique.
Tellement puissant et beau à regarder. les images sont top. La classe comme tarantino c'est faire. Dimanche au ciné à Lucon la version de +4h, ça va être génial
Bon ces ajouts sont mineurs et l'on profite surtout de l'occasion de se refaire le diptyque sur grand écran, car clairement que se soit la scène animé sur Oren Ishii où la collaboration Fortnite c'est ce n'es pas ça qui étoffe le récit ou permet un meilleur développement du personnage c'était déjà très clair à l'origine, quand à la scène colorisé contre les 88 fous qui etait déjà comme çela dans la version nippone elle reste très bien chorégraphiés et percutante, mais en 20 ans d'autres sont passées par là. C'est toujours un excellent film, quelques longueurs, d'autant plus qu'il y a une intersection entre les 2, dommage de ne pas avoir fait un montage ou les volets s'enchaînent naturellement, peut-être sur la versions physique..pour ceux qui veulent le re-découvrir sur grand écran, c'est une valeur sûre pour les autres ça sera sûrement inutile.
Toujours aussi passionnant de Revoir Ce film et l'histoire du Personnage de "La Mariée". Des scènes revues et une fin originale à voir après les crédits. Dédicace à qui nous à quitter l'An dernier. Musique , Montage, Scénario, réalisation, jeux d'acteur au Top. seul bémol la VF, pas synchro au début, après c'est OK et une qualité d'image qui aurait Dû être revisitée, 4K au minimum.
Quasiment 20 ans après sa (ses) sortie originelle, revoir Kill Bill, enfin dans sa véritable version, fut une expérience incroyable, de nostalgie, d'émotion, de jouissance cinématographique.
Le film est un véritable patchwork, et on pourra critiquer aisément son manque d'unité, de cohérence artistique globale, mais ici, nous sommes sur un florilèges d'hommages à différents styles et courant cinématographiques, même si, mis bout à bout, on a plus l'impression d'être dans un festival de court-métrage, plutôt que visionner un seul film.
Mais malgré les petits défauts (qui font le charme du film finalement), on se prend à sourire, rire, pleurer, car dans tout ce patchwork il y a beaucoup de moments de grâce, que je (re)découvre sous un oeil adulte aujourd'hui. des scènes que je trouvais plutôt pénibles il y a 20 ans se révèlent être des scènes clefs.
Et c'est ça la magie des grands films, pouvoir les regarder 20 ans après et y découvrent encore et toujours de nouvelles émotions...
Étant née en 2002, je pensais ne jamais avoir la chance de voir Kill Bill au cinéma. J’étais donc plus que ravie en découvrant que les deux films allaient être projetés, et évidemment, je ne pouvais pas manquer ça !
C’était génial : une expérience vraiment différente de celle que l’on peut avoir chez soi. Malheureusement, je les ai tellement vus que je les connais presque par cœur, mais les redécouvrir sur grand écran reste un plaisir total.
Si j’y étais allée en espérant découvrir énormément de nouvelles choses, j’aurais peut-être été un peu déçue, car les ajouts restent assez limités. Mais ce n’était pas du tout mon objectif : je savais à quoi m’attendre et je voulais surtout revoir ces films que j’adore dans des conditions totalement différentes.
spoiler: L’ajout de certaines scènes, notamment autour des origines d’O-Ren Ishii, m’a tout de même fait énormément plaisir.
quelle plaisir de revoir les 2 kill bill en un seul film avec la version qu a voulu ,monsieur tarantino, le chef d œuvre de ce réalisateur. un film jousif, dément.
C’est une bonne idée de ne faire qu’un seul film kill bill même si ces films sont parfois bavards ( surtout le deuxième qui s’étire….) avec un cinéma tutoyant le prétentieux. Le seul changement intéressant reste celui par rapport à la fille de Béatrice. C’est mieux pour le spectateur. A contrario La séquence surrallongée en animé, ne m’a pas conquis. Finalement c’est un perso dont il y a plus de temps de flash back, présentations et introduction que de temps de jeu réel dans le film. C’est un principe énervant de te raconter un perso pendant 20 minutes et de le tuer en 15 secondes en deux scènes. La recolorisation n’avait que peu d’intérêt pour ma part . Bref entre ultra violence et musique cool avec bavardages , hommage et plagiat , c’est du Tarantino. Plaisant mais à la limite dans la durée quand même.
je n'avais pas revu ce(s) film(s) depuis leur sortie salle. Avec + de 20 ans de culture cinématographique en plus, je me suis rendue compte à quel point Tarantino était un vrai génie. Rien n'est laissé au hasard avec lui. La photo, les chorégraphies, les jeux de caméras, et la musique surtout... J'ai redécouvert ce film, que je considère maintenant comme un vrai chef d'oeuvre. Je regrette finalement l'entracte imposée. J'avais peur des 4h35 mais elles seraient passées nickel sans pause (d'ailleurs je n'ai pas bougé de mon siège pdt la pause). Couper le film, c'est finalement nous donner l'impression de voir 2 films bout à bout. Surtout que la 2eme partie est un peu en dessous (et peut être que je n'aurai pas eu ce sentiment s'il n'y avait pas eu de coupure)
Kill Bill: The Whole Bloody Affair est sans doute la meilleure manière de découvrir ou redécouvrir l’œuvre de Quentin Tarantino. Plus qu’un simple montage des deux volumes, cette version restitue le rythme imaginé à l’origine par le réalisateur et renforce la dimension de grande fresque de vengeance. Pour les admirateurs de Tarantino, c’est une édition incontournable ; pour les nouveaux venus, c’est probablement la façon la plus aboutie de vivre cette histoire telle qu’elle avait été conçue dès le départ.