Obsession
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RedArrow

1 871 abonnés 1 676 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 juin 2026
Éperdument amoureux de sa collègue Nikki, Bear se morfond de ne pouvoir lui avouer ses sentiments de peur de perdre son amitié et de créer un sentiment de gêne au sein de leur petite bande de proches.
Un soir, alors qu'il est sur le point de franchir le pas et que, à cause de ses maladresses de grand introverti, il doit y renoncer pour la énième fois, il décide d'utiliser le cadeau qu'il lui destinait, un bâton à craquer permettant de réaliser un vœu, pour exprimer le sien: que "Nikki l'aime plus que tout au monde". Sous ses yeux, son vœu se réalise très vite et tourne progressivement au cauchemar le plus total...

Partir du pitch vu et revu du vœu où un prétendant laisse le soin à la magie de conquérir le cœur de sa belle (inévitable méchant contrecoup compris), qui plus est sous la bannière Blumhouse que l'on sait prédisposée à détourner n'importe quel jeune talent prometteur à des desseins de teen-épouvanteries aux déroulés/décalques scénaristiques balisés, et réussir à sortir de tout ça une "Obsession" aussi percutante que jubilatoire... C'est un fait, Curry Barker vient de s'imposer comme une révélation avec ce deuxième long-métrage qui risque bien de devenir une référence du cinéma de genre de l'année 2026.

Laissant son concept magique naviguer en eaux obscures pour toujours le convoquer avec parcimonie et intelligence dans l'étude de cas de ses conséquences (là où la plupart des produits mainstream Blumhouse se seraient contentés d'une remontée à ses origines sous forme d'enquête fatiguée), "Obsession" à l'idée -de génie, osons le dire- de complètement adapter sa structure, son rythme et son ambiance autour du comportement erratique de Nikki sous influence du voeu, qui devient dès lors la clé de voûte imprévisible de l'ensemble. Comme Bear, le spectateur se retrouve ainsi lui pris au piège de cet engrenage, de ce personnage et de cette relation viciés par le voeu, devant se prendre de plein de fouet ses changements de personnalités abrupts, ses mouvements de silhouette quasi-surnaturelle au milieu de la nuit, ses réactions totalement incongrues par rapport à leur entourage et les multiples surprises qu'induisent sa soumission/possession à l'égard de son amour fou factice pour Bear.

À ce jeu qui repose en grande majorité sur ses frêles épaules, Inde Navarrette livre une prestation absolument sidérante et fait figure d'étoile incandescente au sein de cette "Obsession", cristallisant les moments de folie les plus déroutants de Nikki avec une aisance déconcertante pour nous mettre sans cesse aux aguets de sa présence que l'on devine capable de tout et, surtout, du pire à chaque seconde.
Image par excellence d'une femme perdue, emportée dans un phénomène de codépendance toxique et aveugle vis-à-vis de son conjoint, cette Nikki et ses agissements de plus en plus dangereux sont bien entendu le juste châtiment à infliger à Bear et à son vœu d'idéal amoureux, digne des clichés d'une mauvaise romcom où les contours d'une femme ne servent qu'à satisfaire le bonheur et les intérêts du protagoniste masculin, et dans lequel il cherche malheureusement à se complaire malgré les cris de détresse de celle qu'il a connue et qui subsiste malgré tout (la séquence des suppliques dans le lit est déchirante). Cette volonté de maintenir une illusion et une emprise dont il a pleinement conscience en font sans doute un des personnages les plus débectables que l'on ait vu depuis un moment au cinéma, un sentiment encore plus renforcé par son physique de jeune éphèbe timide (encore un détournement bien pensé d'un cliché sur pattes de romcom) qui, même une fois mis devant la noirceur la plus totale de ce qu'il a cherché à perpétuer, réussit à exprimer avec encore plus de force des sommets de lâcheté brisés par un final punitif des plus jouissifs et mérités.

Des productions Blumhouse comme celles-ci, osant sortir de la norme et laisser les coudées véritablement franches à l'audace d'un jeune auteur, on en redemande ! Nikki la dingue est aussi devenue notre "Obsession", et même longtemps après avoir franchi les portes de sortie de la séance.
ConFucAmuS

650 abonnés 1 039 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 mai 2026
Il n'y a pas de recette miracle pour aspirer son spectateur dans un cauchemar d'1h50. Une fois de temps en temps, un conteur sort du lot et instaure un modèle pour les années à venir. S'il est trop tôt pour en juger concernant Obsession, il est cependant assuré de laisser de "beaux" souvenirs aux fans de cinéma horrifique, au même titre qu'un It Follows il y a plus de dix ans. On est à ce niveau-là. Sur un postulat qui n'aurait pas détonné dans Les contes de la crypte ou un épisode de La Quatrième Dimension, Curry Barker revient à la pureté du genre. La fable morale autour du vœu qui cause la perte de celui qui a souhaité, qui ne connaît pas ? Obsession n'a pas besoin d'être original dans son concept, son exécution compense largement. Avec un sens de la concision imparable pour un jeune cinéaste (26 ans à peine), Barker fait rentrer son spectateur en connexion avec Bear, jeune homme timide pétrifié à l'idée de dévoiler ses sentiments à Nikki. L'archétype du protagoniste qu'on qualifierait de victime si le réalisateur/scénariste ne s'employait pas à le dévisser. Il a également l'intelligence de rendre le personnage de Nikki plus tourmenté, ce qui accentue encore plus le tragique dans l'affaire. Appuyé sur son chef opérateur Taylor Clemons, le cinéaste joue fréquemment sur les contrastes ombre/lumière pour transformer Nikki (aux yeux presque fluorescents) en menace indiscernable. Et tout cela sans se départir d'un sens de la dissonance presque insolent. Le long-métrage joue autant sur les ruptures de ton que les changements de cadence avec de brutales ellipses puis des scènes étirées pour faire grimper le malaise. Et l'escalade est parfois vertigineuse. Du silence gênant au bruit perçant ou cri strident, votre palpitant va avoir de quoi s'affoler. Vous n'êtes pas près d'oublier cette soirée jeu, qui vous fait passer du rire au sourire crispé avant de vous envoyer une bonne décharge. Obsession est du genre à vous travailler au corps et à l'esprit, avec un certain sens du sadisme (Sam Raimi va adorer) mais jamais dans l'excès. Quoiqu'il arrive, et Dieu sait qu'il s'en passe des choses abjectes, impossible de décrocher. Et ça, on le doit aussi à cette distribution fabuleuse. Michael Johnston passe du touchant au pathétique et y glisse juste ce qu'il faut d'ambigüité pour densifier le jeune Bear. Mais avec tout le respect que je lui dois, la grosse révélation du film c'est Inde Navarette, dans une performance hallucinée et hallucinante. Avec la gamme de jeu qu'elle couvre (de la comédie au drame puis évidemment la peur), la comédienne devrait crouler sous les propositions tant elle excelle à tous les niveaux. C'est sûr que ramené à notre époque, Obsession à de quoi trouver des échos avec les innombrables récits de relations toxiques. Mais son petit truc en plus, c'est qu'il est aussi fort aujourd'hui que s'il était sorti il y a 30 ou 40 ans. N'est-ce pas là le signe d'une œuvre appelée à faire date ?
Céline Ange
Céline Ange

8 abonnés 41 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 juin 2026
Vu en avant première hier soir
Déception ! C'est vraiment un film pour teenagers.
Le début est très long, il ne se passe pas grand chose et tout est prévisible.
De plus il est davantage comique que horrifique.
Le genre de film qu'on peut trouver sur Prime et que l'on regarde une fois et vraiment sans grande conviction ...
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 juin 2026
Bear aime en secret Nikki depuis le lycée mais il n’arrive pas à franchir la « friend zone ». Un stick acheté dans un magasin occulte va le faire entrer dans une zone beaucoup plus obscure.
Obsession commence comme un teen movie avec ses soirées derrière un verre, ses maladresses et ses nappes de synthé particulièrement agréables et dès l’instant où le voeux est fait il bascule.
Obsession fait-il peur? Oui, assurément. Mais sans aligner les jumpscare. Il effraie avec une pénombre, avec une petite lueur dans les yeux de Nikki mais aussi par le verbe dans une scène inoubliable.
Et puis il y a le sous-texte de cette œuvre qui a oublié d’être bête. Bear n’est pas un « good guy » comme il en a l’air. C’est un petit « incel » masculiniste qui veut s’approprier le corps d’une femme contre son gré. Une thématique donc tout à fait contemporaine.
Et la lutte que Nikki, qui est une victime,,entreprend contre ll’entité qui la possède et son agresseur est très touchante.
C’est un premier film, à petit budget, avec des acteurs pas connus et il est en train d’exploser le box-office. La prestation d’Inde Navarette est exceptionnelle, je n’ai pas le souvenir d’avoir été subjugué à ce point par une actrice dans un film d’horreur.
Obsession porte bien son nom, il m’a obsédé tel un petit venin qui s’est emparé de manière sournoise de tout mon être et je suis retourné le voir. J’ai découvert plein de petits effets de mise en scène, de petits indices, de petites voies que je n’avais pas explorées la première fois.
Les sirènes d’Hollywood ont déjà commencé leur danse du ventre devant le très jeune Curry Barker, Spielberg et Nolan l’ont adoubé, en espérant qu’il n’y perdra pas son âme.
Pour son premier essai ce réalisateur de 26 ans réalise un classique instantané et sans doute le meilleur film d’épouvante de ces dix dernières années.
Christian RZ
Christian RZ

87 abonnés 266 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 11 juin 2026
Un Film leçon de choses pour adolescents frustrés et au quiiii pas trop développé. Si vous n’apportez pas cette catégorie vous serez saisi d’ennui
Cinémalade club
Cinémalade club

2 abonnés 20 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 17 mai 2026
Malgré une réalisation soignée, le film ne propose finalement pas grand-chose malgré un concept pourtant très intéressant. Malheureusement, les hurlements et les musiques destinées à faire sursauter ne suffisent pas à combler le manque scénaristique. Pourtant, la direction d’acteurs n’est pas mauvaise et la bande originale du film est très bonne. Quant à la fin, elle se voit venir à des kilomètres.
cinono1

365 abonnés 2 276 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 juin 2026
Les voeux ne sont pas sans contrepartie. Le film pose bien la situation et ses héros. Celle d'un jeune homme amoureux de sa collègue. La tension est bien maintenu, et le travail sur le son fait son effet. mais le film a tendance à être court dans son discours sur la dépendance affective. Surtout, les personnages restent trop unidimensionnels, premiers comme second rôle et cela empêche le film de prendre plus d'ampleur. Plus un film de petit malin qu'un film intelligent
Mr cinetok
Mr cinetok

341 abonnés 399 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 mai 2026
5 pour ce jeune réalisateur qui fait le buzz avec son premier film et moins d'un million de dollars avec un retour sur investissement qui laisse rêveur tous producteurs. Pour le reste on n'est trés, trés, loin de la noiceur horrifique d'un Lynch par exemple, ni d'avoir le malaise insoutenable comme disent certains. C'est plutôt une divertissante fable bien violente et une romance horrifique pour teen-ager avec toutes les ficelles gores déjà bien exploitées dans le domaine. J'ai souri souvent tant elles sont parfois grosses ( spoiler: smile, pissing, pâté de chat et éclatage de tronche)
avec les contres jours classiques qui vont biens. Bref rien de glaçant pour hérissé mon poil aguéri. Un événement cinémathographique trés fun qui rentrera peut être sur la liste des grands films du genre. Une réalisation et un montage bien maîtrisé qui promet pour l'avenir de Curry Barker et qui met en lumière ce casting d'acteurs peu connu.
Kromatox 88
Kromatox 88

20 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 juin 2026
Un film d'angoisse particulierement réussi, ou l'horreur prend sa place de part les scenes de violence et les quelques rares jump scare, mais aussi de part le sujet qui y est traité : le consentement, car c'est bien de cela don parle le film, une allégorie du viol et de l'emprise

Mention spéciale pour Inde Navarrette "Nikki" particulièrement investie dans son role
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 mai 2026
Avec "Obsession", Curry Barker signe une excellente surprise horrifique, capable de mélanger le cauchemar psychologique et le body horror avec une efficacité redoutable. Un homme introverti découvre un objet capable d’exaucer n’importe quel souhait. En utilisant ce pouvoir pour séduire la fille dont il est amoureux depuis toujours, il provoque une relation qui bascule rapidement dans quelque chose de maladif et terrifiant. Ce qui ressemblait à un fantasme romantique devient peu à peu une prison psychologique. Curry Barker comprend parfaitement comment construire la peur : les longs silences pesants, les regards fixes, les sons étouffés, les pièces plongées dans l’obscurité… Tout est pensé pour créer une tension constante. Le réalisateur évite les excès de gore gratuits et privilégie avant tout une peur psychologique particulièrement efficace. Quand l’horreur explose, elle reste suffisamment brutale pour marquer sans jamais tomber dans la surenchère ridicule. Les cris, les respirations, les bruits organiques et les effets sonores participent énormément à cette sensation de malaise permanent. Inde Navarrette est absolument remarquable. Son interprétation physique et vocale impressionne tant elle semble constamment au bord de la rupture. Derrière son concept presque simple de départ se cache un véritable film de tension qui sait parfaitement jouer avec le malaise et la peur mentale.
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 juin 2026
Le thème du vœu qui tourne mal n est pas nouveau dans le cinéma d horreur mais obsession lui apporte des ramifications très actuelles. On y suit Bear un pur « incel » avec la collection de pulls la plus affreuse qui m a été donné de voir au cinéma qui fait le souhait que son crush l aime plus que tout au monde. Le film va alors partir vers le thriller horrifique jouant sur la carte du malaise et de l humour grinçant. Bien sûr il va parler de relations toxiques, du fait que Bear n aime pas Nikki mais qu il veut la posséder (comme son chat qu il vient de perdre) que sous son aspect de garçon timide se cache un agresseur sexuel (j ai clairement pris la scène de sexe pour une scène de viol par soumission chimique) en cela il fait ce que j aime dans le cinéma d horreur: explorer via du cinéma choc des thèmes bien plus profonds qu il ne laisse paraître au premier abord. La mise en scène et la cadre sont hyper soignés et c est d autant plus remarquable pour un premier film. Alors oui je lui ai trouvé ici ou là quelques problèmes d écriture, il aurait été intéressant de faire de Bear un personnage un peu moins falot pour que la charge soit plus forte, peut être un final un peu plus agressif et quelques coupes ici ou la. Mais l ensemble est ultra solide à l image de la prestation d Inde Navarrette qui est la révélation du film et déjà un réalisateur à suivre qui s inscrit je trouve après Ari Aster les frères Philippou et d autres dans une vraie vague de cinéma dérangeant.
Nicothrash

464 abonnés 3 291 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 juin 2026
Comme quoi, nul besoin d’un énorme budget pour pondre un bon film d’épouvante. Curry Barker nous le prouve de la plus simple des manières avec Obsession. Un pitch simple, un scénario même déjà vu maintes fois, n’ayons pas peur de le dire, mais un traitement dépourvu d’artifices, un refus des simples jumpscares et un malaise quasi constant ! Il fait également une sacrée bonne pioche avec Inde Navarrette, impressionnante et à fond dans son rôle. Le reste n’est que jeu de lumière et de son, cadrages malins et quelques scènes chocs parfois bien inattendues. Le -16 résulte également de ces fameuses scènes mais aussi de cette atmosphère oppressante qui ne nous lâche que très rarement. Le réalisateur n’oublie pas non plus d’ajouter un zeste d’humour noir de temps à autre, histoire de souffler de temps en temps. En fait il n’y a que deux soucis majeurs à Obsession, sa longueur d’une part avec certaines scènes qui traînent très franchement et d’autre part le rôle principal. Michael Johnston n’est pas mauvais mais son personnage est d’une mollesse … ses réactions (ou non réactions) ont tendance à bien agacer aussi ! En somme, dans l’ensemble c’est clairement une réussite, Barker réussit là où beaucoup se sont cassé les dents avec un talent certain et le moment, pour tout fan d’épouvante, est bien agréable.
Cinévore24

446 abonnés 940 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 mai 2026
L'Amour très ouf.

Premier long-métrage (ou presque) signé Curry Barker (qui s'est spécialisé dans le registre horrifique depuis ses débuts), le récit d'un vœu (pas si) innocent, prenant progressivement la forme d'un cadeau vénéneux à l'issue impossible.

Autant le dire de suite, ce «Obsession» inaugure avec beaucoup de talent la période horrifique qui s'ouvre à nous en ce mois de mai (et sera suivi de films tels que «Passenger», «Colony», «Saccharine» ou encore «The Plague»).
Y interrogeant le désir personnel (et par extension égoïste) et la toxicité grandissante au sein d'un couple qui aurait eu bien du mal à se faire en temps normal, cette fable moderne sur le consentement se construit comme un jeu de massacre à la tension grandissante et de plus en plus malaisante.

Parvenant, de manière plutôt surprenante et habile, à faire se confondre les codes de la romance avec ceux de l'horreur (notamment de par ses nappes musicales, à l'ambiance tantôt planante, tantôt agressive), Barker nous dépeint une emprise de plus en plus frontale, entièrement dévouée à l'"être aimé" et n'acceptant pas la moindre contrariété, aussi dérisoire soit-elle.

Une prison obsessionnelle qui va ne faire que se rétrécir autour de nos deux protagonistes, condamnés à n'être plus que des solitudes l'un comme l'autre.
Bear, jeune introverti, totalement dépassé par ce qu'il a initié sans trop y croire, mais ne voulant pas pour autant que ce lien obsessionnel et inquiétant change véritablement («Qu'est-ce qu'il y a de si horrible d'être avec moi?»), laissant la situation s'envenimer jusqu'au pire.
Et Nikki, le crush de longue date de Bear, victime de ce vœu plus dangereux qu'il n'y paraît et se transformant progressivement de petite copine attentionnée à zombie totalement dépendant et instable.

Et le gros point fort de ce film réside justement dans le personnage de Nikki.
À la fois dans la manière dont Barker la met en scène, jouant notamment sur les clairs-obscurs et les arrière-plans (me rappelant là un peu «It Follows»), la dépeignant non plus vraiment comme un simple être humain, mais plutôt comme une sorte de créature dont la silhouette et le regard ne quittent plus Bear et provoquent chez nous quelque chose d'hypnotisant comme d'angoissant.
Et bien sûr dans l'interprétation habitée et de plus en plus dérangeante de la talentueuse Inde Navarette (vue notamment dans les séries «13 Reasons Why» et «Superman & Lois»), arrivant à rendre totalement crédible et palpable cet "autre" qui a pris possession d'elle et qu'elle ne peut contrôler, prisonnière de son propre corps et de ces faux sentiments incontrôlables et de plus en plus extrêmes (faisant ici un peu écho à un certain «Get Out»). Manipulée et manipulatrice à la fois, prisonnière et geôlière à la fois.

Cette combinaison gagnante nous offre quelques-unes des séquences les plus dérangeantes (et parfois non dénuées d'humour noir et/ou d'élans gores) vues ces dernières années au cinéma dans un film d'épouvante-horreur. Et ce jusqu'à un final qui reste durablement en tête.

Vous l'aurez compris, «Obsession», œuvre prenante et déstabilisante, se refusant à faire des concessions, est à ne pas rater en salle.
Et une chose est sûre quand vous ressortirez de la projection : vous réfléchirez à deux fois avant de faire un vœu, aussi innocent soit-il.
norman06

425 abonnés 1 823 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 juin 2026
Un film d'horreur mitonné pour les fans du genre, selon les bonnes vieilles recettes. Celui-ci n'est pas désagréable mais souffre de redondance, d'excès de gore et d'un cabotinage de ses deux acteurs principaux. L'ensemble est cependant de bonne tenue.
eldarkstone

305 abonnés 2 407 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 mai 2026
A partir d'une histoire un peu débile et ridicule, un Film particulièrement vicieux, qui montre une autre facette de l'Amour fou, et de ses conséquences ! Même s'il n'évite pas certains clichés purement Américains, il réserve quelques bonnes idées !
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