Alors c'est un premier film, et cela se sent. Il y a une sorte de côté film amateur tout du long. Léger mais vraiment présent. Et j'ai trouvé cela terriblement décevant. Ni flippant, ni dans l'humour noir. Ni fin psychologiquement. Avec un aspect très artificiel qui fait que l'histoire marche surtout car le petit ami est le type le moins réactif du monde. Rien n'est réaliste dans ce film, et ça fait un peu court métrage étiré. Ce film c'est "ma copine se prend pour un film d'horreur à elle toute seule". Et franchement c'est pas terrible.
D'ailleurs l'actrice est crispante à la longue. Et en plus je me suis ennuyé par moments. Je ne comprends pas la hype autour de ce film finalement. Sauf que ça remue peut-être les hommes déconstruits actuels!! AHHAHA! En tout cas c'est à se demander qui cela touche vraiment car c'est pas fin du tout.
« Obsession » recycle simplement une idée réinventée plusieurs fois par Joss Whedon dans « Buffy contre les vampires ». Mais ici, sans inspiration. Celles et ceux qui ont vu la série, et qui ont vu « Smile », se diront que ce réalisateur n’a vraiment rien amené à l’audiovisuel et que les critiques dithyrambiques sont une énigme qui mérite d’être résolue.
J’ai trouvé ce film vraiment épatant par son originalité, son vice et par le jeu de cette actrice possédée par ce vœu d’apparence ordinaire mais qui devient d’une dangerosité absolue
Quand un petit film d'horreur indé à dollars fait mieux que des blockbusters hollywoodiens à 250M, c'est qu'il y a clairement un problème dans l'industrie. Que ce soit par sa narration, sa photographie ou encore sa bande originale, Obsession fait mieux que la plupart des films d'horreur récents, voire même, allez soyons fous, que la plupart des films d'horreur de ces dix dernières années ? Alors que, objectivement, il n'est pas si exceptionnel que ça, mais le niveau d'exigence général (y compris le mien) a probablement baissé au vu des dernières productions. Mais c'est le genre de film qui prouve que le genre horreur n'est pas mort, et qu'il peut encore, faire émerger de bons réalisateurs, de temps à autre…
Grosse surprise 2026 , un film qui a fait parler de lui alors que j’étais sceptique , mais grosse révélation féminine de cette actrice et un scénario diabolique sur le vœu d’un amour d’une malédiction d’où vous ne sortirez pas indemne , un film qui vous colle au siège de votre cinéma avec des gros sursaut
Film malin et intelligent sur la toxicité d'une relation et pour une fois di point de vue de l'homme. Après c'est un peu long à démarrer et la note aurait été de 3 sans la dernière partie qui met du temps à arriver. A voir mais une seule fois.
Chaque année de cinéma comporte son petit phénomène, soit par son concept, soit par son succès inattendu et fulgurant au box-office. Pour cette année 2026, « Obsession » semble être ce phénomène. Que propose alors cette surprise horrifique et mérite-t-il son succès ? Oui, Probablement. De là à dire que le film est une révolution cinématographique, la réponse est non. Le concept est simple : un jeune homme amoureux d’une des ses amies va utiliser une boite à souhaits achetée dans un magasin pour souhaiter la réciproque et le résultat va légèrement dépasser ses attentes. Le concept peut sembler un peu déjà vu et c’est bien le principal reproche que j’émettrais. Passé son idée et son approche extrême, le film ne surprend qu’à de trop rares reprises. Les surprises viennent plus des quelques élans de violence et de gore, plutôt bien amenés au demeurant, que d’une véritable construction d’intrigue. La fin est cependant assez réussie bien que plutôt attendue dans un film de ce genre. Dommage aussi que l’angoisse induite par le film soit trop dépendant de la musique. Le mixage sonore est très excessif et si la musique fonctionne parfois, son utilisation trop appuyée dessert un peu les effets. L’excellente performance de l’actrice principale, Inde Navarrette, est cependant à mettre en avant tant son jeu varié, vaut pour beaucoup dans l’intensité du film. « Obsession » vaut le coup d’œil mais je ne suis pas certain qu’il marquera mon année cinéma horrifique. Note : 12/20
Woaw. Quelle puissance ! Un film d'horreur n'a pas forcément besoin de tueurs en série, de démons, sorcières ou monstres. La recette ici est simple et tellement bien mise en scène. On est pris à fond dans l'histoire surtout que c'est quelque chose qui peut nous arriver finalement (bon pas à ce point là normalement mais vous avez compris). Tout est bien ficelé, c'est angoissant et la tension monte au fur et à mesure. Vraiment un super bon film. Je ne mets pas 4/5 car ça aurait été sympa de plus creuser l'histoire et l'origine de l'artefact. Bref, un super film je recommande.
Il m'aura donc fallu 13 semaines pour finalement donner une chance à Obsession, première réalisation du videaste américain Curry Braker.
J'aurais pu penser que je n'étais plus fait pour les films d'angoisse/horreur, que cette période m'était passée et que je n'étais plus là cible de telles productions.
Or les récents visionnages de Get Out, US ou encore Nope de Jordan Peele, prouvent surtout à quel point utiliser la force et les outils du film de genre afin d'étayer un propos fort était autrement plus audacieux et captivant.
Alors oui, durant toute la projection d' Obsession, j'étais tendu et mal à l'aise. Pour autant, 80 % de ces manifestations s'expliquent de façon strictement rationnelle : ça jump care à tout-va, c'est relativement bruyant ; ça hurle, les effets sonores sont omniprésents, puis ça devient bien entendu un peu plus graphique, voire sale à mesure que l'intrigue progresse... Autant de ressorts qui mobilisent et procurent inévitablement des réaction.
Cela n'en fait pas pour autant un mauvais film.
J'ai par exemple trouvé la BO subtile et intéressante de par son côté anachronique volontairement désuet, mais aussi sa douceur paradoxale, ponctuée d'altérations qui renforcent l'incursion du malaise et l'ambiguïté ressentie par les personnages. Les acteurs jouent bien et ne cabotinent même pas. Aussi, certaines éruptions de violence pure, marchent parfaitement et apportent une dimension fataliste plutôt bienvenue.
En revanche, strictement rien de neuf ni de percutant.
S'il maîtrise la forme pour ce premier essai, c'est le manque cruel de fond qui me laisse malheureusement en dehors et m'empêche d'adhérer pleinement à la proposition.
Bien meilleur que le tout-venant horrifique "mainstream", mais bien trop en surface pour être aussi saisissant qu'espéré.
Pour son premier long métrage, Curry Barker convoque de nombreuses références spoiler: : Requiem For a Dream pour le sujet, Together pour le faux sujet, It Follows et Smile pour les fulgurances visuelles, Talk to Me pour le côté possession récréative et en extrait la substantifique moelle pour concocter un récit puissant et formellement plutôt novateur.
D'un coup de baguette magique de jeune cinéaste prodige, il habille son sujet, un drame particulièrement lourd et malaisant spoiler: autour de l'addiction et l'autodestruction des atours anxiogènes mais fun de la comédie romantique horrifiquespoiler: là où Requiem For A Dream versait dans le réalisme et le misérabilisme, pour un impact décuplé
Faisant honneur à son sujet, la co-dépendancespoiler: et non la romance , le cinéaste procède à un récit tout en mirroir, à partir duquel deux interprétations sont possibles :
- spoiler: Interprétation n°1 : Nikki est un personnage réel.
Le "make a wish gum" symbolise la drogue. Bear finit par avoir Nikki sous son emprise, non pas en la charmant avec un sortilège mais en la faisant replonger dans la drogue avec lui (on connait le passé des deux protagonistes : l'un se drogue avec l'oxydocone, l'autre est une ex addict à l'héro). Les deux iront ensemble, tel un couple, jusqu'en enfer, l'enfer de la codependence, l'enfer de la déchéance. Nikki en échappera miraculeusement par la mort de Bear et prendra enfin conscience de sa situation rendra compte une fois son emprise disparue à la mort du dernier
- Interprétation N°2 : le film met en image la lutte de Nikki et Sarah, les deux facettes de la personnalité torturée et trouble de Bear, pour séduire ce dernier et éliminer sa rivale
Nikki est la personnification de la drogue, du déni, du plaisir immense et sans effort qui finit par devenir de plus en plus dérangeant (les crises de Nikki symbolisent les descentes de Bear).
Nikki a un amour fou, pathologique, pour la partie de Bear qui essaie de rester sobre et qui, renie tant bien que mal, son amour toxique pour l'autodestruction (scène de la voiture où il hésite à accepter les premières avances de Nikki et est clairement dans le déni de ce qu'il vient de faire).
Cette Nkki qui évoque un père cancéreux et qui pourrait être la clé de compréhension de la situation de Bear : au début du film on découvre les tubes d'oxydocone, un opoide puissant utilisé pour soulager les douleurs cancéreuses rebelles. C'est bien la déchéance puis le décès du père de Bear qui pourrait l'avoir fait plonger. Décès symbolisé à travers la mort du chat, d'overdose, au début du film .
Sous drogue, Nikki finira par achever la personnalité sobre de Bear, incarnée par la discrête Sarah, cette fille avec un background similaire à lui mais qui elle reste honnête avec elle même et qui, par sa persévérance, réussira à reprendre son destin en main (elle est reçue in extremis dans son université), ce que la personnalité autodestructice de Bear lui refuse à lui même (lorsque Nikki lui demande, Bear avoue ne pas envisager de futur et s'invente une vie de food critic en bon mythomane qu'il est)
CONCLUSION :
Du fait que Nikki reprenne les mêmes répliques que Bear en différé, on peut penser que le film tourne autour de la seconde hypothèse : un dialogue, un amour vache puis un affrontement final entre les deux personnalités de Bear, dont l'absence de connexion au réel résonne tel un écho vaporeux. Une absence de connexion qui prendra fin quand, tel un miraculé, Bear survivra à une overdose et prendra enfin conscience de sa déchéance.
Obsession est un film qui nous offre une bonne dose de trash et de malsain. Une belle histoire d'amour où le malaise s'installe pourtant très vite. Malgré un côté "téléfilm" assumé, l'ensemble est tellement maîtrisé que la paranoïa et l'obsession se transforment rapidement en une horreur des plus efficaces. À cela s'ajoutent des scènes particulièrement loufoques et quelques effets gore bien sentis. De plus, les passages sombres, où l'on n'aperçoit que des silhouettes, apportent une vraie touche d'innovation. C'est une très belle surprise. Un immense bravo à Inde Navarrette qui livre ici une prestation parfaite, à la fois glaçante et habitée par l'amour. Obsession est un film dont le paroxysme offre un moment de cinéma bien particulier.