Note moyenne
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Quelle belle surprise horrifique pour ce premier long métrage de Curry Barker !
Inde Navarrette est tout simplement impériale et livre une prestation bluffante en tant que comédienne, basculant avec facilité d'un personnage doux et sensuel vers une présence terrifiante et imprévisible !
Le film monte progressivement en tension et nous tient parfaitement pour nous lâcher vers un cauchemar malaisant et obsessionnel.
Le réalisateur nous oriente clairement sur une réflexion inquiétante des dérives du désir masculin à travers l'idéalisation de l'amour perçu comme un objet de possession.
Porté par un sens du rythme implacable et une atmosphère sale et dérangeante, Obsession est une véritable réussite glaçante et cruelle pour les amateurs du genre.
Inde Navarrette est tout simplement impériale et livre une prestation bluffante en tant que comédienne, basculant avec facilité d'un personnage doux et sensuel vers une présence terrifiante et imprévisible !
Le film monte progressivement en tension et nous tient parfaitement pour nous lâcher vers un cauchemar malaisant et obsessionnel.
Le réalisateur nous oriente clairement sur une réflexion inquiétante des dérives du désir masculin à travers l'idéalisation de l'amour perçu comme un objet de possession.
Porté par un sens du rythme implacable et une atmosphère sale et dérangeante, Obsession est une véritable réussite glaçante et cruelle pour les amateurs du genre.
Franchement j’ai vraiment rien compris.
Pourtant c’est pas faute d’avoir essayé
Mais au bout d’un moment e demi ho j’ai arrêté.
Pourtant c’est pas faute d’avoir essayé
Mais au bout d’un moment e demi ho j’ai arrêté.
Scénario original mais personnage principale détestable (homme).
Plusieurs scènes qui hérissent le poil quand même
Plusieurs scènes qui hérissent le poil quand même
Un film d'horreur indépendant qui surprend. Ce qui commence comme une histoire d'amour vire peu à peu au cauchemar, et le malaise monte jusqu'au bout. Curry Barker fait beaucoup avec peu de moyens. Dérangeant et efficace, une belle découverte.
spoiler:
C'est l'histoire d'un film, on aurait préféré pour l'héroïne qu'elle crève, parce que jte dis pas la psychanalyse.
- Cette critique contient des spoilers -
Le concept de possession est usé jusqu'à la moelle mais l'exécution est de qualité et l'essentiel est atteint : j'ai été plongé dans ce cauchemar pendant deux heures... et j'ai eu peur. Quelques jours plus tard, Obsession reste avec moi.
J'ai bien aimé que le film ne cherche pas à se justifier de l'absurdité de son postulat de départ. Au héro qui vient se plaindre de la dangerosité du baton magique : "mais y'a des warning partout mec !" Drôle ! On a jamais vu un héro pareil : il est encore plus toxic que James Bond.
La bascule de l'ambiance dans la folie consécutif au craquement de la baguette est parfaitement rendu et un premier plan exploite immédiatement les ombres reflétant la possession de l'héroïne. L'actrice joue une Niki tour à tour ravissante et flippante dans une grande performance. Quant à Bear dont l'interprétation plus nuancée est tout aussi excellente c'est assez habile car l'étalage de sa timidité et vulnérabilité créent en nous une forte empathie qui s'érode progressivement au fur et à mesure que l'on découvre son égoïsme forcené qui s'avère sans limite car il tentera de renoncer à son suicide.
- Cette critique contient des spoilers -
Le concept de possession est usé jusqu'à la moelle mais l'exécution est de qualité et l'essentiel est atteint : j'ai été plongé dans ce cauchemar pendant deux heures... et j'ai eu peur. Quelques jours plus tard, Obsession reste avec moi.
J'ai bien aimé que le film ne cherche pas à se justifier de l'absurdité de son postulat de départ. Au héro qui vient se plaindre de la dangerosité du baton magique : "mais y'a des warning partout mec !" Drôle ! On a jamais vu un héro pareil : il est encore plus toxic que James Bond.
La bascule de l'ambiance dans la folie consécutif au craquement de la baguette est parfaitement rendu et un premier plan exploite immédiatement les ombres reflétant la possession de l'héroïne. L'actrice joue une Niki tour à tour ravissante et flippante dans une grande performance. Quant à Bear dont l'interprétation plus nuancée est tout aussi excellente c'est assez habile car l'étalage de sa timidité et vulnérabilité créent en nous une forte empathie qui s'érode progressivement au fur et à mesure que l'on découvre son égoïsme forcené qui s'avère sans limite car il tentera de renoncer à son suicide.
Une claque horrifique magistrale !
Obsession revisite de façon terrifiante le concept du vœu qui tourne au cauchemar. Mais ce qui élève complètement le film, c'est la performance absolument monumentale d'Inde Navarrette. Elle ne joue pas seulement une femme amoureuse : sa gestuelle, son regard et ses expressions brisent tous les codes et la transforment en une véritable entité démoniaque à l'écran. Elle incarne une possession psychologique et physique si viscérale qu'elle installe un malaise insoutenable du début à la fin. Un immense coup de cœur pour son jeu d'actrice incroyable et pour l'ambiance unique de cette surprise horrifique. Note : 4,5/5 (ou 9/10)
Obsession revisite de façon terrifiante le concept du vœu qui tourne au cauchemar. Mais ce qui élève complètement le film, c'est la performance absolument monumentale d'Inde Navarrette. Elle ne joue pas seulement une femme amoureuse : sa gestuelle, son regard et ses expressions brisent tous les codes et la transforment en une véritable entité démoniaque à l'écran. Elle incarne une possession psychologique et physique si viscérale qu'elle installe un malaise insoutenable du début à la fin. Un immense coup de cœur pour son jeu d'actrice incroyable et pour l'ambiance unique de cette surprise horrifique. Note : 4,5/5 (ou 9/10)
Nul. Zéro. Arnaque.
La promesse était belle d'autant qu'au moment où je l'ai vu, le film en était à sa 20e semaine.
C'est la déception totale.
On dirait un film Netflix.
Encore un mauvais film qui tente de faire peur comme d'habitude dans les nanards du genre avec le son à fond pour faire un effet d'épouvante. Le scénario ne tient pas. Le personnage de Bear ne réagit pas à des événements hors de commun. J'aurai au moins espéré que ce soit une fable réellement épouvantable et dérangeante sur l'amour inconsidéré, débridé. Rien de cela.
Il ne fait ni peur ni réfléchir.
La promesse était belle d'autant qu'au moment où je l'ai vu, le film en était à sa 20e semaine.
C'est la déception totale.
On dirait un film Netflix.
Encore un mauvais film qui tente de faire peur comme d'habitude dans les nanards du genre avec le son à fond pour faire un effet d'épouvante. Le scénario ne tient pas. Le personnage de Bear ne réagit pas à des événements hors de commun. J'aurai au moins espéré que ce soit une fable réellement épouvantable et dérangeante sur l'amour inconsidéré, débridé. Rien de cela.
Il ne fait ni peur ni réfléchir.
Un chef d oeuvre absolu mais davantage un thriller qu un film d horreur. La réalisation et le jeu de l actrice principale sont tout simplement parfaits. A ne manquer
Les bons films d’horreur reposent souvent sur un concept simple dont on tire habilement les conséquences effrayantes. C’est exactement ce que réussit ce film, en s’appuyant de surcroît sur une réalisation stressante et une actrice marquante. Traiter le thème de l’obsession maladive et du harcèlement apporte aussi une fraîcheur au propos. Dommage que l’ensemble soit un peu grippé par des problèmes de rythme et de montage, ainsi que par quelques trucages cheap.
Je sors juste du film et j'avoue être un petit peu retourné, c'est malaisant, dérangeant même s'il n'est pas si horrifique que ça.
Les 2 acteurs principaux sont excellents, imprégnés de leur rôle, en tout cas ça m'a embarqué.
Par moments, j'y ai vu un peu du film Smile qui lui est plus psychologique.
A voir, ça reste un film original, à vous de voir...
Les 2 acteurs principaux sont excellents, imprégnés de leur rôle, en tout cas ça m'a embarqué.
Par moments, j'y ai vu un peu du film Smile qui lui est plus psychologique.
A voir, ça reste un film original, à vous de voir...
Je ne suis pas fan du tout des films d'horreur d'habitude, mais celui-ci m'a beaucoup plu. Il change des registres habituels vus et revus pour nous vendre un thriller sur les notions de viol et de consentement, où l'antagoniste du film n'est vraiment pas celui qu'on pense, et cela se voit très vite. Très bonne surprise, je recommande fortement
Excellent très belle performance des acteurs accro du début à la fin je conseille ce film excellent
Ce film a un propos intéressant et propose plusieurs lectures avec des indices et des théorie. J'ai passé un bon moment, j'ai été intrigué et surpris. Les acteurs sont bon et l'histoire originale. Seul bémol la VF
Film incroyable, principalement grâce au jeu d’actrice d’Inde Navarrette. Elle ne laisse passer aucun détail dans son interprétation et arrive à faire évoluer son personnage de manière vraiment impressionnante. Au début, Nikki paraît totalement normale, puis son comportement devient progressivement de plus en plus étrange, malsain et imprévisible. Ses expressions, ses mouvements, sa façon de parler ou même certains de ses silences rendent certaines scènes particulièrement dérangeantes.
J’ai aussi beaucoup aimé la manière dont le film joue avec l’ambiance. La musique, les silences, les jeux de lumière et les plans contribuent énormément à créer cette sensation de malaise. Certaines scènes ne sont pas forcément violentes, mais la mise en scène suffit à nous faire comprendre que quelque chose ne va pas. La tension monte progressivement et on ne sait jamais vraiment jusqu’où le personnage va aller. La bande originale participe beaucoup à cette impression de malaise et d’attente permanente.
Ce que j’ai également apprécié, c’est que le film ne repose pas uniquement sur les jump scares. Il cherche davantage à installer une atmosphère pesante et à nous mettre mal à l’aise sur la durée. L’histoire transforme progressivement une situation qui pourrait sembler romantique en quelque chose de complètement malsain, autour de l’obsession, de la possession et du besoin de contrôler l’autre.
Mais pour moi, le véritable point fort reste Inde Navarrette. Elle arrive à être à la fois attachante, inquiétante, dérangeante et imprévisible, parfois en l’espace de quelques secondes. Son interprétation donne vraiment une identité au film et certaines de ses scènes restent en tête longtemps après le visionnage.
C’est le genre de film qui m’a vraiment imprégné par son ambiance et son atmosphère. Même après la fin, certaines scènes continuent de rester dans la tête. Une excellente surprise et clairement un film que je recommande aux amateurs de films d’horreur psychologiques et particulièrement dérangeants.
J’ai aussi beaucoup aimé la manière dont le film joue avec l’ambiance. La musique, les silences, les jeux de lumière et les plans contribuent énormément à créer cette sensation de malaise. Certaines scènes ne sont pas forcément violentes, mais la mise en scène suffit à nous faire comprendre que quelque chose ne va pas. La tension monte progressivement et on ne sait jamais vraiment jusqu’où le personnage va aller. La bande originale participe beaucoup à cette impression de malaise et d’attente permanente.
Ce que j’ai également apprécié, c’est que le film ne repose pas uniquement sur les jump scares. Il cherche davantage à installer une atmosphère pesante et à nous mettre mal à l’aise sur la durée. L’histoire transforme progressivement une situation qui pourrait sembler romantique en quelque chose de complètement malsain, autour de l’obsession, de la possession et du besoin de contrôler l’autre.
Mais pour moi, le véritable point fort reste Inde Navarrette. Elle arrive à être à la fois attachante, inquiétante, dérangeante et imprévisible, parfois en l’espace de quelques secondes. Son interprétation donne vraiment une identité au film et certaines de ses scènes restent en tête longtemps après le visionnage.
C’est le genre de film qui m’a vraiment imprégné par son ambiance et son atmosphère. Même après la fin, certaines scènes continuent de rester dans la tête. Une excellente surprise et clairement un film que je recommande aux amateurs de films d’horreur psychologiques et particulièrement dérangeants.
Obsession part d’un fantasme adolescent presque universel pour progressivement le transformer en cauchemar. Curry Barker reprend le principe très classique de l’objet magique capable d’exaucer les souhaits, mais l’utilise pour interroger le désir, le consentement et cette frontière inquiétante qui sépare l’amour rêvé de la possession.
Le héros est un jeune homme introverti qui observe depuis longtemps celle dont il est amoureux sans jamais parvenir à lui avouer ses sentiments. Lorsqu’il découvre un objet capable de réaliser n’importe quel souhait, la tentation est immédiate. Il obtient ce qu’il désirait : son crush tombe follement amoureuse de lui.
Seulement, la magie ne connaît pas la mesure.
L’affection devient dépendance, la dépendance se transforme en jalousie et l’amour absolu dont il rêvait commence à prendre les contours d’une véritable menace. Curry Barker construit précisément son film autour de cette escalade. Ce qui ressemble d’abord à une comédie romantique teintée de fantastique glisse progressivement vers le thriller puis vers l’horreur.
Michael Johnston fonctionne bien dans ce rôle de garçon ordinaire dépassé par la réalisation de son propre fantasme. Le personnage n’est pourtant jamais totalement innocent de ce qui lui arrive. Il a utilisé la magie pour obtenir les sentiments de quelqu’un qui ne les éprouvait pas naturellement. Derrière le traditionnel « faites attention à ce que vous souhaitez » apparaît donc une question autrement plus intéressante : peut-on encore parler d’amour lorsque le désir de l’autre a été fabriqué ?
C’est ici qu’Obsession dépasse son concept de départ.
Inde Navarrette doit effectuer le parcours inverse. D’abord incarnation d’un fantasme amoureux devenu réalité, son personnage se transforme progressivement en présence envahissante puis inquiétante. L’intérêt de son interprétation consiste à conserver une apparence de romantisme alors même que ses comportements deviennent de plus en plus dérangeants. Une attention excessive peut encore sembler touchante ; quelques scènes plus tard, la même attitude devient oppressante.
Cooper Tomlinson participe à l’élargissement du récit lorsque les conséquences du souhait commencent à contaminer les relations entourant le couple. Car le véritable problème n’est bientôt plus de savoir comment profiter de cette histoire d’amour miraculeuse, mais comment arrêter quelque chose qui n’aurait jamais dû commencer.
Curry Barker utilise efficacement la répétition pour installer le malaise. Messages, apparitions inattendues, besoin permanent de proximité : les manifestations traditionnellement utilisées par les romances pour signifier l’intensité des sentiments changent progressivement de nature. Le film s’amuse ainsi à retourner certains clichés amoureux contre eux-mêmes.
Cette dimension permet également une lecture intéressante du titre. L’obsession n’appartient pas uniquement à la jeune femme ensorcelée. Elle existe dès le départ chez celui qui souhaite posséder l’amour de son crush plutôt que d’accepter la possibilité de ne pas être aimé en retour. La magie ne crée finalement pas le problème : elle pousse jusqu’à l’extrême un désir qui était déjà là.
Le concept demeure volontairement simple et certaines étapes de l’escalade horrifique sont faciles à anticiper. Le principe du souhait qui se retourne contre celui qui l’a formulé appartient également à une longue tradition du cinéma fantastique. Obsession trouve cependant suffisamment d’idées dans son sujet pour ne pas dépendre uniquement de cette mécanique.
Son meilleur ressort reste le renversement de perspective : obtenir exactement ce que l’on souhaite peut être infiniment plus terrifiant que de ne jamais l’obtenir.
Efficace et progressivement dérangeant, Obsession détourne intelligemment le fantasme de l’amour idéal pour en révéler la dimension possessive. Curry Barker transforme une romance adolescente en cauchemar en faisant du désir imposé le véritable moteur de l’horreur. Michael Johnston et Inde Navarrette portent efficacement cette relation qui passe du rêve au piège, tandis que le film rappelle une évidence que son héros découvre beaucoup trop tard : l’amour absolu n’a plus rien de romantique lorsqu’il ne laisse aucune possibilité de partir.
Le héros est un jeune homme introverti qui observe depuis longtemps celle dont il est amoureux sans jamais parvenir à lui avouer ses sentiments. Lorsqu’il découvre un objet capable de réaliser n’importe quel souhait, la tentation est immédiate. Il obtient ce qu’il désirait : son crush tombe follement amoureuse de lui.
Seulement, la magie ne connaît pas la mesure.
L’affection devient dépendance, la dépendance se transforme en jalousie et l’amour absolu dont il rêvait commence à prendre les contours d’une véritable menace. Curry Barker construit précisément son film autour de cette escalade. Ce qui ressemble d’abord à une comédie romantique teintée de fantastique glisse progressivement vers le thriller puis vers l’horreur.
Michael Johnston fonctionne bien dans ce rôle de garçon ordinaire dépassé par la réalisation de son propre fantasme. Le personnage n’est pourtant jamais totalement innocent de ce qui lui arrive. Il a utilisé la magie pour obtenir les sentiments de quelqu’un qui ne les éprouvait pas naturellement. Derrière le traditionnel « faites attention à ce que vous souhaitez » apparaît donc une question autrement plus intéressante : peut-on encore parler d’amour lorsque le désir de l’autre a été fabriqué ?
C’est ici qu’Obsession dépasse son concept de départ.
Inde Navarrette doit effectuer le parcours inverse. D’abord incarnation d’un fantasme amoureux devenu réalité, son personnage se transforme progressivement en présence envahissante puis inquiétante. L’intérêt de son interprétation consiste à conserver une apparence de romantisme alors même que ses comportements deviennent de plus en plus dérangeants. Une attention excessive peut encore sembler touchante ; quelques scènes plus tard, la même attitude devient oppressante.
Cooper Tomlinson participe à l’élargissement du récit lorsque les conséquences du souhait commencent à contaminer les relations entourant le couple. Car le véritable problème n’est bientôt plus de savoir comment profiter de cette histoire d’amour miraculeuse, mais comment arrêter quelque chose qui n’aurait jamais dû commencer.
Curry Barker utilise efficacement la répétition pour installer le malaise. Messages, apparitions inattendues, besoin permanent de proximité : les manifestations traditionnellement utilisées par les romances pour signifier l’intensité des sentiments changent progressivement de nature. Le film s’amuse ainsi à retourner certains clichés amoureux contre eux-mêmes.
Cette dimension permet également une lecture intéressante du titre. L’obsession n’appartient pas uniquement à la jeune femme ensorcelée. Elle existe dès le départ chez celui qui souhaite posséder l’amour de son crush plutôt que d’accepter la possibilité de ne pas être aimé en retour. La magie ne crée finalement pas le problème : elle pousse jusqu’à l’extrême un désir qui était déjà là.
Le concept demeure volontairement simple et certaines étapes de l’escalade horrifique sont faciles à anticiper. Le principe du souhait qui se retourne contre celui qui l’a formulé appartient également à une longue tradition du cinéma fantastique. Obsession trouve cependant suffisamment d’idées dans son sujet pour ne pas dépendre uniquement de cette mécanique.
Son meilleur ressort reste le renversement de perspective : obtenir exactement ce que l’on souhaite peut être infiniment plus terrifiant que de ne jamais l’obtenir.
Efficace et progressivement dérangeant, Obsession détourne intelligemment le fantasme de l’amour idéal pour en révéler la dimension possessive. Curry Barker transforme une romance adolescente en cauchemar en faisant du désir imposé le véritable moteur de l’horreur. Michael Johnston et Inde Navarrette portent efficacement cette relation qui passe du rêve au piège, tandis que le film rappelle une évidence que son héros découvre beaucoup trop tard : l’amour absolu n’a plus rien de romantique lorsqu’il ne laisse aucune possibilité de partir.
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