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Angel LECLERC
2 critiques
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5,0
Publiée le 6 août 2026
Incroyable ce film en vrai je suis totalement surpris c'est pas forcément pour sa qualité du scénario ou du truc paranormal on n'en sait pas plus là-dessus, mais si on cherche quelque chose d'angoissant de perturbant c'est le meilleur film
Obsession est la bonne surprise de cette année, l’atmosphère est vraiment pesante et au fur et à mesure du film on sent vraiment la tension monter. Que dire de l’actrice qui incarne la folie à merveille, pour moi la réussite de ce film repose beaucoup sur sa prestation, et elle arrive à nous transmettre un certain malaise. J’ai aussi apprécié la fin du film qui nous prend un peu à contre-courant et arrive encore à nous surprendre. Un très bon film d’épouvante !
Je n'arrive vraiment pas à comprendre l'engouement autour de ce film. Il n'y a ni fond, ni véritable mise en scène : du sang pour le sang, des cris pour les cris, mais aucune histoire. Il n'y a aucune réelle évolution des personnages, aucun suspense. Impossible d'avoir peur ou même de sursauter, tant tout est prévisible et téléphoné.
J'ai même réussi à raconter à ma compagne ce qui allait se passer pendant la séance... sans avoir vu le film auparavant. C'est dire à quel point le scénario est convenu.
Avec le prix d'une place de cinéma aujourd'hui, la seule véritable frayeur, c'est de se rendre compte qu'on a payé pour voir ça.
Bear est transi d’amour pour Nikki, qui travaille avec lui dans un magasin d’instruments de musique. Mais Bear est trop timide pour lui déclarer sa flamme malgré les encouragements de Ian, son meilleur ami. Il forme le vœu que Nikki l’aime plus que tout au monde. Son vœu miraculeusement se réalise. Au-delà de toutes espérances…
Voici le petit film, tourné avec trois bouts de ficelle par un réalisateur de vingt-six ans pour dollars et qui en a rapporté à ce jour 400 millions. Il est sorti en France début mai et y a attiré déjà plus d’un million de spectateurs. Je ne serais pas allé le voir s’il n’était pas devenu un tel phénomène et si mes fils ne m’y avaient pas incité.
Je ne suis pas un grand spécialiste du cinéma d’horreur. Je n’en vois pas beaucoup, alors que c’est un genre qui draine un public énorme. Ma réticence tient à deux raisons. La première est que je tiens, à tort peut-être, ce genre pour très pauvre et très répétitif – dont les parodies sont devenus presqu’aussi populaires. Si sans doute "Massacre à la tronçonneuse", "L’Exorciste" ou "The Thing" sont des chefs d’œuvre, je ne vois pas l’intérêt d’un douzième "Vendredi 13" ou d’un septième "Scream". La seconde est plus personnelle : ces films me fichent une frousse bleue !
Récemment, le genre a pris une inflexion notable. Dans la veine notamment des films d’Ari Aster ("Hérédité", "Midsommar") ou de Jordan Peele ("Get Out", "Us", "Nope"), les films d’épouvante ont pris un tour moins sanglant et plus psychologisant. Obsession s’inscrit dans ce courant-là.
"Obsession" n’est pas un film particulièrement horrifique, même s’il réserve son lot de jump scare (la traduction française, effet de sursaut, est bien pataude) et d’hémoglobine. Il se déroule dans l’environnement parfaitement ordinaire d’une petite ville américaine anonyme. Le climat qu’il crée n’est pas particulièrement angoissant. D’ailleurs son interdiction aux moins de seize ans se discute. La commission aurait pu, sans erreur manifeste d’appréciation, opter pour un moins de douze.
C’est moins un film d’horreur qu’un film sur le couple. Un film d’abord sur les difficultés à se déclarer, à sortir de la friendzone, à devenir un peu plus qu’un simple « ami ». Un film ensuite sur la toxicité du couple, sur les dangers à s’aimer par-dessus tout et à ne vivre que l’un pour l’autre, un film sur le nécessaire équilibre à trouver. C’est pour ces raisons un film qui ne se contente pas de faire peur comme un vulgaire film d’épouvante, mais une œuvre qui interroge notre société et sa façon d’appréhender le couple.
Pour autant, "Obsession" mérite-t-il tout le bien qu’on en dit ? Je n’ai pas été absolument convaincu. Certes, j’ai apprécié la performance démente d’Inde Navarrette, qui réussit en un clin d’œil à passer d’une attitude à une autre, radicalement autre. Mais pour autant, j’ai trouvé le scénario de ce film bien plat et sa clé d’explication décevante.
Excellent ! ! Je ne m'attendais pas du tout de voir un thriller psychologique horrifique de cette qualité en 2026. Tout est très bien dosé : la tension 'angoisse montent petit à petit tout le long du film. Le jeu des acteurs est parfait. A voir absolument pour les amateurs du genre.
Ce film a quelque chose de profondément particulier et d'unique, il me touche comme aucune autre œuvre auparavant. C'est le genre de visionnage qui laisse une empreinte durable et génère un sentiment de vide, d'amertume et de mélancolie si puissant qu'il m'est presque impossible de me le sortir de la tête. Je ne peux même pas vraiment l'expliquer, mais l'ambiance est tellement obsédante que je pourrais le revoir dix fois sans me lasser.
Ce qui me marque le plus, c'est la complexité et la trajectoire de Bear. C'est un personnage extrêmement bien écrit, à la fois détestable et tragique. spoiler: Évidemment, c'est un salaud par pur égoïsme, insécurité et lâcheté : il a transformé la vie d'une pauvre fille innocente en un véritable enfer et causé la perte de tous ceux qui l'entouraient . Mais en même temps, le film ne le dépeint pas comme un monstre animé par la malice. On sent chez lui un homme brisé, dépassé par sa dépression, ses traumatismes et son engourdissement émotionnel. spoiler: Le voir fixer le vide à la fin, avec ce sentiment accablant de « c'est la fin », rend sa déchéance d'autant plus poignante et dévastatrice.
Visuellement et sonorement, c'est de la pure poésie tragique. La prestation de Michael Johnston est sous-estimée mais tellement cinématographique, et la bande originale de Rock Burwell est tout simplement extraordinaire : à la fois déchirante, apaisante et parfaitement synchronisée avec le film. La façon dont la boucle narrative se referme à la fin est une idée brillante qui m'a mis une claque.
Au-delà de la simple histoire de vœu, le film pose une réflexion terrifiante et hyper réelle sur le désespoir, la solitude masculine et la toxicité des relations. C'est simple, maîtrisé de bout en bout, et ça me remplit d'une tristesse folle. Un chef-d'œuvre absolu.
Je n'attendais absolument rien de ce film. Le casting m'était quasiment inconnu, le réalisateur aussi, et pourtant je suis ressorti avec le sang glacé et cette sensation rare de rester figé devant le générique, comme après The Substance.
Le scénario est pourtant d'une simplicité déconcertante : un souhait, une romance qui tourne à l'obsession... Sur le papier, rien de révolutionnaire. Mais la différence se fait dans l'exécution.
Avec un budget d'environ 750 000 €, Curry Barker prouve qu'une bonne idée, une mise en scène intelligente et une vraie vision valent parfois bien plus que des centaines de millions de dollars. Ici, pas de déluge d'effets spéciaux ni de fonds verts omniprésents. Les décors sont réels, les lieux sont crédibles, les voitures roulent vraiment dans les rues et cela renforce énormément l'immersion.
La réalisation fait constamment confiance au spectateur. Au lieu d'enchaîner les jump scares bruyants, le film préfère installer un malaise permanent. Certaines scènes pourtant très simples deviennent inoubliables uniquement grâce au cadrage et à la mise en scène. Une silhouette immobile dans l'obscurité suffit parfois à glacer le sang, sans musique assourdissante ni effet facile.
Inde Navarrette livre une performance remarquable, inquiétante et fascinante à la fois, tandis que Michael Johnston lui donne une excellente réplique. Tous les deux dégagent un vrai potentiel et je ne serais pas surpris de les retrouver prochainement dans des productions beaucoup plus ambitieuses.
Obsession rappelle qu'un film n'a pas besoin d'un concept révolutionnaire pour marquer les esprits. Il lui faut surtout une histoire racontée avec talent, de la personnalité et une vraie maîtrise de sa mise en scène. Une excellente surprise, qui confirme qu'en laissant de jeunes réalisateurs créatifs s'exprimer avec des budgets modestes, on peut encore obtenir de véritables pépites.
Moi, je n'aime pas les films d'horreur. Pensant tenir là le nouveau "Get Out', thriller horrifique plutôt que vrai film d'épouvante, j'ai fini par baisser ma garde et me suis retrouvé à la séance d'Obsession. Mal m'en a pris. Car Obsession est bien un film d'horreur pur et dur. Tout y est : l'angoisse, le gore, le sang. Mais par petites doses, bien loin de ce que l'on propose souvent aux amateurs du genre. D'avantage que l'action, c'est la menace de ce que l'action pourrait devenir qui fait frémir, rend mal à l'aise. C'est bien simple, j'ai 36 ans et j'ai caché mes yeux comme un enfant lors de moments où il ne se passe absolument rien. La réalisation détaillée et les prestations habitées des deux acteurs principaux sont sans doute responsable du succès phénoménale au box-office. Mais le plus intéressant, c'est sans doute le propos du film, chancre d'un nouveau genre, "l'incel horror". Car finalement, qui est le véritable monstre dans toute cette histoire ?
Première réalisation hors YouTube de Curry Barker – qui s'est fait connaître aux Etats-Unis pour des courtes vidéos humoristiques et horrifiques diffusées sur Internet – Obsession raconte l'histoire d'un jeune homme amoureux de sa meilleure amie, qui va lui jeter un sort afin que celle-ci s'attache à lui. Contre toute attente, le maléfice va fonctionner. Mais l'attachement de Nikki pour Bear va rapidement s'avérer très intense. Succès surprise de l'année 2026, ce film au budget modeste fait ne révolutionne rien mais fait largement le job – d'autant qu'il aborde des thématiques contemporaines telles que le consentement ou les comportements masculins toxiques. Comme beaucoup d'œuvres du genre, son basculement vers une histoire de possession démoniaque affaiblit son propos, puisque tout est alors rendu possible par un surnaturel débridé.
Obsession s’inscrit dans un goût manifesté par le film de genre pour la satire de la vie de couple, explorée et minée de bout en bout depuis l’angoisse d’une conjugalité collante qui menace l’intégrité individuelle (Together, Michael Shanks, 2025) jusqu’au jeu de massacre des planifications d’un mariage perçu comme injonction sociale (The Drama, Kristoffer Borgli, 2026). Lui investit les paradoxes spoiler: d’un amour d’emblée non réciproque qu’un objet magique rendra possible, quoiqu’en rétablissant un déséquilibre : en faisant le vœu que sa meilleure amie tombe amoureuse de lui, Bear, jeune homme ordinaire, superpose sur celle-ci une autre personne, fruit de son imaginaire et de ses désirs, dont l’action produit un effet de possession similaire à l’hypnose conçue par Jordan Peele pour Get Out (2017). Dans les deux cas, il s’agit bien de recourir à la possession comme à une métaphore de l’enfouissement d’un traumatisme partagé par une communauté sur une période longue : spoiler: le racisme pour Peele, spoiler: la misogynie pour Baker, en ce que le remodelage permanent de la femme à partir des exigences masculines constitue bien spoiler: une haine de son sexe . James Baldwin disait fort bien dans ses Chroniques d’un enfant du pays que « l’image qu’a l’Amérique du Noir vit aussi dans le cœur du Noir » ; il en va de même pour la gent féminine, qu’incarne une Nikki placée sans son consentement en sommeil et témoin, par sursauts, d’une existence qui n’est plus la sienne. La mise en scène intègre ce dérèglement au sein d’espaces familiers et suscite un sentiment d’étrangeté bienvenu : spoiler: les déplacements inversés, les apparitions et disparitions improbables dans la chambre à coucher, le détournement de l’usage ordinaire fait de certains corps et matières (chat, aluminium…) sont pris en charge par une réalisation précise qui prend son temps. Une petite réussite, que desservent toutefois quelques excès finaux et des répétitions.
L'amour ne se décrète pas, le forcer vous fera vivre dans l'illusion et le mensonge . Très bien écrit, réalisé, monté. Effrayant et drôle. Mention spéciale à Inde Navarrette, révélation du film.
Devenu mon film d’horreur préféré curry Barker réussi à créer une histoire dérangeante et bizarre L’actrice de Nikki porte son rôle à merveille de la femme obsédée par bear Je comprends pourquoi ce film est l’un des plus rentables du cinéma